Tous en scène! une exposition au Centre national du costume et de la scène à Moulins
2006-2026 le Centre national du costume et de la scène à Moulins présente une exposition « rétro festive » mettant en avant ses collections exceptionnelles issues des collections de l’Opéra de Paris, de la Comédie Française, de la Bibliothèque de France, d’autres institutions et donations privées.
C’est une jolie musique mise en œuvre par Delphine Pinasa, commissaire de l’exposition entourée par les scénographe Alain Batifoulier et Simon de Tovar, ainsi que de Pierre Giner artiste associé qui use de l’intelligence artificielle pour faire vivre les costumes.
Depuis 20 ans, depuis son inauguration en juillet 2006 jusqu’à aujourd’hui le CNCS a proposé plus de 38 expositions, a reçu 1 400 000 visiteurs. L’institution a su développer une programmation ambitieuse tout en se renouvelant constamment, mêlant des approches historiques, mais également un focus sur les techniques et les mises en scène spectaculaires.
C’est la présentation du parcours en 11 salles : Salle 1 -20 ans d’acquisitions avec un patrimoine régulièrement enrichi. Salle 2- 20 ans ans de conservation/ dans l’intimité des réserves avec une politique rigoureuse de conservation des costumes afin d’en assurer la pérennité, souvent fragilisés et altérés par l’usage sur scène ; Salle 3 -20 ans de mannequinage/ ou l’art de sublimer les costumes Salle 4 -20 ans d’exposition / et comment révéler une collection exceptionnelle de 10 costumes issues de diverses expositions. Salle 5 Sarah Bernhardt (1844-1923) un patrimoine éternel où l’art de présenter la robe portée par la grande dame dans le rôle de la reine d’Espagne dans Ruy Blas, artiste choisie par Victor Hugo en 1872 . Salle 6 – Maria Callas (1923-1977) un héritage prestigieux de la diva, considérée comme l’une des plus grandes interprètes du 20e siècle. Salle 7
Costumières et costumiers/ Créateurs d’illusions. Salle 8 Ateliers & artisans / la fabrique des costumes, les costumes conservés et présentés témoignent de ces métiers d’exception en évolution, et chaque pièce raconte l’histoire des artisans dont la talent contribue à la magie du spectacle vivant. Salle 9 – Vestiaires d’artistes / une seconde peau, C’est le costume porté par Line Renaud pour un final à Las Vegas, que ceux de Dalida, Alain Delon ou encore du regretté Raymond Devos, mais on y croise également Zizi Jeanmaire, Etienne Daho…
Salle 10- les coupes de coeur du public…Salle 11 – La parade du CNCS / Lever de rideau sur les 20 ans Une invitation a une fête sur scène, mettant en vedette des personnages emblématiques qui s’animent devant nos yeux, et ne pas oublier tout au long de ce parcours, des costumes réincarnés qui prennent vie grâce à des QR code (sept au total) permettant de visionner sept vidéos, série de portraits vivants , les corps habillés entrent en scène, respirent, regardent et s’adressent parfois au spectateur.
C’est une manière de rappeler que ces costumes sont avant tout des personnages incarnés avSalle 11 – La parade du CNCS avec le lever de rideau sur les 20 ans du centre.
Une proposition de mise en scène des principaux personnages, mélange de figures de spectacles qui ne se sont jamais rencontrés. Et la cerise sur lle gâteau, les personnages prennent vie devant nous grâce à l’IA et font la farandole devant les spectateurs. Ne pas oublier également, les QR code installés dans chaque vitrine nous permettant de visionner de costumes réincarnés rendant hommage à tous ceux qui ont travaillé en coulisses, plumassiers, carcassier, tailleur, flou, et autres, sans oublier toute l’équipe du Cncs qui a participé à cette belle réalisation.
Exposition jusqu’au 3 janvier 2027.
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Tous en scène! une exposition au Centre national du costume et de la scène à Moulins
Une présentation de costumes, issus des collections de l’Opéra de Paris, de la Comédie Française, de la Bibliothèque de France, institutions et donations privées. Pour célébrer ses vingt ans, le Centre national du costume et de la scène de Moulins réunit une centaine de pièces d’exception sur les 10.000 conservées ici. Une jolie partition mise en œuvre par Delphine Pinasa, commissaire de l’exposition, entourée des scénographes Alain Batifoulier et Simon de Tovar. Pierre Giner artiste associé, a usé l’intelligence artificielle pour faire vivre les costumes. Depuis son inauguration en 2006, quelque trente expositions et 1.400.000 visiteurs. avec une programmation ambitieuse, tout en se renouvelant constamment, en mêlant des approches historiques et en mettant un focus sur les techniques et mises en scène spectaculaires.
Ici, un parcours en onze salles avec d’abord, vingt ans d’acquisitions… Le patrimoine est régulièrement enrichi avec des pièces emblématiques. Ainsi le costume du Tigre pour La Flûte enchantée, conçu par Jean-Marc Stehlé en 2000, nous accueille à l’entrée comme une figure tutélaire. Un des symboles du lieu depuis l’exposition Bêtes de scène (2006). Puis dans la deuxième salle, on pénètre dans l’intimité des réserves où s’impose une politique rigoureuse de conservation pour assurer la pérennité de costumes souvent fragilisés et altérés par le travail sur la scène… Contrôles lumière, température, humidité sont bien entendu, rigoureuses.
Puis on assiste à vingt ans de mannequinage ou l’art de sublimer les costumes… Une étape essentielle de la présentation avec un support neutre, sans trahir sa forme ni son usage. L’équilibre entre fidélité historique et lisibilité muséale n’est jamais vraiment résolu. Et ensuite on montre comment en vingt ans, on a pu révéler une collection exceptionnelle de dix costumes issus de diverses expositions. Dans la salle 5, cadeau exceptionnel aux visiteurs, ceux portés par Sarah Bernhardt (1844-1923 )! Un patrimoine éternel, avec, entre autres, la robe de la reine d’Espagne que portait dans Ruy Blas, la célèbre actrice qui avait été choisie par Victor Hugo en 1872… Alourdie par ses broderies de perles, cette robe est montrée à plat en raison de sa fragilité mais des miroirs permettenr d’en voir toute la richesse.
Dans la salle suivante consacrée à Maria Callas (1923-1977), on peut admirer l’héritage prestigieux que représentent ses costumes dont celui porté par la diva en 1964, dans Norma, l’opéra de Vincenzo Bellini. La salle 7 montre le travail des costumières et costumiers mais aussi des créateurs d’illusions et dans la 8 : Ateliers et artisans/la fabrique des costumes: on trouve un bon témoignage de ces métiers exceptionnels en évolution et chaque pièce raconte l’histoire de ceux dont le talent contribue à la magie des spectacles.
La salle 9 Vestiaires d’artistes/Une seconde peau regroupe la robe de Line Renaud pour le final d’un spectacle à Las Vegas. Mais aussi ceux de Dalida, Alain Delon, Raymond Devos mais aussi de Zizi Jeanmaire, Etienne Daho…
Et cerise sur le gâteau, ils prennent vie devant nous grâce à l’IA dans une farandole? Des Q.R. codes dans chaque vitrine permettent de voir des costumes réincarnés. Un hommage à tous ceux qui ont travaillé en coulisses: plumassiers, carcassiers, tailleurs… et à toute l’équipe du C.N.C.S qui a participé à cette belle réalisation.Solange Barbizier
Jusqu’au 3 janvier , Centre national du costume et de la scène à Moulins (Allier).
Le mannequinage est une étape essentielle de la présentation du costume. Il est nécessaire de l’adapter à un support neutre, sans trahir sa forme ni son usage, ce qui suppose une véritable interprétation. L’équilibre entre fidélité historique et lisibilité muséale n’est jamais totalement résolu et constitue l’un des fils rouges de l’exposition.
Montrer le costume : les expositions temporaires du CNCS
Une section consacrée aux expositions passées du CNCS adopte une scénographie volontairement ludique, les costumes « manifestent » en brandissant les affiches des expositions auxquelles ils ont participé. L’accrochage séduit par son énergie et invite le visiteur à recomposer lui-même les correspondances.
Deux pièces exceptionnelles : les costumes de Sarah Bernhardt et Maria Callas
La somptueuse robe portée par Sarah Bernhardt (1844-1923) dans le rôle de la reine d’Espagne, personnage de la pièce de théâtre Ruy Blas (1879) écrite par Victor Hugo, compte parmi les pièces les plus marquantes. Alourdie par ses broderies de perles; elle est présentée à plat en raison de sa fragilité, mais bénéficie d’un dispositif de miroirs qui permet d’en appréhender toute la richesse sans la contraindre. Ce choix de présentation, à la fois nécessaire et inventif, souligne les limitations imposées par la conservation.
Autre moment fort, la présentation du costume de l’une des plus grandes sopranos du XXe siècle, Maria Callas (1923-1977) pour son rôle de Norma dans l’opéra de Vincenzo Bellini. Porté pour une représentation à l’Opéra de Paris en 1964, avant ses adieux à la scène en 1965, ce costume perpétue le souvenir de la diva assoluta.
Créer pour la scène : ateliers et savoir-faire
Longtemps subordonnés aux décorateurs, les créateurs de costumes s’émancipent au milieu du XXe siècle pour collaborer directement avec les metteurs en scène. La scénographie met en valeur la diversité des savoir-faire auxquels ils font appel : plumassiers, brodeurs, teinturiers ou tailleurs.
Chaque métier est illustré par une pièce, donnant à voir la complexité de la fabrication. La distinction entre « atelier flou » (pour les costumes féminins) et « atelier tailleur » (pour les costumes masculins) rappelle l’organisation traditionnelle de la couture, transposée ici à l’univers de la scène.
Le costume incarné par l’artiste
Le parcours se prolonge avec les « Vestiaires d’artistes » où les costumes retrouvent leur dimension incarnée. Portés par Alain Delon, Dalida ou Zizi Jeanmaire, ils incarnent la relation indissociable entre vêtement et interprétation. Acquis en 2025 lors d’une vente aux enchères, le costume porté par Alain Delon en 1961 pour la pièce Dommage qu’elle soit une putain , rappelle l’une de ses rares apparitions au théâtre.
Le costume n’est pas seulement un objet, mais la trace d’une présence. Il conserve la mémoire du geste et du corps de l’interprète. L’intégration du vote du public a permis de sélectionner certains costumes exposés et introduit une dimension participative, sans toutefois bouleverser l’équilibre général du parcours de l’exposition. Le CNCS présente également de façon permanente la collection Rudolf Noureev, maître de ballet et célèbre chorégraphe à l’Opéra national de Paris.
La naissance de Rudolf Noureev – CNCS :
Une parade finale
La dernière salle prend la forme d’une parade d’une trentaine de costumes, réunissant des figures emblématiques telles que celles d’Arlequin ou de Cyrano de Bergerac (conçu pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024), dans une mise en scène festive.
Une vidéo conçue par l’artiste Pierre Giner à l’aide de l’intelligence artificielle anime ces silhouettes. La densité visuelle de cette ultime salle portée par l’accumulation des costumes crée à lui seul un effet immédiat, que le dispositif vidéo vient simplement prolonger.
« Tous en scène ! » : 20 ans des collections du CNCS
Centre national du costume et de la scène (CNCS)
Quartier Villars, Route de Montilly, 03000 Moulins
du 25 avril 2026 au 3 janvier 2027
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Hors-série : Le Centre national du costume de scène
Le Centre national du costume de scène a récemment inauguré un espace d’exposition consacré à Rudolf Noureev, l’un des plus grands danseurs étoile du XXe siècle.
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