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	<title>Théâtre du blog</title>
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	<description>Cinq critiques rendent compte jour après jour des spectacles (théâtre, arts de la rue, cirque, performances, etc...) qu'ils voient dans la région parisienne, dans les festivals, dans les capitales de province, voire à l'étranger.</description>
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		<title>Contes Nocturnes</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 20:29:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Contes Nocturnes de Ernst Theoder Armadeus Hoffmann en langue hongroise mise en scène de Vladyslav Troitskyi   Le metteur en scène est déjà un personnage à lui tout seul, à la fois directeur, producteur et directeur artistique du Gogolfes en Ukraine, un très important festival à la croisée de la musique, de la danse, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em><strong>Contes Nocturnes </strong></em></span></strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">de Ernst Theoder Armadeus Hoffmann en langue hongroise mise en scène de Vladyslav Tro</span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">itskyi</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  <a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/barka03.jpg" rel="lightbox[4224]"><img class="alignright size-full wp-image-4226" style="margin: 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/barka03.jpg" alt="" width="400" height="268" /></a>Le metteur en scène est déjà un personnage à lui tout seul, à la fois directeur, producteur et directeur artistique du Gogolfes en Ukraine, un très important festival à la croisée de la musique, de la danse, de la vidéo et du théâtre.<br />
Ce festival d’avant-garde centré sur la création contemporaine, réunit depuis 2007,  en septembre à Kiev, 150.000 spectateurs et de nombreux artistes de toute provenance dont bien sûr, la Pologne, la Russie, la Hongrie et l’Ukraine. Il a réalisé avec des comédiens hongrois du théâtre Barka une très libre adaptation de ce qui semble être <em>Les Contes </em>d’Hoffmann<em>.</em><br />
Certains spectateurs comprenant la langue hongroise ont eu du mal à suivre le récit. Il est vrai que le travail du metteur en scène avec les acteurs est essentiellement fondé sur l’improvisation. Et chaque soir, une trame différente peut survenir selon la volonté des artistes.<br />
Les comédiens hongrois incarnent avec  justesse les personnages du conte comme le prince, la princesse ou une fée, mais ce sont surtout les images produites par dix acteurs, deux musiciens, un pianiste et un violoniste.qui marquent le spectateur.  Le metteur en scène a imaginé une scénographie qui rappelle une chambre d’enfant pénétrée de rêves et de cauchemars. Cheval de bois à bascule, bébé en celluloïd, lit métallique sur roulettes,  bougeoirs, côtoient un cercueil, une table et une brouette en bois ! Espace  limité à cour par un piano et, à jardin, par une serre en verre qui peuvent symboliser la mémoire tchékovienne du passé.<br />
Il y  a par instants de belles images oniriques renforcées par de beaux moments musicaux qui peuvent séduire un public. Quand, par exemple, un des personnages féminins devient une fragile et impressionnante marionnette. Le spectacle présente un défaut majeur pour tout spectateur  qui possède  quelques références théâtrales: le rythme, les objets  scéniques et les personnages font beaucoup  trop penser à ceux du mythique théâtre de Tadeusz Kantor.<br />
Trotskiy est invité à présenter une de ses créations, l’hiver prochain au Théâtre de la Ville: il peut nous surprendre et nous attendons donc avec impatience sa venue à Paris.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Jean Couturier</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #0000ff;font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><span style="text-decoration: underline"><a href="http://www.barka.hu/">www.barka.hu</a></span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #0000ff;font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><span style="text-decoration: underline"><a href="http://www.gogolfest.org.ua/">www.gogolfest.org.ua</a></span></span></p>
<p style="text-align: justify">
]]></content:encoded>
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		<title>Adieu, Laurence Louppe&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 07:30:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
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		<description><![CDATA[Laurence Louppe, dernières traces Universitaire érudite, elle s’intéressait autant à l’histoire des femmes qu’à l’esthétique et à la danse, discipline qu’elle a défendue durablement à Art Press, comme responsable de rubrique à partir des années 80, ainsi qu’à Pour la danse, dont elle a été une collaboratrice régulière. Férue de danse post-modern américaine, en particulier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><strong><span style="color: #000000">Laurence Louppe, dernières traces</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><span style="color: #000000"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/LP.jpg" rel="lightbox[4231]"><img class="alignleft size-full wp-image-4244" style="margin: 25px 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/LP.jpg" alt="" width="300" height="293" /></a>Universitaire érudite, elle s’intéressait autant à l’histoire des femmes qu’à l’esthétique et à la danse, discipline qu’elle a défendue durablement à </span><span style="color: #000000"><em>Art Press, </em></span><span style="color: #000000">comme responsable de rubrique à partir des années 80, ainsi qu’à </span><span style="color: #000000"><em>Pour la danse</em></span><span style="color: #000000">, dont elle a été une collaboratrice régulière. Férue de danse </span><span style="color: #000000"><em>post-modern</em></span><span style="color: #000000"> américaine, en particulier de Trisha Brown pour laquelle elle avait une ferveur particulière, elle a accompagné toute la génération dite de la « nouvelle danse » française, de Jean-Claude Gallotta, sur lequel elle a été l’une des premières à publier, à Dominique Bagouet, Daniel Larrieu, Odile Duboc, ou plus tard les chercheurs du quatuor Knust, beaucoup d’autres.</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><span style="color: #000000">Brillante conférencière, elle a enseigné dans diverses écoles d’art, à l’université du Québec, à l’école créée à Bruxelles par Anne Teresa de Keersmaeker, PARTS, enfin dans le cadre de l’école qu’elle avait elle-même créée, le CEFEDEM-Sud d’Aubagne. Comme commissaire de la mémorable exposition « Danses tracées », à la Vieille-Charité de Marseille en 1991, elle avait élaboré, sur la base de manuscrits et de croquis de chorégraphes, l’un de ces très savants catalogues dont elle avait le secret. Parmi ses publications, </span><span style="color: #000000"><em>Poétique de la danse</em></span><span style="color: #000000"> reste, par sa qualité d’écriture et son exigence esthétique, l’un des ouvrages les plus précieux sur les trente dernières années de la danse d’aujourd’hui. Laurence Louppe avait été nommée Chevalier des Arts et Lettres en 2009. Elle était l’épouse de Philippe Duvignal.</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino">Chantal AUBRY</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><strong>Principales publications de Laurence Louppe : </strong></span></p>
<ul style="text-align: justify">
<li><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Gallotta">Jean-Claude Gallotta</a>, groupe Émile Dubois</em>, en collaboration avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Schefer">Jean-Louis Schefer</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude-Henri_Buffard">Claude-Henri Buffard</a>, éditions Dis Voir, 1988 </span></li>
<li><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><span style="color: #000000"><em>Danses tracées : dessins et notation des chorégraphes</em></span><span style="color: #000000">, catalogue d&#8217;exposition, Musées de Marseille, Paris, Dis Voir, 1991. </span></span></li>
<li><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><span style="color: #000000"><em>Âge du corps, maturité de la danse</em></span><span style="color: #000000"> : actes de la table ronde, 13 avril 1996, Le Cratère-Théâtre Alès, Alès, 1997</span></span></li>
<li><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><span style="color: #000000"><em>Poétique de la danse contemporaine</em></span><span style="color: #000000">, coll. « La pensée du Mouvement », éditions Contredanse, Bruxelles, 1997 </span></span></li>
<li><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><span style="color: #000000"><em>L&#8217;Histoire de la danse. Repères dans le cadre du diplôme d&#8217;État</em></span><span style="color: #000000">, 2000.</span></span></li>
<li><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><span style="color: #000000"><em>Poétique de la danse contemporaine, la suite</em></span><span style="color: #000000">, éditions Contredanse, Bruxelles, 2007</span></span></li>
</ul>
<p>*****************************************************************************************************************************************************************************</p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Cher Philippe,</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Je t&#8217;adresse les condoléances de la Compagnie, les miennes et ma grande tristesse pour la disparition de Laurence.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Tu sais combien elle a compté pour nous, comme elle nous a aidés aussi, combien elle a éclairé la route des danseurs, des chorégraphes, des créateurs, finement, intelligemment, légitimement, avec sa compréhension de l&#8217;intérieur, ne se fiant jamais aux apparences, mais allant chercher derrière la forme, le sens de l&#8217;oeuvre, sa mise en contexte, confiante en ce qui était donné et dans ce qui était unique, original, précieux pour cette trace laissée par chacun dans la chorégraphie, l&#8217;écriture.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Pour nous, baroqueux, qui n&#8217;étions pas forcément considérés comme faisant partie de la création contemporaine, elle n&#8217;a jamais fait sentir quoi que ce soit d&#8217;autre que compréhension, engagement à notre égard pour défendre  ce qui était nouveau, dans l&#8217;expérimentation, en devenir, nous donnant espoir quant à la création et notre droit de cité. Pour moi, cela a été essentiel dans une forme d&#8217;art pas facile à apprécier, d&#8217;avoir ce soutien de fond, cette générosité, cette analyse sans préjugés.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Je lui dois beaucoup, et je ne suis pas la seule, je le sais : intellectuellement elle a beaucoup apporté au monde de la danse et pour faire connaître ce monde. Sa présence rafraichissait ce monde de la danse, si peu monde, mais plutôt unités, partagées souvent entre le sérieux, trop sérieux des uns, et l&#8217;isolement des autres, l&#8217;extrême variété des expériences qui isolent chacun. Son humour et sa réflexion étaient rassurants, dans les difficultés rencontrées par les chorégraphes, les compagnies, les interprètes. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Nous pensons à toi qui as vécu toute cette suite et cette fin très dure à supporter. J&#8217;espère que tu pourras surtout repenser à toutes ces belles années où elle a été un rayon de vive intelligence et un foyer de résistance à l&#8217;ambiance parfois morose, difficile dans laquelle sont plongés les artistes (pas toujours! heureusement! il y avait aussi les joyeux évènements de ceux qui pouvaient monter leurs oeuvres et qui rencontraient l&#8217;approbation des publics et des instances officielles ). Laurence a grandement participé à l&#8217;histoire de la danse contemporaine par ses écrits, ses analyses, ses articles dans Libé, ses écrits théoriques, si peu théoriques ou si grandement théoriques parce que vivants.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Qu&#8217;elle soit ici solennellement saluée et remerciée,</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> et aimée par tous ceux qu&#8217;elle a côtoyés.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Nous ne l&#8217;oublierons pas et nous t&#8217;accompagnons dans la tristesse.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Avec toutes nos amitiés et notre affection.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Christine Bayle directrice de la Compagnie L&#8217;Eclat des Muses</span></p>
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		<title>Costumes de scènes</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 22:12:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lamiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[analyse de livre]]></category>
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		<description><![CDATA[A travers les collections du Centre National du Costume de Scène de Claude Fauque.   En 1930, Nathalia Gontcharova, créatrice de costumes et décors pour les ballets Russes de Serge Diaghilew écrit à propos du costume théâtral : « Le costume et le décor créent tous deux l’aspect matériel et l’atmosphère psychologique de la scène, avant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em>A travers les collections du Centre National du Costume de Scène</em> </span></strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">de Claude Fauque.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  En 1930, Nathalia Gontcharova, créatrice de costumes et décors pour les ballets Russes de Serge Diaghilew écrit à propos du costume théâtral : « Le costume et le décor créent tous deux l’aspect matériel et l’atmosphère psychologique de la scène, avant même que se produise le geste de l’artiste ou que se fasse entendre sa voix. Le costume théâtral habille le corps de l’artiste. Il lui permet de créer par le geste, la forme visible du personnage, de son caractère et de son esprit ». Le mot « costume théâtral » apparaît à la deuxième moitié du XVIII ème siècle, il comprend le costume lui même avec ses accessoires, chapeaux, gants, masque, bijoux et chaussures. Le costume de scène est le seul et dernier témoin de  la  vie de l’œuvr</span><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/costume.jpg" rel="lightbox[4180]"><img class="size-full wp-image-4191 alignright" style="margin: 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/costume.jpg" alt="" width="192" height="263" /></a><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">e éphémère  sur le plateau.<br />
Après la disparition des grands costumiers  comme la Maison Boyer  en 1994, seules trois grandes institutions en France ont conservé et entretenu leurs costumes. La Bibliothèque Nationale crée en 1976 un département Arts du spectacle,  héritage du fond d’un collectionneur M. Rondel qui avait réuni 800 000 pièces  concernant les Arts du spectacle dont des textes, des photos, des dessins, des maquettes de décors et des costumes.<br />
L’Opéra de Paris créé en 1669 ,a , depuis Napoléon III, un fond de costumes de scène. A partir de 1994 une vraie politique de ses 100 000 costumes  a été instaurée, ceux-ci sont triés, identifiés et conservé et le surplus est mis en vente.<br />
La Comédie Française conserve depuis sa création en 1680 un riche patrimoine de costumes. En 2006 le Centre National de Costumes de Scène (CNCS) est inauguré à Moulins, sous la direction de Martine Kahane et la présidence de Christian Lacroix, qui ont collaboré à ce livre avec Claude Fauque, consultant en musicologie et spécialiste de l’histoire du textile. Ce centre est situé dans les 7000 m2 d’une ancienne caserne classée monument historique, et a pour mission de conserver et donner une nouvelle vie à ce patrimoine de costumes de scène, à travers des expositions permanentes ou temporaires. Le centre regroupe 9000 costumes allant de la deuxième moitié du XIX siècle jusqu’à l’an 2000.<br />
Hormis certaines collections privées, l’essentiel des costumes provient des trois grandes institutions. La Comédie-Française a fourni 671 costumes, la Comédie Française 1438 pièces et l’Opéra de Paris 5000 costumes. Ce livre réparti  non en chapitres mais en Actes et scènes </span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">est consacré à l’histoire du CNCS, à son fonctionnement et à sa collection de    chefs-d’œuvre, avec une riche iconographie, (500 costumes).<br />
Au fil des pages les costumes des grands créateurs s’offre au lecteur, les anciens : Bakts, Wakhevitch, Malclès, Bérard côtoient les plus récents,  de Jean-Paul Gautier à Christian Lacroix. Les petits métiers du textile nécessaire à ces tenues sont aussi présentés. Le CNCS est une belle réalisation qui,  comme le dit, Frédéric Mitterrand est « la revanche de l’éphémère ». Son seul problème est sa localisation et son accès: </span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> la moitié de ses visiteurs vient de Moulins et de sa région, et il y a une  faible fréquentation des étrangers.<br />
D’où l’intérêt de ce livre très riche qui met à la portée de tous ce patrimoine unique&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Jean Couturier</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong></strong><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Editions l’Harmattan, 232 pages, 39 Euros</span></p>
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		<title>Musée et Institut d’Histoire du Théâtre Hongrois</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 21:45:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
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		<description><![CDATA[Musée et Institut d’Histoire du Théâtre Hongrois Cet institut situé dans un hôtel particulier du XIX siècle, sur la colline de Buda de Budapest est composé de trois types de collections. Une collection qui regroupe les archives du théâtre Hongrois, une collection à propos du théâtre de marionnette et une collection d’archives sur la danse. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/archives-danse.jpg" rel="lightbox[4183]"><img class="size-medium wp-image-4188 alignleft" style="margin: 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/archives-danse-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Musée et Institut d’Histoire du Théâtre Hongrois</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Cet institut situé dans un hôtel particulier du XIX siècle, sur la colline de Buda de Budapest est composé de trois types de collections. Une collection qui regroupe les archives du théâtre Hongrois, une collection à propos du théâtre de marionnette et une collection d’archives sur la danse. Depuis 1949, il est possible de consulter tout les documents sur les artistes hongrois dans ces trois domaines, ainsi que des documents concernant les artistes étrangers accueillis dans ce pays. L’institut regroupe dans ses collections les manuscrits, les correspondances, les affiches, les programmes, de très nombreuses photos (en particulier pour la danse), ainsi que des éléments de décors et des costumes.<br />
C’est un lieu de mémoire de recherche et de diffusion de l’histoire du spectacle vivant, qui s’ouvre au grand public, grâce à des expositions permanentes et temporaires, organisées dans une annexe de l’institut. De nombreux metteurs en scène viennent consulter ces archives. Chaque année sont publié par l’institut, les bases de données de tout ce qui a été produit et diffusé en Hongrie.<br />
Ce type de structure financée par l’état existe également dans les autres pays de l’Est voisins. Cet un très bel outil de travail pour comprendre l’évolution de la scène contemporaine. Le pouvoir politique n’ en a pas encore modifié le fonctionnement ! En France,  de telles archives sont dispersées dans différents lieux:  le département d’Art du spectacle de la Bibliothèque Nationale de France, le fond de la Comédie -Française et  celui de l’Opéra de Paris et dans chaque théâtre qui possède ses propres archives.<br />
Seuls les costumes de scène ont été réunis au Centre National du Costume de Scène de Moulins. Quand on connaît les difficultés pour consulter les archives de la bibliothèque Nationale de France dans ce domaine, il ne faut pas s’étonner que les Arts du spectacle restent dans notre pays une affaire de spécialistes&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Jean Couturier</span></strong></p>
<p><a href="http:// www.oszmi.hu"> www.oszmi.hu </a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;Institut français de Budapest</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2012/02/07/linstitut-francais-de-budapest/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 21:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lamiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;Institut français de Budapest: Francia Intézet.        Un palais de verre crée par Georges Maurios longe les bords du Danube: c&#8217;est l&#8217;Institut français de Budapest. Il a été ouvert en 1992 au 17 Fó utca et se tenait auparavant à Pest depuis 1947. C&#8217;est un institut français important dans le réseau du ministère des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><strong>L&#8217;Institut français de Budapest: Francia Intézet. </strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">    <span style="color: #222222"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/IMG_5773.jpg" rel="lightbox[4177]"><img class="size-medium wp-image-4196 alignright" style="margin: 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/IMG_5773-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a>Un palais de verre crée par Georges Maurios longe les bords du Danube: c&#8217;est l&#8217;Institut français de Budapest. Il a été ouvert en 1992 au 17 Fó utca et se tenait auparavant à Pest depuis 1947. C&#8217;est un institut français important dans le réseau du ministère des affaires étrangères, dont l&#8217;écho est majeur dans une ville culturelle dynamique et influente. Honoré du &laquo;&nbsp;Prix 2001 de la ville de Budapest&nbsp;&raquo;, la qualité de son partenariat avec les structures culturelles locales est essentielle dans la capitale hongroise ainsi qu&#8217;avec d&#8217;autres villes proches comme Prague, Belgrade et Bucarest. La rencontre avec l’attaché culturel et directeur-adjoint, Julien Cousy a été l&#8217;occasion de nous présenter les activités de cet institut. Deux pôles coexistent, celui de l&#8217;enseignement du français, des milliers de cours sont donné chaque année à des expatriés ainsi qu&#8217;à des fonctionnaires hongrois. Le français représente la troisième langue de la ville derrière l&#8217;anglais et l&#8217;allemand. Cinq alliances françaises sont présentes en Hongrie et trente professeurs de français enseignent à Budapest</span><span style="color: #222222">.                      </span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #222222;font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Celui du pôle culturel est très actif, l&#8217;Institut n&#8217;est pas programmateur à la différence de certains autres instituts. Il ne défend pas une esthétique par rapport à une autre. C&#8217;est un médiateur très actif entre les artistes français et les structures culturelles de Budapest. Josef Nadj, par sa proximité d&#8217;esprit, fait régulièrement partie des programmations. Julien Cousy explique le cadre dans lequel les relations franco-hongroises se créent. Toutes sortes de manifestations et d&#8217;activités sont ainsi développées comme le partenariat privilégié avec le Trafó, maison des arts contemporains. Ce théâtre a une programmation riche semblable à celle d’un petit théâtre de la Ville, puisqu&#8217;il a proposé au public hongrois, Jérôme Bel pour la danse contemporaine, Jérôme Thomas pour le nouveau cirque, Aurélien Bory, Jean-Baptiste Thierrée et Philippe Quesne ainsi que des concerts de musiques du monde. L&#8217;institut entretient également des liens étroits avec le Festival de Printemps de Budapest dont le programme est plus touristique et plus promotionnel. Les liens avec le Théâtre National sont solides et la direction de celui-ci n&#8217;a pas bougé, ce qui n’est pas le cas de cinquante pour cent des théâtres qui ont vu leurs directions changées en un an … alors que certains directeurs n’avaient pas terminé leurs mandats. Le changement politique récent représente une réelle menace pour la culture et les échanges culturels de ce pays, les futures programmations de ces théâtres risquent d&#8217;en subir les conséquences. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #222222;font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">                                  </span></p>
<p lang="de-DE"><span style="color: #222222;font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Nathalie Markovics.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><span style="text-decoration: underline"><a href="http://www.franciaintezet.hu/">www.franciaintezet.hu</a></span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><br />
</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pierre ou les ambiguïtés</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 20:26:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[ Pierre ou les ambiguïtés, d’après le roman Pierre ou les ambiguïtés et L’Escroc à la confiance d’Herman Melville, mise en scène Olivier Coulon-Jablonka. Pierre mène avec sa mère veuve – (qu’il appelle « ma sœur » !) une douce vie de gentleman campagnard, aux côtés d’une non moins douce fiancée. Un jour, ce jour-là, le jour décisif de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"> <strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em>Pierre ou les ambiguïtés</em>, </span></strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">d’après le roman</span><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> <em>Pierre ou les ambiguïtés</em> et <em>L’Escroc à la confiance</em> </span></strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">d’Herman Melville</span><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">, </span></strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">mise en scène Olivier Coulon-Jablonka.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/atheatre2_3220.jpg" rel="lightbox[4199]"><img class="alignright size-full wp-image-4202" style="margin: 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/atheatre2_3220.jpg" alt="" width="520" height="346" /></a>Pierre mène avec sa mère veuve – (qu’il appelle « ma sœur » !) une douce vie de gentleman campagnard, aux côtés d’une non moins douce fiancée. Un jour, ce jour-là, le jour décisif de la tragédie, il rencontre la flamboyante et pauvre Isabelle qui lui fait une révélation terrible : elle est sa sœur. Autrement dit, son père, leur père, l’irréprochable, a fauté. Pierre prend la seule décision possible : épouser sa sœur (Isabelle) pour qu’elle porte le nom de son père sans que celui-ci soit déshonoré. Et quitter sa vie privilégiée pour fonder une communauté d’artistes et d’intellectuels voués au <em>vrai</em>. La fiancée initiale se joint à cette famille recomposée, tout le monde souffre de la misère et le « héros » meurt, seul, ignoré et incompris.<br />
On imagine ce qu’Ibsen aurait fait de cette histoire, de cet empilement d’incestes symboliques – donc réels -, et de cette quête de liberté et de vérité. Mais telle quelle, elle ne convainc pas. Le metteur en scène et le collectif Moukden ont voulu mettre trop de choses dans cette cuisine. D’un côté, une invention théâtrale scrupuleuse fait qu’on a droit, de façon assez plaisante, à des morceaux de récits, entrecoupés de petite scènes, de « songs » brechtiens, d’intermèdes tout simplement hilarants et d’interpellations du public, et de l’autre, le désir de bourrer tout cela de sens et de mêler escroquerie à l’ambiguïté nous perd.<br />
«<em> Hamlet </em>était le drame de l’inaction. <em>Pierre ou les ambiguïtés</em> (1852) est celui d’un trop grand vouloir », dit le metteur en scène, qui veut y voir la réponse au précédent spectacle de la compagnie, <em>Chez les Nôtres</em>.<br />
Sans doute. Oui. Mais… Le squelette de cette épopée individuelle ne tient pas, elle a le souffle court. L’appel au monde d’aujourd’hui ne s’entend pas. Le « nom du père » a perdu sa force, semble-t-il, et le moteur de ce <em>Pierre</em> a perdu de sa puissance.<br />
Le jeu « non théâtral » des comédiens fonctionne parfois très bien, avec le charme d’une conversation familière. Parfois non : on a envie de mieux entendre, de n’être pas si souvent abandonnés aux « temps morts » qui sont réserve de vie, certes, mais… Les inventions scéniques ne manquent ni d’originalité ni de charme, mais ces trois heures et demi d se font trop lourdement sentir.. </span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"> Christine Friedel</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Théâtre de l’Echangeur</span></p>
<p style="text-align: justify"><em>Du 6 au 25 février 2012 à </em><a href="http://www.sceneweb.fr/2010/12/l-echangeur/"><em>l’Echangeur à Bagnolet</em></a><em>.</em></p>
<p style="text-align: justify"> <em>(du lundi au samedi à 20h30 | le dimanche à 17h00 | relâche les mardis &amp; mercredis</em><br />
<em>• 29 février, 1er mars 2012 à 19h15 et 2 mars 2012 | 20h30 | Théâtre La Vignette – Université Paul</em> <em>Valéry – Montpellier.</em><br />
<em>• 27 mars 2012 à 20h30 et 28, 29 mars 2012 | 19h00 | </em><a href="http://www.sceneweb.fr/2009/09/nouveau-theatre-de-besancon/"><em>Nouveau Théâtre – CDN de Besançon et de</em></a> <a href="http://www.sceneweb.fr/2009/09/nouveau-theatre-de-besancon/"><em>Franche-Comté.</em></a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>La petite dans la forêt profonde</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 13:08:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[La petite dans la forêt profonde de Philippe Minyana, mis en scène de Jacques David.  Variations intimes est une sorte de &#160;&#187; corps fragment&#160;&#187; , dit Jacques David avec deux auteurs:  Lars Norén  (Le 22 novembre, pièce joué en novembre dernier) et Philippe Myniana avec deux courtes pièces  présentées au Théâtre de l&#8217;Etoile du Nord, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em>La petite dans la forêt profonde</em> de Philippe Minyana, mis en scène de Jacques David.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em> Variations intimes</em> est une sorte de &nbsp;&raquo; corps fragment&nbsp;&raquo; , dit Jacques David avec deux auteurs:  Lars Norén  (Le 22 novembre, pièce joué en novembre dernier) et Philippe Myniana avec deux courtes pièces  présentées au Théâtre de l&#8217;Etoile du Nord, soit trois variations autour de l&#8217;individu. Le petite dans la forêt profonde est fondée sur une revisitation, comme on dit, du fameux mythe de Procné et Philiomèle  que l&#8217;on trouve notamment dans le Livre VI des Métamorphoses d&#8217;Ovide) . Donc Procné, fille du roi Pandion a épousé Thérée, le roi de Thrace, et ils ont eu un fils Itys. Procné  veut voir sa jeune sœur Philomèle , et demande à son mari d&#8217;aller la chercher à Athènes. Mais Térée, ébloui par la beauté de sa toute jeune belle-sœur, veut absolument la posséder, et pendant le voyage, il la viole, puis lui coupe la langue  pour l&#8217;empêcher de parler. Il la laisse et dit à sa femme qu&#8217;elle est morte pendant le voyage mais Philomèle a brodé le récit de son viol sur une toile qu&#8217; une servante va porter à Procné qui saura ainsi la vérité.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Elle décide de se venger de son mari. et imagine que le mieux est de l&#8217;atteindre au plus profond de lui-même  et elle tue calmement  Itys. Puis les deux femmes en serviront les morceaux de son corps, cuits à la broche à Térée  et lui détaillent la composition de son menu; accablé et furieux de s&#8217;être berné, Térée veut poursuivre les deux femmes . Mais les dieux,effrayés par tant de cruauté familiale, décideront alors, dans leur grande sagesse, de métamorphoser Térée en huppe,  Procné en rossignol, Philomèle en hirondelle et Itys en chardonneret&#8230; Tous oiseaux inoffensifs, au contraire des humains!</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Jacques David a imaginé une mise en scène où le public est disposé non dans la salle mais sur la scène même. Derrière le décor d&#8217;Anne-Marie la pièce qui est jouée juste avant,  il y a une trentaine de chaises avec des tables, un peu comme dans un cabaret. Des petites veilleuses un peu partout et quelques chandeliers; la scéno fait un peu bricolage mais il faut faire avec. Accueil avec musique de clavecin et verre (en plastique:  berk! ) de sangria gentiment offert. Il y a 23 spectateurs dont  quatre hommes, les dieux savent pourquoi, même si le public actuel est, on le sait,  plutôt majoritairement féminin, et pas de la première jeunesse&#8230;</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Dans un angle, un homme en complet noir, assis dans un fauteuil va nous raconter cette histoire horrible telle que l&#8217;a revue Philippe Myniana.Les détails  sont précis et les mots souvent crus:   C&#8217;est un crime que de respecter un époux comme le mien. (&#8230;)&nbsp;&raquo; Mon geste doit être exemplaire, je t&#8217;ai donné la vie, je vais te la reprendre, dit Procné; &laquo;&nbsp;Non, maman&nbsp;&raquo; répond le petit Itys.  Mélo,  et pas crédible cette histoire de viol et de crime passionnel tel que la raconte Myniana? Pas du tout, il suffit de lire les pages de faits divers!</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Le travail de Michel Quidu est exemplaire et on sent que le comédien éprouve un véritable plaisir à ciseler les phrases de Myniana comme un conteur, sans jamais en rajouter dans l&#8217;émotion,  très palpable aux meilleurs moments.  Et ces 55 minutes passent très vite ; du coup, on reste  peut-être un peu sur sa faim, surtout par ces temps de grand froid; il faut donc mieux aller voir aussi la pièce précédente la même soirée.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Ce que nous n&#8217;avons pas pu faire- mais on vous fera le compte-rendu d&#8217;ici peu- à cause de changement d&#8217;horaires le samedi : maladie récurrente de presque tous les théâtres parisiens&#8230; Alors vérifiez bien,  et les sites électroniques les indiquent assez mal. C&#8217;est cela  la modernité&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Philippe du Vignal</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000">Théâtre de l&#8217;Etoile du Nord 16 rue Georgette Agutte 75018 jusqu&#8217;au 3 mars.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Prix Mychkine</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 13:07:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[  Le Prix Mychkine au Théâtre de l&#8217;Odéon.  Lundi dernier, a eu lieu la remise des prix Mychkine, nouveau prix culturel que ses fondateurs: Joszef Bugovics  (Liepzig), René Gude (Amsterdam), Regina Haslinger (Vienne) Maren Sell (Paris), Peter Sloterdijk et Peter Weibel (Karlsruhe) ont imaginé pour récompenser, dans le domaine de la création, des réalisations dont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Le Prix Mychkine au Théâtre de l&#8217;Odéon.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Lundi dernier, a eu lieu la remise des prix Mychkine, nouveau prix culturel que ses fondateurs: Joszef Bugovics  (Liepzig), René Gude (Amsterdam), Regina Haslinger (Vienne) Maren Sell (Paris), Peter Sloterdijk et Peter Weibel (Karlsruhe) ont imaginé pour récompenser, dans le domaine de la création, des réalisations dont les auteurs se sont distingués par leurs contributions exemplaires à l&#8217;instauration d&#8217;un climat de générosité. Et, pour cette première édition, ce comité fondateur a mis en valeur &laquo;&nbsp;l&#8217;humanisme de la fonction d&#8217;avocat&nbsp;&raquo;, avec lequel les individus s&#8217;engagent comme défenseurs de tierces personnes dépourvues, pour diverses raisons, des possibilités de se battre en faveur de leurs propres intérêts&nbsp;&raquo;. D&#8217;abord, le  psychiatre italien bien connu,   Gaetano Benedetti (82 ans) dont Elizabeth Roudinesco  a rappelé les combats qu&#8217;il a menés toute sa vie pour mieux appréhender et donc mieux traiter les maladies schizophréniques, notamment avec cette idée phare: à savoir que la schizophrénie ne devait pas être abordée comme une simple maladie mais comme quelque chose émanant du dedans de la personne; Martin Balluch, 48 ans,  philosophe et militant  autrichien  passionné du droit des animaux,  et enfin Stefan Hessel, 97 ans,  ancien diplomate et français, ancien résistant et auteur du fameux petit livre Indignez-vous. </span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Il faut souligner que, si  ce prix est symbolique pour Benedetti et Hessel, il est doté de  45.000 euros pour le &nbsp;&raquo; travail en cours &nbsp;&raquo; de Balluch , uniquement financé par des mécénats privés. C&#8217;est Laure Adler qui faisait office de maîtresse dé cérémonie; Peter Sloterdijk, sans doute le philosophe allemand le plus connu en France-avec des livres comme Critique de la raison cynique, publié en 83 et traduit en 32 langues, ou l&#8217;excellent La folie de Dieu (2008), où il dénonce les excès du judaïsme, du christianisme et de l&#8217;islam- a ouvert le bal  en s&#8217;en prenant à la cupidité contemporaine et  en soulignant l&#8217;indispensable recours à plus de solidarité. Ce qu&#8217; il a  fait en mettant en valeur le travail de ces trois personnalités. </span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Daniel Cohn-Bendit, qui -- au début du moins semblait une peu tendu (il n&#8217;était pas dépaysé puisqu&#8217;en 68, c&#8217;est sur cette même scène de l&#8217;Odéon qu&#8217;il avait, avec Sauvageot et Geismar mit le feu aux poudres de la contestation!).  Brillant, espiègle, intelligent comme d&#8217;habitude, il a rappelé quel était l&#8217;incroyable  parcours de Stéphane Hessel,  et ses luttes en faveur des sans-abri et des exclus, et enfin auteur de ce petit livre qui devait le faire connaître il y a trois ans un peu partout dans le monde. On aurait pu nous épargner un  film pas bien fameux et assez prétentieux de Sacha Goldman sur la vie de Hessel et sur son amour de Paris mais  pas grave&#8230;On se dit que l&#8217;on voudrait bien avoir encore si jamais on arrive à son âge, les convictions et la force d&#8217;âme de Stéphane Hessel,surtout après toutes les épreuves qu&#8217;il a subies&#8230; </span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Hessel est venu chercher son prix, grand monsieur  souriant du haut de ses 97 ans, tout heureux de recevoir la petite statuette de son prix,  capable de bien dire avec beaucoup de sensibilité Sous le pont Mirabeau d&#8217; Apollinaire et les six strophes du fameux Balcon de Baudelaire. Incroyable Hessel qui a un trou- on peut lui pardonner!-  et revenant à la fin de la cérémonie pour finir de dire le poème&#8230;</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">   Il y avait aussi Angelica Winkler, la belle actrice et  chanteuse allemande  (La Lulu de Bob Wilson) nous a offert avec beaucoup de simplicité et d&#8217;émotion à la fois des mélodies de Schumann, Barbara&#8230; Réjouissante la formidable présence de Hessel, impressionnant le témoignage de Balluch qui a bénéficié  de 104 jours d&#8217;un séjour en taule grâce aux bons soins de son pays, parce que ses idées de défense des animaux  ne plaisaient pas du tout à de riches et très influents groupes industriels mais  qui a finalement été acquitté! Réjouissantes aussi les paroles généreuses de Dany et délicieuse la voix d&#8217;Angelica Winkler. </span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Indignez-vous? Oui, il n&#8217;y a que des hommes dans le comité fondateur  et pas une femme  parmi  leurs  trois heureux élus; il y avait bien sur scène une  maîtresse de cérémonie, une  chanteuse et comédienne de son état  et une écrivaine chargée d&#8217; encenser Benedetti absent pour raison  de fatigue. Cherchez l&#8217;erreur&#8230;  à rectifier d&#8217;urgence! Pour le reste? Autant en emporte le vent glacé&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Philippe du Vignal</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000">Théâtre de l&#8217;Odéon lundi 30 janvier</span></p>
<p style="text-align: justify"><p><a href="http://theatredublog.unblog.fr/2012/02/03/le-prix-mychkine/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		<title>IDA OU LE DELIRE</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 20:29:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Ida ou le délire d&#8217; Hélène Bessette, conception et jeu:  Anaïs de Courson. Comme Félicité, la servante de Madame Aubain que tout le monde lui enviait, personne et surtout pas ses patrons, ne connaissait Ida, la bonne. Et maintenant, Ida est morte, tuée par un camion, alors qu&#8217;elle traversait en dehors des clous. Sa patronne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><strong><em>Ida ou le délire</em> </strong>d&#8217; Hélène Bessette, conception et jeu:  Anaïs de Courson.<strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/99.jpg" rel="lightbox[4148]"><img class="alignleft size-full wp-image-4151" style="margin: 10px 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/02/99.jpg" alt="" width="231" height="152" /></a>Comme Félicité, la servante de Madame Aubain que tout le monde lui enviait, personne et surtout pas ses patrons, ne connaissait Ida, la bonne. Et maintenant, Ida est morte, tuée par un camion, alors qu&#8217;elle traversait en dehors des clous. Sa patronne l&#8217;avait prévenue pourtant; &laquo;&nbsp;Ida, ne regardez pas vos pieds comme ça&nbsp;&raquo;.<br />
Mais Ida regardait toujours ses pieds et ne traversait même pas dans les clous. Et celles qui l&#8217;ont employée essayent de parler de cette Ida qu&#8217;elles ne connaissaient pas. Elles en parlent avec cette condescendance trouble des patrons pour leurs employés.<em>Ida ou le délire</em> est le dernier texte d&#8217;Hélène Bessette et qu’a publié Gallimard en 1973.<br />
Hélène Bessette, a écrit une œuvre qui eut une destinée étrange: douze romans (chez Gallimard) et qui eut des admirateurs et non des moindres- Marguerite Duras, Nathalie Sarraute- et des nominations aux grands prix littéraires&#8230; et puis l&#8217;oubli. Oubli auquel les Editions Leo Scheer sont en train de mettre fin. Comme Anaïs de Courson qui nous fait entendre ce portrait d&#8217; Ida et surtout cette langue âpre, précise, drôle, terrible qu&#8217;elle fait surgir de son corps toujours en mouvement, comme si elle lui sortait des mains. Et l&#8217;on comprend l&#8217;admiration de Marguerite Duras pour cette femme qui avait fondé le Gang du Roman Poétique et qui maniait la langue comme une arme.<br />
Un très beau moment de paroles en mouvement. On regrette juste qu&#8217;Anaïs de Courson porte une robe ni belle, ni laide, mais juste impossible.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Françoise du Chaxel, 2 Février 2012</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000">A la Maison de la Poésie, Passage Molière, 157 rue Saint Martin, 75003, jusqu&#8217;au 19 Février.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">01 44 54 53 00.<strong><br />
Editions Leo Scheer/collection Loreli. </strong></span></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">
]]></content:encoded>
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		<title>Forêt sensible</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 20:42:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lamiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Forêt sensible par Les Souffleurs commandos poétiques, conception artistique d’ Olivier Comte, musique de Nicolas Losson et  sculptures de Vincent Bredif. C’est à un bien étrange voyage que nous ont convié les Souffleurs dans cette ancienne Sucrerie de Coulommiers, où ils sont en résidence depuis plusieurs mois. Olivier Comte y travaille avec une quarantaine de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><em>Forêt sensible</em> par Les Souffleurs commandos poétiques, conception artistique d’ Olivier Comte, musique de Nicolas Losson et  sculptures de Vincent Bredif.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"> <a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/souffleurs.jpg" rel="lightbox[4118]"><img class="alignright size-medium wp-image-4124" style="margin: 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/souffleurs-181x300.jpg" alt="" width="181" height="300" /></a>C’est à un bien étrange voyage que nous ont convié les Souffleurs dans cette ancienne Sucrerie de Coulommiers, où ils sont en résidence depuis plusieurs mois. </span><span style="font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua,palatino">Olivier Comte y travaille avec une quarantaine de souffleurs, acteurs, musiciens, et metteurs en scène, que l&#8217;on avait pu  découvrir en 2001  au Festival d&#8217;Aurillac.<strong></strong></span></span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><br />
Nous sommes conviés à pénétrer dans un grand hangar  par groupes  et à parcourir  un dédale lumineux; il y a  des petits tableaux où sont inscrites des phrases difficiles à lire car les mots ne sont pas coupés au bon endroit et qu&#8217;il faut donc déchiffrer.<br />
On accède, seul et en silence, à des phrases énigmatiques:  “accepter d’échouer sur des pages souvent parfaites”…”préserver surtout jusqu’au bout le secret de l’émotion”…”la parole humaine, lui apporter régulièrement de quoi respirer”….<br />
Ce cheminement  doit plonger le promeneur dans une  forêt intérieure comme dans un rêve ! Nous arrivons effectivement dans une sorte de forêt en acier non figurative, vaste espace où nous errons parmi  douze grands mâts escaladés par des acteurs munis de fines cannes lumineuses que l’on peut saisir quand elles passent à proximité pour écouter des messages poétiques.<br />
D’abord déconcerté, on se demande si les phrases qu’ils nous chuchotent à l’oreille sont celles que l’on a pu déchiffrer, dans notre promenade  solitaire. Peu à peu,  on se laisse gagner par les images des actrices qui se dénudent, et par la beauté d’une musique irréelle.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium">Edith Rappoport</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino;color: #800000"><strong>La Sucrerie de Coulommiers (77)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><strong></strong><a href="http://www.lessouffleurs.fr" target="_blank">www.lessouffleurs.fr</a></span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"> contact@les-souffleurs.fr  A lire aussi  un entretien avec Olivier Comte dans  le n° 88 de  la revue <em>Cassandre</em>.</span></p>
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		<title>Sortir du corps</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 16:23:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lamiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Sortir du corps, textes  extraits de Lettre aux acteurs, Pour Louis de Funès et L&#8217;Opérette imaginaire de Valère Novarina, mise en scène de Cédric Orain.  La Compagnie de l&#8217;Oiseau-Mouche située  à La Grange, situé à Roubaix qui a deux salles et un restaurant; dirigée par Stéphane Frimat, elle a maintenant trente deux ans et elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><em><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Sortir du corps</span></em><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">, </span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">textes  extraits de <em>Lettre aux acteurs</em>, <em>Pour Louis de Funès</em> et <em>L&#8217;Opérette imaginaire</em> de Valère Novarina, mise en scène de Cédric Orain.</span></strong></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> <a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/20110730_sortirducorps_421.jpg" rel="lightbox[4106]"><img class="alignright size-medium wp-image-4109" style="margin: 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/20110730_sortirducorps_421-300x209.jpg" alt="" width="300" height="209" /></a>La Compagnie de l&#8217;Oiseau-Mouche située  à La Grange, situé à Roubaix qui a deux salles et un restaurant; dirigée par Stéphane Frimat, elle a maintenant trente deux ans et elle a pour but de faire travailler sur une scène des adultes jeunes et moins jeunes qui sont en situation d&#8217;handicap mental.<br />
La compagnie a monté plus de trente spectacles dont le dernier a été confié à Cédric Orain qui s&#8217;est attelé à un travail  des plus exigeants, c&#8217;est à dire monter du Novarina. .. Soit deux ans d&#8217;intense préparation et de répétitions, et l&#8217;on s&#8217;en doute , les règles du jeu  sont  beaucoup plus contraignantes, surtout avec  des textes comme ceux de Novarina,  aussi  magnifiques que difficiles à appréhender et à mémoriser . &nbsp;&raquo; J&#8217;ai donc pris le temps, dit Cédric Orain, de les écouter , au tout début, avant de travailler comme des fous, des acharnés de je ne sais quoi, on a commencé par ne pas travailler, par bavarder, par perdre du temps, par ne rien faire, et dans ce temps où ils se dévoilaient pudiquement, je les dévorais furieusement. C&#8217;est pendant ce temps de l&#8217;humain, et  ce temps est pour moi fondateur de tout théâtre,que j&#8217;ai éprouvé pour de bon la seule véritable raison d&#8217;être de ce spectacle: faire sortir la langue de Valère Novarina des cinq corps là devant moi&nbsp;&raquo;.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Cédric Orain a sans doute raison de parler d&#8217;abord de corps, puisqu&#8217;ici il y a une indispensable discipline  corporelle, et un véritable engagement physique dans cette mise en scène: le geste, la marche, les positions, voire à la fin la quasi nudité sont des fondamentaux,  même si, bien entendu, il faut aussi pour dire ces textes une mémoire de tout premier ordre: avec Novarina mais  encore plus  qu&#8217;avec un autre auteur, on n&#8217;a pas droit à l&#8217;erreur. C&#8217;est dire la rigueur  et l&#8217;énergie qu&#8217;il a fallu à Cédric Orain et à ses cinq comédiens  pour qu&#8217;enfin à l&#8217;automne dernier, ce spectacle puisse enfin exister sur le plateau de la Grange et ensuite partir en tournée. Cela  tient non du miracle- cela n&#8217;existe pas au théâtre mais d&#8217;un travail exemplaire  dont  nombre de compagnies feraient bien de s&#8217;inspirer.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Peu  d&#8217;élément scéniques sur le plateau; en fond de scène, un  rideau brechtien de lamelles plastiques comme on en voit dans les entrepôts, un portant avec des costumes, quelques chaises dépareillées, et une guirlande lumineuse qui détermine une aire de jeu rectangulaire au sol. Ce qui frappe chez ces comédiens, </span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/sortir.jpg" rel="lightbox[4106]"><img class="size-full wp-image-4144 alignleft" style="margin: 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/sortir.jpg" alt="" width="269" height="400" /></a></span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">c&#8217;est d&#8217;abord une extrême concentration, ils sont là et pas ailleurs, et  une implication mentale corporelle  évidente: aucune approximation, </span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">aucune hésitation : chaque geste est juste et  correspond  au texte: c&#8217;est dire le travail fourni par le comédien et par le directeur d&#8217;acteurs!<br />
&laquo;&nbsp;Si le théâtre est bien le laboratoire des gestes et des paroles de la société , il est à la fois le conservateur des formes anciennes  de l&#8217;expression et l&#8217;adversaire des traditions &laquo;&nbsp;, disait avec raison Antoine Vitez. C&#8217;est  bien ici de cela qu&#8217;il s&#8217;agit, une osmose parfaitement  maîtrisée par Cédric Orain entre gestes  dit normaux, et d&#8217;autres inédits, beaucoup plus forts, par exemple, quand Clément  Delliaux se jette retenu par une sangle vers le rectangle dessiné par les guirlandes lumineuses, comme vers un univers inaccessible&#8230;</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">    Il y a aussi, dans une sorte de délire parfaitement maîtrisé,  les monologues de François Daujon surtout au début et à la fin du spectacle; maigre et petit, sans doute très peu causant dans la vie, l&#8217;acteur  déborde pourtant d&#8217;une énergie bouleversante à tel point que l&#8217;on entend tout d&#8217;un coup les phrases de Novarina dites d&#8217;une autre façon, avec une impeccable diction et ses   camarades : Lothar Bonin, Florence Decourcelle et Valérie Szmielski  ont une présence  indéniable sur le plateau. Novarina qui avait déjà vu le spectacle à Roubaix ,a beaucoup  admiré, nous a-t-il dit, la qualité de leur travail, à la fois très au point  et profondément vrai.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Il y a parfois certains petits problèmes de diction: la langue de Novarina n&#8217;est pas toujours des plus commodes! Mais le travail de mise en scène de Cédric Orain est remarquable d&#8217;intelligence et de sensibilité. Et le salut, qui est la dernière image que l&#8217;on garde d&#8217;un spectacle, est souvent mal géré et ridicule mais se révèle ici d&#8217;une rigueur exemplaire. Et sur un plateau, il n&#8217;y a pas de détails! Cédric Orain  et ses comédiens nous offrent ici une grande leçon de théâtre et de vie, à mille kilomètres des grandes pitreries, pathétiques de suffisance, que nous avons récemment pu voir dans certains grands théâtres&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Philippe du Vignal</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000">Maison des métallos jusqu&#8217;au 12 février T: 01-48-05-88-27</span></p>
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		<title>Nathan le sage</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 23:45:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lamiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Nathan le sage de Lessing, mise en scène Bernard Bloch. Depuis une dizaine d’années, Bernard Bloch qui est né en Alsace, metteur en scène, comédien, traducteur, questionne les incompréhensibles massacres du XXe siècle . Après deux spectacles impressionnants, Lehaïm à la vie tiré du beau livre d’Herlinde Koelbel et Le chercheur de traces d’Imre Kertész [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/349569607.559016.jpg" rel="lightbox[4094]"><img class="size-medium wp-image-4097 alignright" style="margin: 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/349569607.559016-300x198.jpg" alt="" width="300" height="198" /></a></span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em>Nathan le sage</em> de Lessing, mise en scène Bernard Bloch.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Depuis une dizaine d’années, Bernard Bloch qui est né en Alsace, metteur en scène, comédien, traducteur, questionne les incompréhensibles massacres du XXe siècle . Après deux spectacles impressionnants, <em>Lehaïm à la vie</em> tiré du beau livre d’Herlinde Koelbel et <em>Le chercheur de traces</em> d’Imre Kertész (voir Cassandre 87), il s’est attaqué à cette longue pièce emblématique du siècle des lumières écrite par Lessing en 1776.<br />
En exergue, Bernard Bloch cite une phrase de Kertész: “Ce qui est le plus incompréhensible, le moins naturel, ce n’est pas le mal, c’est le bien. Et l’action bonne, le bon geste, sont si rares, si inouïs qu’ils sont plus forts que tous les totalitarismes”.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em> Nathan le Sage</em> avait été créé en France par Bernard Sobel en 1987  à Gennevilliers,  et  François Mitterand y avait assisté le même soir que nombre d’entre nous. Mais, hormis Jack Ralite, les hommes politiques fréquentent peu le théâtre public ! Dominique Lurcel avait aussi mis la pièce en scène au Théâtre Jean Arp de Clamart en 2004 , puis  au Théâtre Montfort.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> On est en 1187, à Jérusalem, Nathan le Sage, riche marchand juif, revient de Damas et de Babylone, avec ses chameaux chargés des fruits de son négoce. Il apprend que sa fille chérie Recha, a été sauvée des flammes par un jeune Templier. Il veut le remercier, mais le jeune homme se dérobe, ne souhaitant pas se compromettre avec des juifs, lui qui combat pour sa foi chrétienne.<br />
Le sultan Saladin qui règne sur la ville, est frappé par la ressemblance étrange entre le Templier et son défunt frère. Le Templier finit par rencontrer Recha,  et  s’en éprend soudainement; son amour est partagé, mais il fuit la jeune fille, la croyant juive.  Après avoir appris par sa gouvernante que Recha n’est pas la vraie fille de Nathan,  mais une chrétienne recueillie dans ses langes après  la mort de la femme et des sept fils du marchand dans  une  guerre de religion, le Templier va consulter le Patriarche chrétien, pour lui poser la question de la foi, sans lui révéler l’identité des protagonistes. Le Patriarche menace du feu un juif qui aurait élevé une chrétienne, sans lui révéler la vraie foi !</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Ce premier acte d’exposition long et compliqué, finit par s’imposer dans un espace nu cerné de chaises autour d’un espace circulaire où les personnages viennent s’affronter. Le plateau est cerné par de grands vélums verts qui s’abattent au début du deuxième acte.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Il y a maintenant au centre du plateau un amas de draperies et de gros sacs de trésors amoncelés. Le sultan, à court d’argent pour mener la guerre , doit emprunter à Nathan qui accepte bien volontiers.<br />
Recha retrouve son templier qui retrouvera sa véritable identité: lui non plus n’est pas chrétien,  mais fils du défunt frère du sultan. Au moment où les deux amants croient pouvoir se retrouver, ultime coup de théâtre dans le goût de l’époque: Nathan  leur révèle que le Templier est  le frère de Recha !</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Neuf acteurs solides: en particulier, Philippe Dormoy (Nathan),  Miloud Khetib (sultan,) Philippe Mercier (derviche et patriarche), Nils Ohlund (le Templier) donnent vie à ce beau capharnaüm d’identités, et, malgré les longueurs d&#8217;une première partie écrite dans un siècle où le temps n’était pas encore de l’argent, le spectacle a enthousiasmé une salle pleine de spectateurs très jeunes pour la plupart.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Edith Rappoport</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000">Comédie de l’Est, jusqu’au 11 février, puis en tournée, <a href="http://www.comedie-est.com" target="_blank">www.comedie-est.com</a></span></p>
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		<title>À l’ombre de Pauline Sales</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 12:06:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[À l’ombre de Pauline Sales, mise en scène de Philippe Delaigue. C’est une expérience étrange pour le public qui est invité à se plonger dans le passé récent de notre histoire culturelle et politique. Au-delà de l’activité littéraire et de la pratique effective de l’écriture d’une œuvre à bâtir, celle du dramaturge Brecht, il s‘agit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em>À l’ombre </em></span></strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">de Pauline Sales</span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em>, </em>mise en scène de Philippe Delaigue.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/A-l-ombre_001_image_article_detaille.jpg" rel="lightbox[4082]"><img class="size-medium wp-image-4086 alignright" style="margin: 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/A-l-ombre_001_image_article_detaille-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>C’est une expérience étrange pour le public qui est invité à se plonger dans le passé récent de notre histoire culturelle et politique. Au-delà de l’activité littéraire et de la pratique effective de l’écriture d’une œuvre à bâtir, celle du dramaturge Brecht, il s‘agit de l’existence d’un artiste du monde nouveau, fasciné par les rêves bruts de Révolution économique et sociale en URSS, au début du vingtième siècle.<br />
Révélée par la mise en scène de Philippe Delaigue, la pièce est pleine d’esprit, acidulée, écrite en vers ludiques, mi-douce et mi-amère, et axée sur trois des collaborateurs de Brecht : Marianne, Hans et Walter, personnages inspirés de Ruth Berlau, Margarete Steffin, Hans Eisler et Walter Benjamin.<br />
Au début, nous sommes en 1970 en RDA ; Marianne, Walter et Hans sont interrogés par la STASI – façon <em>La Vie des autres</em> de Henckel von Donnersmarck -et rendent compte de leur compagnonnage avec Brecht, tous subjugués par le maître.<br />
Retour en 1932 à Berlin : Marianne est une des amantes de l’homme de théâtre et Hans et Walter, de grands admirateurs. D’abord, acteurs d’une entreprise morale et collective, ils vont jouer en fait le rôle de nègres , écrivailleurs et faussaires en écriture, rêvant de liberté politique mais entièrement asservis au tyran, cherchant chacun respectivement un logement pour deux, pour soi et pour Brecht.<br />
<em>À l’ombre </em>se passe la nuit, dans les ateliers clandestins d’ artistes et intellectuels loin des regards policiers et des délateurs nazis. Les comédiens sont justes, sauf Sabrina Perret qui joue une Marianne âgée et qui ne devrait pas user d’une voix chevrotante pour signifier la vieillesse. Redevenue jeune, la même comédienne incarne la victime passionnée d’un amant équivoque, ce Brecht que nous ne verrons pas.<br />
Vincent Garanger est une réplique exacte de Walter Benjamin : petites lunettes, imper et chapeau mou, mélancolique et amoureux transi, sensible à l’architecture de la ville, à ses passages et ses ruelles ; à l’écoute de l’histoire des vies privées et publiques. Quant à Sylvain Stawski, il apporte au spectacle la note pétillante du cabaret. L’ensemble est chorégraphié avec grâce, et malgré un thème douloureux: les terreurs de l’époque, on passe une bonne soirée.<br />
La mise en scène de Philippe Delaigue apporte une leçon d’humanisme et de foi en la poésie, en même temps que la croyance en une société plus juste , qui compense l’angoisse et la malédiction. Une belle réflexion et un vrai plaisir du jeu…</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Véronique Hotte</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000">Cratère d’Alès, les 31 janvier, les 1<sup>er</sup> et 3 février 2012 à 20h30 et le 2 février à 19h30. À Lons-le Saunier, Scènes du Jura, le 7 février à 20h30. Au Préau CDR de Basse Normandie le 9 février à 20h30.</span></p>
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		<title>Naples millionnaire</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2012/01/27/naples-millionnaire/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 21:33:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Naples millionnaire d&#8217;Eduardo De Filippo, texte français d&#8217;Hugette Hatem, mise en scène d&#8217;Anne Coutureau.   La pièce est célébrissime en Italie mais  n&#8217;avait jamais été jouée  en France; Eduardo de Filippo (1900-1984) l&#8217;a écrite en napolitain  en 1944; vint ans plus tôt,  le fascisme  avec Mussolini s&#8217;était imposé, et en 40, l&#8217;Italie était encore l&#8217;alliée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><strong><em>Naples millionnaire </em></strong>d&#8217;Eduardo De Filippo, texte français d&#8217;Hugette Hatem, mise en scène d&#8217;Anne Coutureau.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> <a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/naples.jpg" rel="lightbox[4071]"><img class="alignright size-full wp-image-4073" style="margin: 20px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/naples.jpg" alt="" width="400" height="334" /></a> La pièce est célébrissime en Italie mais  n&#8217;avait jamais été jouée  en France; Eduardo de Filippo (1900-1984) l&#8217;a écrite en napolitain  en 1944; vint ans plus tôt,  le fascisme  avec Mussolini s&#8217;était imposé, et en 40, l&#8217;Italie était encore l&#8217;alliée de L&#8217;Allemagne mais en 43, les alliés avaient envahi la Sicile et l&#8217;Italie avait rejoint les alliés ; après de durs combats, en 45, le fascisme s&#8217;était enfin écroulé, et les Allemands avaient capitulé. Mais Naples  était ruinée  et ses habitants, pour se nourrir avaient recours au marché noir et aux trafics en tout genre. </span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">   Le spectacle commence par une scène qui ne sert pas à grand chose sinon à faire dans le pittoresque napolitain: deux jeunes femmes décrochent des chemises et des draps qui sèchent sur un fil troley, mais ensuite quel bonheur! On est un peu comme au cinéma, comme le sous-entend le générique du spectacle projeté en noir et blanc sur un rideau avec de la musique de Nino Rota; et très vite, nous sommes  immergés  dans  la  Naples de l&#8217;époque .<br />
Maria Rosaria, une mère de famille  achète puis revend nombre de produits de première nécessité pour &laquo;&nbsp;rendre service&nbsp;&raquo; comme elle dit, c&#8217;est à dire qu&#8217;elle fait du marché noir ou gris. Le père, lui modeste employé au tramway, n&#8217;approuve pas mais ne dit rien: il faut bien nourrir la famille&#8230; jusqu&#8217;au jour où le  brigadier a  connaissance de ses activités. </span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Branle-bas de combat dans la maison pour sauver la situation,dans une scène formidable de vérité: le père contrefait le mort sur le grand lit conjugal&#8230;  dont le matelas regorge de victuailles bien cachées; toute la famille est là en train de pleurer leur cher disparu, les femmes débitent des litanies en boucle.. La mis en scène est parfaite: gros cierges, drap blanc, talc sur le visage pour rendre le corps du défunt plus mort que vivant!Mais le Brigadier n&#8217;est pas dupe- cela fait déjà le  quatrième mort qu&#8217;il voit en peu de temps, et jure que, si le défunt se lève, il ne le mettra pas en prison. Alors, Gennaro se lève et serre la main du brigadier..</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  La seconde partie voit l&#8217;embourgeoisement de la famille Jovine: l&#8217;appartement,  les meubles et les vêtements ont changé; ce sont ceux de gens aisés et qui ont un  mode de vie confortable. Bref,l&#8217;argent du marché noir aura bien servi, et, malgré la fin de la guerre, les petits trafics continuent à prospérer; bref, le rare argent d&#8217;autrefois  coule aujourd&#8217;hui à flot. Amalia est riche et jolie,  et savoure le pouvoir qu&#8217;elle a su conquérir avec dureté  et à la force du poignet. C&#8217;est une femme qui ne fait aucun cadeau, humiliant un de ses locataires qui ne peut plus payer son loyer; quant à son  son mari qui n&#8217;est pas revenu d&#8217;une corvée de ravitaillement, il  ne semble guère  lui manquer.<br />
Mais  arrive un pauvre loqueteux, la main blessée et les pieds en sang débarque le soir où Amalia s&#8217;apprête à fêter l&#8217;anniversaire de son amant: c&#8217;est lui, Gennaro , son mari -formidable Sacha Petronijevic-désabusé, qui remâche ses mauvais souvenirs devant sa famille qui, elle ne l&#8217;écoute pas et qui  préfère tourner la page de ces années de plomb. Vieille histoire de ces anciens combattants qui n&#8217;arrivent plus à retrouver plus leur place et que tout le monde méprise: c&#8217;est de toutes les époques et de tous les continents!<br />
Eduardo De Filippo, par le biais de ces petites histoires napolitaines,  va du particulier à l&#8217;universel, avec une touche qui n&#8217;appartient qu&#8217;à lui. Sans aucun misérabilisme, sans flagornerie, avec des mots précis  et un dialogue brillant.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">   Gennaro, qui , malgré les épreuves, a gardé   une  rigueur  morale des plus élevées , a bien compris que sa belle Amalia  s&#8217;intéresse  de près à Francesco Clabrese, un chauffeur de taxi qui a su la séduire; quant à son fils, il découvre que c&#8217;est un voleur de voitures que le Brigadier va très vite devoir arrêter. Heureusement , dans un scène exemplaire, il réussira, à mi-mots, à le persuader de ne pas aller à son cambriolage minable de pneus de voiture. Mais Gennaro ne sera pas au bout de ses peines quand il comprendra que sa fille, cédant à l&#8217;appât du fric, fait plus ou moins le trottoir avec des soldats américains. </span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Et leur  petite fille de huit ans est  très malade :impossible de trouver dans tout Naples le seul médicament qui pourrait la sauver. Après une quête infructueuse de la famille et des amis, le voisin locataire de  Maria qu&#8217;elle a humilié, (excellente Eloïse Auria)viendra généreusement donner le médicament qui avait déjà sauvé sa fille&#8230; Sans même demander une lire: la très avide  Maria retiendra la leçon! </span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Les choses finiront par se remettre en ordre tant bien que mal, et la vie reprendra dans cette Naples populaire qui leur appartient à tous, pour le pire et maintenant pour le meilleur, malgré les trafics et magouilles en tout genre. Eduardo de Filippo  sait peindre ces personnages  comme  aucun auteur contemporain ne l&#8217;a fait.Mais reste à faire passer cette vérité humaine et cette galerie de personnages à la fois dignes et pas très nets qui se battent pour leur survie!<br />
On pourra toujours lui reprocher quelques ficelles mais bon, c&#8217;est aussi un  très bon scénariste, et  c&#8217;est tellement bien fait qu&#8217;on lui pardonne&#8230;Eduardo de Filippo n&#8217;a pas toujours eu de chance en France.Cependant Laurent Laffargue avait mis en scène <em>Une grande Magie</em> avec beaucoup d&#8217;efficacité.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">   Comme lui, Anne Coutureau a  compris qu&#8217;il ne fallait pas tricher et surtout  ne pas tomber dans un pittoresque de pacotille; elle  réussit à emmener avec elle une bande de treize comédiens tous justes, tous très crédibles dès leur entrée en scène; aucun bluff,  aucune craillerie, aucun cabotinage mais une exigence absolue, une unité dans le jeu et une sacrée humilité dans un travail au service d&#8217;un théâtre à la fois populaire et intelligent. Anne Coutureau  confirme qu&#8217;elle est une excellente directrice d&#8217;acteurs et une metteuse en scène qui sait prendre une pièce en main, en respectant son public.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> C&#8217;est vraiment un travail exceptionnel à la fois dans la compréhension du monde d&#8217;Eduardo de Filippo et dans la façon qu&#8217;elle a de s&#8217;emparer d&#8217;un plateau, un peu comme elle le ferait si c&#8217;était celui d&#8217;un studio de cinéma. Scènes de groupe, scène plus intimes comme celles d&#8217;une vérité exemplaire, entre la mère et sa fille  prise de fous rires( remarquable Perrine Sonnet), gros plan,  monologues du père, scènes en silence-peut-êtres les plus belles-: tout est formidable et vrai, dans le comique comme dans l&#8217;émotion tout à fait palpable dans la salle, ce qui est plutôt rare&#8230;. </span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  La petite salle du Théâtre de la Tempête a une certaine intimité qui favorise encore ce type de spectacle; vraiment, on ne vous le répétera pas assez: allez-y! Petit bémol: à quelques jours de la première, le théâtre affiche déjà complet et cela nous étonnerait bien que le succès diminue!<br />
Donc,  prenez-y vous à temps;c&#8217;est en tout cas sur la  trentaine de spectacles que  nous aurons vu en janvier, l&#8217;un des meilleurs qui soient. Loin des paillettes d&#8217;un langage de pacotille, loin des retransmissions vidéo et des plateaux tournants bling-bling et autres concessions à la mode. Décidément, Eduardo de Filippo , quand il est bien monté ,comme c&#8217;est le cas ici, ne cesse de nous surprendre encore&#8230; </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Philippe du Vignal</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000">Théâtre de la Tempête jusqu&#8217;au 19 février. T:01-43-28-36-36</span></p>
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		<title>Le système de Ponzi</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2012/01/27/le-systeme-de-ponzi/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 14:54:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Le système de Ponzi  texte, mise en scène et musique de David Lescot. Le théâtre-récit consiste à faire d’un sujet à priori non théâtral l’objet d’une écriture pour la scène. Ce qui a été  réalisé par Dario Fô, puis en France  par Ariane Mnouchkine  notamment avec  L&#8217; âge d’or , une création collective  qui  traitait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em>Le système de Ponzi</em>  </span></strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">texte, mise en scène et musique de David Lescot.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium" title="Dollar canadien">Le théâtre-récit consiste à faire d’un sujet à priori non théâtral l’objet d’une écriture pour la scène. Ce qui a été  réalisé par Dario Fô, puis en France  par Ariane Mnouchkine  notamment avec  <em>L&#8217; âge d’or</em> , une création collecti<strong></strong>ve  qui  traitait de la réalité sociale en 1975. Presque quarante ans plus tard,  David Lescot, artiste associé du Théâtre de la Ville, écrit une pièce sur Charles Ponzi, l&#8217;inventeur,  dans les années 1920 du système dit de Ponzi, bien connu des  étudiants en économie.<br />
C’est une manipulation financière -- déjà dénoncée par Charles Dickens en 1857  dans son roman  <em>Little Dorrit- </em>et utilisée récemment par Bernard Madoff qui consiste  à bâtir un  système pyramidal d’escroquerie: on promet aux investisseurs des bénéfices mirobolants  en un temps record, parfois même de l&#8217;ordre de 50 % par an! L&#8217;argent des  nouveaux  arrivants servant à payer les anciens. Jusqu’au jour où tout le monde veut retirer son argent en même temps, et il n&#8217;y a évidemment plus assez de fonds&#8230;Charles Ponzi, dont Lescot raconte la vie en détail, est le sujet central du spectacle.<br />
Sa relation  particulière avec les femmes, « toujours la même histoire, susciter l’envie ou pratiquer le harcèlement », son étonnante générosité lorsqu’il fait don de sa peau pour sauver une amie, et bien sûr, son lien à l’argent.  Etait-il  un flambeur naïf? Il apparaît ici plutôt  comme un joueur compulsif, qui a un besoin vital de manipuler l’argent et les chiffres, sans réfléchir aux conséquences.<br />
Les douze comédiens et les musiciens qui incarnent les quatre-vingt-sept personnages sont tous remarquables. Dans une esthétique de cabaret brechtien, des tables, des chaises sur roulettes et des potences où sont accrochés les costumes, définissent un espace de jeu modulable.<br />
David Lescot ne donne pas de leçon de morale mais réalise un travail d’entomologiste  en faisant revivre la vie des immigrés italiens aux Etats-Unis. Il décrit un mécanisme financier mis au point dans les années 20 qui a pu aussi nourrir les crises de notre société. Mais ce récit traîne en longueur et manquait de rythme le soir de la première. L’auteur parle d’&nbsp;&raquo;opéra parlé &nbsp;&raquo; mais, comme à l’Opéra,  il est arrivé de nous ennuyer.Le spectacle manque d&#8217;un peu de lyrisme et de baroque.<br />
Et l’on imagine ce qu’aurait pu justement réaliser, Ariane Mnouchkine avec un  personnage romanesque comme Ponzi&#8230;<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino">Jean Couturier</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000">Théâtre des Abbesses jusqu’au 10 février  </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"><p><a href="http://theatredublog.unblog.fr/2012/01/27/le-systeme-de-ponzi/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></span></p>
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		<title>Il est trop tôt pour prendre des décisions définitives</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2012/01/26/4046/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 20:27:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Il est trop tôt pour prendre des décisions définitives  création d&#8217;Adrien Béal, Fanny Descazeaux, Arthur Igual et Anne Muller. L’Atelier du Plateau, lieu chaleureux et minuscule niché au flanc des Buttes Chaumont, avait été créé voilà 12 ans par Gilles Zaeppfel et Paule Kingleur, sa compagne du Théâtre Écarlate. Ensemble, ils avaient créé une douzaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify"><em><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Il est trop tôt pour prendre des décisions définitives</span></em><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  création d&#8217;Adrien Béal, Fanny Descazeaux, Arthur Igual et Anne Muller.</span></h2>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> L’Atelier du Plateau, lieu chaleureux et minuscule niché au flanc des Buttes Chaumont, avait été créé voilà 12 ans par Gilles Zaeppfel et Paule Kingleur, sa compagne du Théâtre Écarlate. Ensemble, ils avaient créé une douzaine de spectacles étonnants qui avaient rayonné dans le monde entier. Après le décès de Gilles en 2005, c’est Mathieu Malgrange, l’un des derniers auteurs monté par Zaeppfel qui a repris la direction de ce lieu vivant qui programme des spectacles singuliers et pertinents, surtout axés  autour de la musique.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Étrangement, ce spectacle signé par quatre artistes, est un solo ! Arthur Igual entre en scène son téléphone portable rivé à l’oreille; il cherche à joindre quelqu’un pour mettre fin à sa ligne. Bien entendu, on doit lui passer une autre personne  et  on le met en attente sur la musique de <em>La Symphonie héroïque</em>. Furieux, il parvient tout de même à joindre une Mona, qu’il invite à le rejoindre par avion jusque chez lui pour déchirer le contrat de sa ligne… Il divague sur la mythologie, la punition des fils à cause des fautes de leurs pères.<br />
De quoi héritons-nous, c’est la question que nous devons nous poser.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> <strong>Edith Rappoport</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000"> Atelier du Plateau, jusqu’au 28 janvier, du jeudi au samedi, T: 01 42 41 23 22</span></p>
<h2 style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><br />
</span></h2>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> <a href="http://www.atelierduplateau.org" target="_blank">www.atelierduplateau.org</a></span></p>
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		<title>Britannicus</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2012/01/26/britannicus/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 17:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lamiel</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Britannicus de Jean raine, mise en scène de Françoise Delrue. LeThéâtre de la Bardane joue à Lille et dans le Nord-Pas-de-Calais;Françoise Delrue est, elle,  une familière d&#8217;auteurs contemporains  germanophones comme Tankred Dorst, Daniel Call, Rainald Goetz, Ulrich Hub, Brecht&#8230; Mais  elle  vient de créer  aussi  Britannicus. L’empereur Néron qui, grâce à sa mère Agrippine, a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/brit-repetition-phericlegrand0004_a8e53f.jpeg" rel="lightbox[4027]"><img class="alignright size-medium wp-image-4032" style="margin: 10px 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/brit-repetition-phericlegrand0004_a8e53f-300x279.jpg" alt="" width="300" height="279" /></a></span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em>Britannicus</em> de Jean raine, mise en scène de Françoise Delrue.</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">LeThéâtre de la Bardane joue à Lille et dans le Nord-Pas-de-Calais;Françoise Delrue est, elle,  une familière d&#8217;auteurs contemporains  germanophones comme Tankred Dorst, Daniel Call, Rainald Goetz, Ulrich Hub, Brecht&#8230;</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Mais  elle  vient de créer  aussi  </span><em><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Britannicus</span>.</em></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">L’empereur Néron qui, grâce à sa mère Agrippine, a succédé à Claudius, en ravissant la place de Britannicus,l’héritier légitime et il  vient d’enlever Junie, l’amante de celui-ci.<br />
Agrippine, désavouée par le désir affiché de ce fils incontrôlable, va intriguer cette fois pour le contrecarrer. Néron voudrait épouser Junie malgré elle et, en position de voyeur, le tyran orchestre une rencontre entre la jeune fille et son amant Britannicus afin de le duper Mais l’amour est  le plus fort, et Néron s’emploie à éliminer  son rival. Agrippine a bien tenté de détourner son  fils de sa vengeance , comme l&#8217;a fait aussi Brutus, son  bon conseiller. À l’opposé, Narcisse, le félon serviteur de deux maîtres, œuvre pour que le sang soit versé.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  Sur un plateau incliné, des tapis persans, un escalier de bois et au, centre, un fauteuil  club  élimé, siège de tous les pouvoirs fantasmés que les personnages occuperont successivement, de manière brutale ou  lascive.<br />
Au loin, des images vidéo : un groupe de soldats  en costumes dix-septième  siècle ; plus près, une souris de laboratoire en train de dévorer un manuscrit de <em>Britannicus.</em>Petit animal qui rappelle l’être humain, en situation de cobaye. Comment se fabrique un monstre sous l’attraction des feux du pouvoir ? Oubli de soi, des siens, de ses origines pour  arriver à prendre un pouvoir individuel et abusif sur tous les autres hommes.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">   Quelques bribes de musique techno  suivies d&#8217;un instant de silence pour signifier le passage d’un acte à l’autre. Les acteurs surgissent sur le plateau, depuis la travée arrière, à la fois observateurs et acteurs : ils montent en chœur sur la scène glorieuse, îlot intime et public, foulant le sol d’un pas sonore et militaire. Le poids des corps et leur présence charnelle soutiennent  la diction des alexandrins, en même temps qu’ils scandent les déplacements.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">   La parole n’est rien sans le soutien physique de l’être qui s’exprime. La direction d’acteurs met en relief cette implication corporelle à l’intérieur des stratégies politiques, comme dans la pratique  de l&#8217;alexandrin. Agrippine (Muriel Colvez), a une présence scénique somptueuse, et  forme un duo avec Albine, sa jeune confidente (Séverine Ragaigne ) à la gestuelle féline, dans une sorte de chorégraphie. Junie (Marie Lecomte) joue à merveille la détermination ; elle préfère le retrait du monde, le refuge chez les Vestales, plutôt que d&#8217;avoir à supporter celui qu’elle hait. Britannicus (Renaud Triffault) joue les jeunes gens d’aujourd’hui, « spontanés » et « naturels » et se laisse porter par les événements.<br />
Quant à Néron (Baptiste Sornin), il est d’emblée le méchant, sans ambiguïté. Damien Olivier est un Burrhus nuancé. Narcisse, subtilement joué  par Joseph Drouet , il diffuse la brutalité virile et l’équivoque d’un noir personnage. Virtuosité des corps et des vers pour mettre à nu la tyrannie d’hier et d’aujourd’hui&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Véronique Hotte</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000"> Spectacle vu à l’Hippodrome de Douai;  le 17 février 2012 au Vivat d’Armentières. Et du 21 au 23 février 2012 au Théâtre d’Arras.</span></p>
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		<title>Tout le monde veut vivre</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 07:23:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Tout le monde veut vivre d&#8217;Hanokh Levin, mise en scène d&#8217;Amélie Porteu de la Morandière et Vincent-Menjou-Cortès.  Hanokh Levin (1943-1999) est sans doute l&#8217;auteur israëlien le plus connu de son pays ;  il a écrit quelque cinquante pièces et sketches de théâtre dont une partie est régulièrement montée en France depuis une dizaine d&#8217;années. Ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em>Tout le monde veut vivre</em> d&#8217;Hanokh Levin, mise en scène d&#8217;Amélie Porteu de la Morandière et Vincent-Menjou-Cortès.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> <a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/f-066-4e940c598032a.jpg" rel="lightbox[4034]"><img class="alignright size-full wp-image-4042" style="margin: 20px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/f-066-4e940c598032a.jpg" alt="" width="256" height="272" /></a>Hanokh Levin (1943-1999) est sans doute l&#8217;auteur israëlien le plus connu de son pays ;  il a écrit quelque cinquante pièces et sketches de théâtre dont une partie est régulièrement montée en France depuis une dizaine d&#8217;années. Ce sont, en général, des comédie satiriques où Levin met en scène la vie d&#8217;un quartier et brocarde les mœurs politiques  d&#8217;Israël. Avec une certaine cruauté mais aussi avec  une indéniable poésie.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> <em>Tout le monde  veut vivre</em> est une  pièce où Levin parle de vie et de mort par le biais d&#8217;une fable aux personnages excentriques. Le comte Pozna est un tyran  qui reçoit un lundi la visite de l&#8217;Ange de la mort qui vient lui signifier que son heure est bien arrivée. Légère erreur sur l&#8217;orthographe de son nom! Et Pozna essaye de se défiler  mais l&#8217;ange est intraitable: &nbsp;&raquo; Ils veulent tous vivre et tous ont un bon prétexte!&nbsp;&raquo;<br />
Et Pozna réussit à obtenir un sursis de trois jours, donc jusqu&#8217;au vendredi; d&#8217;ici là, il doit absolument trouver un homme ou une femme qui accepte de prendre sa place. Et le très riche Pozna essaye alors en vain de trouver cet indispensable remplaçant&#8230; Mais cette quête, quels que soient ses arguments sonores et trébuchants, ne donne pas grand chose: de misérables SDF tiennent à leur  peau, Baba son serviteur africain lui dit qu&#8217;il ferait n&#8217;importe quoi pour lui mais pas au point de lui rendre ce service, et ses vieux parents refusent sans aucun état d&#8217;âme d&#8217;aider ce fils ingrat qui ne les pas vus depuis deux ans. &nbsp;&raquo; Mon enfant, j&#8217;ai honte, lui  dit sa mère mais devant la mort, je ne suis qu&#8217;un bébé&nbsp;&raquo;. Mais Pozna réplique avec  cynisme: &laquo;&nbsp;Les vieux, çà sent comme un bébé sans en avoir le charme!&nbsp;&raquo;</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Amélie Porteu de la Morandière,  que l&#8217;on avait vu comme comédienne dans <em>L&#8217;Opérette imaginaire</em> somptueusement  réalisée par Marie Ballet et Jean Bellorini,  s&#8217;est lancée avec Vincent Menjou-Cortès dans  cette satire pas si facile que cela à  mettre en scène.<br />
Il y faut en effet de solides comédiens, un sens du rythme et une direction d&#8217;acteurs exemplaire.. Et ici, malgré de bons mais courts moments, le compte n&#8217;y est pas. Aucun des  acteurs, copains  du Conservatoire  et d&#8217;autres cours ou écoles, n&#8217;est convaincant,  surtout Vincent-Morjou Cortès qui a une bonne diction- ce qui est la moindre des choses quand on sort du Cons! Mal dirigé? En tout cas, il  n&#8217;est pas crédible dans le personnage de Pozna.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">   Bref, l&#8217;ensemble du spectacle fait souvent penser à un travail de fin d&#8217;école:  sympathique au début mais où rien n&#8217;est vraiment maîtrisé: interprétation trop approximative, nombreux noirs cassant le rythme d&#8217;une pièce qui s&#8217;essouffle après une heure, pénibles allers et retours dans la salle et on nous ressert, pour faire mode? un coup de vidéo (Castorf et Lupa encore frappé! Voir Le Théâtre du Blog). Comme  le petit écran est installé dans un angle de l&#8217;avant-scène,  on voit mal les quelques scènes vite filmées  dans une cuisine! Quant à la scéno de Michaël Horchman , elle  n&#8217;est pas digne de l&#8217;élève des Arts Déco qu&#8217;il est encore, et  mieux vaut oublier les costumes de Hiroko Myajima aux couleurs assez dures et sans grande intelligence scénique.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">   La salle de l&#8217;ex-théâtre du Tambour royal a été refaite, toute en noir, avec des fauteuils confortables, et a une bonne acoustique; on entend donc bien le texte de Levin-qui n&#8217;est pas son meilleur: il appuie quand même  un peu trop sur la métaphore- mais  qui est d&#8217;un cynisme savoureux aux meilleurs moments&#8230; Mais cela ne fait quand même pas une soirée. </span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Alors y aller ou pas?  Si c&#8217;est votre jour de grande générosité, à la rigueur.<br />
Mais éprouve-t-on, en sortant, le besoin de revoir ce spectacle? Non, ma mère&#8230;Ce qui n&#8217;est jamais bon signe.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Philippe du Vignal</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000">Théâtre de Belleville 94 rue du Faubourg du Temple jusqu&#8217;au 12 février . t: 01-48-06-72-34</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Le texte comme de nombreux autres d&#8217;Hannokh Levin est publié aux Editions Théâtrales.</span></p>
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		<title>Un miracle ordinaire</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 20:16:48 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[UN MIRACLE ORDINAIRE d’Evgueni Schwartz traduction et adaptation de Ioulia Zimina, mise en scène et scénographie de Laure Favret. C’est une vraie troupe qui s’est emparée de ce conte de Schwartz écrit en 1952, qui décoiffe les parents autant que les  enfants, nombreux à Clamart ce soir-là. Un magicien démiurge, toujours amoureux de sa femme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><strong>UN MIRACLE ORDINAIRE d’Evgueni Schwartz<em></em></strong><strong></strong></span><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> traduction et adaptation de Ioulia Zimina, mise en scène et scénographi</span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">e de Laure Favret.</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> C’est une vraie troupe qui s’est emparée de ce conte de Schwartz écrit en 1952, qui décoiffe les parents autant que les  enfants, nombreux à Clamart ce soir-là. Un magicien démiurge, toujours amoureux de sa femme depuis une quinzaine d’années, a transformé un jeune ours en charmant jeune homme cultivé. Mais celui-ci est menacé de retrouver sa condition d’ours s’il est embrassé par une princesse. Et justement, un roi cruel débarque avec sa cour chez le magicien, il menace sans cesse d’exécuter sa suite si sa fille, son seul trésor, ne retrouve pas la joie. Et l’amour saisit la princesse à la vue du jeune homme qui est lui aussi fasciné, mais terrifié par un amour impossible. La princesse désespérée s’enfuit dans la montagne, se réfugie dans une auberge par une tempête de neige, où la cour le retrouve. Après bien des péripéties, l’amour triomphera, le roi renoncera à son pouvoir despotique, le magicien  à sa malédiction, et  tout est bien qui finit bien.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Interprété par huit comédiens de bonne trempe, accompagnés par une musique ironique et inventive, dans un décor de panneaux mobiles et de projections, ce <em>Miracle ordinaire</em> devrait trouver d’autres lieux d’accueil pour réjouir un public très large. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><strong>Edith Rappoport</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000"> Théâtre Jean Arp de Clamart jusqu’au 28 janvier Tél 01 41 90 17 02</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000"> <a href="http://www.dardart.org" target="_blank"><span style="color: #800000">www.dardart.org</span></a></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Projet Floquet</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 20:11:58 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Projet Floquet réalisation d&#8217; Odile Darbelley et  Michel Jacquelin, musique de Cyril Hernandez et Hugues Reinert. C’est encore une singulière entreprise que ce nouveau spectacle de la compagnie Arsène autour de Gaston Floquet né en 1917, comédien  chez Pierre Debauche et  Antoine Vitez, correcteur dans une imprimerie, plasticien et traducteur de l’allemand. De 1972 à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><strong><em>Projet Floquet</em> </strong></span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">réalisation d&#8217; Odile Darbelley et  Michel Jacquelin, musique de Cyril Hernandez et Hugues Reinert.</span></h2>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">C’est encore une singulière entreprise que ce nouveau spectacle de la compagnie Arsène autour de Gaston Floquet né en 1917, comédien  chez Pierre Debauche et  Antoine Vitez, correcteur dans une imprimerie, plasticien et traducteur de l’allemand. De 1972 à 2001, date de sa mort, il s’installe dans la Sarthe à Saint-Rigomer-les-bois, où il laisse des écrits très divers et plusieurs milliers de dessins, sculptures et collages.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Nous sommes assis en carré autour de tables devant des assiettes d’huîtres et de foie gras, mais ce sont des assiettes gélifiées, on nous sert du vin et quatre compères, Odile Darbelley, Michel Jacquelin , assistés de deux croquemorts,  se livrent avec le plus grand sérieux à une débauche hilarante de citations de Gaston Floquet, d’Erich-Maria Remarque,  Pierre Dac, Alfred Jarry, Lewis Caroll, Fénéon et Cavanna émaillées de plaisanteries fines autour de la banalyse.<br />
Ces champions cultivés, inventeurs de “l’art tangent”, adeptes du vraiment faux, nous régalent depuis des années avec leurs très sérieuses plaisanteries. On se souvient de leurs spectacles hilarants, <em>La chambre du professeur Swedenborg</em>,<em> Les Asa</em> en Avignon et de <em>Tout le bonheur est à l’intérieur</em> au Théâtre de la Cité internationale.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><strong>Edith Rappoport</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000"> L’Échangeur de Bagnolet, du lundi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 h, relâche mercredi, jusqu’au 31 janvier, Tél. 01 43 62 71 20</span></p>
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		<title>Wonderful World</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 09:06:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Wonderful World chorégraphie, mise en scène et scénographie de Nathalie Béasse. C’est un étrange objet théâtral que ce Wonderful World. Nathalie Béasse a eu des influences artistiques diverses, une école de Beaux-Arts, un centre dramatique régional,  et l’enseignement de Marina Abramović&#8230;  Bref, de quoi expliquer un spectacle situé aux frontières de la danse et du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/BastillefaitsdhiverBeasse01.jpg" rel="lightbox[3997]"><img class="alignright size-medium wp-image-4001" style="margin: 10px 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/BastillefaitsdhiverBeasse01-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" /></a><em>Wonderful World</em> </span></strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">chorégraphie, mise en scène et scénographie de Nathalie Béasse.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">C’est un étrange objet théâtral que ce <em>Wonderful World</em>. Nathalie Béasse a eu des influences artistiques diverses, une école de Beaux-Arts, un centre dramatique régional,  et l’enseignement de Marina Abramović&#8230;  Bref, de quoi expliquer un spectacle situé aux frontières de la danse et du théâtre. Dans cette forme polysémique, chacun peut trouver une interprétation personnelle.<br />
La pièce parle de fuite, de chute de l’homme et de solitude, et pourrait s’intituler R<em>egarde les hommes tomber</em> comme le film de Jacques Audiard. Il y a de beaux moments dans ce spectacle, au début,en particulier une course immobile puis effrénée sur le plateau nu de cinq hommes, comme s’ils fuyaient quelque chose. Comme ces gens qui couraient dans les rues de New York, au moment de la chute des Twin Towers.<br />
Puis  ils  se figent dans différentes positions puis jettent en l’air, pantalon veste et chemise, évoquant le ballet d’une chute des corps. Des fragments de texte sur le quotidien de la vie d’entreprise s’entrelacent avec des moments dansés et des citations de Tchekhov, Dante ou Shakespeare. Puis chacun répète quelques belles phrases de <em>La Forêt</em> d’Ostrovski qui prennent alors tout leur sens : “ Pourquoi sommes-nous venus dans cette forêt, dans ce bois profond et sans soleil ? Pourquoi, vieux frère, avons-nous effrayé les hiboux et les chouettes ? Pourquoi les avoir dérangés ? Qu’ils vivent comme ça leur chante ! Ici tout est en ordre, vieux frère, comme ce doit l’être dans une forêt”.<br />
Les acteurs sont justes et crédibles dans leur désespoir et Nathalie Béasse a réussi à créer son propre univers. Même si certaines images restent dans notre mémoire, manque sans doute à ce spectacle, que l’on ira voir par curiosité, un supplément d’âme, et une folie, pour que l’on puisse en sortir bouleversé&#8230;Mais il faudra suivre le parcours de Nathalie Béasse.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Jean Couturier </span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000">Dans le cadre de Faits d’hiver, Festival de danse à Paris, Théâtre de la Bastille jusqu’au 2 février. </span></p>
<p style="text-align: justify">
]]></content:encoded>
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		<title>Des ruines</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 07:36:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Des Ruines de Jean Luc Raharimanana, mise en scène de Thierry Bedard.   Ce puissant monologue  du  poète malgache, Jean-Luc Raharimanana, déjà connu pour Les Cauchemars du Gecko présenté à Avignon est une révélation pour le public. Grâce à la transformation de l’acteur congolais Phil Darwin Nianga, connu jusqu’alors  comme humoriste et roi du «  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em>Des Ruines</em> </span></strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">de Jean Luc Raharimanana,</span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> mise en scène de Thierry Bedard.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">  <a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/bedard_rahrimanana_phchristophe_raynaud_de_lage.jpg" rel="lightbox[3970]"><img class="alignleft size-medium wp-image-3992" style="margin: 15px 25px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/bedard_rahrimanana_phchristophe_raynaud_de_lage-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Ce puissant monologue  du  poète malgache, Jean-Luc Raharimanana, déjà connu pour <em>Les Cauchemars du Gecko</em> présenté à Avignon est une révélation pour le public. Grâce à la transformation de l’acteur congolais Phil Darwin Nianga, connu jusqu’alors  comme humoriste et roi du «  stand up ».<br />
Un jour, Thierry Bedard, a remarqué la « folie » de cet acteur pendant un de ses spectacles, et a compris que l’humour ravageur de cet homme occultait des dons d’un grand tragédien. Bedard ne s’était pas trompé . Le résultat: une rencontre entre le poème de Raharimanana, le jeu bouleversant de Nianga et le regard très nuancé d’un remarquable directeur d’acteurs et d’un adaptateur de textes à la scène. L’ensemble de cette petite équipe produit un spectacle dont la force humaine, poétique et artistique, dépasse le cadre habituel d’une expérience théâtrale et nous renvoie à la théâtralisation d’une pensée quasi métaphysique autour des conséquences de la colonisation en Afrique.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Bedard connaît bien l’Afrique et surtout Madagascar où il a créé non seulement les œuvres de Raharimanana mais aussi <em>Épilogue d’une trottoire</em> du mahorais Alain-Kamal Martial . Cette pièce qui explore les bas-fonds de la vie des femmes à Tananarive, fut présenté au Théâtre du Grand Marché à Saint-Denis de la Réunion où  nous avions vu le travail de Bedard pour la première fois.(voir http://www3.carleton.ca/francotheatres/spectacles_Epilogue_d’une_trottoire.html).</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> La Maison de la poésie, à Paris, a eu l’excellente idée d’accueillir  le Théâtre notoire. Nianga, habité par la voix du poète, nous fait vivre une confession, un jeu thérapeutique, une dénonciation, un défoulement violent, des moments d’autodérision très lucide et de terrible lassitude, autant de signes d’une blessure indescriptible et du refus de la fausse réconciliation avec ceux qui ont ravagé le corps et l’âme de tout un continent.<br />
Son ironie rageuse est le hurlement de colère d’un être dégoûté de son impuissance devant les ruines d’une vie effondrée , d’un homme qui refuse de jouer le jeu de la gratitude devant le « progrès », la « science », le développement et les merveilles de la mondialisation, rendus possible uniquement par les génocides et l’effacement de tout un passé humain.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Il veut donc se taire mais heureusement pour nous il en est incapable puisque cette écriture est marquée d’ une oralité essentielle qui exige la présence d’ une figure emblématique dont la « décrépitude magnifique » tient toujours à la vie. Voilà la contradiction qui donne son impulsion à ce texte et qui sous-tend la grande originalité de ce spectacle.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Sur une scène dépouillée, la silhouette d’un homme se distingue devant une simple tapisserie couleur terre rougeâtre dont la surface un peu rugueuse recouvre le mur du fond.<br />
L’éclairage de Jean-Louis Aichhorn est la fois d’une grande délicatesse et d’une énorme puissance: il sculpte la matière tissée et le corps de l’acteur qui ne cesse de se transformer au cours des dix mouvements qui  possède chacun sa tonalité propre dans  ce spectacle orchestré comme une partition musicale .<br />
Dans ce contexte, le paysage sonore est d’une importance capitale car on y entend résonner les oiseaux, les animaux, les voix humaines , les extraits de musiques différentes comme des échos lointains d’une mémoire africaine en train de s’effacer, marquée par des rythmes qui varient selon les mouvements de l’âme de cette voix incarnée.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> L’acteur change rapidement de ton, assume de multiples masques, une variété d’attitudes, il danse, rigole et hurle, il s’humilie même; sa douleur est parfois délirante, parfois intériorisée. Par moments, il s’immobilise, garde le silence et nous regarde. Nous n’entendons qu’une respiration profonde, le dernier souffle d’une aspiration vers la dignité humaine que les mots ne sauraient capter. Voici la conscience moderne d’une histoire obscène qui se poursuit, et dont les conséquences sont toujours palpables dans le monde actuel que Bedard observe et dont Raharimanana, et d’autres auteurs africains osent parler dans leurs écrits.<br />
Le travail d’équipe du Théâtre Notoire est impeccable et le jeu de Phil Darwin Nianga  magistral.  Nous avons été profondément troublée mais aussi émerveillée devant le ci-devant humoriste devenu incarnation d’une conscience torturée par un profond sens de la perte.<br />
Une nouveau sens du tragique prend forme à la Maison de la Poésie et nous suivons de près ce corps d’acteur qui l’incarne jusqu’à son aboutissement. Et après, nous ne pouvons plus l’oublier. <em>Des ruines</em> à ne pas manquer.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Alvina Ruprecht</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000"> Maison de la poésie , jusqu’au 12 février. A voir aussi<em> Excuses et dires liminaires de Za </em>de Raharimanana, mis en scène par Thierry Bédard dans ce même théâtre, Passage Molière, 157 rue Saint-Martin,  Tél. 01-44 54 53 00.<br />
</span></p>
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		<title>  La Trilogie de la villégiature</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2012/01/23/%c2%a0%c2%a0la-trilogie-de-la-villegiature/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 22:19:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[  La Trilogie de la villégiature de Carlo Goldoni, texte  français de Myriam Tanant, mise en scène d&#8217;Alain Françon.       Bien sûr, La Trilogie de la Villégiature ne serait sans doute pas si connue en France s&#8217;il n&#8217;y avait pas eu la mise en scène culte de Strehler et cette Trilogie de la Villégiature est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><em>  La Trilogie de la villégiature</em> </span></strong><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino">de Carlo Goldoni, texte  français de Myriam Tanant, mise en scène d&#8217;Alain Françon. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino">   <a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/307c3de6-4511-11e1-89d0-51f4dc7575e7.jpg" rel="lightbox[3964]"><img class="size-full wp-image-3979 alignright" style="margin: 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/307c3de6-4511-11e1-89d0-51f4dc7575e7.jpg" alt="" width="508" height="330" /></a>  Bien sûr, <em>La Trilogie de la Villégiature</em> ne serait sans doute pas si connue en France s&#8217;il n&#8217;y avait pas eu la mise en scène culte de Strehler et cette T<em>rilogie de la Villégiature</em> est constamment jouée dans son intégralité ou adaptée, comme l&#8217;avait fait récemment avec un certain bonheur (voir Le Théâtre du Blog: <a href="http://theatredublog.unblog.fr/2010/12/05/villegiature/">http://theatredublog.unblog.fr/2010/12/05/villegiature/</a>) un jeune metteur en scène comme Thomas Quillardet.<br />
Goldoni épingle les travers de la bourgeoisie vénitienne qui essaye maladroitement de copier la façon de vivre des aristocrates, sans en avoir les moyens financiers. Comme le dit Alain Françon, il sont dans le &laquo;&nbsp;paraître&nbsp;&raquo; et ne maîtrisent pas la situation. L&#8217;intrigue, pour être admirablement construite,  est un peu compliquée, donc pas la peine de vous la raconter en détail. </span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino">   Dans<em> La Manie de la villégiature</em>, deux familles  voudraient bien partir quelques semaines pour leur maison de campagne mais rien n&#8217;est vraiment dans l&#8217;axe et tout se complique: il n&#8217;y a pas assez de place dans les voitures, le tailleur ne veut pas livrer les robes et les vêtements à cause de  factures impayées, et c&#8217;est la même chose pour l&#8217;alimentation. L&#8217;argent devient alors comme chez Marivaux ou Tchekhov un élément déterminant dans les relations et les sentiments humains. Et quand les jeunes femmes font des crises de jalousie, et que le domestiques veulent avoir aussi leur mot à dire, rien ne va plus&#8230;</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino">   Dans la seconde partie, <em>Les Aventures de la villégiature,</em> comme souvent dans les maisons de campagne quand il y a une quinzaine de personnes, les aventures amoureuses vont bon train mais il y a toujours des accros dans le déroulement des journées, même si on ne  fait trop rien&#8230; C&#8217;est écrit dans une langue formidable où Goldoni nous  raconte le quotidien de cette société bourgeoise un peu décadente  avec une précision et une gourmandise étonnantes: les personnages, comme les rapports toujours difficiles entre maîtres et serviteurs, sont  saisis avec une justesse, une intelligence et une précision  exceptionnelles. On chercherait en vain une réplique inutile: tout est pesé avec raffinement. </span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino">   Goldoni a vraiment le sens  du dialogue et de l&#8217;intrigue; il sait observer la vie  au quotidien comme peu d&#8217;auteurs,   par exemple dans cette scène où les domestiques, à l&#8217;abri des querelles familiales et des histoires d&#8217;argent,  prennent,  eux,  du bon temps en bavardant et en buvant un verre de vin; &laquo;&nbsp;Jouissez chaque jour des joies que la vie vous apporte car la richesse est vaine chez les morts &laquo;&nbsp;, disait déjà le grand Eschyle!</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><em>   Le Retour de la villégiature</em>  a quelque chose d&#8217;assez grinçant , puisque Goldoni nous fait sentir au quotidien tout le pouvoir de l&#8217;argent que cette  bourgeoisie vénitienne n&#8217;a plus; en bref, les vacances sont bien finies et c&#8217;est le retour à Venise avec, les factures impayées, les fournisseurs pas contents,  et les ennuis  d&#8217;argent et de famille.. Bref, pas du tout, du tout  de notre époque! Quelle intelligence, quelle violence dans les mots: tout est dit avec précision non dénuée d&#8217;une certaine mélancolie comme si Goldoni savait qu&#8217;une époque se finissait.</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino">   Sans doute Alain Françon n&#8217;a-t-il  jamais signé une mise en scène aussi claire et aussi intelligente  et  il a su mettre toutes les chances de son côté: d&#8217;abord on sent qu&#8217;il a beaucoup travaillé à une dramaturgie la plus authentique possible , à partir du texte traduit par Myriam Tanant. Il rappelle que que Goldoni demandait que l&#8217;on joue la première pièce <em>allegro</em>, la seconde <em>andante</em> et la dernière <em>adagio,</em> et c&#8217;est ce qu&#8217;il a fait, en donnant un rythme exact à chaque scène avec beaucoup de virtuosité.<br />
Le début a sans aucun doute bien du mal à démarrer et Eric Ruff ne parait pas du tout à l&#8217;aise&#8230;  Mais ensuite,  quel feu d&#8217;artifice! Les comédiens sont dirigés par Alain Françon avec une maîtrise exemplaire. Et il a choisi des comédiens  incomparables,  qui éprouvent un vrai plaisir à jouer ensemble: entre autres et surtout, Anne Kessler (Vittoria)  avec ette voix acidulée qu&#8217;on lui connait, espiègle et rouée, sautillante: un vrai régal, et  Michel Vuillermoz (Ferdinando),  Bruno Rafaelli (Fulgenzio),Hervé Pierre (Filippo) et Guillaume Gallienne (Guglielmo) sont  tous vraiment savoureux à entendre et à voir. Et Elsa Lepoivre, et la toute jeune pensionnaire Giorgia Scalliet  remarquable en Giacinta et  d&#8217;une présence tout à fait étonnante. Aucun cabotinage, aucune facilité comme se le permettent certains comédiens quand ils jouent du Goldoni mais une cohérence et une unité dans le jeu assez exceptionnelle; c&#8217;est un peu comme si on plongeait directement dans une autre époque mais, en même temps on a le plaisir de goûter à un dialogue, grâce à la bonne traduction de Myriam Tanant,  d&#8217;une  virulence et  d&#8217;une  modernité exemplaire. </span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino">   Même si la dernière partie a parfois quelques petites longueurs (cela dure presque quatre heures et demi avec deux entractes), on ne voit pas le temps passer.</span> <span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino">Un bémol? Oui, un seul: les décors un peu tristounets de Jacques  Gabel  ne nous ont pas paru très justes  et ne sont  pas  à la hauteur de cette mise en scène de référence&#8230; Mais bon, il faudra faire avec. En revanche, vous pourrez déguster ce Goldoni dans  une  salle provisoire de 700 places  aussi belle que chaleureuse,  où l&#8217;acoustique est excellente et où l&#8217;on voit bien, qui a été récemment installée dans les jardins du Palais-Royal pour cause de travaux à la salle Richelieu.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino"><strong>Philippe du Vigna</strong>l</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua,palatino;color: #800000"> Salle provisoire de la Comédie-Française</span></p>
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		<title>Déjà là</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 13:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Déjà là, texte d&#8217;Arnaud Michniak, à partir d&#8217;entretiens et d&#8217;improvisations, mise en scène d&#8217;Aurélia Guillet.               C&#8217;est,  si on a bien compris la fin d&#8217;une soirée avec deux jeunes couples qui, entre deux bières qu&#8217;on boit directement à la bouteille, s&#8217;avouent leur amour mais aussi et surtout  leur difficulté à agir sur le monde, conscients [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: large"><em>Déjà là,</em> </span></strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: large">texte d&#8217;Arnaud Michniak, à partir d&#8217;entretiens et d&#8217;improvisations, mise en scène d&#8217;Aurélia Guillet.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: large">              C&#8217;est,  si on a bien compris la fin d&#8217;une soirée avec deux jeunes couples qui, entre deux bières qu&#8217;on boit directement à la bouteille, s&#8217;avouent leur amour mais aussi et surtout  leur difficulté à agir sur le monde, conscients de leur solitude malgré leur amitié .&nbsp;&raquo;Partir de notre situation de crise et comment s&#8217;y révèle l&#8217;essentiel dans ce qu&#8217;il a d&#8217;insaisissable. N&#8217;avoir recours qu&#8217;en nous. S&#8217;accepter à nu, tels que l&#8217;on est , déjà, démunis, traversés par ce qui nous échappe, et, en même temps, montre comment cette perte ou ce dessaisissement en soi peuvent  être paradoxalement porteurs de vitalité. découvrir de nouvelles possibilités en train de se constituer, peut-être à la limite du pensable. telle est l&#8217;uto</span><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: large"><em><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/seno-deja-la.jpg" rel="lightbox[3948]"><img class="size-full wp-image-3957 alignright" style="margin: 15px" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2012/01/seno-deja-la.jpg" alt="" width="500" height="152" /></a></em></span></strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: large">pie qui habite ce travail&nbsp;&raquo;, dit Aurélia Guillet, la metteuse en scène. Vous comprenez? Nous, pas très bien.</span><strong></strong>..<br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: large">  Sur une scène nue, coupée de châssis noirs ou gris, les quatre comédiens parlent à n&#8217;en plus finir dans un langage quotidien qui se veut trivial; les merde, bordel, putain, fusent très souvent. Il y a  sur scène deux tables carrées et quatre chaises en pin, tout droits sortis d&#8217;Ikéa. De temps en temps, une des deux jeunes femmes fait quelques exercices de petite acrobatie sur une chaise  et l&#8217;un des garçons fait les pieds au mur&#8230;<br />
Il y a aussi, comme pour dire tout le bruit et la fureur du monde, des images vidéo en noir et blanc ,souvent brouillées qui passent très vite: foules, visages d&#8217;enfants en groupe, immeubles sinistres de banlieue,voyageurs trainant leur valise à roulettes, etc&#8230;<br />
Ces images sont  sans doute la seule chose intéressante de ce travail; comme la scénographie que signe aussi Aurélia Guillet: entre autres, ce châssis du fond  qui glisse parfois pour laisser apparaître  le bel espace d&#8217;un  couloir blanc avant de se refermer très vite en silence. Un peu comme chez Bob Wilson.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: large">  Le texte d&#8217;Arnaud Michniak, par ailleurs chanteur/compositeur,  sort  d&#8217;entretiens recueillis qui sont ensuite passés  par le sas d&#8217;improvisations; il y a souvent des phrases répétitives  comme pour mieux  dire une certaine plongée dans l&#8217;onirisme.  Quant à cette &nbsp;&raquo; spirale évolutive&nbsp;&raquo; du langage ,  l&#8217;auteur qui nous livre cet accablant brouet, ne manque pas d&#8217;air quand il écrit cela. On se demande  en tout cas si quelqu&#8217;un au Théâtre de la Colline a lu ce texte aussi indigent  que prétentieux avant d&#8217;accueillir ce spectacle ennuyeux qui-si, si, c&#8217;est vrai-est aussi aidé par la Drac&#8230; On est quand même dans un Théâtre national !</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: large">  C&#8217;est d&#8217;autant plus dommage qu&#8217;Aurélia Guillet, qui n&#8217;est pas une débutante, fait preuve d&#8217;un solide métier: elle sait diriger des comédiens et elle sait aussi   inventer de belles images. On peut lui pardonner  mais mieux vaudrait qu&#8217;elle efface  cette chose de son c. v. et qu&#8217;elle comprenne que bien choisir un texte fait aussi partie du travail d&#8217;une metteuse en scène!<br />
C&#8217;est bien joli d&#8217;appeler à la rescousse Jean Genet, Georges Didi-Huberman, ou Edouard Glissant, récemment disparu  qui  parle avec gourmandise d&#8217;une écriture qui va perdre prochainement une partie de sa puissance au profit  d&#8217;une autre forme d&#8217;art  plus orale, et   Georges Bataille  dans  <em>L&#8217;Expérience intérieure</em> qui  évoque un non-savoir communiquant  l&#8217;extase.<br />
Ils sont convoqués dans le programme pour essayer de justifier une partie perdue d&#8217;avance : la metteuse en scène  essaye en vain de jouer  avec les mots, les corps, et les images.  </span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: large">Cela ne fonctionne pas du tout :impossible d&#8217;entrer dans cette forme  hybride texte/image/son, où il n&#8217;y a aucun langage dramatique.  D&#8217;autant plus que cette forme textuelle-dans le genre avant-garde de pacotille- n&#8217;a   pas véritable structure qui réussirait à nous emmener au-delà des mots. Cela en devient pathétique!<br />
Les quatre comédiens s&#8217;en sortent comme ils peuvent&#8230; Avec un beau moment quand, en silence, un  jeune homme et une jeune femme s&#8217;embrassent par dessus la table mais  &laquo;&nbsp;l&#8217;énergie qui se dégage de nos rencontres&nbsp;&raquo;,  comme dit  Michniak??? Et cette grande heure n&#8217;en finit pas de finir.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: large">  Alors,  à voir?  A votre avis?<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: large">Philippe du Vignal</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: large;color: #800000">Théâtre de la Colline jusqu&#8217;au 18 février. </span></strong></p>
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		<title>LO SPEZIALE</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 18:27:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>theatredublog</dc:creator>
				<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Lo Speziale, dramma giacoso per musica de Goldoni, opéra-bouffe de Franz-Joseph Haydn,  adaptation musicale de Claude-Andrée Brayer, mise en scène d&#8217;Anne-Marie Lazarini    Lo Speziale, c’est en français L’Apothicaire, le troisième (1778) des vingt opéras composés par Haydn, que montent Claude-Andrée Brayer, directrice du conservatoire de Cergy-Pontoise et Anne-Marie Lazarini, après avoir réalisé ensemble La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><em><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Lo Speziale, </span></strong></em><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">dramma giacoso per musica de Goldoni, </span><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">opéra-bouffe de Franz-Joseph Haydn,  adaptation musicale de Claude-Andrée Brayer, mise en scène d&#8217;Anne-Marie Lazarini</span><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"><em>   Lo Speziale</em>, c’est en français<em> L’Apothicaire</em>, le troisième (1778) des vingt opéras composés par Haydn, que montent Claude-Andrée Brayer, directrice du conservatoire de Cergy-Pontoise et Anne-Marie Lazarini, aprè<em>s </em>avoir réalisé ensemble<em> La Traviata</em> de Verdi, puis <em>Le mariage secret</em> de Cimarosa.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Sempronio, apothicaire, c&#8217;est à dire  épicier, et  herboriste,  prépare les médicaments,  et vend donc  dans sa spezeria des herbes, épices,  plantes médicinales, parfums, couleurs, cire, chandelles… Tuteur de la belle Grilletta, qui est convoitée par tous les hommes du quartier, il veut l’épouser, mais elle s’est déjà engagée avec Mengone, l’un de ses employés.<br />
Mais Volpino, riche et arrogant, la convoite aussi, et Grilletta se livre à un marivaudage qui désespère son amoureux. Quand Sempronio veut engager Grilletta dans un contrat de mariage établi par deux notaires qui ne sont autres que ses prétendants déguisés, et donc  rivaux de Sempronio,  ils lui font croire qu’il  signe une livraison de marchandises pour la Turquie. Son sang ne fait alors qu’un tour, et il abandonne l’amour pour les profits qu’il va réaliser là-bas. Quand les faux turcs se dévoilent, il réalise qu’il a perdu l’amour en même temps que l’argent.</span>..<br />
<span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium"> Dans un joli décor de François Cabanat et des costumes de Dominique Bourde, complices de toujours d’Anne-Marie Lazarini, cet opéra-bouffe  avec les musiciens et les chanteurs   de l’opéra-studio de Cergy-Pontoise<strong></strong> offre une bien agréable soirée&#8230;<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium">Edith Rappoport</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua,palatino;font-size: medium;color: #800000">Théâtre Artistic Athévains, jusqu’au 27 mars 2012 . T: 01 43 56 38 32, puis au Théâtre du Passage de de Neuchâtel et au Théâtre de Vevey (Suisse)</span></p>
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