<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Théâtre du blog</title>
	<atom:link href="http://theatredublog.unblog.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://theatredublog.unblog.fr</link>
	<description>critique et formation de spectacles</description>
	<lastBuildDate>Sat, 09 May 2026 14:29:55 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.7.5</generator>
	<item>
		<title>Leurs cœurs se balancer de Claudine Galea, mise en scène de Christophe Laluque</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/09/leurs-coeurs-se-balancer-de-claudine-galea-mise-en-scene-de-christophe-laluque/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/09/leurs-coeurs-se-balancer-de-claudine-galea-mise-en-scene-de-christophe-laluque/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 09:33:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[jeune public]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=85037</guid>
		<description><![CDATA[Leurs cœurs se balancer de Claudine Galea,  mise en scène de Christophe Laluque &#160; Un texte commandé pour un spectacle à Claudine Galea, une écrivaine reconnue de romans, pièces et livres pour enfants, textes radiophoniques&#8230; Elle a été artiste associée au Théâtre national de Strasbourg de 2015 à 2022, et l&#8217;est au Théâtre Nanterre-Amandiers depuis 2021. Ses [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium"><em><strong>Leurs cœurs se balancer</strong></em></span> <span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">de Claudine Galea,  mise en scène de Christophe Laluque</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<p dir="ltr" style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Un texte commandé pour un spectacle à Claudine Galea, une écrivaine reconnue de romans, pièces et livres pour enfants, textes radiophoniques&#8230; Elle a été artiste associée au Théâtre national de Strasbourg de 2015 à 2022, et l&rsquo;est au Théâtre Nanterre-Amandiers depuis 2021. Ses œuvres ont été mises en scène par, entre autres Stanislas Nordey et  Jean-Michel Rabeux&#8230; En 2021, sa pièce <i>Je reviens de loin</i> a été adaptée au cinéma par Mathieu Amalric sous le titre <i>Serre-moi fort.<br />
</i>Cela commence au crépuscule dans une forêt avec  une grande dame (Chantal Lavallée) en grand manteau léger parsemé de fleurs (Chantal Lavallée). Une petite fille  sans nom (Rosa Pradinas) part à la recherche de son identité. Elle rencontre Court-très-vite, un personnage courant après le temps et un Lapin sans visage (Clémentine Lebocey<strong>)</strong>. En leur compagnie, elle découvre l’amitié et la beauté des choses simples. Dans cette</span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> courte saga poétique (trente-cinq minutes),  l&rsquo;autrice célèbre la douceur de vivre, l’écoute aux autres. </span></p>
<div id="attachment_85043" style="width: 172px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/images-111.jpeg" rel="lightbox[85037]"><img class="size-full wp-image-85043" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/images-111.jpeg" width="162" height="108" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: xx-small">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium">Une scénographie quadri-frontale pas toujours facile à gérer et plutôt rare dans le théâtre pour enfants. Sur une moquette blanc-gris, des poteaux avec des fils lumineux conçus par Franz Laimé, figurent des arbres qui ressemblent à des sculptures contemporaines&#8230; pas très réussies. Il y a aussi, d&rsquo;une rare beauté mais peu mis en valeur, deux morceaux de troncs d&rsquo;arbre creux et éclairés à l&rsquo;intérieur, visiblement inspirés de Giuseppe Penone, le grand sculpteur du mouvement arte povera  qui a si bien raconté le végétal et le temps dépassant celui des êtres humains qui a lentement façonné ce bois.<br />
Cela nous rappelle une racine trouvée par un ami dans un ruisseau en Corse et que l&rsquo;eau, au fil des années avait lissé et créé une tête de de Gaulle. Immédiatement reconnu par ceux qui la voyaient, admiratifs devant ce qu&rsquo;ils croyaient être l&rsquo;œuvre d&rsquo;un sculpteur. Mais restant sceptiques quant à sa création par la seule Nature&#8230;</span><br />
<span style="font-size: medium"> Le texte de Claudine Galea ne manque pas de charme mais n&rsquo;est guère mis en valeur, à cause d&rsquo;une mise en scène et d&rsquo;une direction des actrices approximatives&#8230;  Et deux costumes sur les trois, sont ceux de la vie courante: donc banaux, et sans poésie aucune. </span><span style="font-size: medium">Christophe Laluque a sans doute voulu ouvrir une porte vers l&rsquo;imaginaire et permettre aux enfants de trois à six ans d&rsquo;intervenir mais ce qui est montré ici, ne fonctionne pas  et nous ne sommes pas arrivés à entrer dans un univers qui se voudrait ludique&#8230; Dommage.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium">Philippe du Vignal</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"><span style="color: #800000">Jusqu&rsquo;au 12 mai, Théâtre Dunois, 7 rue Louise Weiss, Paris (XIII ème). T. : 01 45 84 72 00.</span> </span></p>
<p><span style="font-size: medium"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/09/leurs-coeurs-se-balancer-de-claudine-galea-mise-en-scene-de-christophe-laluque/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Adieu Philippe Foulquié</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/08/adieu-philippe-foulquie/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/08/adieu-philippe-foulquie/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 08:59:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=85028</guid>
		<description><![CDATA[Adieu Philippe Foulquié Nous apprenons la nouvelle à une terrasse de café place du Palais-Royal, des larmes tombent dans mon gin-fizz. Philippe Foulquié, ah! non, on ne peut l’imaginer mort. Quoiqu’il en coûte, j’irai à son enterrement même à Marseille. Il a été le premier à programmer notre théâtre de l’Unité, une compagnie sans passé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Adieu Philippe Foulquié</strong></span></p>
<div id="attachment_85033" style="width: 122px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/images-11.jpeg" rel="lightbox[85028]"><img class="size-full wp-image-85033" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/images-11.jpeg" width="112" height="140" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Nous apprenons la nouvelle à une terrasse de café place du Palais-Royal, des larmes tombent dans mon gin-fizz. Philippe Foulquié, ah! non, on ne peut l’imaginer mort. Quoiqu’il en coûte, j’irai à son enterrement même à Marseille. Il a été le premier à programmer notre théâtre de l’Unité, une compagnie sans passé aucun,à Argenteuil en 1972. Dans une salle de mille places, servant surtout aux congrès du Parti Communiste Français, nous allons  jouer <em>L&rsquo;Avare and Co</em> et il nous envoie faire une parade devant la gare&#8230; Une horreur, nous n’attirons personne.  Pourtant, cela va être le commencement du théâtre de rue en France: juste après, nous allons réitérer à Aix-en-Provence où Jean Digne, directeur du Centre Culturel, avait pressenti tout un futur&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><br />
Philippe travaillera trois ans à nos côtés  et sa 2CV sera la scène du petit spectacle de rue <em>La 2CV-Théâtre</em> que nous allons jouer  vingt ans. </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Nous le retrouverons plus tard à Marseille, où il a cofondé la Friche de la Belle de mai, un nouveau concept&#8230; Philippe était un administrateur mais aussi un inventeur, un poète. Grâce à lui, en marge des institutions, une nouvelle forme de culture était en train de naître.<br />
Des enterrements comme celui-ci, j’en voudrais tous les jours. Lundi 27 avril à 15 heures, place des Horizons au cœur de la Friche, on dépose son cercueil sous les applaudissements de cinq cent personnes. Puis il y a des  prises de paroles,  la famille, Benoît son fils, ses ses proches  les institutionnels sont là.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Julien Blaine, poète et maire-adjoint à l&rsquo;époque, écarte les bras et dit juste: &laquo;&nbsp;Voilà nous y sommes, vous êtes là. &nbsp;&raquo; Il avait écouté Philippe qui avait eu l’idée de faire racheter l&rsquo;immense site de la SEITA à la Belle de mai (III ème)  par la Ville de Marseille. Ce qui fut fait pour 1 € symbolique&#8230;<br />
Les artistes nous font le magnifique portrait d’un véritable homme de gauche, humaniste et gourmand&#8230;  Et les voisins de son cabanon au grand Méjean, la calanque d&rsquo;Ensuès-la-Redonne (6.000 habitants) près de Marseille, prennent la parole&#8230; Aucun besoin de curé pour le rituel: les cinq cent personnes sont là, bien ensemble, unies: une vraie religiosité, tout est digne: pas de bla-bla et nous rions à travers  nos larmes.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Maylis de Kérangal, prix Médicis  pour <em>La Corniche Kennedy,</em> un roman qui se passe à Marseille  et ex-résidente à la Belle de mai, nous rappelle l’optimisme de Philippe et ses «vachement bien». Et même, quand cela ne l’était pas, il disait : &laquo;&nbsp;Ce sera vachement bien&nbsp;&raquo;.<br />
Marie-Josée Ordener et Fabrice Lextrait, les restaurateurs des grandes tables une idée exportée au Chanel-Scène nationale de Calais et autres lieux, sont aussi là. Fabrice, cet homme de l’ombre, a théorisé l’art des friches avec sa femme Béa.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> L’inhumation a lieu à Ensuès-la-Redonne. Philippe Illac, le maire, est fier de son mort illustre. Et, magie totale, au bord de la calanque, une table est dressée par Marie-Josée.  Pieds-paquets, mets préféré de Philippe avec du vin frais,. Il y a aussi la mer, la douceur de vivre, loin des horribles crémations du père Lachaise en   trente ou soixante minutes maximum, au choix,! L’art des funérailles dégénère! Mais des enterrements comme celui-ci,  j’en redemande.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Jacques Livchine, ex-directeur  avec Hervée de Lafond du Théâtre de l&rsquo;Unité à Audincourt ( Doubs). </span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/08/adieu-philippe-foulquie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tous coupables sauf Thermos Grönn de Romane Nicolas, mise en scène de Sacha Vilmar</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/07/tous-coupables-sauf-thermos-gronn-de-romane-nicolas-mise-en-scene-de-sacha-vilmar/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/07/tous-coupables-sauf-thermos-gronn-de-romane-nicolas-mise-en-scene-de-sacha-vilmar/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 15:26:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=85016</guid>
		<description><![CDATA[Tous coupables sauf Thermos Grönn de Romane Nicolas, mise en scène de Sacha Vilmar Inspirée par l’affaire Carlos Ghosn, homme d&#8217;affaires brésilien qui fit la une de tous journaux. Vous vous souvenez de cet ancien élève de l&#8217;École polytechnique puis de l&#8217;École des mines à Paris. D&#8217;abord ingénieur chez  Michelin, il reste y durant dix-huit ans: en France, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong><em>Tous coupables sauf Thermos Grönn</em> </strong>de Romane Nicolas, mise en scène de Sacha Vilmar</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Inspirée par l’affaire Carlos Ghosn, homme d&rsquo;affaires brésilien qui fit la une de tous journaux. Vous vous souvenez de cet ancien élève de l&rsquo;École polytechnique puis de l&rsquo;École des mines à Paris. D&rsquo;abord ingénieur chez  Michelin, il reste y durant dix-huit ans: en France, Allemagne puis au Brésil. Grâce à lui, le groupe retrouve une rentabilité en vingt-quatre mois. Ensuite président de Michelin en Amérique du Nord, il obtient la même réussite, avec une réduction sévère des effectifs. Arrivé chez Renault en 96 comme directeur général-adjoint, il joue un rôle-clé dans son redressement économique.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Puis il dirigera brillamment le groupe japonais Nissan mais  avec une suppression de 21 000 postes et la fermeture de cinq usines&#8230; Mais des soupçons de malversations pèsent sur Carlos Ghosn et des procédures sont ouvertes contre lui au  Japon, en France, Suisse, et aux Pays-Bas et aux États-Unis. En 2018, soupçonné d&rsquo;abus de biens sociaux, il sera arrêté et emprisonné. On estime qu&rsquo;il gagnait quinze millions € par an!</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Libéré plus tard sous caution de 7,9 millions d&rsquo;€ mais frappé de quatre inculpations pour corruption, il restait très surveillé et interdit de quitter le Japon. Mais fin  2019, Carlos Ghosn prépare sa fuite et avec chapeau et masque chirurgical, il va retrouver deux prétendus musiciens qui le cachent dans une malle pour instruments sur roulettes, percée de soixante-dix  trous pour qu&rsquo;il puisse respirer&#8230; Mis dans un avion privé,  il arrivera, via Istanbul, au Liban, son pays d&rsquo;origine&#8230;</span></p>
<div id="attachment_85018" style="width: 1034px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/tcstg_fabrice-robin2.jpg1_-e1778166437788.jpg" rel="lightbox[85016]"><img class="size-large wp-image-85018" alt="©Fabrice Robin" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/tcstg_fabrice-robin2.jpg1_-1024x731.jpg" width="1024" height="731" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©Fabrice Robin</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">C&rsquo;est toute cette histoire rocambolesque que raconte Romane Nicolas dans une langue aux néologismes savoureux.  de Rabelais grand amateur du genre l&rsquo;avait précédé avec anicroche, automate, frugal, génie, haltère, quintessence .. eux entrés dans le parler quotidien<strong>.</strong> <strong> </strong>Ici, ceux de l&rsquo;autrice ne sont pas aussi mal du tout: <strong> </strong>extraditionner, hiscroire mais aussi jeu sur les déformations de mots souvent répétés:  &laquo;&nbsp;Mais pour pisser le checkin de l’aréroport&nbsp;&raquo;<br />
Avec souvent en plus des allitérations volontaires (trois v et trois q): qui vont vouloir voir quoi qu&rsquo;y a dans la malle. Ou (trois  f, six p, six v): &lsquo;Non, parce qu&rsquo;on va vous foirer un faux pisseport, et on mettra votre vrai pisseport dans la poche à pisseport du passager juste devant nous comme ça quand qu&rsquo;il  va vouloir pisser il se foirera arrêter à votre place. &nbsp;&raquo; Vous êtes en état d&rsquo;attestation.&nbsp;&raquo;  &nbsp;&raquo; Affoires sensibles,  une émission de France Imper.&nbsp;&raquo;</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Ou encore répétition d&rsquo;une phrase: &nbsp;&raquo; Tailleurz- Qu&rsquo;y vont se douter de quelque chose ! Policier Germont– Qu&rsquo;on commence à se douter de quelque chose. Tailleurz- Oh non ! Qu&rsquo;ils commencent à se douter de quelque chose ! Ou répétition d&rsquo;un mot exact trois seule fois ou déformé vingt-quatre fois : &laquo;&nbsp;l’inexorable ballet des éboueurs auquel iels auraient assisté avec inexorabilité. Inexorablement, iels inexoreraient le lieu maudit où vous auriez été inexoré pour votre inexorable inexorage. J&rsquo;inexorerais alors tous les moyens de vous inexorer. Mais le tapis roulant de la broyeuse incinératrice sur lequel vous auriez été inexoré vous inéxorerait inexorablement vers votre inexorable inexore. Inexorant l’inexore que j’aurais alors inexoré, victorieuse et magnifique, j’inexorerais dans l’inexorable déchetterie, vous inexorant de l’inexorable broyeuse! Inexorablement saufs, nous inexorerions l&rsquo;inexorage des inexores pour notre inexorable évasion. Alors, inexorablement, nous inexorerions à l&rsquo;aréroport.&nbsp;&raquo;<br />
Ou changement de sens : foirer pour:  faire, encartez vous pour: écartez vous&#8230;(&#8230;) &laquo;&nbsp;La boîte a pété. Bon d&rsquo;accord, j&rsquo;avoue trout, ah ! C&rsquo;est moi qui ai pété.&nbsp;&raquo; </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Ou encore les énumérations dites à plusieurs: &laquo;&nbsp;Les lacs, les chemins, l’eau potable, les enfants, les travailleurz, les chomeurz, les vieux, les chiens, les renards, la couleur des feuilles et l’hydrométrie. Tailleurz– les caddies, les mines de diamant, les actions des chez Renault, les bibliothèques universitaires, les chaines de télévision, les théâtres publics, les maisons d’édition, les hôpitaux, les cliniques, les Lamborginis, les paons, les Rolls Royce, les toutes petites souris(&#8230;) Il y mit tout dans la malle et tout y rentra dans la malle car tout rentrait dans la malle : les ouvriers, leurs crédits et leurs maisons, leurs voitures et leurs rentes, leurs charges et les enceintes connectées, les prix du chauffage et leurs ministres, leurs bulletins de votes, leurs pains et la TVA de leurs pains. &nbsp;&raquo;<br />
Et la fin est du même tonneau: &laquo;&nbsp; </span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Tout rentrait dans la malle /– Alors Thermos mit tout dans la malle/ Puisque tout y rentrait pourquoi ne pas tout y mettre surtout que tout y rentrait./ Et une fois que tout y fut, tout y était.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong></strong>C&rsquo;est en juste une heure, une<strong> </strong>sorte de fable aussi absurde que grotesque remarquablement mise en scène et au langage des plus verdoyants: les grands-pères Eugène Ionesco et Samuel Beckett ne sont jamais très loin. Fanny Colnot (Thermos Grönn), Etienne Guillot (Policier Germont, l’Archange Michel, etc.), Véronique Mangenot (Policière Verdi, le Juge de tous les trucs, etc.) et Sacha Vilmar (Tailleur et Lutin) jouent, avec une précision gestuelle et une impeccable diction, l&rsquo;histoire de cette évasion hors-normes d&rsquo;un personnage aussi considérable qu&rsquo;un chef d&rsquo;Etat&#8230;mais planqué dans une malle comme un vulgaire truand. Et malgré un dispositif scénique important,  de nombreux costumes vu le nombre de personnages joués par seulement quatre interprètes, il n&rsquo;y aucune rupture de rythme. Chapeau&#8230;<br />
La scénographie d’Emmanuel Charles avec quatre lieux installés sur un plateau tournant, poussé par les acteurs, est une merveille, et le spectacle lui doit beaucoup; à la fois d&rsquo;une belle picturalité mais aussi pratique, avec portes en biseau, accessoires comme cette malle à trous pour laisser passer la tête et les bras de Thermos Grönn, ou une énorme clé rouge accrochée au mur de la prison&#8230; Il y a ici une parfaite unité entre le contenu linguistique des plus foutraques employé ici et les différents lieux comme le salon, la prison&#8230; Les costumes, perruques, postiches, tous très soignés, sont aussi déjantés que poétiques. Comme les éclairages. Ce n&rsquo;est sans doute pas aussi drôlatique, qu&rsquo;un ami journaliste nous l&rsquo;avait annoncé mais cela dépend, bien sûr, des soirs. En tout cas, hier, le public assez jeune, riait peu mais ne boudait pas son plaisir devant cette farce grinçante et remarquablement jouée.  </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Philippe du Vignal</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000">Jusqu&rsquo;au 24 mai, Théâtre de la Tempête, Cartoucherie de Vincennes, route du champ de manœuvre. T. : 01 43 28 36 36<br />
Métro: Château de Vincennes + navette gratuite à hauteur du point information de la station-terminus de la ligne 1;  monter en tête et prendre la sortie n°4. Passage toutes les 15/20 min avant le début du spectacle et retour assuré au métro jusqu&rsquo;à 1 h après la fin. </span></p>
<p>.</p>
<blockquote><p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/07/tous-coupables-sauf-thermos-gronn-de-romane-nicolas-mise-en-scene-de-sacha-vilmar/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>(poièsis) Texte poètes-ses du XVI ème au XXI ème siècles, mise en scène de Jérémie Sontag et Florian Goetz</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/06/poiesis-texte-poetes-ses-du-xvi-eme-au-xxi-eme-siecles-mise-en-scene-de-jeremie-sontag-et-florian-goetz/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/06/poiesis-texte-poetes-ses-du-xvi-eme-au-xxi-eme-siecles-mise-en-scene-de-jeremie-sontag-et-florian-goetz/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 10:31:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[jeune public]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=85008</guid>
		<description><![CDATA[(poièsis) Texte poètes-ses du XVI ème au XXI ème siècles, mise en scène de Jérémie Sontag et Florian Goetz &#171;&#160;Comment appréhender notre monde sans donner prise au désespoir ou à la résignation ? dit Jérémie Sontag. Au cœur même du public, à travers une immersion poétique éruptive, deux acteurs nous reconnectent à nous-mêmes, à l&#8217;autre et au [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify" title="Page 7">
<div>
<div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><em><strong>(poièsis) </strong></em>Texte poètes-ses du XVI ème au XXI ème siècles, mise en scène de Jérémie Sontag et Florian Goetz</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">&laquo;&nbsp;Comment appréhender notre monde sans donner prise au désespoir ou à la résignation ? dit Jérémie Sontag. Au cœur même du public, à travers une immersion poétique éruptive, deux acteurs nous reconnectent à nous-mêmes, à l&rsquo;autre et au vivant. Munis de papier, de post-it et d’une enceinte portable, ils nous entraînent dans un voyage à travers la poésie (&#8230;) En nous la rendant organique, ils nous font ressentir sa sensibilité, sa pulsation et sa musicalité&#8230; (poíèsis) décale nos regards et nous aide à mieux percevoir la richesse de nos identités multiples pour envisager un monde commun.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Ce spectacle de quarante minutes + dix minutes d&rsquo;entretiens a déjà été joué dans de nombreux lycées et collèges. Et cela se passe dans une salle de cours au lycée Victor Duruy, Paris ( VIIème) Plus de mille élèves </span><span style="font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-family: book antiqua, palatino">avec </span></span><span style="font-family: book antiqua, palatino">99% de réussites au bac donc 83% de mentions, un panel de langues: Allemand, Anglais, Chinois, Espagnol, Grec ancien, Italien, Latin.. Avec deux hypokhâgnes et une khâgne, et  Et doté des enseignements artistiques : histoire des Arts, options danse ou arts plastiques, atelier théâtre. Tiens ce fut aussi le lycée des actrices: Silvia Monfort, Maria Casarès, Anémone, Isabelle Carré, Lou Doillon, Laure Duthilleul&#8230;</span></span></p>
<div>
<div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_85009" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/poiesis-33-e1778063247754.jpg" rel="lightbox[85008]"><img class="size-medium wp-image-85009" alt="© Gilles Rammant" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/poiesis-33-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Gilles Rammant</span></p></div>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Dans cette salle de cours, n</span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-family: book antiqua, palatino">i</span> scène ni estrade ni costumes et pour seules lumières, celles des plafonniers. Et des chaises pour une quarantaine d&rsquo;élèves de quatrième et troisième. Bref, le strict minimum pour se laisser embarquer dans un voyage poétique dont les auteurs et autrices et auteurs sont français mais pas que&#8230; Et issus de nombreux pays. Célèbres, connus ou moins&#8230;</span></p>
</div>
</div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Ainsi Kae Tempest, un poète, rappeur, et dramaturge anglais de quarante ans, ouvre le bal: &laquo;&nbsp;Les gens se rencontrent par hasard, tombent amoureux, s’éloignent Des ados alcoolisés traînent dans le parc et regardent la nuit tomber. Les travailleurs fixent l’horloge, tripotent leurs stylos Parker/pendant que les grand-mères négocient avec les vendeurs au marché. (&#8230;) &nbsp;&raquo;Ici où les enfants jouent et rient jusqu&rsquo;à s&rsquo;effondrer c&rsquo;est chat-bisous et danse/ Puis des chambres mal éclairées et leur lots de regrets/ Trop vite trop tôt trop lent trop long On bouge toute la journée sans pouvoir avancer.&nbsp;&raquo; (&#8230;) </span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><br />
Suivra Valère Novarina, notre grand poète et dramaturge disparu en janvier dernier: &laquo;&nbsp;Je suis fatigué, éreinté, kaputt, dans les choux, ras dans les choses, lessivé, plus bas que terre, dans les cordes, sur les rotules, à la ramasse, maffi, dans le potage, sur cent dix volts, vivement ce soir qu’on s’couche, schlasss, naze, vanné, nazebrock, k.-o., rétamé, claqué, rincé, h.s.,</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Puis, Louise Labé (1524-1566) redécouverte seulement  au XIX ème siècle  et son célèbre et si étonnamment moderne: &nbsp;&raquo; Je vis, je meurs, je me brûle et me noie,/J’ai chaud extrême en endurant froidure,/La vie m’est trop molle et trop dure./J’ai grands ennuis entremêlés de joie.&nbsp;&raquo;<br />
Et sa presque contemporaine Marguerite de Valois (1492-1549), sœur de François Ier, autrice de brillantes </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><em>Stances amoureuses </em></span><span style="font-family: book antiqua, palatino">:<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> &laquo;&nbsp;</span></span><span style="font-size: medium">Nous n&rsquo;aurons qu&rsquo;une vie et n&rsquo;aurons qu&rsquo;un trépas. Je ne veux pas ta mort, je désire la mienne.Mais ma mort est ta mort et ma vie est la tienne. Ainsi, je veux mourir et je ne le veux pas.&nbsp;&raquo;</span></p>
<div id="attachment_85010" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/poiesis-4.jpg" rel="lightbox[85008]"><img class="size-medium wp-image-85010" alt="© Gilles Rammant" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/poiesis-4-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Gilles Rammant</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Il y a aussi ce <em>Défi à la force</em> de David Diop (1927-1960),  poète sénégalais mort jeune dans un accident d&rsquo;avion: &laquo;&nbsp;Toi qui plies, toi qui pleures/ Toi qui meurs un jour sans savoir pourquoi/Toi qui ne regardes plus avec le rire dans les yeux Toi au visage de peur et d’angoisse/ Relève-toi et crie : NON</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Et Arthur Rimbaud écrit son célébrissime <em>Bateau ivre</em> à seize ans, l&rsquo;âge des élèves ici  réunis: </span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">&laquo;&nbsp;Je sais le soir, l&rsquo;Aube exaltée ainsi qu&rsquo;un peuple de colombes.. Et j&rsquo;ai vu quelque fois ce que l&rsquo;homme a cru voir.&nbsp;&raquo; </span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Et on connait bien de son ami Paul Verlaine: &laquo;&nbsp;Il pleure dans mon cœur/Comme il pleut sur la ville ;Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœur ?/ Ô bruit doux de la pluie/ Par terre et sur les toits ! Pour un cœur qui s’ennuie, Ô le chant de la pluie !Il pleure sans raison/Dans ce cœur qui s’écœure. /Quoi ! nulle trahison ?&#8230;/ Ce deuil est sans raison. /C’est bien la pire peine/De ne savoir pourquoi/ Sans amour et sans haine / Mon cœur a tant de peine !&nbsp;&raquo;<br />
On ne peut citer tous les poèmes mais quand même <em>Désirs</em></span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> d&rsquo;Abdourahman Waberi, écrivain djiboutien:  Je suis le bruissement du monde/le balancement inapaisé entre ici et ailleurs/la frondaison muette du cactus/le bois rugueux qui recouvre le gecko/les rais du caméléon jaune soleil/le lit du livre-monde où les pages sont autant des vagues de la quête toujours recommencée&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Les poèmes sont impeccablement dits par Florian Goetz et  et Jordan Sajous à un endroit ou à un autre de la salle mais toujours au plus près des spectateurs. Les acteurs collent aussi aux murs des feuilles de couleur avec un mot par feuille: moins convaincant mais pas un mot, ps un chuchotement, pas un téléphone allumé et l&rsquo;attention de ces jeunes élèves ne se relâche jamais devant ce spectacle, simple, généreux et efficace&#8230; et sans micro H.F. ni fumigènes.  Qui a dit que personne ne n&rsquo;intéressait à la poésie? Si vous êtes en Avignon, loin des machins très longs, nocturnes et pas toujours passionnants, uns louchette  de poésie, cela ne se refuse pas et ce (<em>poièsis</em>) vaut le détour.<br />
Avignon, cela peut être aussi l&rsquo;occasion de se faire plaisir&#8230; </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Philippe du Vignal</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000">Ce spectacle sera joué du 6 au 23 juillet au Onze, 11 boulevard Raspail, Avignon.</span></p>
</div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/06/poiesis-texte-poetes-ses-du-xvi-eme-au-xxi-eme-siecles-mise-en-scene-de-jeremie-sontag-et-florian-goetz/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Des Hommes endormis de Martin Crimp, traduction d&#8217;Alice Zeniter, mise en scène de Ludovic Lagarde</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/05/des-hommes-endormis-de-martin-crimp-traduction-dalice-zeniter-mise-en-scene-de-ludovic-lagarde/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/05/des-hommes-endormis-de-martin-crimp-traduction-dalice-zeniter-mise-en-scene-de-ludovic-lagarde/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 17:33:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84985</guid>
		<description><![CDATA[Des Hommes endormis de Martin Crimp, traduction d&#8217;Alice Zeniter, mise en scène de Ludovic Lagarde Le dramaturge anglais a écrit de plus de quinze pièces, toutes jouées en France dont La Ville, Dans la République du bonheur, La Campagne&#8230;Cette pièce commandée par le Schauspielhaus d&#8217;Hambourg  y a été créée en 2018 mais n&#8217;a jamais encore [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div title="Page 4">
<div>
<div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><em><strong>Des Hommes endormis</strong></em> de Martin Crimp, traduction d&rsquo;Alice Zeniter, mise en scène de Ludovic Lagarde</span></p>
<div title="Page 5">
<div>
<div>
<div title="Page 5">
<div>
<div>
<div style="text-align: justify" title="Page 8">
<div>
<div>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Le dramaturge anglais a écrit de plus de quinze pièces, toutes jouées en France</span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> dont <em>La Ville,</em> <em>Dans la République du bonheur</em>, <em>La Campagne&#8230;</em></span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Cette pièce commandée par le Schauspielhaus d&rsquo;Hambourg  y a été créée en 2018 mais n&rsquo;a jamais encore été montée en France. Cela se passe justement à Hambourg, à deux heures du matin, chez Julia et Paul, la cinquantaine, ex-universitaires. Julia est directrice dans une agence d’art contemporain et Paul, producteur de musique électronique. Ils ont consacré leur vie au travail et leur bel appartement est fonctionnel mais assez froid.<br />
Julia </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">évoque leur vide de leur vie et l’enfant qu’ils auraient pu avoir mais qu&rsquo;ils n’auront jamais: &laquo;&nbsp;Oh! Tu avais cette petite flamme intérieure autrefois.  Moi aussi. Nous avions un peu plus de flamme maintenant, nous n&rsquo;en avions plus du tout. Dans notre travail, peut-être.&nbsp;&raquo; Chez Julia et Paul qui pourraient être les parents de Josefine et Tilman, le travail à haute dose a effacé sexualité, voire désir d’enfant.<br />
</span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Elle dit à Paul qu’elle a invité sa nouvelle et jeune collaboratrice Joséfine et son compagnon Tilman. Mais rien n&rsquo;a été prévu à boire et à manger! Il est déjà tard et ils sonnent à la porte! Après avoir vécu intensément: drogues, alcool&#8230; ce couple commence à travailler&#8230; On apprendra cette nuit-là que Josefine est enceinte mais elle n&rsquo;en a rien dit à Tilman&#8230;<br />
</span><span style="font-size: medium">Il y a parfois un conflit de générations entre Julia et Paul en cette nuit étrange où ils apprennent à se connaître. Paul lui, semble avoir des tendances nettement homosexuelles et ira à danser avec Tilman.  Mais pendant que Julia et Joséfine travaillent à un texte sur un ordinateur ( mais on ne croit pas une seconde à cette scène bâclée) les hommes  ont disparu : ils se sont endormis. Et voilà&#8230;</span> <span style="font-size: medium">Noir: la piécette est finie!</span></p>
<div id="attachment_84998" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/des-hommes-endormis-lequipe-autour-de-martin-crimp-photo-camille-jacquelot-e1777972580170.jpg" rel="lightbox[84985]"><img class="size-medium wp-image-84998" alt=" © Camille Jacquelot" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/des-hommes-endormis-lequipe-autour-de-martin-crimp-photo-camille-jacquelot-300x156.jpg" width="300" height="156" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small">© Camille Jacquelot  L&rsquo;équipe autour de Martin Crimp au centre</span></p></div>
<p><span style="font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino">Et sur le plateau?  Il y a une grande pièce assez froide avec  hauts murs latéraux blancs et, dans le fond, une baie vitrée légèrement opaque donnant sur un balcon. Un réfrigérateur-congélateur  et évier métallique dans un angle, une table, deux chaises, un lampadaire un gros magnéto des années soixante.<br />
</span></span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Cela commence par une belle image de deux personnes qu&rsquo;on voit en ombres sur le balcon. Puis Julia (Cristèle Tual) se lance dans un quasi monologue et les petites scènes se suivent sans grand intérêt: le texte difficile à comprendre, si on n&rsquo;a pas lu la note d&rsquo;intention, est d&rsquo;une rare platitude. On retrouve ici le quatuor: un couple d&rsquo;universitaires dans une soirée avec  un autre plus jeune, des personnages brillamment imaginés par Edward Albee dans sa célèbre pièce<em> Qui a peur de Virginia Woolf  </em>(1963)<em>.<br />
</em>Adaptée au cinéma trois ans plus tard par  Mike Nichols, elle a depuis été copiée un peu partout. Et ici,  l&rsquo;auteur s&rsquo;est aussi visiblement inspiré d&rsquo;Harold Pinter. Mais le texte part un peu dans tous les sens, n&rsquo;a jamais la rigueur et l&rsquo;efficacité de ceux du grand dramaturge britannique: scénario limite, dialogues assez faible, longueurs, personnages sans consistance et peu crédibles&#8230; Et cette œuvrette se termine,  plutôt qu&rsquo;elle ne finit&#8230; quatre vingt-dix minutes après</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> &laquo;&nbsp;La révolution numérique, dit Ludovic Lagarde, a inventé une société liquide dans un capitalisme fluide qui abolit les frontières entre espace privé/intime et espace professionnel/public.&nbsp;&raquo; Soit&#8230; Mais on ne sent rien de tout cela sur la plateau où il ne se passe pas grand-chose. Comment s&rsquo;intéresser à ces semblants de personnages d&rsquo;un théâtre poussiéreux que Martin Crimp s&rsquo;applique -laborieusement- à &laquo;&nbsp;faire contemporain&nbsp;&raquo;. Et qui distille un ennui certain. Le dramaturge anglais a écrit des pièces d&rsquo;une autre dimension, que celle-ci, née d&rsquo;une commande. Ceci expliquerait-il cela?</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Quant à la direction d&rsquo;acteurs&#8230; Cristèle Tual, pourtant excellente actrice, en fait parfois des tonnes (pour remplir le vide?), Laurent Poitrenaux (Paul) lui, semble s&rsquo;ennuyer, presque toujours assis, comme absent&#8230; Guillaume Costanza (Tilman), pas très à l&rsquo;aise, boule souvent son texte. Seule, Hortense Girard (Joséfine)  arrive, malgré tout, à imposer ce personnage de jeune assistante et éclaire heureusement le plateau de sa présence. </span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Mais rien à faire, les dialogues, sauf à de rares moments, n&rsquo;arrivent jamais à décoller et le metteur en scène-pourquoi il est allé chercher ce texte?- a bien du mal à créer le climat onirique qu&rsquo;il voudrait imposer. &laquo;&nbsp;Cela parle des rêves enfouis, de cet espèce d&rsquo;état des lieux d&rsquo;une génération, dit Ludovic Lagarde&nbsp;&raquo;. Mais on ne sent rien de tout cela et on se demande pourquoi il y a des noirs qui cassent un rythme déjà poussif. Le spectacle a été mollement applaudi! Bref, il n&rsquo;y a aucune urgence à aller à l&rsquo;Athénée.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><br />
Philippe du Vignal</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000">Jusqu&rsquo;au  24 mai, Théâtre de l&rsquo;Athénée-Louis Jouvet, square Louis Jouvet, Paris (VIII ème) .</span></p>
</div>
</div>
</div>
<div title="Page 7">
<div>
<div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000"> Le texte a été publié par les éditions de l’Arche en 2019.</span></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/05/des-hommes-endormis-de-martin-crimp-traduction-dalice-zeniter-mise-en-scene-de-ludovic-lagarde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les Demoiselles de Rochefort adaptation du film de Jacques Demy, mise en scène de Gilles Rico, musique de Michel Legrand</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/05/les-demoiselles-de-rochefort-adaptation-du-film-de-jacques-demy-mise-en-scene-de-gilles-rico-musique-de-michel-legrand/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/05/les-demoiselles-de-rochefort-adaptation-du-film-de-jacques-demy-mise-en-scene-de-gilles-rico-musique-de-michel-legrand/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 17:09:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[comedie musicale]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=85001</guid>
		<description><![CDATA[Les Demoiselles de Rochefort, adaptation du film de Jacques Demy, mise en scène de Gilles Rico, musique de Michel Legrand Pourquoi et comment une œuvre devient-elle mythique? Les Parapluies de Cherbourg (1964) est récompensé par la Palme d&#8217;or au festival de Cannes, un film chanté entre autres par Catherine Deneuve qui avait été entièrement doublée par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><em><b>Les Demoiselles de Rochefort</b></em>, adaptation du film de Jacques Demy, mise en scène de Gilles Rico, musique de Michel Legrand</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Pourquoi et comment une œuvre devient-elle mythique? <em>Les </em><em>Parapluies de Cherbourg</em> (1964) est récompensé par la Palme d&rsquo;or au festival de Cannes, un film chanté entre autres par Catherine Deneuve qui avait été entièrement doublée par Christiane Legrand, la sœur du compositeur.<br />
<em>Les Demoiselles de Rochefort</em><em> </em>(1967), une comédie musicale jouée, chantée et dansée, est le cinquième long métrage de Jacques Demy mais aussi sa cinquième collaboration avec Michel Legrand. Et, en 2016, la scène d&rsquo;ouverture du film <em>La La Land</em><b> </b>rend hommage à celle des <em>Demoiselles de Rochefort</em><em>.</em> A sa sortie, les critiques étaient assez élogieux. &laquo;&nbsp;Pour parler des <em>Demoiselles de Rochefort</em><em>,</em> il faudrait recourir au délicieux vocabulaire des confiseurs, écrivait un Jean-Louis Bory enthousiaste dans <em>Le Nouvel Observateur</em>. C’est un film devant lequel on se lèche les doigts. Moi qui suis gourmand comme un vieux matou, je me régale.&nbsp;&raquo; Mais d’autres émettaient des réserves&#8230; Ainsi, les &laquo;&nbsp;sœurs Dorléac» (Catherine Deneuve et Françoise Dorléac) sont juste citées par les critiques du <em>Masque et la Plume </em>qui  minimisent leur performance. Ils trouvent aussi que &laquo;&nbsp;Gene Kelly est un peu vieux», et que &laquo;&nbsp;Michel Piccoli ne danse pas très bien ». Certains pensent même que  le film est &laquo;&nbsp;trop sucré, trop bien fait »Tous les interprètes sont doublés quand ils chantent, sauf Danielle Darrieux, actrice française célèbre comme Gene Kelly et George Chakiris, grandes vedettes aux Etats-Unis. Le film qui avait été doublé en anglais, devait y faire carrière mais n&rsquo;eut pas grand succès..<br />
</span></p>
<div id="attachment_85002" style="width: 460px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/img_8432-e1778000178899.jpg" rel="lightbox[85001]"><img class="size-full wp-image-85002" alt="© Valentin Folliet" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/img_8432-e1778000178899.jpg" width="450" height="337" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Valentin Folli</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Cette adaptation pour la scène est un véritable défi: ici les artistes doivent chanter, danser , jouer et surtout, le temps d’un soir, essayer de faire oublier les acteurs mythiques du film. Le plateau du Théâtre Lido 2 n’est pas celui du Châtelet&#8230; La chorégraphe Joanna Goodwin a du s’adapter à</span><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> un plateau mobile vertical et à un autre tournant horizontal.  Sans doute, un point faible de cette création&#8230;<br />
Dans la deuxième partie, il y a une meilleure occupation de l’espace. L&rsquo;intelligente scénographie de Bruno de Lavenère est fondée sur ce dispositif scénique et des projections d&rsquo;images qui aident à nous transporter dans les lieux même du film qui avait été entièrement tourné en extérieurs. Les quatorze musiques sont là, avec de belles performances vocales et un orchestre bien dirigé par Patrice Peyriéras, même si, en fonction des distributions, il y a certaines inégalités. Alexis Mabille a créé des costumes années soixante-dix aux couleurs acidulées du film.<br />
Jean-Luc Choplin, président et directeur artistique, ne voulait pas de stars pour cette création mais les auditions ont été efficaces: on sort avec plusieurs airs mythiques dans la tête et la joie demeure devant ces multiples chassés-croisés amoureux. &nbsp;&raquo; On peut, dit le metteur en scène Gilles Rico, la faire naître au théâtre sous une autre forme, en utilisant notamment la lumière et une vidéo immersive, tout en accentuant les contrastes entre les scènes. Les forains  apportent le soleil et l&rsquo;insouciance de la jeunesse. Il en sera de même au Théâtre du Lido, ils entraîneront le spectateur dans le monde de la comédie musicale, transmettront à tous les personnages scène après scène, leur joie de vivre qui envahira le plateau.&nbsp;&raquo;<br />
Un spectacle à découvrir en cette période morose. «Ou on est adulte, ou on est enfant, disait Michel Legrand. Tout ce qui m’a marqué, est tout ce qui est important pour un enfant et tout ce que j’ai oublié, est tout ce qui n’intéresse pas un enfant. »</span></p>
<p lang="en-US" style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Jean Couturier</span></p>
<p lang="en-US" style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #800000">Théâtre Lido 2, 116 B avenue des Champs-Élysées, Paris ( VIII ème). T. :  01 89 97 09 58.</span> </span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/05/les-demoiselles-de-rochefort-adaptation-du-film-de-jacques-demy-mise-en-scene-de-gilles-rico-musique-de-michel-legrand/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Vie rêvée, de et avec Kelly Rivière</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/04/la-vie-revee-de-et-avec-kelly-riviere/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/04/la-vie-revee-de-et-avec-kelly-riviere/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 16:20:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[seul en scène]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84974</guid>
		<description><![CDATA[La Vie rêvée, de et avec  Kelly Rivière  Sa première création dans Avignon off en  2017 An irish Story, que nous avions beaucoup aimée ( voir Le Théâtre du Blog) avait été un beau succès et Kelly Rivière  l&#8217;a ensuite longtemps jouée. Celle-ci, créée aux Plateaux sauvages l&#8217;an passé, commence par des rafales d&#8217;applaudissements enregistrés: une danseuse [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<aside><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong><em>La Vie rêv</em></strong><em>ée,</em> de et avec  Kelly Rivière </span></aside>
<div>
<div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Sa première création dans Avignon off en  2017 <em>An irish Story</em>, que nous avions beaucoup aimée ( voir <em>Le Théâtre du Blog)</em> avait été un beau succès et Kelly Rivière  l&rsquo;a ensuite longtemps jouée. Celle-ci, créée aux Plateaux sauvages l&rsquo;an passé, commence par des rafales d&rsquo;applaudissements enregistrés: une danseuse -pointes et tutu blanc- salue le public&#8230; Une certaine Kelly Ruisseau, actrice de quarante ans, avait rêvé d&rsquo;être danseuse-étoile puis elle se dirigea vers le théâtre mais le parcours est bien loin justement d&rsquo;une vie rêvée&#8230; La jeune artiste subit sans résultat de nombreux castings. Dont l&rsquo;un où une certaine Aurélie se fait plaisir à l&rsquo;humilier plus bas que terre.<br />
</span></p>
<div id="attachment_84993" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/plg_la_vie_revee-0686-1024x683-e1777911530956.jpg" rel="lightbox[84974]"><img class="size-medium wp-image-84993" alt="© Pauline Le Goff" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/plg_la_vie_revee-0686-1024x683-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Pauline Le Goff</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Elle participe aussi à des jeux de rôles en entreprise où elle doit jouer une femme de chambre, sans aucun autre espoir que de se faire quelques cachets&#8230; Elle a aussi la tristesse de voir la seule scène d&rsquo;un film où elle joue, coupée au montage, alors qu&rsquo;elle espérait tant se faire connaître.<br />
Bref, le quotidien des actrices et acteurs débutants, ou pas toujours&#8230; Il nous souvient de Jérôme Savary, alors directeur  du Théâtre national de Chaillot, avertissant les élèves de l&rsquo;Ecole: &laquo;&nbsp;Les filles, il faut vous bouger et ne pas attendre derrière votre téléphone. Et quand vous monterez sur scène, cela sera la cerise sur le gâteau; le reste du temps: enregistrements radio, animations, pubs, &laquo;&nbsp;voix&nbsp;&raquo; et au mieux, petits rôles au cinéma&#8230; Vous avez bien compris? &nbsp;&raquo; Mais il avait quand même pris une quarantaine d&rsquo;élèves dans ses distributions sur douze ans do,t deux rôles importants  ce n&rsquo;est déjà pas si mal&#8230;<br />
</span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Kelly Rivière incarne avec facilité, de nombreux personnages vivants ou morts, dont sa mère irlandaise qui ne l&rsquo;aime pas &#8211; une très bonne scène- et dont les phrases blessantes ressemblent à des gifles, son fils Liam, sa grand-mère adorée à l&rsquo;accent du Sud mamie Nana qui la poussait à ne jamais abandonner. Et aussi Max, son grand ami au cours de théâtre, disparu à trente ans d&rsquo;un cancer foudroyant et dont la mort la laisse à jamais inconsolable. Ou encore Pépé, machiniste à la retraite, devenu acteur de petits rôles. Plus vrai que dans la réalité: le critique d&rsquo;un grand quotidien avait,  longuement encensé dans un article&#8230; son beau-père, inconnu au bataillon et qui avait eu ce même parcours!  Tout ce que dit Kelly Rivière  sur la dure réalité d&rsquo;un métier, sonne juste et vrai, même si cette histoire d&rsquo;illusions perdues est bien connue et n&rsquo;a souvent rien de très passionnant. </span></p>
</div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Au fond du plateau, un rideau de fils noirs et dorés et, à jardin, un piano droit dont un côté est couvert de photos. Kelly Rivière y joue et chante des artistes connus ou oubliés comme de Jacques Debronckart, auteur et interprète de chansons (1934-1983).,  avec ce <em>Je suis comédien, je dors le matin.</em>  Et ce solo finit sur la célébrissime musique (1817) de <em>La Pie Voleuse</em> de Rossini dans un cercle de plumes grises et noires.<br />
Il y a de bons moments mais le spectacle souffre d&rsquo;une auto-direction et d&rsquo;une mise en scène souvent approximatives&#8230; Kelly Rivière a une excellente gestuelle et passe avec facilité d&rsquo;un personnage à l&rsquo;autre mais le rythme souffre de longueurs, elle boule souvent son texte -le micro H.F. ne peut rien arranger-  la balance piano-chant est vraiment médiocre et les lumières LED assez vulgaires, même pas dissimulées, font mal aux yeux du public et la fin est un peu cahotante. Bref, dans cette reprise, il y a encore du travail. A suivre&#8230;</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Philippe du Vignal</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000">Jusqu&rsquo;au 27 mai, le vendredi à 19 h et le samedi à 18 h 30, Théâtre actuel La Bruyère, 5 rue La Bruyère, Paris ( IX ème). </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000">T. : 01 48 74 76 99.</span></p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/04/la-vie-revee-de-et-avec-kelly-riviere/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Repentirs, texte et mise en scène de Bertrand de Roffignac</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/02/repentirs-texte-et-mise-en-scene-de-bertrand-de-roffignac/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/02/repentirs-texte-et-mise-en-scene-de-bertrand-de-roffignac/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 15:02:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84957</guid>
		<description><![CDATA[Repentirs, texte et mise en scène de Bertrand de Roffignac Repentirs: en peinture, le terme désigne une modification apportée à un travail en cours. Tiens, justement cela se passe dans l&#8217;atelier de la Grande Chaumière à Paris, un célèbre atelier créé en 1906. Mais aujourd&#8217;hui vendu, et que le Théâtre de  la Suspension créé par Bertrand de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong><em>Repentirs</em></strong>, texte et mise en scène de Bertrand de Roffignac</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Repentirs: en peinture, le terme désigne une modification apportée à un travail en cours. Tiens, justement cela se passe dans l&rsquo;atelier de la Grande Chaumière à Paris, un célèbre atelier créé en 1906. Mais aujourd&rsquo;hui vendu, et que le Théâtre de  la Suspension créé par Bertrand de Roffignac a pu investir quelques mois. Là, sont venus dessiner et peindre, entre autres, Amedeo Modigliani, Marc  Chagall,  Antoine Bourdelle, Louise Bourgeois,<em> </em>Jean de Brunhoff, le créateur de <em>Babar </em>et son fils Laurent de Brunhoff, Berenice Abott, photographe. Mais aussi Meret Oppenheim, peintre et photographe, Alberto Giacometti, Sam Szafran, le grand pastelliste et Henri Goetz, peintre et graveur  -les deux seuls que nous ayons un peu connus&#8230; Donc, un endroit encore hanté par tous ces artistes du XX ème siècle. Il y a encore quelques dessins sur les murs de cet atelier et un gros poêle au feu rougeoyant (mais belle illusion réussie!)  au long tuyau et qui sera, à la fin, un des personnages parlants.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium">Ici, une vingtaine d’artistes issus du théâtre, de la danse, de la musique, du cirque, de la scénographie et des arts numériques ont la volonté de créer un espace expérimental. </span><span style="font-size: medium">Comme<em> Fils de chien,</em> une pièce ancienne mais reprise en janvier dernier (voir <em>Le Théâtre du Blog</em>),<em> Repentirs </em>est proche d&rsquo;une performance où le corps, la gestuelle d&rsquo;un artiste-peintre sont mis en abyme. Nous entrons dans la brume et la pénombre; cet ancien atelier -dont la haute verrière a été  occultée par des rideaux noirs-  a été aménagé  rustiquement avec des  bancs en bois et tabourets pour une cinquantaine de spectateurs. On pense à la salle toute noire de Jerzy Grotowski à Wroclaw en Pologne qui nous avait beaucoup impressionné.<br />
Près de l&rsquo;entrée, un pianiste qui joue sur la majeure partie du spectacle, sera vite coiffé d&rsquo;un pot rempli de peinture rouge qui dégoulinera sur son visage. Mais il continuera à jouer, indifférent&#8230;</span><span style="font-size: medium">Le spectacle fait penser à une sorte de puzzle où il faut picorer, sans jamais arriver à tout comprendre de ce que son auteur veut nous dire.<br />
</span></span></p>
<div id="attachment_84978" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/37e409d7-8bd8-4eb9-96ad-1ab24c8fbfac-e1777829380462.jpg" rel="lightbox[84957]"><img class="size-medium wp-image-84978" alt="©x " src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/37e409d7-8bd8-4eb9-96ad-1ab24c8fbfac-300x207.jpg" width="300" height="207" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©Omnia pro motu</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium">Bertrand de Roffignac semble hésiter entre un texte théâtral parfois un peu faible: cela parle beaucoup et l&rsquo;essentiel n&rsquo;est sans doute pas là, mais dans une satire visuelle de l&rsquo;art contemporain où un peintre à la tête monstrueuse juché en haut d&rsquo;une escabeau en bois n&rsquo;en finit pas de peindre une toile que nous ne verrons jamais.<br />
</span></span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Le Critique – Qu’est-ce que vous peignez ? Le Maître – La Joconde Le Critique – Encore ! Le Maître – Oui tous les jours depuis&#8230;Le Critique – Depuis&#8230;Le Maître – Depuis que je sais que je vais mourir. Le Critique – Vous peignez et repeignez la Joconde. Le Maître &#8211; Non je ne la repeins pas, tout le monde la repeint, pas moi. Le Critique – Tout le monde la repeint ? Le Maître &#8211; Oui ! C’est même la catastrophe de l’art aujourd’hui, repeindre sempiternellement la sempiternelle et emblématique Joconde. Le Critique – Vous voulez dire que l’art est devenu un discours sur l’art. Le Maître &#8211; Vous voyez quand vous faites un effort&#8230; Le Critique – Votre tableau importe peu à nos lecteurs. Ce qui les intéresse, c’est votre manière de peindre. C’est le geste derrière le tableau.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium">Il y a seulement un vrai portrait posé contre le mur du fond qui sera balafré de peinture rouge. Sur deux murs et en hauteur,  sont  projetées les photos de toiles célèbres. Soit en noir et blanc, soit en couleurs ou les deux successivement. Et parfois tremblotantes,  comme <em>La Joconde</em> de Léonard de Vinci, <em>La Décollation de Saint-Jean-Baptiste </em>du Caravage, un tableau d&rsquo;autel exceptionnellement horizontal chez ce peintre et d&rsquo;une quinzaine de m 2. Mais aussi des œuvres aussi célèbres que <em>Le Tricheur à l&rsquo;as de carreau </em>de Georges de la Tour. Et plus encore, les célébrissimes<em> Radeau de la Méduse</em> de Théodore de Géricault et<em> L&rsquo;Angélus</em> (1857-1859) de Jean-François Millet&#8230; où un couple de paysans arrête de récolter des pommes de terre pour cette prière aux morts quand l&rsquo;angélus quotidien sonne au clocher de l&rsquo;église du village. Un tableau souvent admiré et reproduit sur les calendriers des P.T.T. , assiettes, boîtes à sucre, etc. Un véritable symbole d&rsquo;art populaire.<br />
Et évoqué dans <em>Mort à crédit</em> (1936) de Louis-Ferdinand Céline. Mais aussi  moqué, copié, voire réinterprété par Salvador Dali. Fasciné, il avait écrit que ces paysans en prière se recueillaient devant un petit cercueil. Le Louvre fit radiographier le tableau et surprise! à la place du panier, un caisson noir&#8230; D&rsquo;où sans doute ici,  comme en écho, un beau jeune homme nu à tête de mort et aux longs cheveux, le sexe peint en vert,  fera entrer un grand cercueil sur roulettes par l&rsquo;étroite porte d&rsquo;entrée. Une actrice en sortira un petit cercueil d&rsquo;enfant. Et  des kilos de pommes de terre amassées dans le cercueil seront jetées au sol&#8230; Âmes sensibles, passez votre chemin. Comme un clin d&rsquo;œil lancé par Bertrand de Roffignac au public mais sans lui donner le mode d&rsquo;emploi&#8230; Une  des ces images superbes, insolentes et drôles qui fleurissent dans ce spectacle.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Nous sommes bien ici, dans la lignée de Joseph Beuys et, bien sûr, d&rsquo;Antonin Artaud mais aussi des happenings d&rsquo;Allan Kaprow ou George Maciunas, le créateur du mouvement Fluxus. Et pas loin d&rsquo;Otto Muehl et Herman Nistch, les actionnistes viennois&#8230; Avec une tranche  de viande exhibée, un jambe que l&rsquo;on coupe&#8230;<br />
A la fin, le gros poêle qui parle et c&rsquo;est savoureux:  </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">&laquo;&nbsp;Je suis l’emblème lamentable de toutes les bohèmes, combien de culs se sont réchauffés devant mon grand tuyaux. Pas une pièce de Tchekhov où on ne voit la fausse neige, et le monologue pessimiste de l’acteur faisant mine de se frotter les mains devant moi, pas un opéra de province ou on se sera privé de jouer la mort de Mimi devant l’ultime vérité de ma fonte. Le cliché des clichés, l’art, c’est le poêle, le poêle, c’est l’art. Faut qu’ils souffrent les artistes, regardez-les dans leur atelier de pacotille, faire mine de sacrifier leur jeunesse devant le poêle pour honorer l’absolu de la création. Sans poêle on ne croirait à rien, on ne croirait pas à leur combat intérieur, j’en ai brûlé des mots d’amour, j’en ai fait disparaître des vieux livres de compte, et des mégots de cigarette et des vieux vêtements sales&#8230;&nbsp;&raquo; Dommage, le reste du texte n&rsquo;a pas toujours cette saveur&#8230;</span></p>
<div id="attachment_84979" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/c05afe7c-11dc-410b-b0e6-13badf232fbb.jpg" rel="lightbox[84957]"><img class="size-medium wp-image-84979" alt="© X" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/05/c05afe7c-11dc-410b-b0e6-13badf232fbb-300x218.jpg" width="300" height="218" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Omnia pro Motu</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium">Même s&rsquo;il se passe toujours quelque chose dans cet atelier sans plateau où les cinq acteurs et une seule actrice, arrivant ou sortant par la porte unique donnant sur le couloir, sont toujours en mouvement. </span><span style="font-size: medium">Bertrand de Roffignac a une gestion incomparable de l&rsquo;espace, des voix et d&rsquo;un univers sonore.  Et on retrouve ici son obsession pour le coup de revolver fracassant.<br />
Cet incomparable foutoir, à mi-chemin entre arts pastiques et théâtre, sans doute inégal mais d&rsquo;une belle insolence et remarquablement orchestré par quatre techniciens, mérite d&rsquo;être vu. L&rsquo;auteur et metteur en scène aurait sans doute pu nous épargner ces fumigènes permanents et, à la fin, en ouragan venu du couloir, (peut-être au second degré,vu leur fréquence actuelle?).  Un conseil: n&rsquo;oubliez pas d&rsquo;emporter un coussin, surtout si vous y emmenez votre vieille tata&#8230;</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium">Le public surtout jeune, ce qui n&rsquo;est pas si fréquent, a chaleureusement applaudi ces <em>Repentirs. </em> </span><span style="font-size: medium">A l&rsquo;heure où certains spectacles de grandes institutions et/ou de festivals, durent plusieurs heures et coûtent souvent une fortune (jamais révélée au public!), il faut rappeler que le théâtre a eu, et a toujours  besoin, de ces lieux expérimentaux.<br />
Une occasion de saluer la mémoire d&rsquo;Edouard Autant (1870-1964) architecte, et Louise Lara (1876-1952), ancienne sociétaire de la Comédie-Française qui habitaient le quartier. Ils connaissaient le travail de  Meyerhold, Vahtangov, Piscator, Reinhardt et fondèrent en 1912 <em>Art et Action, </em>un laboratoire  de théâtre au 82 rue Lepic à Montmartre: y furent créées cent douze  œuvres d&rsquo;Apollinaire, Aragon, Voltaire, Dante, Wyspianski, Rabelais, etc.  sans moyens ni souci de rentabilité, avec la collaboration d’artistes comme Joseph Sima, Marie Vassilieff ou  Jean Lurçat.<br />
Un lieu comme la Grande Chaumière sera-t-il préservé et rénové?  Pendant quelques mois, il sera ouvert à des répétitions, ateliers et à des spectacles, concerts, etc. Le Théâtre de la Suspension Bertrand de Roffignac et toute son équipe ont eu le grand courage de tenter une expérience sans grands moyens et à l&rsquo;heure où tout le monde compte ses petits sous&#8230; La Mairie de Paris s&rsquo;y intéresse mais ce serait bien qu&rsquo;elle soutienne financièrement un projet comme celui-ci. A suivre, et croisons les doigts&#8230;</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Philippe du Vignal </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium">Le spectacle s&rsquo;est joué du 30 avril au 4 mai à la Grande Chaumière, 14 rue de la Grande Chaumière, Paris (VI ème).    </span>  </span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/05/02/repentirs-texte-et-mise-en-scene-de-bertrand-de-roffignac/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Parfait Manuel, texte de  Mariana Lézin et Paul Tilmont, mise en scène de Mariana Lézin</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/30/le-parfait-manuel-texte-de-mariana-lezin-et-paul-tilmont-mise-en-scene-de-mariana-lezin/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/30/le-parfait-manuel-texte-de-mariana-lezin-et-paul-tilmont-mise-en-scene-de-mariana-lezin/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 21:13:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84938</guid>
		<description><![CDATA[Le Parfait Manuel à l&#8217;usage des futurs dictateurs, texte de Mariana Lézin et Paul Tilmont, mise en scène de Mariana Lézin   &#171;&#160;Approchez, approchez, braves gens, n’ayez pas peur! Ensemble, nous apprendrons comment devenir un parfait petit dictateur en dix leçons En coulisse, une actrice célèbre et un généreux donateur usent de leur influence et façonnent [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><em><strong>Le Parfait Manuel à l&rsquo;usage des futurs dictateurs,</strong><strong> </strong></em>texte de Mariana Lézin et Paul Tilmont, mise en scène de Mariana Lézin<strong></strong></span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino"> </span></p>
<div id="attachment_84939" style="width: 209px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/xs_1_affiche.jpg" rel="lightbox[84938]"><img class="size-full wp-image-84939" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/xs_1_affiche.jpg" width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Aglaé Bory</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium">&laquo;&nbsp;Approchez, approchez, braves gens, n’ayez pas peur! Ensemble, nous apprendrons comment devenir un parfait petit dictateur en dix leçons En coulisse, une actrice célèbre et un généreux donateur usent de leur influence et façonnent l’animal politique pour en faire une bête de scène. </span><span style="font-size: medium">L’homme prendra-t-il le pouvoir, ou le pouvoir prendra-t-il l’homme ?&nbsp;&raquo;<br />
</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le spectacle du Troupuscule Théâtre, une compagnie des Pyrénées-Orientales est une satire où les auteurs veulent montrer les mécanismes d&rsquo;acquisition du pouvoir mais aussi la fragilité de nos démocraties quand un candidat à une élection présidentielle arrive à trouver l&rsquo;argent nécessaire en France ou à l&rsquo;étranger, au mépris de toute déontologie&#8230; Ici, on ne vise personne mais suivez notre regard. Pauline Vaubaillon, Paul Tilmont et Brice Cousin arrivent en bonimenteurs armés d&rsquo;un tambour, d&rsquo;une guitare sèche et d&rsquo;une clarinette et chantent: &laquo;&nbsp;Willkommen, bienvenue, welcome”. Ils incarnent, ou plutôt représentent:  un apprenti-dictateur, une actrice aussi séduisante qu&rsquo;inquiétante et un gros patron de médias privés aux discours sans complexe. Nous sommes invités à suivre les dix leçons d&rsquo;un manuel pour devenir un excellent petit dictateur. Et la première leçon donnée  par l&rsquo;actrice à un élégant candidat trentenaire est vraiment réussie.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Aucun nom, ni prénom pour ces personnages. Elle, l&rsquo;actrice, croit à un idéal de justice sociale. Al, l&rsquo;homme d&rsquo;affaires a une puissance de tir financière absolue pour favoriser l&rsquo;ascension d&rsquo;un futur dirigeant, même et surtout dans ce qui ressemble encore à une démocratie. Et Lui va vite apprendre comment arriver à incarner une force politique: les leçons de l&rsquo;actrice sur sa démarche, sa façon de s&rsquo;exprimer seront très efficaces. C&rsquo;est une satire farcesque où on doit voir progressivement la montée en puissance de cet homme jeune qui deviendra prisonnier du système qu&rsquo;il a conçu et dont le corps va céder. Pas de noms de politiques actuels mais on aura l&rsquo;embarras du choix&#8230; Bien vu. Il y a des références à Hannah Arendt et au <em>Prince</em> de Machiavel et à Bertolt Brecht. Et des citations des fameuses tirades  de <em>Richard III</em> et <em>Jules César</em> de William Shakespeare. Mariana Lézin s&rsquo;est bien documentée et cela se sent.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Il y a aussi -un clin d&rsquo;œil, une touche d&rsquo;humour ?- les célèbres sonneries de trompettes écrites par Maurice Jarre pour avertir le public du T.N.P. de Jean Vilar à Chaillot et au festival d&rsquo;Avignon, que le spectacle doit bientôt commencer. Après tout, pourquoi pas?</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Cela dit, comment ne pas être partagé? La scénographie très précise que Mariana a conçue avec Alexis Marchetti  est efficace: un grand escalier monté sur roulettes dont les six marches renferment des coffres pour ranger les costumes et dont le fond, quand il sera retourné, il servira d&rsquo;écran pour des slogans et des messages politiques télévisés à la nation. Les trois interprètes ont une diction et une gestuelle tout à fait remarquables, les courtes scènes s&rsquo;enchaînent sans difficulté et le spectacle, parfaitement rodé, a une bonne fluidité. Les costumes de Patrick Cavalié et Eve Meunier sont très soignés et drôles. Trois marionnettes manipulées par les acteurs qui font aussi corps avec elles, apportent  à quelques moments une note de fraîcheur bienvenue. C&rsquo;est donc tout un ensemble qui a de  belles qualités, pas si fréquente dans les créations actuelles et qui méritent d&rsquo;être saluées.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Mais l&rsquo;écriture reste incertaine et &laquo;&nbsp;poser un diagnostic sur la santé de nos démocraties&nbsp;&raquo; demanderait une dramaturgie plus solide, un texte moins sage et plus virulent, des personnages mieux cernés&#8230; Tout se passe comme si Mariana Lézin et Paul Timont avaient hésité à aller vers un format plus court de théâtre d&rsquo;agit-prop, ce qui aurait mieux convenu au propos. On en retrouve ici certains principes: des moyens simples, de courtes scènes inspirées de l&rsquo;actualité politique, des slogans mis en abyme, une langue facile à comprendre. Ce qu&rsquo;avait réalisé en France le fameux groupe Octobre il y a presque un siècle avec, excusez du peu: les jeunes Jacques et Pierre Prévert, les futurs grand metteurs en scène Jean Dasté, Roger Blin, Jean-Louis Barrault. Mais aussi Sylvia Bataille, la future femme de l&rsquo;écrivain, les frères Mouloudji, Maurice Baquet, Margot Capelier&#8230;<br />
Et on aimerait bien que soit ici explicitée et mise en scène la phrase bien connue du <em>Système totalitaire</em> d&rsquo;Hannah Arendt: &laquo;&nbsp;La véracité n&rsquo;a jamais figuré au nombre des vertus politiques et le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques.&nbsp;&raquo;<br />
Il y a des longueurs dans ce<em> Manuel</em> trop bavard qui gagnerait beaucoup à être resserré. Côté mise en scène: il faudrait éviter des criailleries trop fréquentes, d&rsquo;inutiles incursions dans le public, des phrases projetées sur écran et dites en même temps: (bonjour le pléonasme&#8230;), une musique de Nicolas Repac intéressante mais qui n&rsquo;a rien à faire sous les dialogues et revoir une fin un peu floue. Et la metteuse en scène aurait pu nous épargner une inutile louchette de fumigène et des lumières rouges pour faire tragique (des stéréotypes qui fleurissent aussi à Perpignan!). Dommage.<br />
Mais d&rsquo;ici le festival d&rsquo;Avignon, le texte et la mise en scène pourraient être nettement bonifiés et il  y sera sans doute bien accueilli. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Philippe du Vignal</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000"> Jusqu&rsquo;au 29 mai, relâche le 6 mai, Théâtre de Belleville, 16 passage Piver, Paris (XI ème). T. : 01 48 06 72 34. </span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000">Festival d&rsquo;Avignon off du 4 au 23 juillet  au Onze, 11 boulevard Raspail, Avignon (Vaucluse).</span></p>
<div></div>
<blockquote><p><span style="font-family: book antiqua, palatino"> </span></p></blockquote>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/30/le-parfait-manuel-texte-de-mariana-lezin-et-paul-tilmont-mise-en-scene-de-mariana-lezin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Madame de Sévigné Lettres parisiennes au musée d&#8217;Histoirede Paris-Carnavalet</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/30/madame-de-sevigne-lettres-parisiennes-au-musee-dhistoirede-paris-carnavalet/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/30/madame-de-sevigne-lettres-parisiennes-au-musee-dhistoirede-paris-carnavalet/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 13:38:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84895</guid>
		<description><![CDATA[Madame de Sévigné Lettres parisiennes au musée d&#8217;Histoire de Paris-Carnavalet Une exposition élégante et intelligente, consacrée à l&#8217;une des figures  célèbres de la littérature française. Il y a quatre siècles, Marie de Rabutin-Chantal (1626-1696) naissait dans l&#8217;hôtel particulier de ses grands-parents, place Royale devenue place des Vosges, un quartier fréquenté par les aristocrates et écrivains. Elle bénéficia [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Madame de Sévigné <em>Lettres parisiennes</em> au musée d&rsquo;Histoire de Paris-Carnavalet</strong></span></p>
<div style="text-align: justify">
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><br />
Une exposition élégante et intelligente, consacrée à l&rsquo;une des figures  célèbres de la littérature française. Il y a quatre siècles, Marie de Rabutin-Chantal (1626-1696) naissait dans l&rsquo;hôtel particulier de ses grands-parents, place Royale devenue place des Vosges, un quartier fréquenté par les aristocrates et écrivains. Elle bénéficia d&rsquo;une éducation privilégiée pour l&rsquo;époque et se maria avec Henri de Sévigné, dont elle eut deux enfants : Françoise-Marguerite et Charles. Tué en duel, ce gentilhomme breton la laissera veuve à vingt-cinq ans!  Mais elle s&rsquo;impliqua alors très vite dans la vie culturelle et politique en France.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><br />
</span></span></p>
<div id="attachment_84931" style="width: 208px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/1.-jean-nocret-marie-de-rabutin-chantal-marquise-de-sevigne-678x1024-e1777555918627.jpeg" rel="lightbox[84895]"><img class="size-medium wp-image-84931" alt="© x Portarat de Madame de Sévigné par Jean Locret" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/1.-jean-nocret-marie-de-rabutin-chantal-marquise-de-sevigne-678x1024-198x300.jpeg" width="198" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© x Portait de Madame de Sévigné par Jean Locret</span></p></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Elle fréquente des cercles intellectuels d&rsquo;exception, notamment de femmes de lettres, où s&rsquo;élaborait une nouvelle esthétique de la galanterie. Ce sont de véritables foyers d&rsquo;invention littéraire et sociale où  émerge une parole féminine influente, dans un monde largement dominé par les hommes. Elle y côtoie, entre autres, mademoiselle de Montpensier, une cousine de Louis XIV. Et elle prend activement part aux combats de la Fronde contre les troupes royales. Elle rencontre aussi madame de Rambouillet, Madeleine de Scudéry&#8230; </span></p>
</div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Madame de Sévigné, bonne observatrice, participe aussi à l&rsquo;actualité. Ses lettres révèlent un talent de chroniqueuse quand elle dépeint l&rsquo;envers du décor de la vie politique, à travers celle des courtisans et aussi des affaires marquantes comme le procès de Nicolas Fouquet, ou celle restée fameuse et dite : des Poisons.</span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Elle aimait fréquenter les cercles amicaux mais recevait souvent aussi chez elle ses amis et connaissances, dont tout particulièrement le duc de la Rochefoucauld et Madame de la Fayette, une femme politiquement puissante qui avait accès aux cercles fermés de la Royauté.</span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div style="text-align: justify">
<div id="attachment_84905" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/carnavalet-reinvente-madame-de-sevigne-loin-du-cliche-scolaire-69e34ceaf23b0481212857-e1777487735651.jpg" rel="lightbox[84895]"><img class="size-medium wp-image-84905" alt="©Musée Carnavalet  Hendrik Mommers, Vue de Paris et de la Seine depuis le Pont-Neuf, (vers 1665)" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/carnavalet-reinvente-madame-de-sevigne-loin-du-cliche-scolaire-69e34ceaf23b0481212857-300x202.jpg" width="300" height="202" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: xx-small">© Musée Carnavalet</span> <span style="font-size: x-small">Vue de Paris et de la Seine depuis le Pont-Neuf, d&rsquo;Hendrik Mommers (vers 1665)</span></p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Elle rencontre Blaise Pascal et s&rsquo;enthousiasme pour <em>Les Provinciales</em> qu&rsquo;elle compare aux <em>Dialogues</em> de Platon, mais s&rsquo;oppose absolument à ce qu&rsquo;il préconise dans ses <em>Pensées</em> :  le divertissement détournerait l&rsquo;homme de sa condition et l&rsquo;empêcherait de regarder vers Dieu. Ce dont Madame de Sévigné est incapable&#8230; Sa demeure pendant vingt-cinq ans, l&rsquo;hôtel Carnavalet, surnommé par elle-même, la Carnavalette, donne à cette lecture, une résonance sur la ville.  Les lettres à sa fille qui vit à Grignan (Drôme) prennent une autre dimension, quand elle décrit au quotidien la vie parisienne, au gré de ses promenades et rencontres. Cette  <em>Correspondance </em>éditée reste un document essentiel pour la connaissance de l’histoire des idées, mœurs et événements de notre pays qu&rsquo;elle a connus et dont elle a été un témoin direct .</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<div id="attachment_84912" style="width: 160px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/10.gobelet-et-soucoupe-femmes-fortes-1-1024x685-e1777494202851.jpg" rel="lightbox[84895]"><img class="size-thumbnail wp-image-84912" alt="©x Gobelet et soucoupe" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/10.gobelet-et-soucoupe-femmes-fortes-1-1024x685-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x Gobelet et soucoupe</span></p></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">C&rsquo;est un beau parcours dont la commissaire est Valérie Guillaume, conservatrice générale et directrice du musée Carnavalet-Histoire de Paris. On peut ainsi voir plusieurs beaux portraits et des lettres originales de madame de Sévigné. Et deux cent œuvres: entre autres, des manuscrits, portraits, dessins, objets, meubles, instruments de musique, faïences&#8230; du musée Carnavalet ou provenant de collections publiques françaises et étrangères ou de  particulières réunies à cette occasion.<br />
Un voyage assez rare permettant de découvrir les lieux, personnages et événements de Paris au XVII ème siècle qui est encore un peu le nôtre&#8230;<br />
A noter: une lecture de lettres de madame de Sévigné par Dominique Blanc.</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><br />
Solange Barbizier</span></span></span></p>
<p><span style="font-size: medium"><span style="font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino">Jusqu&rsquo;au 23 août, musée Carnavalet-Histoire de Paris, 14 rue Payenne, Paris (III ème). </span></span></span></span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000">Tous les jours de 10 h à 18 h.<br />
15€ . Tarif réduit : 13€ et gratuité pour les moins de dix-huit  ans.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify"></div>
<div style="text-align: justify"></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #800000">Le 21 mai, à 19 h, conférence-projection: Les lettres ordinaires  avec Adrianna Wallis, Orangerie du musée.</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Journées d&rsquo;études les 3 et 4 juin: <em>Présence des femmes dans l’espace public parisien au XVII ème siècle.</em> Organisées en partenariat avec le Comité d’Histoire de la Ville de Paris, elles réuniront des spécialistes pour évoquer la question des femmes dans la Capitale, à cette époque.</span></p>
<p> <span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #800000">Le  6 juin de 11 h à 17 h ,performance:  <em>Les Liseurs</em> d&rsquo;Adrianna Wallis,</span><strong> </strong></span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000">galerie Choiseul du musée.</span> <span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">L</span><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">e 7 juin à 16 h, lecture d&rsquo;un choix de lettres de madame de Sévigné par Dominique Blanc, sociétaire de la Comédie-Française.</span></p>
<p><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le 18 juin à 19 h, soirée-concert, en partenariat avec le Conservatoire à rayonnement régional de Paris-Ida Rubinstein. </span><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le 25 juin à 19 h, master-class de Jennifer Tamas, professeure à l’Université de Stanford. En dialogue avec Mélanie Traversier, historienne et comédienne, professeure d&rsquo;histoire moderne à l&rsquo;Université de Lille.</span><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le 2 juillet à 19 h, soirée-spectacle : conférence dansée d&rsquo;Hubert Hazebroucq. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/30/madame-de-sevigne-lettres-parisiennes-au-musee-dhistoirede-paris-carnavalet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tous en scène!  une exposition  au  Centre national du costume et de la scène à Moulins</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/30/tous-en-scene-une-exposition-au-centre-national-du-costume-et-de-la-scene-a-moulins/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/30/tous-en-scene-une-exposition-au-centre-national-du-costume-et-de-la-scene-a-moulins/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 13:13:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[opera]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84921</guid>
		<description><![CDATA[2006-2026 le Centre national du costume et de la scène à Moulins présente une exposition &#171;&#160;rétro festive&#160;&#187; mettant en avant ses collections exceptionnelles issues des collections de l&#8217;Opéra de Paris, de la Comédie Française, de la Bibliothèque de France, d&#8217;autres institutions et donations privées. C&#8217;est une jolie musique mise en œuvre par Delphine Pinasa, commissaire [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>2006-2026 le Centre national du costume et de la scène à Moulins présente une exposition &laquo;&nbsp;rétro festive&nbsp;&raquo; mettant en avant ses collections exceptionnelles issues des collections de l&rsquo;Opéra de Paris, de la Comédie Française, de la Bibliothèque de France, d&rsquo;autres institutions et donations privées.<br />
C&rsquo;est une jolie musique mise en œuvre par Delphine Pinasa, commissaire de l&rsquo;exposition entourée par les scénographe Alain Batifoulier et Simon de Tovar, ainsi que de Pierre Giner artiste associé qui use de l&rsquo;intelligence artificielle pour faire vivre les costumes.</p>
<p>Depuis 20 ans, depuis son inauguration en juillet 2006 jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui le CNCS a proposé plus de 38 expositions, a reçu 1 400 000 visiteurs. L&rsquo;institution a su développer une programmation ambitieuse tout en se renouvelant constamment, mêlant  des approches historiques, mais également un focus sur les techniques et les mises en scène spectaculaires.<br />
C&rsquo;est la présentation du parcours en 11 salles : Salle 1 -20 ans d&rsquo;acquisitions avec un patrimoine régulièrement enrichi. Salle 2-  20 ans ans de conservation/ dans l&rsquo;intimité des réserves avec une politique rigoureuse de conservation des costumes afin d&rsquo;en assurer la pérennité, souvent fragilisés et altérés par l&rsquo;usage sur scène ;  Salle 3 -20 ans de mannequinage/ ou l&rsquo;art de sublimer les costumes Salle 4 -20 ans d&rsquo;exposition / et comment révéler une collection exceptionnelle  de 10 costumes issues de diverses expositions. Salle 5   Sarah Bernhardt (1844-1923) un patrimoine éternel où l&rsquo;art de présenter la robe portée par la grande dame dans le rôle de la reine d&rsquo;Espagne dans Ruy Blas, artiste choisie par Victor Hugo en 1872 . Salle 6 &#8211; Maria Callas (1923-1977) un héritage prestigieux de la diva, considérée comme l&rsquo;une des plus grandes interprètes du 20e siècle. Salle 7<br />
Costumières et costumiers/ Créateurs d&rsquo;illusions. Salle 8 Ateliers &amp; artisans / la fabrique des costumes, les costumes conservés et présentés témoignent de ces métiers d&rsquo;exception en évolution, et chaque pièce raconte l&rsquo;histoire des artisans dont la talent contribue à la magie du spectacle vivant. Salle 9 &#8211; Vestiaires d&rsquo;artistes / une seconde peau, C&rsquo;est le costume porté par Line Renaud pour un final à Las Vegas, que ceux de Dalida, Alain Delon  ou encore du regretté Raymond Devos, mais on y croise également Zizi Jeanmaire, Etienne Daho&#8230;<br />
Salle 10- les coupes de coeur du public&#8230;Salle 11 &#8211; La parade du CNCS / Lever de rideau sur les 20 ans  Une invitation a une  fête sur scène, mettant en vedette des personnages emblématiques qui s&rsquo;animent devant nos yeux, et ne pas oublier tout au long de ce parcours, des costumes réincarnés qui prennent vie grâce à des QR  code (sept au total) permettant de visionner sept vidéos, série de portraits vivants , les corps habillés entrent en scène, respirent, regardent et s&rsquo;adressent parfois au spectateur.<br />
C&rsquo;est une manière de rappeler que ces costumes sont avant tout des personnages incarnés avSalle 11 &#8211; La parade du CNCS avec le lever de rideau sur les 20 ans du centre.<br />
Une proposition de mise en scène des principaux personnages, mélange de figures de spectacles qui ne se sont jamais rencontrés. Et la cerise sur lle gâteau, les personnages prennent vie devant nous  grâce à l&rsquo;IA et font la farandole devant les spectateurs. Ne pas oublier également, les QR code installés dans chaque vitrine  nous permettant de visionner de costumes réincarnés rendant hommage à tous ceux qui ont travaillé en coulisses, plumassiers, carcassier, tailleur, flou, et autres, sans oublier toute  l&rsquo;équipe du Cncs qui a participé à cette belle réalisation.</p>
<p>Exposition jusqu&rsquo;au 3 janvier 2027.</p>
<p>et la s
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong>Tous en scène!  une exposition au  Centre national du costume et de la scène à Moulins </strong></span></p>
<div id="attachment_84922" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/cda26_cncs_20ans_tigre_flute_enchantee-tt-width-653-height-481-fill-0-crop-0-bgcolor-eeeeee-e1777542843655.jpg" rel="lightbox[84921]"><img class="size-medium wp-image-84922" alt="© " src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/cda26_cncs_20ans_tigre_flute_enchantee-tt-width-653-height-481-fill-0-crop-0-bgcolor-eeeeee-300x220.jpg" width="300" height="220" /></a><p class="wp-caption-text">©</p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Une présentation de costumes, issus des collections de l&rsquo;Opéra de Paris, de la Comédie Française, de la Bibliothèque de France, institutions et donations privées. Pour célébrer ses vingt ans, le Centre national du costume et de la scène de Moulins réunit une centaine de pièces d&rsquo;exception sur les 10.000 conservées ici. Une jolie partition mise en œuvre par Delphine Pinasa, commissaire de l&rsquo;exposition, entourée des scénographes Alain Batifoulier et Simon de Tovar. Pierre Giner artiste associé, a usé l&rsquo;intelligence artificielle pour faire vivre les costumes. Depuis  son inauguration en 2006, quelque trente expositions et 1.400.000 visiteurs. avec  une programmation ambitieuse, tout en se renouvelant constamment, en mêlant  des approches historiques et en mettant un focus sur les techniques et mises en scène spectaculaires.</span></p>
<div style="text-align: justify">
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Ici, un parcours en onze salles avec d&rsquo;abord, vingt ans d&rsquo;acquisitions&#8230;  Le patrimoine est régulièrement enrichi avec  des pièces emblématiques. Ainsi le costume du Tigre pour <em>La Flûte enchantée</em>, conçu par Jean-Marc Stehlé en 2000, nous accueille à l’entrée comme une figure tutélaire. Un des symboles du lieu depuis l’exposition Bêtes de scène (2006). Puis dans la deuxième salle, on pénètre dans l&rsquo;intimité des réserves où s&rsquo;impose une politique rigoureuse de conservation pour assurer la pérennité de costumes souvent fragilisés et altérés par le travail sur la scène&#8230; Contrôles lumière, température, humidité sont bien entendu, rigoureuses.</span></p>
<div>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Puis on assiste à vingt ans de mannequinage ou l&rsquo;art de sublimer les costumes&#8230; Une étape essentielle de la présentation avec un support neutre, sans trahir sa forme ni son usage. L’équilibre entre fidélité historique et lisibilité muséale n’est jamais vraiment résolu. Et ensuite on montre comment en vingt ans, on a pu révéler une collection exceptionnelle de dix costumes issus de diverses expositions. Dans la salle 5, cadeau exceptionnel aux visiteurs, ceux portés par Sarah Bernhardt (1844-1923 )! Un patrimoine éternel, avec, entre autres, la robe de la reine d&rsquo;Espagne que portait dans <em>Ruy Blas,</em> la célèbre actrice qui avait été choisie par Victor Hugo en 1872&#8230;  Alourdie par ses broderies de perles, cette robe est montrée à plat en raison de sa fragilité mais des miroirs permettenr d&rsquo;en voir toute la richesse.</span></span></span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Dans la salle suivante consacrée à Maria Callas (1923-1977), on peut admirer l&rsquo;héritage prestigieux que  représentent ses costumes dont celui porté par la diva en 1964, dans <em>Norma</em>, l&rsquo;opéra de Vincenzo Bellini. </span></span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">La  salle 7 montre le travail des costumières et costumiers mais aussi des créateurs d&rsquo;illusions et dans la  8 : Ateliers et artisans/la fabrique des costumes: on trouve un bon témoignage de ces métiers exceptionnels en évolution et chaque pièce raconte l&rsquo;histoire de ceux dont le talent contribue à la magie des spectacles.<br />
</span></span></p>
<div id="attachment_84925" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/cda26_cncs_20ans_maria_callas_costume-tt-width-653-height-674-fill-0-crop-0-bgcolor-eeeeee-e1777545316730.jpg" rel="lightbox[84921]"><img class="size-medium wp-image-84925" alt="© Connaissances des arts/" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/cda26_cncs_20ans_maria_callas_costume-tt-width-653-height-674-fill-0-crop-0-bgcolor-eeeeee-290x300.jpg" width="290" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Connaissances des arts/Lénan da Silva</p></div>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><br />
La salle 9 <em>Vestiaires d&rsquo;artistes/Une seconde peau</em>  regroupe la robe de Line Renaud pour le  final d&rsquo;un spectacle à Las Vegas. Mais aussi ceux de Dalida, Alain Delon, Raymond Devos mais aussi de Zizi Jeanmaire, Etienne Daho&#8230;</span></p>
</div>
</div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Salle 10- les coups de cœur du public&#8230; et dans la dernière, une parade du C.N.C..S,  avec un lever de rideau sur ses vingt ans et un mise en scène des principaux personnages de spectacles qui ne se sont jamais rencontrés.<br />
Et cerise sur le gâteau,  ils prennent vie devant nous grâce à l&rsquo;IA dans une farandole? Des Q.R. codes dans chaque vitrine permettent de voir des costumes réincarnés. Un hommage à tous ceux qui ont travaillé en coulisses: plumassiers, carcassiers, tailleurs&#8230; et à toute  l&rsquo;équipe du C.N.C.S qui a participé à cette belle réalisation.</span></span>Solange Barbizier</div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Jusqu’au 3 janvier , Centre national du costume et de la scène à Moulins  (Allier). </span></p>
<div style="text-align: justify">
<div>
<div>
<div>
<div>
<div id="dfp_in-article"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a title="Evocation des armoires à compactus des réserves, exposition anniversaire du CNCS. © Connaissance des Arts / Léana Da Silva" href="https://www.connaissancedesarts.com/wp-content/thumbnails/uploads/2026/04/cda26_cncs_20ans_compactus_costumes-tt-width-410-height-547-fill-1-crop-0-bgcolor-ffffff.jpg" rel="lightbox[84921]"><img alt="Tous en scène!  une exposition  au  Centre national du costume et de la scène à Moulins  dans actualites" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20850%201133'%3E%3C/svg%3E" width="850" height="1133" /></a></span></div>
</div>
<div></div>
</div>
<div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a title="Armoires à compactus dans les réserves du CNCS. © Connaissance des Arts / Léana Da Silva" href="https://www.connaissancedesarts.com/wp-content/thumbnails/uploads/2026/04/cda26_cncs_20ans_compactus_costumes_reserves-tt-width-410-height-547-fill-1-crop-0-bgcolor-ffffff.jpg" rel="lightbox[84921]"><img alt=" dans exposition" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20850%201133'%3E%3C/svg%3E" width="850" height="1133" /></a></span></p>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Armoires à compactus dans les réserves du CNCS. © Connaissance des Arts / Léana Da Silva</span></div>
</div>
</div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le mannequinage est une étape essentielle de la présentation du costume. Il est nécessaire de l’adapter à un support neutre, sans trahir sa forme ni son usage, ce qui suppose une véritable interprétation. L’équilibre entre fidélité historique et lisibilité muséale n’est jamais totalement résolu et constitue l’un des fils rouges de l’exposition.</span></p>
<h2><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Montrer le costume : les expositions temporaires du CNCS</span></h2>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Une section consacrée aux expositions passées du CNCS adopte une scénographie volontairement ludique, les costumes « manifestent » en brandissant les affiches des expositions auxquelles ils ont participé. L’accrochage séduit par son énergie et invite le visiteur à recomposer lui-même les correspondances.</span></p>
<p><img title="« Manifestation » des costumes au CNCS pour l'exposition anniversaire des 20 ans de l'institution. © Connaissance des Arts / Léana Da Silva" alt="« Manifestation » des costumes au CNCS pour l'exposition anniversaire des 20 ans de l'institution. © Connaissance des Arts / Léana Da Silva" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20653%201133'%3E%3C/svg%3E" width="653" height="1133" /></p>
<h2><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Deux pièces exceptionnelles : les costumes de Sarah Bernhardt et Maria Callas</span></h2>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">La somptueuse robe portée par <a href="https://www.connaissancedesarts.com/artistes/biographies/sarah-bernhardt-quel-etait-le-talent-cache-de-la-celebre-comedienne-11197564/" target="_blank" rel="noopener">Sarah Bernhardt</a> (1844-1923) dans le rôle de la reine d’Espagne, personnage de la pièce de théâtre <em>Ruy Blas </em>(1879) écrite par Victor Hugo, compte parmi les pièces les plus marquantes. Alourdie par ses broderies de perles; elle est présentée à plat en raison de sa fragilité, mais bénéficie d’un dispositif de miroirs qui permet d’en appréhender toute la richesse sans la contraindre. Ce choix de présentation, à la fois nécessaire et inventif, souligne les limitations imposées par la conservation.</span></p>
<p><img title="Costume porté par Sarah Bernhardt (1844-1923), rôle de la reine d’Espagne, Ruy Blas (1879), Victor Hugo. © Connaissance des Arts / Léana Da Silva" alt="Costume porté par Sarah Bernhardt (1844-1923), rôle de la reine d’Espagne, Ruy Blas (1879), Victor Hugo. © Connaissance des Arts / Léana Da Silva" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20653%201039'%3E%3C/svg%3E" width="653" height="1039" /></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Autre moment fort, la présentation du costume de l’une des plus grandes sopranos du XXe siècle, Maria Callas (1923-1977) pour son rôle de Norma<em> </em>dans l’<a href="https://www.connaissancedesarts.com/artistes/marc-chagall/lopera-de-new-york-va-t-il-devoir-vendre-ses-deux-chefs-doeuvre-geants-de-chagall-11209527/" target="_blank" rel="noopener">opéra</a> de Vincenzo Bellini. Porté pour une représentation à l’Opéra de Paris en 1964, avant ses adieux à la scène en 1965, ce costume perpétue le souvenir de la <em>diva assoluta</em>.</span></p>
<p><img alt="Costume porté par Maria Callas (1923-1977) en 1964, Norma, opéra de Vincenzo Bellini. © Connaissance des Arts / Léana Da Silva" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20653%20674'%3E%3C/svg%3E" width="653" height="674" /></p>
<h2><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Créer pour la scène : ateliers et savoir-faire</span></h2>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Longtemps subordonnés aux décorateurs, les créateurs de costumes s’émancipent au milieu du XXe siècle pour collaborer directement avec les metteurs en scène. La scénographie met en valeur la diversité des savoir-faire auxquels ils font appel : <a href="https://www.connaissancedesarts.com/metiers_art/mode/secrets-datelier-au-coeur-du-moulin-rouge-le-mythique-plumassier-maison-fevrier-fait-danser-les-plumes-11209123/" target="_blank" rel="noopener">plumassiers</a>, brodeurs, teinturiers ou tailleurs.</span></p>
<p><img title="Costume de Michel Dussarrat pour le rôle du Soleil dans Y'a d'la joie !, spectacle de J. Savary, Opéra comique de Paris, 1980. © Connaissance des Arts / Léana Da Silva" alt="Costume de Michel Dussarrat pour le rôle du Soleil dans Y'a d'la joie !, spectacle de J. Savary, Opéra comique de Paris, 1980. © Connaissance des Arts / Léana Da Silva" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20653%20704'%3E%3C/svg%3E" width="653" height="704" /></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Chaque métier est illustré par une pièce, donnant à voir la complexité de la fabrication. La distinction entre « atelier flou » (pour les costumes féminins) et « atelier tailleur » (pour les costumes masculins) rappelle l’organisation traditionnelle de la couture, transposée ici à l’univers de la scène.</span></p>
<h2><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le costume incarné par l’artiste</span></h2>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le parcours se prolonge avec les « <em>Vestiaires d’artistes </em>» où les costumes retrouvent leur dimension incarnée. Portés par <a href="https://www.connaissancedesarts.com/marche-art/ventes-encheres/alain-delon-vend-aux-encheres-sa-collection-doeuvres-dart-estimee-entre-4-et-5-millions-deuros-11181586/" target="_blank" rel="noopener">Alain Delon</a>, Dalida ou Zizi Jeanmaire, ils incarnent la relation indissociable entre vêtement et interprétation. Acquis en 2025 lors d’une vente aux enchères, le costume porté par Alain Delon en 1961 pour la pièce <em>Dommage qu’elle soit une putain </em>, rappelle l’une de ses rares apparitions au théâtre.</span></p>
<p><img alt="Costume porté par Alain Delon en 1961 pour la pièce « Dommage qu’elle soit une putain » de John Ford, publiée en 1633. Romy Schneider incarne le rôle féminin de cette tragédie. © CNCS" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20653%20598'%3E%3C/svg%3E" width="653" height="598" /></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le costume n’est pas seulement un objet, mais la trace d’une présence. Il conserve la mémoire du geste et du corps de l’interprète. L’intégration du vote du public a permis de sélectionner certains costumes exposés et introduit une dimension participative, sans toutefois bouleverser l’équilibre général du parcours de l’exposition. Le CNCS présente également de façon permanente la collection Rudolf <a href="https://cncs.fr/a-visiter/collection-noureev/" target="_blank" rel="noopener">Noureev</a>, maître de ballet et célèbre chorégraphe à l’Opéra national de Paris.</span></p>
<h3><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">La naissance de Rudolf Noureev – CNCS : </span></h3>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><button type="button"><br />
La naissance de Rudolf Noureev<br />
</button></span></p>
<h2><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></h2>
<h2><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Une parade finale</span></h2>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">La dernière salle prend la forme d’une parade d’une trentaine de costumes, réunissant des figures emblématiques telles que celles d’Arlequin ou de Cyrano de Bergerac (conçu pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de <a href="https://www.connaissancedesarts.com/arts-expositions/art-contemporain/exposition-a-paris-zeus-le-cheval-star-des-jo-2024-revele-ses-secrets-au-musee-des-arts-et-metiers-11208541/" target="_blank" rel="noopener">Paris 2024</a>), dans une mise en scène festive.</span></p>
<p><img alt="Parade des costumes au CNCS pour l'exposition anniversaire des 20 ans de l'institution. © Connaissance des Arts / Léana Da Silva" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20653%20490'%3E%3C/svg%3E" width="653" height="490" /></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Une vidéo conçue par l’artiste Pierre Giner à l’aide de l’intelligence artificielle anime ces silhouettes. La densité visuelle de cette ultime salle portée par l’accumulation des costumes crée à lui seul un effet immédiat, que le dispositif vidéo vient simplement prolonger.</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>« Tous en scène ! » : 20 ans des collections du CNCS</strong></span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Centre national du costume et de la scène (CNCS)</strong></span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Quartier Villars, Route de Montilly, 03000 Moulins</strong></span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>du 25 avril 2026 au 3 janvier 2027</strong></span></p>
</div>
<aside><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>À regarder aussi : </strong></span></p>
<div id="dailymotion_in-article"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
</aside>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">@ newsletters</span></p>
</div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>La sélection expo</strong> </span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Chaque semaine découvrez nos expositions coup de cœur, nos décryptages exclusifs et toutes les infos pratiques.</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/newsletters/">S&rsquo;inscrire à la newsletter</a></span></p>
</div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">magazine</span></p>
</div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt=" dans opera" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20250%20340'%3E%3C/svg%3E" width="250" height="340" /></span></div>
<div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Hors-série : Le Centre national du costume de scène</strong></span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le Centre national du costume de scène a récemment inauguré un espace d’exposition consacré à Rudolf Noureev, l’un des plus grands danseurs étoile du XXe siècle.</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/publications/hors-serie-le-centre-national-du-costume-de-scene/"><strong>Acheter le numéro</strong></a></span></div>
</div>
</div>
</div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://boutique.connaissancedesarts.com/formule/offre-couplee-79-euros-superformule?origin=A42G4BANN&amp;utm_source=ancrage&amp;utm_medium=site&amp;utm_campaign=banniere_articles" target="_blank"><img alt="Je m'abonne" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%201959%201104'%3E%3C/svg%3E" width="1959" height="1104" /></a></span></div>
</div>
</div>
<aside>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div>
<div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="Magazine Mai 2026" src="https://www.connaissancedesarts.com/wp-content/thumbnails/uploads/2026/04/m858_920-tt-width-156-height-207-fill-1-crop-0-bgcolor-ffffff.jpg" width="156" height="207" /></span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Votre numéro du mois<strong>Magazine Mai 2026</strong></span></p>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/publications/magazine-mai-2026/">Acheter le numéro</a></span></div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="« Tous en scène ! » : les trésors du Centre national du costume et de la scène de Moulins exceptionnellement réunis dans une exposition spectaculaire" src="https://www.connaissancedesarts.com/wp-content/thumbnails/uploads/2026/03/cda26_bc_tachkent_metamorphose_9-tt-width-301-height-301-fill-1-crop-1-bgcolor-ffffff.jpg" width="301" height="301" /></span></p>
<div>
<div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Coup d&rsquo;oeil sur&#8230;</span></p>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>MONUMENTS ET PATRIMOINE</strong><a href="https://www.connaissancedesarts.com/monuments-patrimoine/la-spectaculaire-metamorphose-du-nouveau-centre-darts-contemporains-de-tachkent-11210896/">La spectaculaire métamorphose du nouveau Centre d’arts contemporains de Tachkent</a></span></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">sur le même sujet</span></p>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">1</span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/marche-art/ventes-encheres/downton-abbey-une-vente-aux-encheres-exceptionnelle-de-280-costumes-et-decors-mythiques-de-la-serie-pour-la-sortie-du-dernier-film-11204119/">Downton Abbey : une vente aux enchères exceptionnelle de 280 costumes et décors mythiques de la série pour la sortie du dernier film</a></span></div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">2</span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>DIAPORAMA</strong><a href="https://www.connaissancedesarts.com/metiers_art/savoir-faire/140-creations-extraordinaires-de-christian-lacroix-reunies-pour-la-premiere-fois-dans-une-exposition-au-centre-national-du-costume-et-de-la-scene-11201381/">140 créations extraordinaires de Christian Lacroix réunies pour la première fois dans une exposition au Centre national du costume et de la scène</a></span></div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">3</span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/metiers_art/savoir-faire/pleins-feux-sur-les-coulisses-le-centre-national-du-costume-et-de-la-scene-ouvre-un-nouvel-espace-dedie-a-la-scenographie-11182049/">Pleins feux sur les coulisses ! Le Centre national du costume et de la scène ouvre un nouvel espace dédié à la scénographie</a></span></div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">4</span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/artistes/pablo-picasso/picasso-en-musique-lopera-de-massy-fait-revivre-les-decors-et-costumes-imagines-par-lartiste-pour-les-ballets-russes-11176553/">Picasso en musique : l’Opéra de Massy fait revivre les décors et costumes imaginés par l’artiste pour les Ballets russes</a></span></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">articles les plus lus</span></p>
</div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="Van Gogh était-il le premier « influenceur » ? À Auvers-sur-Oise, une exposition met l’idée à l’épreuve" src="https://www.connaissancedesarts.com/wp-content/thumbnails/uploads/2026/04/cda26_van_gogh_influenceur_-tt-width-300-height-168-fill-1-crop-1-bgcolor-ffffff.jpg" width="300" height="168" /></span></div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">1</span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>CRITIQUE</strong><a href="https://www.connaissancedesarts.com/arts-expositions/van-gogh-etait-il-le-premier-influenceur-a-auvers-sur-oise-une-exposition-met-lidee-a-lepreuve-11211999/">Van Gogh était-il le premier « influenceur » ? À Auvers-sur-Oise, une exposition met l’idée à l’épreuve</a></span></div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">2</span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/arts-expositions/paris/exposition-andy-warhol-a-paris-cet-automne-le-musee-du-luxembourg-devoile-une-facette-meconnue-du-pape-du-pop-art-11212043/">Exposition Andy Warhol à Paris : cet automne, le musée du Luxembourg dévoile une facette méconnue du pape du Pop Art</a></span></div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">3</span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/arts-expositions/art-contemporain/biennale-de-venise-2026-10-artistes-qui-vont-vous-surprendre-11212110/">Biennale de Venise 2026 : 10 artistes qui vont vous surprendre</a></span></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
</aside>
</div>
<div style="text-align: justify">
<div>
<div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">sur le thème</span></p>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/metiers_art/savoir-faire/">SAVOIR-FAIRE</a></span></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="De la lutherie baroque au velours de soie : 8 binômes d’exception qui sauvent des savoir-faire rares de l’oubli" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20335%20188'%3E%3C/svg%3E" width="335" height="188" /></span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/metiers_art/artisan-art/de-la-lutherie-baroque-au-velours-de-soie-8-binomes-dexception-qui-sauvent-des-savoir-faire-rares-de-loubli-11211953/"><strong>DIAPORAMA</strong> - De la lutherie baroque au velours de soie : 8 binômes d’exception qui sauvent des savoir-faire rares de l’oubli</a>le 25.04.2026</span></p>
</div>
</div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="Les Rothschild et la porcelaine de Sèvres : une exposition spectaculaire dévoile les secrets d’une passion qui a traversé les siècles" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20335%20188'%3E%3C/svg%3E" width="335" height="188" /></span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/arts-expositions/les-rothschild-et-la-porcelaine-de-sevres-une-exposition-spectaculaire-devoile-les-secrets-dune-passion-qui-a-traverse-les-siecles-11211817/">Les Rothschild et la porcelaine de Sèvres : une exposition spectaculaire dévoile les secrets d’une passion qui a traversé les siècles</a>le 24.04.2026</span></p>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="Événement gratuit en France : cet automne, découvrez les coulisses du luxe avec l’ouverture exceptionnelle d’ateliers et manufactures de LVMH" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20335%20188'%3E%3C/svg%3E" width="335" height="188" /></span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/metiers_art/luxe/evenement-gratuit-en-france-cet-automne-decouvrez-les-coulisses-du-luxe-avec-louverture-exceptionnelle-dateliers-et-manufactures-de-lvmh-11212038/">Événement gratuit en France : cet automne, découvrez les coulisses du luxe avec l’ouverture exceptionnelle d’ateliers et manufactures de LVMH</a>le 23.04.2026</span></p>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="Secrets d’atelier : les trésors antiques du musée du Louvre inspirent une nouvelle collection de montres à la plus ancienne manufacture horlogère au monde" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20335%20188'%3E%3C/svg%3E" width="335" height="188" /></span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/metiers_art/savoir-faire/secrets-datelier-les-tresors-antiques-du-musee-du-louvre-inspirent-une-nouvelle-collection-de-montres-a-la-plus-ancienne-manufacture-horlogere-au-monde-11211877/"><strong>VIDÉO</strong> - Secrets d’atelier : les trésors antiques du musée du Louvre inspirent une nouvelle collection de montres à la plus ancienne manufacture horlogère au monde</a>le 22.04.2026</span></p>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="Pour ses 10 ans, le Musverre dévoile une exposition féérique qui nous transporte aux pays des merveilles" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20335%20188'%3E%3C/svg%3E" width="335" height="188" /></span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/metiers_art/artisan-art/pour-ses-10-ans-le-musverre-devoile-une-exposition-feerique-qui-nous-transporte-aux-pays-des-merveilles-11211802/">Pour ses 10 ans, le Musverre dévoile une exposition féérique qui nous transporte aux pays des merveilles</a>le 20.04.2026</span></p>
</div>
</div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="De l’Élysée à Notre-Dame de Paris : Julien Roos, le designer qui « ajoute sa pierre à l’édifice »" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20335%20188'%3E%3C/svg%3E" width="335" height="188" /></span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/metiers_art/savoir-faire/de-lelysee-a-notre-dame-de-paris-julien-roos-le-designer-qui-ajoute-sa-pierre-a-ledifice-11210985/"><strong>PORTRAIT</strong> - De l’Élysée à Notre-Dame de Paris : Julien Roos, le designer qui « ajoute sa pierre à l’édifice »</a>le 13.04.2026</span></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div style="text-align: justify">
<div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">newsletters</span></div>
</div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Retrouvez toute la <img alt="Connaissance des arts" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20308%2040'%3E%3C/svg%3E" width="308" height="40" />dans vos mails</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/newsletters/">Découvrir nos newsletters</a></span></p>
</div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
</div>
</div>
</div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="" src="image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAAEAAAABCAQAAAC1HAwCAAAAC0lEQVR42mNkYAAAAAYAAjCB0C8AAAAASUVORK5CYII=" /></span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="" src="image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAAEAAAABCAQAAAC1HAwCAAAAC0lEQVR42mNkYAAAAAYAAjCB0C8AAAAASUVORK5CYII=" /></span></div>
<div>
<ul>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Décryptages</span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Actualités</span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Analyse d’œuvre</span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Vie des musées</span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Tendances du marché</span></li>
</ul>
</div>
</div>
<footer id="footer">
<div>
<div>
<div>
<ul>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a title="Connaissance des arts sur facebook - S'ouvre dans une nouvelle fenêtre" href="https://www.facebook.com/cdesarts" target="_blank" rel="noopener nofollow">Connaissance des arts sur facebook</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a title="Connaissance des arts sur instagram - S'ouvre dans une nouvelle fenêtre" href="https://www.instagram.com/connaissancedesarts/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Connaissance des arts sur instagram</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a title="Connaissance des arts sur twitter - S'ouvre dans une nouvelle fenêtre" href="https://twitter.com/Cdesarts" target="_blank" rel="noopener nofollow">Connaissance des arts sur twitter</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a title="Connaissance des arts sur linkedin - S'ouvre dans une nouvelle fenêtre" href="https://www.linkedin.com/company/connaissance-des-arts/" target="_blank" rel="noopener nofollow">Connaissance des arts sur linkedin</a></span></li>
</ul>
<div>
<div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Connaissancedesarts.com est le site de vos expositions. Grâce au kiosque des expositions, trouvez et réservez directement votre billet pour une expo à Paris, Lille, Nantes, Rennes, Strasbourg, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse… et partout en France, et retrouvez une sélection d’expositions à l’international.</span></p>
<div>
<ul>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/qui-sommes-nous/">Qui sommes-nous ?</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/contacts/">Contacts</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/">À la une</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/politique-de-confidentialite/">Politique de confidentialité</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/publications/">Publications</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/metiers_art/mode/tous-en-scene-les-tresors-du-centre-national-du-costume-et-de-la-scene-de-moulins-exceptionnellement-reunis-dans-une-exposition-spectaculaire-11212179/#">Gérer mes consentements</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/expotheque/">Expothèque</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/cookies/">Cookies</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/mentions-legales/">Mentions légales et CGU – CGV</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/conferences/">Conférences</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/profil/invitations/">Invitations</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/service-photo/">Service Photo</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://medias.lesechosleparisien.fr/" target="_blank" rel="noopener">Publicité : Les Echos Le Parisien Médias</a></span></li>
</ul>
</div>
</div>
<aside>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="Magazine Mai 2026" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20156%20207'%3E%3C/svg%3E" width="156" height="207" /></span></div>
<div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Le dernier magazine</strong></span></p>
<div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Retrouvez tous les mois un nouveau numéro pour plonger au cœur de l&rsquo;univers d&rsquo;artistes</strong></span></p>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/publications/magazine-mai-2026/">Acheter le numéro</a></span></div>
</div>
</div>
</div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><img alt="" src="image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAAEAAAABCAQAAAC1HAwCAAAAC0lEQVR42mNkYAAAAAYAAjCB0C8AAAAASUVORK5CYII=" /></span></div>
<div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Nos abonnements</strong></span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Découvrez nos offres pour profiter de Connaissance des Arts partout et à tout moment</span></p>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://boutique.connaissancedesarts.com/abonnements?origin=A42G4PAHP&amp;utm_source=ancrage&amp;utm_medium=site&amp;utm_campaign=publication-pave" target="_blank" rel="noopener">S&rsquo;abonner</a></span></div>
</div>
</div>
</div>
</aside>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Un site du groupe</strong> <img alt="Les Echos" src="//www.w3.org/2000/svg'%20viewBox='0%200%20120%2023'%3E%3C/svg%3E" width="120" height="23" /></span></div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Abonnement sur <a href="https://www.epresse.fr/" target="_blank" rel="noopener"><strong>epresse.fr</strong></a></span></div>
</div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<ul>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.lesechos.fr/" target="_blank" rel="noopener">Les Echos</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.radioclassique.fr/" target="_blank" rel="noopener">Radio Classique</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.lafugue.com/" target="_blank" rel="noopener">La fugue</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.lesechos-debats.fr/" target="_blank" rel="noopener">Les Echos Débats</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://capitalfinance.lesechos.fr/" target="_blank" rel="noopener">Capital Finance</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://wineclub.lesechos.fr/" target="_blank" rel="noopener">Les Echos Wine Club</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.leparisien.fr/laparisienne/" target="_blank" rel="noopener">La Parisienne</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.lesechos-solutions.fr/" target="_blank" rel="noopener">Les Echos Solutions</a></span></li>
<li><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><a href="https://www.lesechos-publishing.fr/qui-sommes-nous" target="_blank" rel="noopener">Les Echos Publishing</a></span></li>
</ul>
</div>
<div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">© Connaissance des arts 2026</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><button type="button">Gérer mes consentements</button></span></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</footer>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">C&rsquo;est une jolie musique mise en œuvre par Delphine Pinasa, commissaire de l&rsquo;exposition entourée par les scénographe Alain Batifoulier et Simon de Tovar, ainsi que de Pierre Giner artiste associé qui use de l&rsquo;intelligence artificielle pour faire vivre les costumes.</span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Depuis 20 ans, depuis son inauguration en juillet 2006 jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui le CNCS a proposé plus de 38 expositions, a reçu 1 400 000 visiteurs. L&rsquo;institution a su développer une programmation ambitieuse tout en se renouvelant constamment, mêlant  des approches historiques, mais également un focus sur les techniques et les mises en scène spectaculaires.</span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">C&rsquo;est la présentation du parcours en 11 salles : Salle 1 -20 ans d&rsquo;acquisitions avec un patrimoine régulièrement enrichi. Salle 2-  20 ans ans de conservation/ dans l&rsquo;intimité des réserves avec une politique rigoureuse de conservation des costumes afin d&rsquo;en assurer la pérennité, souvent fragilisés et altérés par l&rsquo;usage sur scène ;  Salle 3 -20 ans de mannequinage/ ou l&rsquo;art de sublimer les costumes Salle 4 -20 ans d&rsquo;exposition / et comment révéler une collection exceptionnelle  de 10 costumes issues de diverses expositions. Salle 5   Sarah Bernhardt (1844-1923) un patrimoine éternel où l&rsquo;art de présenter la robe portée par la grande dame dans le rôle de la reine d&rsquo;Espagne dans Ruy Blas, artiste choisie par Victor Hugo en 1872 . Salle 6 &#8211; Maria Callas (1923-1977) un héritage prestigieux de la diva, considérée comme l&rsquo;une des plus grandes interprètes du 20e siècle. Salle 7</span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Costumières et costumiers/ Créateurs d&rsquo;illusions. Salle 8 Ateliers &amp; artisans / la fabrique des costumes, les costumes conservés et présentés témoignent de ces métiers d&rsquo;exception en évolution, et chaque pièce raconte l&rsquo;histoire des artisans dont la talent contribue à la magie du spectacle vivant. Salle 9 &#8211; Vestiaires d&rsquo;artistes / une seconde peau, C&rsquo;est le costume porté par Line Renaud pour un final à Las Vegas, que ceux de Dalida, Alain Delon  ou encore du regretté Raymond Devos, mais on y croise également Zizi Jeanmaire, Etienne Daho&#8230;</span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Salle 10- les coupes de coeur du public&#8230; et la s</span></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/30/tous-en-scene-une-exposition-au-centre-national-du-costume-et-de-la-scene-a-moulins/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un Terrier,  texte, mise en scène et interprétation d&#8217;Anne Leterrier.</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/30/un-terrier-texte-mise-en-scene-et-interpretation-danne-leterrier/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/30/un-terrier-texte-mise-en-scene-et-interpretation-danne-leterrier/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 08:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[seul en scène]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84916</guid>
		<description><![CDATA[Un Terrier,  écriture, mise en scène et interprétation d&#8217;Anne Leterrier, co-mise en scène de Diane Vaicle  C&#8217;est l&#8217; histoire très intime d&#8217;une jeune femme. Née sous X, elle a été l&#8217;objet de soins constants pendant trois mois à l&#8217;hôpital où elle est née&#8230; Puis  a été vite adoptée par un couple qui ne pouvait avoir d&#8217;enfants [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>
<div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong><em>Un Terrier</em></strong><em>,</em><em> </em> écriture, mise en scène et interprétation d&rsquo;Anne Leterrier, co-mise en scène de Diane Vaicle </span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">C&rsquo;est l&rsquo; histoire très intime d&rsquo;une jeune femme. Née sous X, elle a été l&rsquo;objet de soins constants pendant trois mois à l&rsquo;hôpital où elle est née&#8230; Puis  a été vite adoptée par un couple qui ne pouvait avoir d&rsquo;enfants et qui l&rsquo;a tout de suite aimée. &nbsp;&raquo; Et moi, quand les ai-je aimés?&nbsp;&raquo; Reste donc toujours chez celle qui est devenue adulte, sinon un trauma, du moins une interrogation permanente existentielle, difficile à résoudre. Qui est cette mère &laquo;&nbsp;biologique&nbsp;&raquo; comme on dit?  &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai toujours su, dit-elle, que j&rsquo;étais adoptée. J&rsquo;ai toujours su que je te chercherai un jour quand le moment viendrait.&nbsp;&raquo;</span></p>
<div id="attachment_84917" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/unnamed-2-1024x663-e1777538060129.jpg" rel="lightbox[84916]"><img class="size-medium wp-image-84917" alt="© Patrice Leterrier" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/unnamed-2-1024x663-300x194.jpg" width="300" height="194" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Patrice Leterrier</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Et comme beaucoup d&rsquo;autres, malgré les réticences de sa mère adoptive, elle a fait une demande auprès du Conseil National pour l’Accès aux Origines Personnelles pour  retrouver sa mère &laquo;&nbsp;biologique&nbsp;&raquo;. Une quête d&rsquo;identité assez longue mais qui a été enfin positive. Elle apprendra qu&rsquo;elle est née des amours fugitifs d&rsquo;un Portugais déjà marié et de Kadija, une  adolescente maghrébine. </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Anne veut alors retrouver cette mère qui habite à Marseille et qui, depuis, a eu d&rsquo;autres enfants. Pour la connaître et essayer de comprendre pourquoi elle l&rsquo;a abandonnée. Elles s&rsquo;écriront et Anne finira par la rencontrer à Lyon. Reste pour ces femmes à accepter cette nouvelle situation familiale et à recomposer un puzzle.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Mais après tout, ces liens du sang sont-ils aussi forts qu&rsquo;on le dit, ou une pure illusion?  Et il n&rsquo;y a pas de miracle: une rencontre, même préparée, ne peut rien résoudre. Comme dans une famille normale où les enfants parfois n&rsquo;ont pas toujours d&rsquo;atomes crochus entre eux, alors qu&rsquo;ils sont nés du même père et de la même mère, et qu&rsquo;ils ont longtemps vécu ensemble. Que sont ces liens après tant d&rsquo;années entre Anne et Kadija? Quelle relation Anne peut-elle avoir avec son demi-frère et sa demi-sœur dont son histoire n&rsquo;est en rien la leur? Et malgré les lettres qu&rsquo;elle s&rsquo;adressent, la relation entre ces femmes aura tendance à se dissoudre. Bref, on ne récrit pas le passé et il faut faire avec. &nbsp;&raquo; C&rsquo;est, dit-elle, une histoire de secret et de dialogue, de rupture et de silence. Une histoire pour abattre les normes, détruire la toute puissance des liens du sang.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Anne Leterrier, après des études musicologie, a réussi le concours de professeur des Ecoles et s&rsquo;est formée à la marionnette. Puis elle  a quitté l&rsquo;Education nationale pour se consacrer au théâtre et à la musique.  Et sur le plateau? Elle a une belle présence et fait tout pour donner vie à ce monologue, un premier texte assez léger et inégal. Et la mise en scène et la direction ne sont pas au rendez-vous&#8230;  </span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">On sent que l&rsquo;actrice veut bien faire!  Elle affiche un sourire permanent, ce qui est assez insupportable et sa diction est loin d&rsquo;être précise:  ennuyeux, surtout pour un solo. Et on se demande bien pourquoi elle parle quelquefois dos au public et pourquoi elle fait lire plusieurs lettres par des spectatrices et un spectateur qu ont du mal à s&rsquo;en tirer. Il y a quelques bons moments où des chants choraux féminins viennent apporter une fraîcheur et quand on entend la voix en off de sa mère adoptive, mais ce spectacle aurait nettement besoin d&rsquo;une véritable mise en scène. Il y a donc encore du travail&#8230; A suivre.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><br />
Philippe du Vignal</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le spectacle a été joué du 7 au 29 avril au Théâtre de la Reine Blanche, 2 bis passage Ruelle, Paris (XVIII ème). T. : 01 40 05 06 96.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
</div>
</div>
</div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/30/un-terrier-texte-mise-en-scene-et-interpretation-danne-leterrier/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Morgan de Cecco</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/29/morgan-de-cecco/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/29/morgan-de-cecco/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 18:21:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[Magie]]></category>
		<category><![CDATA[seul en scène]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84856</guid>
		<description><![CDATA[Morgan de Cecco  Il a franchi la grande porte de la magie à vingt ans. Lors d’un repas familial, il avait rencontré un ami du grand-père de sa femme qui faisait des tours à table. Et il a senti une vraie passion, ce qui l’a intrigué. Et il en a discuté avec lui, toute l’après-midi [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Times New Roman, serif;font-size: medium"><b>Morgan de Cecco </b></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"><span style="font-family: Times New Roman, serif">Il a franchi la grande porte de la magie à vingt ans. Lors d’un repas familial, il avait rencontré un ami du grand-père de s</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">a femme qui faisait des tours à table. Et il a senti une vraie passion, ce qui l’a intrigué. Et il en a discuté avec lui, toute l’après-midi et le même soir. Puis il a cherché à en savoir un peu plus, en essayant de trouver des tours à apprendre sur Internet. Et il est tombé sur le tuto-vidéo du </span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><i>Houdini change</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> (carte qui change en la frottant avec la main), un tour qu&rsquo;il a vite travaillé. Après quelques heures d’entraînement, il l&rsquo;a fait devant sa femme Nathalie qui en est restée bouche bée. Et la magie est devenue une véritable passion. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est drôle, dit-il, si elle n’avait pas réagi positivement</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">, je n’aurais sans doute pas été plus loin et n&rsquo;en ferai sans doute pas aujourd’hui.&nbsp;&raquo;</span></span></p>
<div id="attachment_84857" style="width: 212px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/morgan-de-cecco-fism-turin-2025-photo-nathalie-de-cecco-e1777371740180.jpg" rel="lightbox[84856]"><img class="size-medium wp-image-84857" alt="© Nathaile De Cecco" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/morgan-de-cecco-fism-turin-2025-photo-nathalie-de-cecco-202x300.jpg" width="202" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Nathalie De Cecco</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"><span style="font-family: Times New Roman, serif">&laquo;&nbsp;Au début, j&rsquo;en faisais surtout pour moi-même devant mon miroir. Il </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">y avait tant de choses à découvrir que je m’extasiais des nouveaux secrets que j’apprenais. J’ai commencé par les cartes comme tout le monde, </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">je crois, grâce aux incontournables volumes de </span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><i>La Magie par les cartes</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> de Bernard Bilis. Une véritable encyclopédie en la matière. Je me suis pris claques sur claques mais j’en demandais toujours plus ! Mais l’artiste qui a sans aucun doute changé ma vie est David Stone avec ses deux DVD </span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><i>The real secrets of Magic</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif">. Une révélation. Tout me plaisait, le style de David, ses mouvements, ce qu’il dégageait, mais <i>One coin routine</i> que j’ai trouvée magnifique,  m’a ébloui plus que les autres</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">.<br />
Je voyais de la vraie magie dans ses mouvements et une forme de danse artistique, poétique, bref, une véritable œuvre d’art. J’ai eu l’impression de découvrir le Graal et ce que je voulais faire&#8230; Alors peu importeraient la difficulté et le temps que cela prendrait.Je ne comptais donc pas mes centaines d&rsquo;heures d’entraînement&#8230; Un </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">objectif si fort, que la difficulté des manipulations n’était pas un obstacle. Et je continue </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">à pratiquer la magie des pièces, en essayant de me spécialiser toujours plus. Et elles sont désormais présentes dans tous<i> </i>mes<i> </i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><i>close-up</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif">.   Et commencer par des tours vus par très peu de gens, quoi de mieux. &laquo;&nbsp;</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"><span style="font-family: Times New Roman, serif"><br />
Morgan de Cecco<b> </b>a pu entrer dans l&rsquo;équipe de France de </span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><i>close-up</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> en 2018. Un appel à candidatures avait été lancé sur les réseaux sociaux et il a envoyé la vidéo d’un numéro créé pour l’occasion. Après un retour positif, il est &laquo;&nbsp;monté&nbsp;&raquo; sur Paris et l&rsquo;a présenté devant Bernard Bilis, Jean-Jacques Sanvert, Ludovic Julliot, Pascal Bouché et le président Laurent Guez. &laquo;&nbsp;Le stress était au rendez-vous avec deux candidats retenus sur dix: Markobi et moi-même. Depuis ce jour, je travaille avec eux mon numéro de concours pour le présenter en France  et à l&rsquo;international. Grâce à cela, j’ai remporté le titre de champion de France FFAP 2022 à Poitiers, un troisième prix aux championnats d’Europe FISM 2024 à Saint-Vincent en Italie, et j’ai été vice-champion de France FFM 2025 à Troyes.<br />
Tout cela n’aurait sans doute pas été possible sans le soutien de ma femme Nathalie qui m’a inscrit à mon premier concours et qui a déclenché chez moi l’envie de continuer dans cette voie. Elle m’a aussi beaucoup aidé dans l’écriture de mes numéros. Nous nous complétons parfaitement. Très souvent, elle imagine des effets qui peuvent servir la narration du numéro et quelques instants plus tard, je les lui présente en combinant plusieurs techniques et subtilités. Photographe, elle crée aussi tous mes visuels photo et vidéo, gère mon site web et ma communication sur les réseaux sociaux. Sans elle, je ne serai sans doute pas professionnel aujourd’hui…</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"> Pour Morgan de  Cecco, l<span style="font-family: Times New Roman, serif">es principales qualités sont la persévérance et la patience. &laquo;&nbsp;Associées, elles permettent d’accomplir presque tout ce que l’on veut. Bien </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">sûr, </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">tout </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">cela </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">ne</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> serait </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">rien </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">si je n&rsquo;avais pas</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">une </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">passion</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> dévorante depuis quelque vingt ans…Le cœur de mon métier reste le </span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><i>close-up</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif">. Je travaille dans toutes les conditions possibles,  parfois inimaginables, comme un </span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><i>close-up</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> en costume au bord d’une piscine municipale dont le gérant avait organisé une nocturne sur le thème du cirque. Un conseil: ne faites pas choisir de cartes dans cet environnement: vous risqueriez de le regretter…</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"><span style="font-family: Times New Roman, serif">Il propose aussi un spectacle </span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><i>One man show</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif">, qu&rsquo;il place en général à la suite d&rsquo;une déambulation, avec des numéros très participatifs de mentalisme et effets visuels, extrasensoriels  et toujours une pointe d’humour. Tout son matériel tient dans un sac de courses pour un format: vingt minutes, à plus d’une heure. &laquo;&nbsp;J’ai  commencé à créer quand j’ai  participé à des concours. On se dit alors que faire de la magie </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">pour </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">surprendre</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> des </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">magiciens, </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">est</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">dénué </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">de </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">sens </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">et </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">un peu paradoxal mais je me suis vite rendu compte qu’au fil de mes trouvailles, c&rsquo;était très bénéfique pour la créativité. Avec une </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">gymnastique qui s’assouplit d’année en année, il m’est facile de trouver des solutions techniques pour réaliser de nouveaux effets&#8230; Je ne m’étais jamais imaginé cela à mes débuts mais ils ont bluffé notre communauté. Grâce à ces concours, j&rsquo;ai réussi à tracer ma voie dans la magie des pièces. Cela </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">m’a aussi </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">permis </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">de réaliser</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">avec </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">Philippe</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> Molina</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">l, un </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">DVD </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">et </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">VOD:</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> </span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><i>l’ABC de la magie des pièces </i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif">(disponible sur mon site web) accompagné d&rsquo;un kit pour les débutants&#8230;  Quelle fierté !</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"><span style="font-family: Times New Roman, serif">À ses tout débuts, il a été subjugué par Criss Angel et par son aura, en créant un contexte propice à ses miracles. Mais il s&rsquo;est vite rendu aperçu que cette magie, même extraordinaire, ne pouvait se faire en conditions réelles et encore moins de manière impromptue. David Blaine fait partie de ses artistes emblématiques: ses passages à la télé vers 1990 avec seulement des cartes et quelques objets du </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">quotidien, l’ont marqué. Il trouvait génial que tous ses tours aient  pu être réalisés dans la vraie vie et devant un vrai public. &laquo;&nbsp;C’est un peu à ce moment, dit-il, que j&rsquo;ai vu qu’il ne fallait pas forcément compter sur des effets spéciaux pour rendre dingue, un public mais que de véritables miracles pouvaient aussi se cacher dans la simplicité… De nombreux artistes m’ont depuis influencé mais surtout David Stone. Il a, véritablement changé ma vie en me faisant croiser la route de la magie des pièces, avec tout le style qu’on lui doit… David, merci !</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"><span style="font-family: Times New Roman, serif">Il aime faire des effets partout, n’importe quand, et avec n’importe quel objet:</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> téléphone, pièces de monnaie, billets mais aussi le pickpocket et le mentalisme…Mais il n&rsquo;a guère envie de s’assoir à une table derrière un tapis de cartes et présenter la nième routine d’</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><i>As leader. </i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> Il y a une  connotation bien trop « magicien » à son goût et il travaille toujours debout pour donner l’impression que son travail est en corrélation avec le sujet de conversation de ses interlocuteurs comme de façon </span></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;font-size: medium">impromptue.  La magie visuelle est sa favorite.<br />
Il a subi nombre d’influences au fil de son évolution.&nbsp;&raquo;Mon répertoire d’hier n’est plus, dit-il,  celui d’aujourd’hui et ne sera sans doute pas celui de demain. Rien n’est figé dans le marbre, comme on pourrait le croire. J’ai beaucoup été influencé par les artistes cités plus haut et par d’autres, mais plus le temps passe, plus j’ai tendance à m’éloigner de toutes les nouveautés pour me centrer sur moi-même. Cela m’a permis d’entrer dans un processus créatif qui m’a ouvert sur d’autres voies: notamment mon propre style. Bien sûr, cela n’aurait pas été possible, si je n’étais pas passé par un long temps de mimétisme et répétitions…</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"> <span style="font-family: Times New Roman, serif">Que r</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">ecommander aux </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">débutants? &laquo;&nbsp;Si je devais donner un conseil et un seul, ce serait avant tout d’avoir une passion pour ce que l’on fait et de l’entretenir. Je suis moi-même passé par des niveaux de passion variables qui se calquaient en partie sur les épreuves de la vie. Il est très facile de tout lâcher à la moindre difficulté. Il faut se donner des objectifs personnels. Pour ma part, les concours et leurs dates</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> m’ont fait grandir comme jamais dans le métier. Le chemin à emprunter est propre à chacun et en fonction de nos ambitions. Tout le monde n’aspire pas à devenir  professionnel et veut souvent que la pratique de la magie reste un moment d’évasion agréable. sans stress, ni contrainte. Et donc amusez-vous, tout </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">simplement…</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"> <span style="font-family: Times New Roman, serif">Quel </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">regard </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">porter </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">sur </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">la </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">magie </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">actuelle</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">? Morgan De  Cecco trouve qu&rsquo;elle est plus que jamais en ébullition et que la nouvelle génération la remet en lumière à travers le monde et lui redonne ses lettres de noblesse, en la dépoussiérant avec des innovations surprenantes. &laquo;&nbsp;Toute cette créativité, dit-il, n’aurait sûrement pu voir le jour, sans l’expansion d’Internet et des réseaux sociaux qui ont placé notre discipline sous stéroïdes. Mais, revers de la médaille il y a  toutes les vidéos de révélations que l’on peut trouver sur les plateformes de partage, le </span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><i>Magic porn</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> comme on l’appelle. Je pense que nous pouvons aujourd’hui trouver la quasi-totalité de notre patrimoine débiné impunément par des  gens n’aspirant qu’à une course aux clics  et n’ayant même pas conscience du mal que cela génère.<br />
Malheureusement, nous n’avons pas d&rsquo;autre choix que d’accepter cette situation regrettable et qui s’amplifiera avec le développement de l&rsquo; I.A. Bien sûr, la transmission est très importante pour perpétuer notre art mais il doit être mérité et non proposé à tout le monde qui le consomme par voyeurisme. Ce qui génère beaucoup de tort aux créateurs. Par chance, nous sommes encore un peu protégés: la masse d’informations disponibles est telle, que trouver ce que l’on cherche devient vite un incroyable parcours du combattant. Trop d’informations tue l’information… Bien que le monde du numérique évolue de manière exponentielle, je pense que la magie ne mourra pas&#8230;  Même  si on connait le TRUC</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">, le cerveau se fera à jamais berner par un &laquo;&nbsp;</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">faux dépôt&nbsp;&raquo;</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> motivé, ou une belle &laquo;&nbsp;</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">misdirection&nbsp;&raquo;</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">…</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"> Et l<span style="font-family: Times New Roman, serif">´importance </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">de </span><span style="font-family: Times New Roman, serif">la C</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">ulture</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> dans tout cela? &nbsp;&raquo; J</span><span style="font-family: Times New Roman, serif">e n’ai pas beaucoup eu l&rsquo;occasion de traverser le globe. Mais les différences ethniques, religieuses, socio-éducatives&#8230; nous offrent une richesse précieuse dans notre apprentissage. Et les réactions sont très différentes en fonction des pays. Les Français -et je les connais bien- sont un des publics les plus durs qui soient: ils ne s’extasient pas facilement. Au contraire, les Américains se laissent volontiers emporter et profitent pleinement. J&rsquo;ai la chance d’avoir de la famille outre-Atlantique et j’ai pris beaucoup de plaisir à faire du </span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><i>close-up</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> : le public se transforme là-bas en grands enfants dès les premières secondes. Les Russes sont inexpressifs et froids en apparence, mais aiment beaucoup se faire bluffer. Les réactions que nous produisons ne sont pas un critère de qualité. Pourtant, nous les recherchons en priorité: cela nous flatte et nous galvanise mais je pense qu’il faut apprendre à se détacher des apparences: les émotions ressenties pendant nos petits miracles sont souvent bien plus fortes, que les réactions extérieures…</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium">Morgan De  Cecco pratique</span><span style="font-family: Times New Roman, serif;font-size: medium"> la guitare électrique depuis qu&rsquo;il a eu douze ans et aime beaucoup jouer du rock instrumental style Joe Satriani ou jazz/rock&#8230; Et il essaye de trouver un peu de temps pour sa  passion de la musique qui est toujours restée la même. À côté de cela, il aime aussi courir et faire du</span><span style="font-size: medium"><span style="font-family: Times New Roman, serif"> vélo mais le principal reste quand même sa femme et ses garçons de huit et dix ans. &laquo;&nbsp;Plus le temps passe,</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> dit-il, plus je me rends compte que la chose la plus importante, est d&rsquo;être avec ses proches.&nbsp;&raquo;</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"> </span><span style="font-family: Times New Roman, serif;font-size: medium">Sébastien Bazou</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: Times New Roman, serif;font-size: medium;color: #800000">Interview réalisée le 24 avril à Dijon ( Côte-d&rsquo;Or).</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"> </span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/29/morgan-de-cecco/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Shechter II In The Brain, chorégraphie et musique d&#8217;Hofesh Shechter</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/29/shechter-ii-in-the-brain-choregraphie-et-musique-dhofesh-shechter/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/29/shechter-ii-in-the-brain-choregraphie-et-musique-dhofesh-shechter/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 16:01:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84885</guid>
		<description><![CDATA[Shechter II In The Brain, chorégraphie et musique d&#8217;Hofesh Shechter Depuis 2010, ce chorégraphe est programmé par le théâtre de la Ville et cette pièce de cinquante-cinq minutes est dansée par la nouvelle promotion de la Shechter II. Huit interprètes ont été sélectionnés sur mille deux cents candidats! pour cette compagnie d’apprentissage: c’est dire l’intensité [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><b><em>Shechter II In The Brain</em></b>, chorégraphie et musique d&rsquo;Hofesh Shechter</span></p>
<div id="attachment_84888" style="width: 226px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/7.-in-the-brain-tom-visser-e1777478221872.jpg" rel="lightbox[84885]"><img class="size-medium wp-image-84888" alt="© Tom Visser" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/7.-in-the-brain-tom-visser-216x300.jpg" width="216" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Tom Visser</span></p></div>
<p lang="nl-NL" style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Depuis 2010, ce chorégraphe est programmé par le théâtre de la Ville et cette pièce de cinquante-cinq minutes est dansée par la nouvelle promotion de la Shechter II. Huit interprètes ont été sélectionnés sur mille deux cents candidats! pour cette compagnie d’apprentissage: c’est dire l’intensité de leur engagement personnel. Hofesh Shechter aime faire vivre de façon physique, sa chorégraphie au public et associe les images qu&rsquo;il crées au travail de lumières en mouvement de Tom Visser et à de très fortes variations d’intensité musicale.<br />
Parfois, notre corps vibre à l’unisson des danseurs et nous retrouvons ici les codes habituels de cet artiste avec une danse ancrée au sol et des supplications, bras en l’air, vers le ciel. Sensuelle et sauvage, elle est inspirée de <em>Cave</em> qu&rsquo;il avait créée en 2022 pour la Martha Graham Company, une pièce issue du &laquo;&nbsp;clubbing&nbsp;&raquo; et du monde nocturne&#8230;<br />
</span></p>
<p lang="nl-NL" style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Cela commence avec une sorte de magma humain naissant lentement dans la pénombre, puis les danseurs se séparent, chacun s’inspirant  à sa manière, de la musique. &laquo;&nbsp;Il me semble, dit Hofesh Shechter, que le clubbing est, en quelque sorte, la version actuelle de la danse traditionnelle ou folklorique. C&rsquo;est l&rsquo;endroit où les jeunes trouvent la possibilité de se rassembler et s&rsquo;exprimer; ils créent leurs rituels, flirtent et ont le sentiment d&rsquo;être en communauté. Cela leur permet aussi de recharger leurs batteries. Ils peuvent se perdre et accéder à un monde spirituel offrant une échappatoire à leur vie au quotidien.&nbsp;&raquo;<br />
Sur les plans technique et artistique, ces jeunes interprètes se sont parfaitement imprégnés du style Hofesh Shechter, pour danser cette  courte pièce, modèle de son art chorégraphique. On entre -ou pas- dans son univers mais nous sommes très client. <span style="text-decoration: underline">Attention: bien se protéger les oreilles !</span></span></p>
<p lang="nl-NL" style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Jean Couturier</span></p>
<p lang="nl-NL" style="text-align: justify"><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Spectacle joué du 1er au 25 avril, au Théâtre de la Ville-Théâtre des Abbesses, 31 rue des Abbesses, Paris (XVIII ème). T. : 01 42 74 22 77.<br />
Et du 25 juin au 11 juillet.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/29/shechter-ii-in-the-brain-choregraphie-et-musique-dhofesh-shechter/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>FauxFaire FauxVoir, conception et coordination générale de Thierry Collet, collaboration artistique de Cédric Orain</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/29/fauxfaire-fauxvoir-conception-et-coordination-generale-de-thierry-collet-collaboration-artistique-de-cedric-orain/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/29/fauxfaire-fauxvoir-conception-et-coordination-generale-de-thierry-collet-collaboration-artistique-de-cedric-orain/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 08:26:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Magie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84866</guid>
		<description><![CDATA[Festival de magie de Nice (suite) FauxFaire FauxVoir, conception et coordination générale de Thierry Collet, collaboration artistique de Cédric Orain Cela se passe à la chapelle des Franciscains (XIII ème siècle) sur une place jouxtant le vieux Nice. Après un atelier de magie l&#8217;après-midi pour enfants (et parents) assez réjouissant de Nicolas Gachet, l&#8217;assistant de  [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong>Festival de magie de Nice </strong>(suite)<em><strong></strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong><em>FauxFaire FauxVoir</em></strong>, conception et coordination générale de Thierry Collet, collaboration artistique de Cédric Orain</span></p>
<div id="attachment_84876" style="width: 115px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/images-43.jpeg" rel="lightbox[84866]"><img class="size-full wp-image-84876" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/images-43.jpeg" width="105" height="140" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Cela se passe à la chapelle des Franciscains (XIII ème siècle) sur une place jouxtant le vieux Nice. Après un atelier de magie l&rsquo;après-midi pour enfants (et parents) assez réjouissant de Nicolas Gachet, l&rsquo;assistant de  Thierry Collet. Puis une lecture de textes passionnants de Robert Houdin, le grand maître du XIX ème siècle et d&rsquo;extraits d&rsquo;<em>Harry Potter</em> par des acteurs du Théâtre National au café à côté de la Chapelle, la journée se conclut avec le spectacle de ce magicien remarquable (voir <em>Le Théâtre du Blog</em>) fondé en grande partie sur les tours que nous jouent nos yeux et notre cerveau. Dans un monde où tout n&rsquo;est qu&rsquo;illusion, en quoi et en qui pouvons-nous encore avoir confiance? Il explique aussi très clairement sa démarche au public (il a été élève au Conservatoire National et a une maîtrise absolue de l&rsquo;art oratoire). Mais aussi du détournement d&rsquo;attention: une des bases de la magie depuis toujours&#8230;</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Il nous emmène en quatre vingt-dix minutes avec ses collaborateurs Soria Ieng et Nicolas Gachet sur des terres inconnues d&rsquo;où le public ressort fasciné. &laquo;&nbsp;Dans mon travail, dit-il, j&rsquo;aime que les effets magiques ouvrent des portes philosophiques, politiques et critiques, sans renier, bien sûr, la jubilation que cet art populaire permet de créer. Je rêve d&rsquo;une magie qui nous réveille, plutôt que de nous endormir.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Un spectacle où le public suit alternativement trois ateliers.Thierry Collet, Sorian Ieng, Nicolas Gachet montrent des illusions d&rsquo;optique comme ces damiers où, par habitude mentale, nos yeux persistent à voir un carré blanc à côté d&rsquo;un noir, alors qu&rsquo;il y a ici deux blancs. Aucun trucage, aucun détournement d&rsquo;attention puisque nous sommes seuls aux manettes mais la réalité existe bien! Effrayante!  On imagine ce qu&rsquo;on pourrait nous faire avaler!<br />
Comme ces rectangles de surface différente: évident quand on les regarde, alors que c&rsquo;est absolument faux! Cela voudrait-il dire qu&rsquo;on peut nous manipuler très facilement? Ou encore ces exercices de calcul où tout le monde  trouve le même nombre: ici encore pas la moindre magie mais juste une raison mathématique&#8230; Ou encore des illusions à partir de sensations. C&rsquo;est juste parfois un peu long puisque le public reste debout.</span></p>
<div id="attachment_84869" style="width: 260px" class="wp-caption alignright"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/tele-oeil-demain-n-et-b.jpg" rel="lightbox[84866]"><img class="size-full wp-image-84869" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/tele-oeil-demain-n-et-b.jpg" width="250" height="249" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Puis invités à nous asseoir sur des gradins, Thierry Collet réalise quelques tours classiques comme ce verre à pied rempli de soi-disant vin blanc surgissant d&rsquo;un foulard rouge. Puis est d&rsquo;abord projeté un curieux et magnifique petit film en noir et blanc<strong>, </strong><em>La Télévision, œil de demain </em>(1947) réalisé par le documentariste J.K. Raymond Millet (1902- 1974) à partir d&rsquo;une nouvelle d&rsquo;anticipation de René Barjavel.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">On y découvre ce que sera la télévision en format portable et comment nous interagirons avec cet écran, ancêtre bien réel du smartphone aux dizaines de fonctions. On voit aussi une femme manquant de se faire renverser par une voiture quand elle traverse une rue, les yeux rivés sur son téléphone! Il y a aussi des voitures connectées où les informations sont diffusées en direct. Les images sont assaisonnées de commentaires assez caustiques.</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Dans ses romans d’anticipation comme <em>Ravage,</em> ce  visionnaire qu&rsquo;était René Barjavel, fils de boulanger et petit-fils de paysan drômois, avait aussi imaginé la Tour Montparnasse. Et le paiement par carte, le téléphone portable. Incroyable! </span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Ensuite, l&rsquo;écran fait place, pour un grand moment de mentalisme, à un tableau blanc où seront écrits par Sorian Ieng quelque vingt prénoms de spectateurs qui sont candidats. Charlotte, Thomas, John, Florence, Calypso&#8230;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_84875" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/fffv-110-hd-romain-lalire-1-e1777450635984.png" rel="lightbox[84866]"><img class="size-medium wp-image-84875" alt="© Romain Lalire" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/fffv-110-hd-romain-lalire-1-300x168.png" width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Romain Lalire</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Thierry Collet donnera à chacun une carte tirée d&rsquo;un paquet mais lui, ne la regardera pas et ils la garderont soigneusement avec eux. Puis il prend une carte de son jeu, la montre au public et demande à Charlotte si elle a bien le dix de cœur. Oui, dira-t-elle. Il continuera aussi calmement ce questionnement et à chaque fois, Sorain Leng dira, puis effacera le prénom exact. Oui, diront aussi tous les autres, j&rsquo;ai bien le huit de pique, le  roi de trèfle, etc. Et cela sans aucune erreur ou approximation chez Thierry Collet.</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Un classique du mentalisme&#8230; Bien sûr, il y a un trucage mais très difficile à percevoir et que nous ne vous dévoilerons pas. Comme Thierry Collet sait admirablement y faire, le public se laisse embarquer. Et sonné par ce tour si bien réalisé, il a longuement applaudi les trois artistes. Technique supérieure de bluff, simplicité apparente, jubilation&#8230; Un très bon cocktail entre dialogue avec le public,pensée philosophique, expérience sensorielle, un soir de printemps niçois. Que demande le peuple? </span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Philippe du Vignal</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000">Le spectacle a été présenté les 22 et 23 avril à la Chapelle des Franciscains-Théâtre national de Nice, 6 place Saint-François, Nice (Alpes-Maritimes).</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000">Et du 5 au 9 mai, <span style="color: #800000">La Villette, Grande Halle</span></span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000">, Espace Boris Vian, Paris (XIX ème)</span><em><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000"> .</span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/29/fauxfaire-fauxvoir-conception-et-coordination-generale-de-thierry-collet-collaboration-artistique-de-cedric-orain/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;argent ne fait pas le bon théâtre&#8230;</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/28/largent-ne-fait-pas-le-bon-theatre/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/28/largent-ne-fait-pas-le-bon-theatre/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 08:47:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84846</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;argent ne fait pas le bon théâtre&#8230; Le théâtre subventionné se plaint -toujours cycliquement- de ne pas être assez doté. Un jour, Edmond Michelet, ministre des Affaires culturelles du gouvernement Chaban-Delmas depuis juin 69 et qui avait succédé à André Malraux, affirmait: &#160;&#187; Je pense que la pire aventure qui pourrait arriver au théâtre, c&#8217;est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<header>
<div>
<div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>L&rsquo;argent ne fait pas le bon théâtre&#8230;</strong></span></p>
<div id="attachment_84853" style="width: 172px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/images-42.jpeg" rel="lightbox[84846]"><img class="size-full wp-image-84853" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/images-42.jpeg" width="162" height="92" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le théâtre subventionné se plaint -toujours cycliquement- de ne pas être assez doté. Un jour, Edmond Michelet, ministre des Affaires culturelles du gouvernement Chaban-Delmas depuis juin 69 et qui avait succédé à André Malraux, affirmait: &nbsp;&raquo; Je pense que la pire aventure qui pourrait arriver au théâtre, c&rsquo;est d&rsquo;être noyé sous l&rsquo;argent et que vouloir faire du théâtre en se disant qu&rsquo;on ne peut pas partir, si l&rsquo;on n&rsquo;a pas les moyens matériels pour cela, c&rsquo;est une conception que je tiens pour tout à fait erronée et qui va à l&rsquo;encontre même de la vocation profonde d&rsquo;homme de théâtre qui est de porter témoignage. Or, plus le témoignage, dans certains cas, sera dépouillé, plus il sera pauvre, plus il aura une valeur exemplaire, plus il pourra démontrer ce qu&rsquo;il veut démontrer. &nbsp;&raquo; (&#8230;) L&rsquo;erreur à ne pas commettre, c&rsquo;est de tout attendre de ce plus froid des monstres froids qu&rsquo;est l&rsquo;État. (&#8230;)  Que le théâtre n&rsquo;attende pas tout de l&rsquo;État, mais qu&rsquo;il fasse lui-même ce qu&rsquo;il a à faire. Pas besoin d‘argent pour faire du théâtre. Moi, j’avais vendu ma bicyclette pour en faire.&nbsp;&raquo; Jean Dasté (1904-1994), alors directeur de la Comédie de Saint-Etienne, Roger Planchon (1931-2009) , lui, alors directeur du Centre Dramatique national de Villeurbanne qui deviendra le T.N.P.  et le metteur en scène Claude Régy (1923-2019)  étaient consternés et le firent savoir&#8230;. </span></p>
</div>
</div>
</header>
<div style="text-align: justify">
<div>
<div>
<div dir="ltr">
<div>
<div>
<div style="text-align: justify">
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_84852" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/20260428_091235-e1777365085744.jpeg" rel="lightbox[84846]"><img class="size-medium wp-image-84852" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/20260428_091235-300x220.jpeg" width="300" height="220" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Ensuite, Maurice Druon, aussi éphémère (moins d&rsquo;un an: de 73 à 74)  qu&rsquo;incompétent ministre de la Culture, se rendit célèbre avec une phrase qui fit l&rsquo;unanimité: &laquo;&nbsp;Les gens qui viennent à la porte de ce ministère avec une sébile dans une main, et un cocktail Molotov dans l&rsquo;autre, devront choisir.&nbsp;&raquo; La réaction ne se fit pas attendre et une quarantaine de jeunes troupes dont le Théâtre du Soleil, le Théâtre de l&rsquo;Aquarium, la compagnie Vincent-Jourdheuil&#8230; &laquo;&nbsp;indignées (&#8230;) &laquo;&nbsp;considérant  que ces propos constituaient une nouvelle atteinte du Pouvoir  et un attentat à la liberté d&rsquo;expression&nbsp;&raquo;<em>&#8230;</em>imaginèrent alors à Paris le dimanche 13 mai à dix heures, un magistral<em> Cortège funèbre. </em>Avec corbillard à quatre chevaux, tambours, etc. tout à fait impressionnant.<em><br />
</em>Et il y a quelques années, un remarquable énarque, membre du cabinet d&rsquo;une Ministre de la Culture  et qui devait avoir une solide culture en matière de théâtre contemporain, voulut réaliser des économies en sucrant la subvention de trois metteurs en scène plus très jeunes et &#8230; parfaitement inconnus de lui : Bernard Sobel, Jean-Pierre Vincent et Georges Lavaudant ! Là aussi, la réaction ne se fit pas attendre et le remarquable énarque dut ravaler vite fait son admirable projet. Il faudra un jour écrire une thèse sur le long catalogue d&rsquo;erreurs de tir commises par le Ministère de la Culture&#8230; à la fois dans les nominations et dans la conception de l&rsquo;enseignement du théâtre.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Cela dit, et à ma grande honte? je ne suis pas loin d’être en accord avec Edmond Michelet. Le théâtre a besoin d’argent mais dans bien des lieux, il est ventripotent : les équipes administratives atteignent parfois les cinquante personnes, certains directeurs de Centre Dramatiques Nationaux ont des salaires qu&rsquo;on n’ose imaginer! Alors, bien sûr, il faut réduire la voilure: ce n’est pas une quantité d’argent qui fera naître de grands spectacles. J’ai même bien peur que ce ne soit le contraire. Les grandes œuvres de l’Histoire du théâtre sont souvent nées dans de modestes laboratoires, et pas dans les institutions importantes.</span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Pour peu que l’on recherche l’émotion, on la trouvera dans les pièces d&rsquo;une sincérité totale, non dans les budgets à  cinq chiffres. En France, le remarquable théâtre de marionnettes Le Bread and Puppet américain jouait en 68 dans une usine occupée <em>Un Homme dit au revoir à sa mère</em>. Un spectacle de rue devenu célèbre qu&rsquo;il avait dû monter en deux jours avec quatre acteurs, un avion-jouet et une poupée. Mais la beauté à l’état pur&#8230; Et j’ai récemment assisté à <em>Un Terrier</em> dans la petite salle de la Reine blanche à Paris, une magnifique œuvre  intime qui vous arrache des larmes.</span></span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><br />
</span></span></p>
<div id="attachment_84848" style="width: 108px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/images-41.jpeg" rel="lightbox[84846]"><img class="size-full wp-image-84848" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/images-41.jpeg" width="98" height="140" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x <span style="font-size: x-small"><em>Un Terrier</em></span></span></p></div>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Je ne suis pas assez bête pour dire que, seul le théâtre sans moyens, a de la valeur. Mais le Théâtre du Soleil, le Royal de Luxe, Zingaro restent des compagnies qui coûtent beaucoup moins cher, que le réseau institutionnel français. Et le théâtre, même si vous lui coupez tout moyen, continuera à exister dans les caves, greniers, rues où il est né il y a 2.500 ans. Il a surmonté de gigantesques crises et restera vivant, même sans subventions. Une fois de plus, je parle, je parle&#8230; et ne suis toujours pas de mon avis. Il ne faudrait pas que certains esprits pervers utilisent ma parole à mauvais escient.</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify">
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Jacques Livchine, ancien co-directeur avec Hervée de Lafond du Théâtre de l&rsquo;Unité (Audincourt) Doubs)</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div>
<p dir="auto" style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">  </span></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/28/largent-ne-fait-pas-le-bon-theatre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nage libre texte et mise en scène d&#8217;Elsa Wurmser</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/27/nage-libre-texte-et-mise-en-scene-delsa-wurmser/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/27/nage-libre-texte-et-mise-en-scene-delsa-wurmser/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 15:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84833</guid>
		<description><![CDATA[Nage libre,  texte et mise en scène d&#8217;Elsa Wurmser Après quelque vingt réalisations dont Explosif ( 2024) d’Elise Wilk (voir Le Théâtre du Blog), cette autrice  a écrit et mis en scène les retrouvailles de trois anciennes sportives, autrichiennes à Vienne en 1995. Après avoir été forcées de s&#8217;exiler en 39, elles ont vécu cinquante-neuf [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><em><strong>Nage libre</strong>,<strong> </strong></em> texte et mise en scène d&rsquo;Elsa Wurmser</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Après quelque vingt réalisations dont <em>Explosif</em> ( 2024) d’Elise Wilk (voir <em>Le Théâtre du Blog</em>), cette autrice  a écrit et mis en scène les retrouvailles de trois anciennes sportives, autrichiennes à Vienne en 1995. Après avoir été forcées de s&rsquo;exiler en 39, elles ont vécu cinquante-neuf ans à l&rsquo;étranger!  Elles faisaient partie du légendaire club Kakoah fondé en 1909 parce que les juifs n’étaient pas acceptés dans les autres clubs sportifs viennois. Quelques jours après l&rsquo;Anschluss, il fut dissous par les nazis, ses installations confisquées, son palmarès effacé et le nom même d&rsquo;Hakoah, interdit en 41. Dirigeants, joueurs et salariés furent assassinés ou déportés.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino"> <span style="font-size: medium">Ces championnes, elles, ne s&rsquo;étaient jamais revues. Ici, dans la pièce d&rsquo;Elsa Wurmser, Rachel, la plus âgée, a vécu aux États-Unis et revient pour récupérer ses prix. Hannah, elle, pour voter,  et Esther pour transmettre son histoire à sa petite-fille Lou. Elles sont aussi venues aussi nager dans &laquo;&nbsp;leur&nbsp;&raquo; piscine. </span><span style="font-size: medium">Lisa Wurmser s&rsquo;est inspirée  du documentaire israélien <em>Watermarks</em> ( 2004) de Yaron Zilberman qu&rsquo;il faut voir ou revoir: Ruth Langer, Luci Goldner et Judith Deutsch, championnes du Hakoah, résistèrent au troisième Reich, en refusant de participer aux Jeux Olympiques de 1936. Elles seront interdites de compétition et leurs records furent effacés. </span></span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Nous sommes à Vienne en 95 quand enfin! leurs prix furent remis aux sportifs juifs de la capitale&#8230; La même année où l’Autriche entra dans l&rsquo;Europe. Kurt Waldheim (1918-2007) ancien officier de la Wehrmacht, a été secrétaire général des Nations unies de 72 à 81 et Président fédéral de la République d’Autriche de 86 à 92!</span></p>
<div style="text-align: justify" title="Page 1">
<div>
<div>
<div>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">&laquo;&nbsp;A l’heure où l’Europe ferme ses portes aux étrangers, dit Lisa Wurmser, il est bon de rappeler l’histoire de ces femmes qui, à l’époque, avaient pour seule arme de résistance, la natation. L’extrême-droite arrive au pouvoir dans de nombreux pays européens et même si leur discours se veut rassurant et onctueux, il n’en reste pas moins proche des idéaux totalitaires et antidémocratiques des années 30.&nbsp;&raquo;<br />
Hannah, soixante-quinze  ans, championne de natation  a émigré à Buenos Aires. Elle était amoureuse de Matthias Sindelar, champion de football autrichien sans doute assassiné en 39 avec son amie juive italienne, Camilla Castagnola.</span></p>
<div id="attachment_84843" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/nage-libre-ref-0145-copiedxo-e1777279207214.jpg" rel="lightbox[84833]"><img class="size-medium wp-image-84843" alt="© Ludo Leleu" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/nage-libre-ref-0145-copiedxo-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Ludo Leleu</span></p></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium">Ici, Rachel, quatre-vingt ans, partit pour New-York. Championne de natation, elle était mariée à Max, l’entraîneur du club Hakoah. </span><span style="font-size: medium">Esther, soixante-quinze ans, championne de plongeon, mariée à un champion d’escrime a émigré à Tel-Aviv&#8230; Hannah est revenue pour voter et que son vote compte. D</span><span style="font-size: medium">estituées de leurs titres, quand elles refusèrent de participer aux Jeux Olympiques de 1936, elle avaient été interdites de compétition à vie. Il y a aussi Lust, à la fois directeur et chanteur du cabaret L’Enfer et aussi conseiller municipal de Vienne qui accompagne leurs retrouvailles et leur offre le champagne. Cela commence plutôt bien avec ces retrouvailles, un demi-siècle après la tragique histoire de ces  femmes déjà âgées, heureuses de se retrouver  après tant d&rsquo;années dans cette Vienne qui avait consacré leur réussite.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Et à la fin, on les verra dans leur piscine d&rsquo;Amalienbad. Pour les incarner, des actrices d&rsquo;exception à la présence fabuleuse: Francine Bergé (quatre-vingt sept printemps), Bernadette Le Saché (soixante-quinze) et Flore Lefebre des Noettes, la plus jeune. Toutes absolument crédibles, avec une gestuelle et une diction impeccables. Et Nicolas Struve- habit queue de pie et chapeau claque noirs- est aussi drôle que précis dans ce rôle de maître d&rsquo;hôtel obséquieux et s&rsquo;efforçant d&rsquo;être gentil&#8230;</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Des interprètes bien dirigés par Elsa Wurmser. La scénographie, sobre et efficace, de Floriane Benetti pour suggérer ce cabaret: juste deux tables rondes, quelques chaises, un paravent et un rideau leur permet d&rsquo;évoluer facilement. Il y aussi des chansons en anglais, yiddish, espagnol et allemand. Tout serait donc dans l&rsquo;axe. Et pourtant cela ne fonctionne pas! Le texte, assez faible, part dans tous les sens et on se demande ce qui se passerait si ces interprètes exceptionnelles n&rsquo;étaient pas là&#8230; Elles arrivent quand même à être crédibles et nous assistons en une heure quinze à un exercice de haute-voltige auquel les élèves d&rsquo;école de théâtre devraient assister: comment réussir à intéresser un public quand il y a juste un semblant de dialogue qui n&rsquo;arrive jamais à prendre corps, faute d&rsquo;une véritable dramaturgie. Même quand Nicolas Struve arrive à l&rsquo;aérer&#8230;</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">&laquo;&nbsp;Un fait est comme un sac, disait Luigi Pirandello : vide, il ne tient pas debout. Pour qu&rsquo;il tienne debout, il faut d&rsquo;abord y faire entrer la raison et les sentiments qui l&rsquo;ont déterminé.&nbsp;&raquo; Mais ici, rien à faire, le fait: ici l&rsquo;argument, est sans doute un faux bon argument. Dommage! Mais vous pouvez toujours aller voir jouer ensemble et avec une belle unité: Francine Bergé, Bernadette Le Saché, Flore Lefebre des Noettes et Nicolas Struve-une distribution exceptionnelle et rare dans le théâtre actuel! C&rsquo;est vraiment un grand plaisir! Voilà, à vous de choisir&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Philippe du Vignal</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><span style="color: #800000">Jusqu&rsquo;au 31 mai, Studio Hébertot, 78 bis boulevard des Batignolles, Paris (XVII ème)</span>. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">      </span></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/27/nage-libre-texte-et-mise-en-scene-delsa-wurmser/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Festival de magie au Théâtre National de Nice</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/23/festival-de-magie-au-theatre-national-de-nice/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/23/festival-de-magie-au-theatre-national-de-nice/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 10:05:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[jeune public]]></category>
		<category><![CDATA[Magie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84807</guid>
		<description><![CDATA[Festival de magie au Théâtre National de Nice ( à suivre) Heka (Tout n&#8217;est que faux semblant)  par  le Gandini Juggling, mise en scène de Sean Gandini et Kati Ylä-Hokkala, consultants magie: Yann Frisch et Kalle Nio  Quatrième édition de ce festival de magie. &#171;&#160;Il s’impose désormais comme un rendez-vous majeur de notre théâtre, dit Muriel Mayette, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"><strong><span style="font-family: book antiqua, palatino">Festival de magie au Théâtre National de Nice ( à suivre)</span></strong></span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><em><strong>Heka</strong></em> (<em>Tout n&rsquo;est que faux semblant</em>)  par  le Gandini Juggling, mise en scène de Sean Gandini et Kati Ylä-Hokkala, consultants magie: Yann Frisch et Kalle Nio</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> </span><span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Quatrième édition de ce festival de magie. &laquo;&nbsp;Il s’impose désormais comme un rendez-vous majeur de notre théâtre, dit Muriel Mayette, la directrice du Théâtre National de Nice. En l&rsquo;accueillant, nous affirmons notre volonté d’explorer les formes qui inventent le théâtre de demain. Car la magie d’aujourd’hui n’est plus seulement l’art de tromper l’œil : elle est devenue un terrain de recherche, un espace de création où se mêlent récit, mouvement, technologies, illusions et dramaturgie&#8230; Elle propose une autre manière de raconter et faire surgir les émotions et l’imaginaire.</span><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Ces créateurs interrogent le regard, déplacent les évidences, et nous entraînent vers une perception élargie du théâtre.</span><br />
</span><span style="font-size: medium">Nous n&rsquo;avions pu voir ce spectacle en décembre à Paris au Théâtre des Abbesses-Théâtre de la Ville.  A Nice, cela se passe à  la Cuisine, une  belle salle, ancien théâtre provisoire de Carouges (Suisse) à l&rsquo;écart du centre-ville mais très accessible par le tramway. Un remarquable spectacle fondé à la fois sur le jonglage et la magie.  &laquo;&nbsp;Quand j’étais enfant je voulais être magicien. Ce qui me plaisait c’était l’entraînement., dit Sean Gandini, le directeur. La première partie du spectacle est inspirée de l’univers de Yann Frisch * (voir <em>Le Théâtre du Blo</em>g). Ce qui est drôle avec Yann, c’est qu’il a le parcours inverse du mien, il est passé du jonglage et du clown, à la magie. Nous nous sommes inspirés d’un de ses premiers numéros sur table, <i>Baltass</i>, avec lequel il a tourné dans le monde entier et gagné des prix. Les autres parties proviennent d’idées expérimentales du Finlandais Kalle Nio.&nbsp;&raquo;</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium">Imaginez un grand plateau aux rideaux noirs à jardin et à cour, avec au fond, un autres à lamelles bleu brillant. Kate Boschetti, Tedros Girmaye, Kim Huynh, Sakari Männistö, Yu-Hsien Wu, Kati Ylä-Hokkala sont d&rsquo;abord assis à une longue table nappée de blanc. Ils jonglent -toujours assis- avec des balles rouges qu&rsquo;il se refilent avec une grande virtuosité. Et un ensemble de mains  en bord de table surgit comme par enchantement. Ce qui suppose une redoutable maîtrise gestuelle et une excellente coordination.<br />
Tous habillés de noir, avec chaussettes aussi noires tenues, comme dans les années trente-cinquante par des fixe-chaussettes quand elles n&rsquo;étaient pas encore pourvues d&rsquo;élastique. Ces trois femmes et ces trois hommes seront ensuite rejoints par Sean Gandini, lui, en superbe costume rouge, puis blanc. Il y a ici comme une conjugaison parfaitement maîtrisée d&rsquo;un univers pictural, de magie, de théâtre et danse. Dans une performance collective, avec une  attention constante portée à la  beauté du geste.<br />
</span></p>
<div id="attachment_84812" style="width: 172px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/images-4.jpeg" rel="lightbox[84807]"><img class="size-full wp-image-84812" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/images-4.jpeg" width="162" height="116" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium">Les numéros se succèdent à la fois individuels mais le plus souvent à deux, ou à six, voire à sept. Avec des boules rouges ou blanches, puis avec trois cercles de dimension différente: et là on atteint la folie pure: un jongleur en lance trois  puis les rattrape un par un puis les relance et ils s&rsquo;envolent, avant qu&rsquo;il ne les fasse revenir.  Absolument &laquo;&nbsp;magique&nbsp;&raquo; mais grande simplicité: ce qui, en fait, suppose un très long travail: à la fois d&rsquo;invention, mise au point et  répétition, avant d&rsquo;arriver à offrir ce moment d&rsquo;une exceptionnel richesse poétique au public qui, sans doute aime, se sentir floué par  cette virtuosité où l&rsquo;objet est  à la fois roi, et sujet obéissant. Et Sean Gandini, qui joue aussi les maîtres de cérémonie  parle peu mais bien. il cite le grand Robert Houdin, maître de la magie moderne: &laquo;&nbsp;Le magicien est un acteur qui joue le rôle d&rsquo;un magicien.  Ce n&rsquo;est pas un jongleur. &laquo;&nbsp;Mais ici, la jonglerie est à la base même du spectacle.</span><br />
<span style="font-size: medium"> Et ici, comme le dit Aimé Césaire<span style="font-family: book antiqua, palatino">, &laquo;&nbsp;la connaissance poétique est celle où l&rsquo;homme éclabousse l&rsquo;objet de toutes ses richesses mobilisées. C&rsquo;est bien ici de poésie, qu&rsquo;il s&rsquo;agit. Et le public ressent profondément cette lutte permanente entre ces jongleurs/magiciens et leurs accessoires (un mauvais mot, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de leurs partenaires: aussi muets qu&rsquo;efficaces). Et sur cette scène, il  y a de la métaphysique dans l&rsquo;air, et à la différence de ce que dit William Shakespeare, dans<em> Jules César </em>( &laquo;&nbsp;Ils apprécient l&rsquo;objet qu&rsquo;ils ne possèdent pas bien, au-dessus de sa valeur.&nbsp;&raquo; ) Autrement  dit, à part quelques sages les humains cherchent toujours en quête de ce qu&rsquo;il n&rsquo;ont pas.<br />
Ici l&rsquo;objet fascinant &#8211; puisqu&rsquo;il peut nous survivre- devient égal à l&rsquo;être humain, fait comme tous les vivants, de peu de chose, arrive à avoir une vie propre. Comme ces boules uniques qui, en une seconde à peine, changent de couleur ou en accouchent de deux ou trois&#8230;  Ou qui apparaissent en une série de six d&rsquo;une manche, sans doute -mais c&rsquo;est tellement bien fait que l&rsquo;on ne soupçonne rien-  ou ces cercles  qui  s&rsquo;envolent.  Et ce que proposent  Sean Gandini et ses camarades est d&rsquo;une rare théâtralité, si on veut bien s&rsquo;en remettre à l&rsquo;étymologie. Teatron,  en grec ancien, thea: « regarder et tron : lieu&#8230; Muriel Mayette-Holtz aura réussi son pari. </span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Philippe du Vignal</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000">Le spectacle a été joué les 21 et 22 avril  et le festival se poursuit Jusqu&rsquo;au 25 avril, 10 € pour les spectacles, et 15 € pour le Grand Gala de magie. 5 € : Solidaires (UniCA, minima sociaux, associations <em>Politique de la Ville.<br />
</em> Réservations sur tnn.fr ou entre 14 h et 18 h du lundi au vendredi, à la billetterie : 4-6, place Saint-François et à : 04 93 13 19 00. Et au guichet,  1h avant le début des représentations, à l&rsquo;entrée des salles.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/23/festival-de-magie-au-theatre-national-de-nice/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Double fracture de et avec Jean-Baptiste Darosey, mise en scène et co-écriture de Stéphanie Gagneux</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/21/double-fracture-de-et-avec-jean-baptiste-darosey-mise-en-scene-et-co-ecriture-de-stephanie-gagneux/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/21/double-fracture-de-et-avec-jean-baptiste-darosey-mise-en-scene-et-co-ecriture-de-stephanie-gagneux/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 20:26:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84793</guid>
		<description><![CDATA[Double fracture de et avec Jean-Baptiste Darosey, mise en scène et co-écriture de Stéphanie Gagneux La porte du théâtre à peine franchie, nous nous retrouvons aussitôt à côté de Gilberte en tablier. Elle passe la serpillère, marmonne quelques mots et s’adresse aux spectateurs qui, amusés et surpris, s&#8217;assoient&#8230; Prologue comique et convivial, vite interrompu par la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><b><i><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Double fracture </span></i></b><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">de et avec Jean-Baptiste Darosey, mise en scène et co-écriture de Stéphanie Gagneux</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">La porte du théâtre à peine franchie, nous nous retrouvons aussitôt à côté de Gilberte en tablier. Elle passe la serpillère, marmonne quelques mots et s’adresse aux spectateurs qui, amusés et surpris, s&rsquo;assoient&#8230; Prologue comique et convivial, vite interrompu par la sonnerie du téléphone. Gilberte gagne la scène et décroche. À la fois, témoignage éclatant et quête d’identité, la pièce évoque, avec humour et gravité, le parcours initiatique de Jean-Bastien: soit Jean-Baptiste Darosey, originaire de Chargey-lès-Port (Haute-Saône). Avec ce seul en scène, il porte un regard sensible, critique mais bienveillant sur des univers opposés: paysan et urbain. Ce qui fait encore mieux ressentir la solitude de ce jeune homme, issu d&rsquo;un milieu rural mais où il se sent perdu.<br />
Fils d&rsquo;agriculteur, il a du mal à y trouver sa place. Alors, avec sa maman, il se raconte des histoires et se réfugie dans les films et comédies musicales. Mais, l’été de ses treize ans, sa maman disparaît. Désormais, seul, il se sent encore plus étranger parmi les siens dans son village, à la ferme parentale, et avec Joseph, son père. Un brave homme, à mille lieux des aspirations de son fils&#8230; Un océan les sépare! Le gamin a traversé trop tôt de dures épreuves. </span></p>
<div id="attachment_84797" style="width: 150px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/images-144.jpeg" rel="lightbox[84793]"><img class="size-full wp-image-84797" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/images-144.jpeg" width="140" height="140" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le récit imagé et rythmé et un titre bien trouvé : <i>Double fracture- </i>physique et psychique- suscitent l’émotion&#8230;. Avec l’intelligence du cœur, entre rires et larmes, la pièce fait place au vécu quotidien, intérieur de Jean-Bastien  et à la disparition de sa mère : «Maman, maman, tu dors ? Tu m’entends ? Tout le monde dit que tu es en train de partir ? Tu pars où ? Tu pars avec Maxime Le Forestier?  (un écho à la chanson <i>Être né quelque part). </i>Faut que tu te réveilles, tu peux pas me laisser tout seul ici. ».</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Il y a aussi le regard méfiant des habitants du village et de sa famille sur l’homosexualité. Mais <i>Double fracture</i> évoque aussi une rencontre décisive, moment épiphanique, avec Evandra Martinez, sa professeure de théâtre et le<b> </b>changement de territoire, quand il arrive à Paris: «J’étais celui qui découvrait les phat thaï, les bò búns et les okonomiyaki. J’étais celui qui avait un accent très fort. «Vesoul, t’es belge alors? » Non, Vesoul, c’est… Bref, j’étais celui qui venais de Franche-Comté : «Ah ! Comme Lagarce ! »/ Qui ? »</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><br />
Ou encore la découverte d’un univers artistique : la comédie musicale. Tous ces moments cocasses, tendres ou tragiques &#8211; et c’est là toute la subtilité- sont transfigurés par la poésie de l’écriture et un climat enchanté.  Cette didascalie suggère la <em>Chanson de la traite</em> (Jean-Bastien revoit les moments passés avec sa mère: (Au centre de la scène, elle apparaît. Comme par magie, sa cotte de travail se transforme en robe à paillettes. Telle une meneuse de revue, elle chante et danse au milieu de la salle de traite avec son boa, sous le regard ahuri des vaches. )<i> </i>Ou encore cette scène inénarrable où il s’amuse à refaire la bande-annonce du film <i>Huit femmes </i>de François Ozon.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">L’originalité des tableaux est sans doute un des points forts et maintient avec jubilation, notre attention. L&rsquo;auteur  y met en scène plusieurs personnages, ici interprétés par lui seul, Jean-Baptiste Darosey, incroyable de vérité et de grâce. Une qualité d’interprétation déjà remarquée dans d’autres spectacles comme <i>L’Embarras du choix, Peau d&rsquo;homme, Odyssé</i><i>e.</i>&#8230; Ici, en véritable funambule, il passe de Gilberte, une paysanne et voisine de Joseph, à Marinette, la petite-fille de Gilberte et à tous les autres, avec une gestuelle et une voix d’une diversité si juste! Les liens entre les personnages et leur tempérament donnent une puissance tantôt comique, tantôt sérieuse au spectacle. La langue d’une maîtrise absolue, inventive et charnelle, est singulière mais jamais caricaturale pour certains des protagonistes. «Certains ont un langage qui leur appartient, nous disent les auteurs. Il serait vain de vouloir les faire parler autrement. » et l’interprétation est d&rsquo; une théâtralité exceptionnelle. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Chacun de nous, à un moment ou à un autre, s’identifie à Jean-Bastien, en recherche d&rsquo;un chemin existentiel. La beauté du spectacle prend racine dans l’écriture organique et l’état d’esprit de l’histoire. Le texte a obtenu la médaille d’or du concours Vivons les mots ! 2025. <i>Double fracture</i> rayonne aussi grâce à une scénographie réalisée avec peu de moyens et grâce aussi aux costumes réalistes et de music-hall conçus par Noémie Belayre accompagnant à merveille les multiples séquences. Subjugués par l’habileté de la mise en scène, nous passons de la ferme familiale, à l’hôpital, ou aux boîtes de nuit parisiennes où tout est permis.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">La pièce traite de thèmes sensibles: comment parvenir à se construire, alors que tout votre environnement social et votre éducation s’opposent à vos désirs profonds, à votre idéal, à votre nature et que la mort, dès votre plus jeune âge, frappe l’être qui vous est le plus cher: votre mère. Bravo pour le travail scénique et la direction d’acteur de Stéphanie Gagneux, la co-autrice, d’une grande ingéniosité. Elle donne à la pièce son âme, son souffle dramatique et renvoie de plein fouet au spectateur, les espoirs, tourments, rêves et cauchemars de Jean-Bastien.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Nous entrons en empathie avec ce personnage dont le combat est de toute beauté. Universel, il est celui de la vie, en ce qu’elle donne la possibilité à chacun de nous d’être soi, de réaliser ses rêves, envers et contre tout. La mise en scène réunit avec brio les arts de la scène, le chant et la danse&#8230; sans vidéo ni autres artifices mais grâce  au talent exceptionnel du comédien.<br />
Sur une petite scène, Stéphanie Gagneux réussit à transfigurer le tragique des événements de la vie du jeune homme. La force poétique du récit et sa transposition au plateau, l’interprétation de Jean-Baptiste Darosey métamorphosent la violence de l’existence de ce héros contemporain, et de la mort, en une destinée lumineuse. La catharsis, pour notre plus grand plaisir, opère à merveille. Un spectacle hors-pair à ne pas manquer !  </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Elisabeth Naud </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000"> Jusqu’au 30 juin,  Comédie des Trois bornes, 32 rue des Trois bornes, Paris (XI ème). T. : 01 43 57 68 29.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/21/double-fracture-de-et-avec-jean-baptiste-darosey-mise-en-scene-et-co-ecriture-de-stephanie-gagneux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Eté d’Edward Bond, texte français de Jean-Louis Besson et René Loyon, mise en scène de René Loyon</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/21/ete-dedward-bond-texte-francais-de-jean-louis-besson-et-rene-loyon-mise-en-scene-de-rene-loyon/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/21/ete-dedward-bond-texte-francais-de-jean-louis-besson-et-rene-loyon-mise-en-scene-de-rene-loyon/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 15:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84779</guid>
		<description><![CDATA[Eté d’Edward Bond, texte français de Jean-Louis Besson et René Loyon, mise en scène de René Loyon Sur la côte d’un pays ressemblant à l’ex-Yougoslavie, deux femmes âgées se retrouvent l&#8217;été, dans la maison de leur jeunesse. Marthe, l’ancienne domestique, gère maintenant cette propriété transformée par le socialisme en gîtes de vacances et Xénia la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><i><b>Eté</b></i> d’Edward Bond, texte français de Jean-Louis Besson et René Loyon, mise en scène de René Loyon</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Sur la côte d’un pays ressemblant à l’ex-Yougoslavie, deux femmes âgées se retrouvent l&rsquo;été, dans la maison de leur jeunesse. Marthe, l’ancienne domestique, gère maintenant cette propriété transformée par le socialisme en gîtes de vacances et Xénia la riche héritière, a pu s&rsquo;exiler en Angleterre mais est toujours ici «chez elle». Le fils de l’une médecin la soigne -elle est incurable- et la fille de l’autre, complices mais non sans malentendus, croient pouvoir inventer une nouvelle histoire…<br />
</span></p>
<div id="attachment_84784" style="width: 260px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/edward_bond_at_the_theatre_national_de_la_colline_paris_january_2001.jpg" rel="lightbox[84779]"><img class="size-full wp-image-84784" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/edward_bond_at_the_theatre_national_de_la_colline_paris_january_2001.jpg" width="250" height="408" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino"> ©x</span> <span style="font-size: x-small;font-family: book antiqua, palatino">Edward Bond ( 1934-2024)</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Tout va bien, le soleil brille, mais… il faut toujours un &laquo;&nbsp;mais&nbsp;&raquo;, un obstacle, un accident pour que le théâtre arrive et dévoile ses vérités. Dont celle-ci, primordiale: il n’y a pas de &laquo;&nbsp;vie privée&nbsp;&raquo; et l’intime et le collectif, le politique, sont plus que liés, infusés l’un dans l’autre. Là, se trouve le centre, le nœud de l’écriture d’Edward Bond. Ici, double accident: la tension profonde entre ces femmes finit par monter à la surface, leur nouveau statut restant ancré dans l’ancien. L’autre facteur déclenchant: la venue d’un touriste allemand, peu discret, et nostalgique de la guerre et de son passé nazi. Vous vous baignez, vous prenez le soleil mais cette île, en face, est truffée d’ossements humains et des soldats ont gravé leurs initiales dans la falaise. Quant à la &laquo;&nbsp;grande dame&nbsp;&raquo;, elle peut se souvenir d’avoir été bonne pour ses employés mais cela ne met pas fin à la lutte des classes, et l’autre, la servante, peut lui rappeler que « la bonté n’est pas la justice »: une conviction d’Edward Bond et presque sa devise. L’été, les vacances: oui, mais pas l’oubli. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Micaëla Etcheverry et Anne-Lise Sabouret forment un duo parfait, familier, voire affectueux et irréconciliable, chacune dans son rôle social assumé. Dominique Verrier (Le touriste allemand)  est juste avec une belle sobriété,: ne pas déshumaniser l’autre fait aussi partie de l’éthique d&rsquo;Edward Bond. Et la nouvelle génération (Morgane Farcet et Balthazar Massingue) vient rappeler le mouvement de l’histoire, mémoire et oubli, mais surtout oubli : elle a autre chose à vivre.<br />
Yánnis Kókkos, l&rsquo;ami fidèle de René Loyon -ils avaient créé ensemble leur première compagnie JE/ILS (déjà l’individuel et le collectif)- a réalisé une scénographie très simple. Pour la création en France de <i>Summer </i>en 91 au Théâtre National de la Colline par René Loyon <i> </i>(le titre en anglais avait été gardé), il avait inventé un dispositif lumineux, solaire. Ici, quarante ans plus tard, il réussit -une performance!- à utiliser les murs noirs du Cent, pour évoquer la Méditerranée : ce serait comme l’éblouissement du blanc, et de la tragédie.<br />
Alain Françon, alors directeur de la Colline, a lui aussi mis en scène sept pièces d’Edward Bond, tout en invitant d’autres metteurs en scène dont Jean-Pierre Vincent, à mettre en lumière cet écrivain majeur. Parfois, on se dit qu&rsquo;Eward Bond nous manque aujourd’hui. Et cet <i>Eté </i>nous rappelle plus que jamais, sa force et son actualité et mieux, sa nécessité&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Christine Friedel</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">S<span style="color: #800000">pectacle vu au CENT-L’Atelier en commun, Etablissement culturel Solidaire consacré aux arts vivants 100, rue de Charenton, Paris (XII ème)</span>.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/21/ete-dedward-bond-texte-francais-de-jean-louis-besson-et-rene-loyon-mise-en-scene-de-rene-loyon/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cyrana de Juliette Wiatr, mise en scène de Jean-Pierre Jeunet et Pierre-Louis Gallo</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/20/cyrana-de-juliette-wiatr-mise-en-scene-de-jean-pierre-jeunet-et-pierre-louis-gallo/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/20/cyrana-de-juliette-wiatr-mise-en-scene-de-jean-pierre-jeunet-et-pierre-louis-gallo/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:41:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[seul en scène]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84760</guid>
		<description><![CDATA[Cyrana de Juliette Wiatr, mise en scène de Jean-Pierre Jeunet et Pierre-Louis Gallo  Inspirée du personnage de Cyrano complexé par son nez, Cyrana, elle, croit qu&#8217;elle est fort peu désirable à cause de ses grosses fesses et se renferme. Elle réussit quand même à vivre mais en solitaire, grâce à un bénévolat dans une association caritative. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><em><strong>Cyrana</strong></em> de Juliette Wiatr, m<label>ise en scène de</label> Jean-Pierre Jeunet et Pierre-Louis Gallo </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Inspirée du personnage de Cyrano complexé par son nez, Cyrana, elle, croit qu&rsquo;elle est fort peu désirable à cause de ses grosses fesses et se renferme. Elle réussit quand même à vivre mais en solitaire, grâce à un bénévolat dans une association caritative. Et elle parle ainsi à de nombreux personnages qu&rsquo;interprète  Juliette Wiatr, l&rsquo;autrice.  Les personnages sont ici féminisés et Cyrana aide son amie Chris à séduire Axel.</span></p>
<div id="attachment_84761" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/hqdefault.jpg" rel="lightbox[84760]"><img class="size-medium wp-image-84761" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/hqdefault-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Aucun accessoire sur cette petite scène drapée de noir, qu&rsquo;une ancien casier à bouteilles en bois où elle s&rsquo;assoit de temps en temps. La jeune actrice a une remarquable diction- ce qui devient rare et une excellente gestuelle.  Et en une heure quinze, elle réussit avec une rare énergie à créer un personnage mais elle a du mal à l&rsquo;imposer! Son texte, malgré quelques touches d&rsquo;humour n&rsquo;est pas inoubliable (et c&rsquo;est un euphémisme!). Il manque d&rsquo;unité et pourrait faire le thème d&rsquo;un sketch mais pas d&rsquo;une pièce. Bref, Juliette Wiatr est une très bonne mime mais gère mieux l&rsquo;espace, que le temps. </span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Et la direction d&rsquo;acteurs de Jean-Pierre Jeunet (oui, le réalisateur d&rsquo;<em>Amélie Poulain </em>qu&rsquo;on a connu mieux inspiré!) et Pierre-Louis Gallo est trop approximative: Juliette Wiatr n&rsquo;arrête pas de bouger et de se donner la réplique: c&rsquo;est systématique et l&rsquo;ensemble, passé les vingt premières minutes, devient vite ennuyeux&#8230; Il y a une belle création sonore de bruits de la ville  et de musiques populaires de Julien Lecat. Comme en ce dimanche ensoleillé, nous n&rsquo;étions que quinze +deux enfants) à avoir tenté l&rsquo;aventure, cela n&rsquo;était sûrement pas simple pour Juliette Wiatr de jouer devant un public clairsemé. O</span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">n aimerait la revoir dans un texte plus convaincant et une mise en scène plus solide&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Philippe du Vignal </span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000">Jusqu&rsquo;au 28 avril, Manufacture des Abbesses, 7 rue Véron, Paris ( XVIII ème). T . : </span><i></i><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000">01 42 33 42 03</span></p>
<div>
<p>&nbsp;</p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/20/cyrana-de-juliette-wiatr-mise-en-scene-de-jean-pierre-jeunet-et-pierre-louis-gallo/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Journal de mon corps d&#8217;après Ceci est mon corps d&#8217;Agathe Charnet mise en scène de Léo Bouthier</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/20/journal-de-mon-corps-dapres-ceci-est-mon-corps-dagathe-charnet-mise-en-scene-de-leo-bouthier/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/20/journal-de-mon-corps-dapres-ceci-est-mon-corps-dagathe-charnet-mise-en-scene-de-leo-bouthier/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:18:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84747</guid>
		<description><![CDATA[ Journal de (mon) corps,  d&#8217;après Ceci est mon corps d&#8217;Agathe Charnet, mise en scène de Léo Bouthier Lauréate de la Bourse Beaumarchais-S.A.C.D. en 2020 pour Ceci est mon corps et de l’aide à la création Artcena 2021, l&#8217;autrice a été associée au Théâtre de la Tête Noire-Scène conventionnée d’intérêt national Art et création- Ecritures contemporaines à Saran (Loiret). [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><em><strong> Journal de (mon) corps</strong>, </em> d&rsquo;après <em>Ceci est mon corps</em> d&rsquo;Agathe Charnet, mise en scène de Léo Bouthier</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Lauréate de la Bourse Beaumarchais-S.A.C.D. en 2020 pour <em>Ceci est mon corp</em>s et de l’aide à la création Artcena 2021, l&rsquo;autrice a été associée au Théâtre de la Tête Noire-Scène conventionnée d’intérêt national Art et création- Ecritures contemporaines à Saran (Loiret). Et elle a été dramaturge pour <em>Un Sacre,</em> mise en scène de Lorraine de Sagazan créé à la Comédie de Valence en 2022. Sa première mise en scène a été celle de <em>Ceci est mon corps </em>la même année au Théâtre de la Halle O Grains à Bayeux.</span></p>
<div id="attachment_84753" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/1000104815-e1776665485588.jpg" rel="lightbox[84747]"><img class="size-medium wp-image-84753" alt="©Félix Khadri" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/1000104815-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©Félix Khadri <span style="font-size: x-small">Louise Marie</span></span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Ici, il s&rsquo;agit d&rsquo;une nouvelle mise en scène: &laquo;&nbsp;Dès notre première lecture de <em>Ceci est mon corps</em>, nous avons réalisé que chacune d’entre nous y reconnaissait des bribes de son enfance et de sa vie d’adulte. L’histoire de cette jeune fille qui devient femme nous rassemble autour de sujets fondamentaux : la sexualité, le rapport aux corps, la recherche de soi, de ses désirs, sujets que l’on aborde rarement par peur de ne pas être comprises, sans doute aussi par pudeur. Comme si ces souvenirs, enfouis dans notre inconscient avaient été déterrés grâce aux mots d’Agathe Charnet, son autrice. En parler entre nous a été un soulagement, en parler autour de nous, une évidence.<br />
Ce texte inspire le jeu, la naïveté de l&rsquo;enfance, l’amusement, l’humour et c’est ce qui a constitué notre plus grand défi : comment faire entendre tous ces événements marquants, lourds, graves, sérieux, sans oppresser ou alourdir le spectateur, mais au contraire lui montrer une issue, lui donner envie de respirer, de sourire, de dire “merde”, “ouf”, “ça. ira”. Pour toutes celles et ceux qui n’ont jamais osé ressentir, dire ou même </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">vivre. Pour qui OSER est un trop grand mot. Pour la petite fille que nous avons été et qui n’a pas eu de réponses à ses questions. Pour </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">celle qui s’est trop souvent sentie “hors norme”.<br />
</span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><br />
</span></p>
<div id="attachment_84752" style="width: 210px" class="wp-caption alignright"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/1000104819-e1776665705176.jpg" rel="lightbox[84747]"><img class="size-medium wp-image-84752" alt="© Félix Khadri" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/1000104819-200x300.jpg" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small">© Félix Khadri <span style="font-size: x-small">Nina Gonzales</span></span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">C&rsquo;est bien de tout cela que parle cette adaptation du texte original mais sans que l&rsquo;on sache pourquoi ni comment ni par qui il a été &laquo;&nbsp;adapté&nbsp;&raquo;. Sur le petit plateau, au fond, un rideau noir, trois beaux lais de tissu blanc avec quelques broderies, comme récupérés d&rsquo;anciens rideaux et un banc nappé aussi de blanc- une scénographie simple et bien vue.<br />
</span><span style="font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-family: book antiqua, palatino">Trois jeunes actrices vont parler de ce qu&rsquo;on tait habituellement: comme le viol de sa grand-mère pendant la guerre par un officier allemand: &laquo;&nbsp;</span></span><span style="font-family: book antiqua, palatino">Sa main dans ma culotte. /Ses doigts dans mon vagin. /Moi qui pars en courant, en laissant là le cahier de mathématiques qu&rsquo;il faudra prétendre égaré./ Ma sœur rencontrée dans l&rsquo;office./ Qui me dit de ne jamais en parler à Maman. / De n&rsquo;en parler à nulle âme qui vive.&nbsp;&raquo;<br />
Mais aussi le corps de femme qui se dessine et les relations entre filles: &laquo;&nbsp;Nous nous palpons, nous nous massons. Du bout des doigts, je tâte les poitrines prématurément développées, les hanches qui se dessinent brutalement à grands coups de vergetures translucides et d’amas irréguliers qu&rsquo;elles nomment peau d&rsquo;Orange et cellulite.Nos corps mutants sont scrutés, notés, commentés. J&rsquo;observe les glaires jaunes sur la culotte de l&rsquo;une, l&rsquo;autre me demande, ôtant sa première brassière, de lui masser le dos. En riant, nous nous frottons dans de longues étreintes sensuelles et confuses.&nbsp;&raquo;  &nbsp;&raquo; La soif inaltérable et infinie de mon corps.&nbsp;&raquo;</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Et  la découverte à dix-sept ans, &laquo;&nbsp;d&rsquo;un pouvoir immense, un pouvoir plus fort que tout ce qu&rsquo;il y a de plus fort. Je n&rsquo;arrive pas à donner un nom exact à ce pouvoir, mais toutes les portes s&rsquo;ouvrent sous mes pas d&rsquo;aventurière. Je suis encore vierge et je n&rsquo;ai plus qu&rsquo;à faire mon choix, pour en finir avec la vie de gamine mal fagotée, de dernière de cordée et, je l&rsquo;ai lu dans <em>Biba</em>, devenir une vraie femme.</span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Il ne s&rsquo;agit pas de percer mon hymen &#8211; je l&rsquo;ai déjà fait l&rsquo;année dernière avec ma brosse à cheveux surmontée d&rsquo;une capote, les filaments de sang coagulé sur le manche vert &#8211; il s&rsquo;agit de profiter de mon pouvoir nouveau, afin d&rsquo;être rangée dans le rang de celles qui savent, afin de ne plus être une coincée, afin de, moi aussi, toute la journée, avec les copines.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">I</span><span style="font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-family: book antiqua, palatino">l y aussi l&rsquo;arrivée des premières règles, l&rsquo;envie de faire l&rsquo;amour, la première fois qu&rsquo;on le fait: &laquo;&nbsp;</span></span><span style="font-family: book antiqua, palatino">C&rsquo;est finalement avec un sympathique militaire, rencontré en boîte de nuit, Que je fais, pour la première fois, L&rsquo;amour. </span></span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Il a seize ans de plus que moi. Je lui enlève son jean, j&rsquo;arrache ma culotte en coton petit bateau.&nbsp;&raquo; Et là aussi l&rsquo;autrice nous épargne rien: </span><span style="font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-family: book antiqua, palatino">&laquo;&nbsp;L</span></span><span style="font-family: book antiqua, palatino">es tampons chimiques qui font des chocs toxiques et des irritations terribles quand je les enfonce à sec </span></span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">PSCHIT. Le flux intuitif libre spécial périnée musclé et corps connecté au Grand Tout qui couvre mes jeans de sang lorsque je ris ou j’éternue SPLASH. Les culottes absorbantes en fibres de bambou recyclables qui sentent fort le steak moisi à la fin de la journée.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Et il y a une très belle scène collective éclairée par trois bougies: &laquo;&nbsp;</span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Alors Pardon. Pardon. Pardon Pardon d&rsquo;avoir traversé la rue trop vite Pardon d&rsquo;être arrivée en retard Pardon d&rsquo;avoir dansé trop près Pardon d&rsquo;être sortie trois soirs de suite Pardon d&rsquo;être atrabilaire Pardon d&rsquo;être à découvert Pardon de ne pas savoir lire une carte routière Pardon d&rsquo;être en tout point une enfant, </span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">une éternelle enfant Pardon de parler fort dans les cafés Pardon d&rsquo;être maladroite, de tout laisser tomber Pardon de ne pas savoir aimer assez, de ne pouvoir qu&rsquo;aimer mal Pardon de recevoir trop de messages Pardon si la colère se propage, si la colère se partage, </span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">si les mêmes mots odieux sortent de concert de nos lèvres déchaînées, si les insultes les plus ignobles pleuvent en canon( &#8230;)  </span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">De reculer quand tu avances Je confesse devant Toi que j&rsquo;ai péché, en pensée, en parole, par action et par omission. Oui, j&rsquo;ai vraiment péché. Je reconnais que je suis pécheresse. Seigneur, j&rsquo;ai péché. J&rsquo;ai beaucoup péché. J&rsquo;ai tellement péché. Pardon d&rsquo;être ça. Désespérément ça. Une fille d&rsquo;Eve.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Et c&rsquo;est aussi souvent juste que cru, même si ce n&rsquo;est pas très bien mis en scène :&nbsp;&raquo; Je ne suis jamais au-dessus de lui. Toujours en dessous. Je ne sais pas être au-dessus. Je ne saurais pas faire. Je ferais mal. Je ne décide pas des positions à prendre. De la vitesse de la pénétration De la profondeur de la fellation quand il vient au-dessus de mon visage. Quand il me sodomise, il attrape mes hanches en me reprochant par réflexe de m’éloigner. Le petit ami : &laquo;&nbsp;Je ne comprends pas. Tu dis toujours ça. Que tu aimes le sexe, tu dis que tu veux être comme ça. Comme dans les films. Ressembler le plus possible aux filles des films. Que je te dise que tu es une soumise. Une vraie petite Pute. Mais tu n&rsquo;aimes pas ça en fait. Tu aimes ça ou pas?&nbsp;&raquo; Il est en colère quand je ne suis pas assez mouillée le matin, quand il me pénètre avant même le réveil. (..) Enfin l&rsquo;attente d&rsquo;un enfant et la découverte d&rsquo;une orientation sexuelle différente&#8230;</span></p>
<div id="attachment_84751" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/1000104816-e1776665790767.jpg" rel="lightbox[84747]"><img class="size-medium wp-image-84751" alt="© Félix Khadri" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/1000104816-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Félix Khadri <span style="font-size: x-small">Maïlse Fernandes</span></span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Cela sonne juste et rappelle, bien sûr,<em> Les Monologues du vagin</em> de l&rsquo;écrivaine américaine Eve Ensler créés par Tilly en France en 2000 et vus à l&rsquo;époque comme une référence du féminisme et joués dans des dizaines de pays. Cette suite de courtes scènes est jouée avec précision par Maïlise Fernandes, Nina Gonzalez et surtout Louise Marie (en alternance avec Charlotte Goutagny). Mention tout à fait spéciale à celle que nous avions déjà vue dans les travaux d&rsquo;élèves au Conservatoire National: elle a su profiter de son enseignement: remarquables diction et gestuelle, concentration et présence exceptionnelle. Quant à ses camarades, Léo Bouthier  devrait les faire retravailler : leur jeu et leur diction sont encore trop inégaux.</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Côté mise en scène, il y aurait aussi des choses à corriger. Entre autres: un rythme trop inégal, des lumières led rouges pléonastiques comme en voit partout, l&rsquo;incursion d&rsquo;une actrice dans la salle pour offrir des sacs de chips, des appels au public (inutiles et assez consternants: tous aux abris!), une fausse fin&#8230; Et surtout, il faudrait qu&rsquo;il y ait une meilleure mise en valeur de ce texte (et là, il y a encore du boulot !). Mais bon, si vous avez envie de découvrir une écriture et une jeune et excellente actrice, cela vaut le coup d&rsquo;aller à La Flèche. Ce petit lieu est vraiment un bon tremplin, et les Dieux du théâtre savent que, par les temps qui courent nous avons besoin&#8230; Et la salle est pleine, ce qui est encourageant. Attention, pas l&rsquo;idéal mais ce spectacle comme les autres, ne se joue ici qu&rsquo;une fois par semaine. </span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Philippe du Vignal </span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000">Jusqu&rsquo;au 6 juin,<strong> les samedis à 19 h</strong>, Théâtre La Flèche, 77 rue de Charonne, Paris (XI ème). T. : 01 40 09 70 40</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000">Le texte d&rsquo;Agathe Charnet est publié aux éditions L’Oeil du Prince.</span></p>
</div>
<div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/20/journal-de-mon-corps-dapres-ceci-est-mon-corps-dagathe-charnet-mise-en-scene-de-leo-bouthier/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La génération Z aux Ruches : L&#8217;Avéole danse avec Jimmy Leroux</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/19/la-generation-z-aux-ruches-laveole-danse-avec-jimmy-leroux/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/19/la-generation-z-aux-ruches-laveole-danse-avec-jimmy-leroux/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 07:41:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84737</guid>
		<description><![CDATA[   La génération Z aux Ruches : L&#8217;Avéole danse avec Jimmy Leroux       Mon père avait l’habitude de dire: j’aime la présence de jeunes autour de moi, j’aime l&#8217;environnement des jeunes, alors: il faisait table ouverte à midi dans son appartement de Meudon, dans les années 66 à 70. On n’avait même pas [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify">
<div>
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div style="text-align: justify">
<div>
<header>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> <strong>La génération Z aux Ruches : L&rsquo;Avéole danse avec Jimmy Leroux</strong></span></div>
</header>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<section>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<div>
<article>
<div>
<header>
<div>
<section>
<div>
<div>
<div>
<div dir="ltr">
<div>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div>
<div dir="auto"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
</div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div>
<div dir="auto"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Mon père avait l’habitude de dire: j’aime la présence de jeunes autour de moi, j’aime l&rsquo;environnement des jeunes, alors: il faisait table ouverte à midi dans son appartement de Meudon, dans les années 66 à 70. On n’avait même pas besoin de prévenir et on venait avec nos copains, cela donnait des repas fort animés-.</span></div>
</div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">A l’époque, nous  rêvions tous de révolution, alors il y avait les maoistes, les trotskystes, les communistes. On s’engueulait sous l’oeil bienveillant de mon père, lui gaulliste, anti-communiste, patron de la Bougie Dep, une entreprise de cinquante salariés. J’avais écrit une chanson satirique : “mes enfants se disent communistes, mais ils vivent tous de mon capitalisme.&nbsp;&raquo; Même Patrice Chéreau, un  débutant aux dents longues qui venait, quand il était fauché,  partager nos repas à l’époque du Cabaret des Trois baudets  où nous jouions chacun notre spectacle. Madame Legros, une solide femme de ménage bretonne, faisait la cuisine, il y en avait  toujours pour six.</span></div>
<div>
<div id="attachment_84741" style="width: 463px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/a64032_f8e0222396c74fcaae5abb2abe7d2fc7mv2-1.jpeg" rel="lightbox[84737]"><img class="size-full wp-image-84741" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/a64032_f8e0222396c74fcaae5abb2abe7d2fc7mv2-1.jpeg" width="453" height="340" /></a><p class="wp-caption-text">©x</p></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Eh! Bien, nous y voilà, un demi-siècle plus tard.  J’y repense: je suis comme mon père. Je sors d’une semaine  de Ruches à Audincourt  des ateliers de spectacles fréquentée par une cinquantaine de jeunes de la  génération Z, celles et ceux nés autour des années 2000. </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Et je suis ragaillardi, toutes mes douleurs se sont endormies, comme si la vigueur de tous ces jeunes était capable de se transmettre. </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Je dévore ces corps alertes, leur agilité, leur vitesse, leur plasticité et leur énergie.</span></p>
</div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Les ghettos-mouroirs que sont les E.P.HA.D. sont un scandale national. Nous avons besoin de relations aux jeunes, et ils ont aussi  besoin de nous. Le transgénérationel est fondamental pour l’équilibre de la société. Je me sens un cœur à aimer toute la terre.J’ai l’impression d’avoir été transporté sur un continent d’amour et à la toute fin, les larmes montent quand un choeur me dit: Au revoir avec Reva Baia, l’hymne de notre <em>Nuit unique</em> et je réponds comme dans le spectacle : <em>j’ai des amis qui m’entourent comme des garde-fous, ils ont peur quand je pars que je revienne plus.</em>Sans doute est-ce la vérité, et là Catherine envoie la marche de la mort de<em> Terezin,</em> un gigantesque souvenir, trop émouvant. Putain d’émotion que je n’arrive pas à cacher.</span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Et j’aperçois la jeune Sasha de vingt-huit ans; comme moi, elle essaye de capter la vie dans un carnet spécial où elle dessine et légende tout ce qui se passe.</span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Je regagne la maison et je me dis : ce serait si bien que ces cinquante filles et garçons présents toute la semaine forment une immense compagnie de théâtre.</span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">A la jeune génération d’agir!  Je m’en vais au tombeau, je n’y échapperai pas&#8230;</p>
<p></span></span>Jacques Livchine, ancien codirecte<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">ur avec Hervée de Lafond du Théâtre de l&rsquo;Unité, Audincourt ( Doubs).</span></div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div>
<div dir="auto"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
</div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div>
<div dir="auto"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
</div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div>
<div dir="auto"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
</div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
</div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</section>
<footer>
<div>
<div>
<section>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div>
<div>
<section>
<div>
<article>
<div>
<div>
<article>
<div>
<div>
<article>
<div>
<div>
<div>
<section>
<div>
<div>
<section dir="ltr">
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
</div>
</section>
</div>
</div>
</section>
</div>
</div>
</div>
</article>
</div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">- </span></div>
</div>
</div>
</article>
</div>
</div>
</article>
</div>
</section>
</div>
</div>
</section>
</div>
</div>
</footer>
</div>
</header>
</div>
</article>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</section>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/19/la-generation-z-aux-ruches-laveole-danse-avec-jimmy-leroux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Maison de Bernarda Alba (La casa de Bernarda Alba) de Federico García Lorca</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/18/la-maison-de-bernarda-alba-la-casa-de-bernarda-alba-de-federico-garcia-lorca/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/18/la-maison-de-bernarda-alba-la-casa-de-bernarda-alba-de-federico-garcia-lorca/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 14:20:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84711</guid>
		<description><![CDATA[La Maison de Bernarda Alba (La Casa de Bernarda Alba) de Federico García Lorca, mise en scène de Thibaud Croisy Ce drame en trois actes (1936) a été fini deux mois avant l&#8217;assassinat du grand écrivain par des tueurs de Franco. Créée en 45 à Buenos Aires, il a été publié la même année et joué six ans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><i><b>La Maison de Bernarda Alba</b></i> (<i>La Casa de Bernarda Alba</i>) de Federico García Lorca, mise en scène de Thibaud Croisy</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Ce drame en trois actes (1936) a été fini deux mois avant l&rsquo;assassinat du grand écrivain par des tueurs de Franco. Créée en 45 à Buenos Aires, il a été publié la même année et joué six ans plus tard au festival de Biarritz, puis au Théâtre de l&rsquo;Oeuvre, à Paris. Federico García Lorca y dénonce l&rsquo;oppression de la femme dans l&rsquo;Espagne rurale, il y a un siècle. La pièce, très connue en France, n&rsquo;a pas la même force que les autres œuvres du dramaturge. Mais Yves Baunesne l&rsquo;avait montée avec succès, il y a six ans dans un décor naturel: la cour d&rsquo;une belle ferme avec des bâtiments anciens au sud de Lyon (voir <em>Le Théâtre du Blog</em>). C&rsquo;était bien vu et interprété avec sobriété.  </span></p>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="font-size: medium"><span style="font-size: medium">Après la mort de son mari, l&rsquo;Andalouse Bernarda (soixante ans: un âge avancé pour l&rsquo;époque!) règne, canne à la main, sur ses cinq filles. Elle veut qu&rsquo;elles observent un deuil très strict, en vivant recluses pendant huit ans et  que leur soient interdites des relations amoureuses. Bien entendu, cela se passera autrement, sinon il n&rsquo;y aurait pas de pièce&#8230; Le jeune et beau Pepe El Romano fascine les cinq sœurs. Il doit épouser Angustias, l&rsquo;aînée (trente-neuf ans). Pas très belle, fille d’un précédent mari de Bernarda  mais riche de l&rsquo;héritage de son père&#8230;<br />
Cela se complique quand la plus jeune Adela (vingt ans) va tomber amoureuse de lui et ce sera réciproque. Magdalena, trente ans, elle reste soumise à sa mère. Amelia (vingt-sept ans),  très réservée,  croit au seul mariage d&rsquo;amour. Quant à Martirio (vingt-quatre ans) jalouse et assez frustrée, croit, vu la situation imposée par sa mère qu&rsquo;elle n&rsquo;arrivera jamais à se marier. Dans cette communauté très fermée, soudée par des liens familiaux, Martirio dominée par la haine, découvre la liaison d&rsquo;Adela et Pepe El Romano&#8230; Elle  les  dénonce  à sa mère qui n&rsquo;hésitera pas une seconde à prendre un fusil de chasse et à tirer sur le jeune homme&#8230; qui aura juste le temps de s&rsquo;enfuir. Mais Bernarda croit l&rsquo;avoir tué! Et Adela qui le croit aussi, ira s&rsquo;enfermer dans sa chambre et s&rsquo;y pendra. </span></span></span></p>
<div id="attachment_84713" style="width: 460px" class="wp-caption alignright"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/2316097_upload-1-katjo2huqdgh-03-la-maison-de-bernarda-alba-092-martin-argyroglo-e1776420553334.jpg" rel="lightbox[84711]"><img class="size-full wp-image-84713" alt="© Martin Argyroglo.j" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/2316097_upload-1-katjo2huqdgh-03-la-maison-de-bernarda-alba-092-martin-argyroglo-e1776420553334.jpg" width="450" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: xx-small">© Martin Argyroglo</span></p></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium"><span style="font-size: medium">Une tragédie aux personnages strictement féminins- ce qui est rarissime au théâtre- où il y a aussi Maria-Josepha, quatre-vingt ans, la mère de Bernarda, mentalement diminuée et délirante. Et Poncia, juste soixante ans comme Bernarda, l&rsquo;intendante de la maison, jamais avare de conseils et tyrannique. Il y a aussi d&rsquo;autres employées de maison. Bref,</span></span><span style="font-size: medium"> une famille espagnole comme beaucoup d&rsquo;autres à une époque où les femmes vivaient dans un climat répressif&#8230; Et où Franco arrivait&#8230;<br />
Federico García Lorca avec cette tragédie (au sous-titre révélateur: <em>Drames des peuples d’Espagne</em>) dénonce la force des traditions  asphyxiantes  dans une société rurale déjà fermée sur elle-même et régie par l&rsquo;église catholique&#8230;</span> <span style="font-size: medium"> Quatre-vingt dix ans après avoir été écrit, le texte, grâce à une nouvelle traduction précise de Thibaud Croisy, est plus vivant, avec quelques mots assez vulgaires du genre: picoler, faire le trottoir, salope&#8230; qu&rsquo;on ne ressentait pas toujours avant. Et la tragédie de cette famille va devenir celle d&rsquo;un peuple tout entier.</span></span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Comment ne pas être partagé? D&rsquo;un côté, la redécouverte d&rsquo;un texte qui sonne juste. Mais la scénographie de Sallahdyn Khatir -de hautes colonnes en polyester transparent verdâtre côté jardin, côté cour et dans le fond,  cinq chaises paillées sur le grand espace- tient plus d&rsquo;une installation d&rsquo;œuvre d&rsquo;art contemporain&#8230; Mais elle ne traduit pas l&rsquo;enfermement physique et mental de cette mère et de ses cinq filles. Ce qui, à la base, est une erreur de conception&#8230; Et les costumes parfois hypertrophiés et manquant- volontairement? d&rsquo;unité- n&rsquo;arrangent rien.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Mais Charlotte Clamens est une remarquable Bernarda et, seul homme de la distribution, Frédéric Leidgens est tout aussi remarquable en Poncia, l&rsquo;Intendante et il  a, comme elle, une excellente diction, Laurence Roy (La Grand-mère) est excellente et tout d&rsquo;un coup, il y a comme une fulgurance sur le plateau&#8230; Mais on ne comprend pas bien pourquoi le metteur en scène a choisi des actrices plus âgées, que leur personnage pour jouer les cinq filles, ce qui déséquilibre les situations. Alors que Charlotte Clamens, elle, est plus jeune que son personnage. Et pourquoi, il a doté tout le monde de micros H.F., uniformisant les voix! Pourtant, le plateau n&rsquo;est pas si grand! Pour rattraper une diction souvent approximative? Les personnages ne sont guère convaincants alors qu&rsquo;elles sont toujours, ou presque, sur  scène. Tout se passe comme si les actrices étaient aussi un peu écrasées par le jeu brillant de Charlotte Clamens et Frédéric  Leidgens.<br />
Cela commence plutôt bien avec une jeune femme de chambre essuyant des couverts en argent mais après quelques scènes, la pièce a bien du mal à prendre son envol&#8230; A cause ici d&rsquo;une direction imprécise, voire académique dans les placements, et tout se perd sur ce trop grand plateau. Sauf pendant un dîner aux chandelles sur une longue table nappée de blanc, une citation du grand Tadeuz Kantor&#8230; Et il y a dans cette mise en scène un côté esthétisant qui n&rsquo;a rien à voir avec l&rsquo;univers de l&rsquo;écrivain.<br />
Et tout se passe finalement comme si le second et troisième actes de cette pièce inégale que son auteur aurait sûrement à nouveau travaillé, s&rsquo;il n&rsquo;avait pas été assassiné, résistaient à Thibaud Croisy: même s&rsquo;il y a de belles scènes, notamment entre la Mère et certaines de ses filles, l&rsquo;ensemble reste sec et manque singulièrement d&rsquo;émotion! Le texte de Federico García Lorca, grâce à cette nouvelle traduction, apparait sous un angle plus neuf et, au moins, Thibaud Croisy nous épargne la recréation folklorique d&rsquo;un monde rural espagnol d&rsquo;il y a un siècle, impossible aujourd&rsquo;hui sur un plateau. Mais l&rsquo;ensemble reste bien décevant. Dommage&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Philippe du Vignal</span></p>
<p><span style="color: #800000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Jusqu&rsquo;au 17 avril, T2G-Théâtre de Gennevilliers-Centre Dramatique National, avenue des Grésillons  (Hauts-de-Seine).</span></p>
<p><span style="color: #800000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Théâtre de la Cité internationale, Paris ( XIV ème), Festival Transforme/Fondation d’entreprise Hermès<em>,</em> du 13 au 17 octobre.</span></p>
<p><span style="color: #800000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Le Quai, Centre Dramatique National d’Angers (Maine-et Loire), les 18 et 19 novembre.</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="color: #800000;font-size: medium">La Comédie de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Fondation d’entreprise Hermès<em>,</em> </span><span style="color: #800000;font-size: medium">les 13 et 14 janvier.</span> <span style="color: #800000;font-size: medium">La Comédie de Béthune-Centre Dramatique National (Nord) en janvier.</span> <span style="color: #800000;font-size: medium">Les Bords de Scènes Grand-Orly, Seine-Bièvre (Val-de-Marne) le 27 janvier.</span></span></p>
<p><span style="color: #800000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Le Phénix- Scène nationale de Valenciennes (Nord), les 24 et 25 mars.</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000"><i>La Maison de Bernarda Alba,</i> traduction de Laurey Braguier et Thibaud Croisy, est éditée chez L&rsquo;Arche, 2026.</span></p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/18/la-maison-de-bernarda-alba-la-casa-de-bernarda-alba-de-federico-garcia-lorca/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’ordre du jour d’après Éric Vuillard, adaptation et mise en scène de Jean Bellorini</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/18/lordre-du-jour-dapres-eric-vuillard-adaptation-et-mise-en-scene-de-jean-bellorini/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/18/lordre-du-jour-dapres-eric-vuillard-adaptation-et-mise-en-scene-de-jean-bellorini/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 07:57:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://theatredublog.unblog.fr/?p=84718</guid>
		<description><![CDATA[L’Ordre du jour d’après le livre d&#8217;Éric Vuillard, adaptation et mise en scène de Jean Bellorini « Le pouvoir est un théâtre. Il joue, il nous trompe, dit l&#8217;auteur. Il est par nature désireux de s’accroître, il se concentre et il est asymptotiquement celui d’un seul. La Comédie-Française est une troupe permanente, le théâtre public par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><i><b>L</b></i><i><b>’O</b></i><i><b>rdre du jour</b></i> d’après le livre d&rsquo;Éric Vuillard, adaptation et mise en scène de Jean Bellorini</span></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify" align="LEFT"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">« Le pouvoir est un théâtre. Il joue, il nous trompe, dit l&rsquo;auteur. Il est par nature désireux de s’accroître, il se concentre et il est asymptotiquement celui d’un seul. La Comédie-Française est une troupe permanente, le théâtre public par excellence. On y joue un autre jeu que le pouvoir, un jeu collectif, qui serait idéalement celui de tous. &nbsp;&raquo;<br />
Un peu partout, le temps se couvre, la situation empire. C’est dans la réverbération des événements qu’une pièce se monte et Jean Bellorini le sait bien, c’est toujours à la fois dans le monde et dans une sorte d’anfractuosité, de décalage, que le théâtre prend forme, et tente de défaire le jeu du pouvoir: « Par sa nature même, dit-il, le théâtre ouvre un espace poétique, comme une caisse de résonance du monde. Je n’ai pas choisi ce texte  -qui déplie soigneusement les faits qui ont conduit à la seconde Guerre mondiale –sans en mesurer les échos contemporains. Je suis souvent troublé par l’adéquation entre un texte choisi plusieurs années auparavant et le contexte d’actualité dans lequel sa mise en scène est présentée. L’intuition, l’observation, la prémonition sont sans doute des aptitudes d’artistes! Aussi, je dois dire l’effroi, au moment de commencer les répétitions, de constater à quel point, ce qui est décrit pour l’année 38, résonne en 2026. »</span></p>
<div id="attachment_84720" style="width: 460px" class="wp-caption alignright"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/img_8309-e1776498922586.jpg" rel="lightbox[84718]"><img class="size-full wp-image-84720" alt="© Christophe Raynaud de Lage" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/04/img_8309-e1776498922586.jpg" width="450" height="674" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Christophe Raynaud de Lage</span></p></div>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify" align="LEFT"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le metteur en scène utilise ici le grotesque pour faire revivre sur scène les moments funestes de l’histoire contemporaine. De tels comportements humains. sont à mettre en parallèle avec notre actualité nationale et internationale et cela devient terrifiant. Julie Sicard, Laurent Stocker, Jérémy Lopez et Baptiste Chabauty de la Comédie-Française, sont méconnaissables et exceptionnels d’engagement et cruauté, dans cette farce qui n’en n’est pas une. Ils nous transportent dans notre passé, portant des masques, créés par Cécile Krestchmar. « Ils représentent, dit Jean Bellorini, les grandes figures historiques de cette période cauchemardesque: Hitler, Göring, les industriels allemands… On pense à Guignol, aux caricatures d&rsquo;Honoré Daumier mais l’on reconnaît aussi leurs traits humains, banals, presque familiers.&nbsp;&raquo;<br />
Eric Vuillard révèle les compromissions des milieux industriels et financiers allemands avec le parti nazi naissant, avant les élections de 1933: « Ainsi, les vingt-quatre ne s&rsquo;appellent ni Schnitzler, ni Witzleben, ni Schmitt, ni Finck, ni Rosterg, ni Heubel, comme l&rsquo;état-civil nous incite à le croire. Ils s&rsquo;appellent BASF, Bayer, Agfa, Opel, IG Farben, Siemens, Allianz, Telefunken. Sous ces noms, nous les connaissons. Nous les connaissons même très bien. Ils sont là, parmi nous, entre nous. Ils sont nos voitures, machines à laver, produits d&rsquo;entretien, radios-réveils, l&rsquo;assurance de notre maison, la pile de notre montre. &nbsp;&raquo;<br />
La corruption, poste incompressible du budget des grandes entreprises, a plusieurs noms: lobbying, étrennes, financement de partis. Pour faire campagne, il fallait de l&rsquo;argent ; or le parti nazi n&rsquo;avait plus un sou vaillant et la campagne électorale approchait. Alors, Hjalmar Schacht, président de la Reichsbank de 24 à 30, et de 33 à 39, mais aussi ministre de l&rsquo;Économie du Troisième Reich de 34 à 37, se leva, sourit à l&rsquo;assemblée et lança : &laquo;&nbsp;Et maintenant messieurs, à la caisse! &nbsp;&raquo;<br />
Après cette fameuse réunion des vingt-quatre, les comédiens qui en jouent les protagonistes, nous font vivre, étape par étape, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie. La faiblesse mentale du chancelier autrichien Kurt Schuschnigg, la cécité morale de l’Anglais Lord Halifax et du Français Edouard Daladier, les mensonges d’Hermann Göring et les stratagèmes de Joachim von Ribbentrop&#8230; Tous ces handicaps sont ici remarquablement mises en évidence.</span></p>
<p>Le public, grâce à un système de grands miroirs pivotants, se voit ainsi reflété et participe aux récits de cette entreprise de destruction. L’art du mensonge est ainsi dévoilé à travers les mécanismes de propagande de l’Allemagne nazie. Le théâtre peut éveiller les consciences mais intéresse aujourd’hui une faible partie de la population. Le plus grand nombre préfère s’informer grâce aux réseaux sociaux qui, d’une certaine manière, font le lit du totalitarisme.<br />
&laquo;&nbsp;Ce cabaret effrayant et salutaire n’est pas une fiction mais un miroir déformant d’une réalité de l’Histoire, dit Éric Vuillard.&nbsp;&raquo; Et c&rsquo;est d’une cruelle réalité aujourd’hui, quand on observe Donald Trump ou les candidats à la prochaine élection présidentielle en France. Nous sommes prévenus: que va-t-il advenir de notre &laquo;&nbsp;civilisation des lumières&nbsp;&raquo; ? Le résultat des urnes reste dangereux et Hitler est arrivé au pouvoir démocratiquement&#8230; Il sera bon de s’en souvenir en 2027 ! Le spectacle -complet- sera repris à la saison prochaine.</p>
<p>Jean Couturier</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify" align="LEFT"><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Jusqu’au 3 mai, Comédie-Française-Théâtre du Vieux-Colombier, 21 rue du Vieux-Colombier, Paris (VI ème). T. : 01 44 58 15 15.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://theatredublog.unblog.fr/2026/04/18/lordre-du-jour-dapres-eric-vuillard-adaptation-et-mise-en-scene-de-jean-bellorini/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		</channel>
</rss>
