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	<title>Théâtre du blog</title>
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	<description>critique et formation de spectacles</description>
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		<title>Adieu Catherine Dasté</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 09:30:23 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[actualites]]></category>

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		<description><![CDATA[Adieu Catherine Dasté Cette grande dame du théâtre contemporain, peu connue du grand public, s&#8217;est éteinte à quatre-vingt seize ans. Elle était la fille de Jean Dasté, metteur en scène et  de Marie-Hélène Copeau, et donc la petite-fille du grand créateur que fut Jacques Copeau. Bon sang ne saurait mentir&#8230;.Nous l&#8217;avions connue en 67 et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong>Adieu Catherine Dasté</strong> </span></p>
<div id="attachment_86491" style="width: 172px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/08/images1.jpeg" rel="lightbox[86489]"><img class="size-full wp-image-86491" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/08/images1.jpeg" width="162" height="108" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><br />
Cette grande dame du théâtre contemporain, peu connue du grand public, s&rsquo;est éteinte à quatre-vingt seize ans. Elle était la fille de Jean Dasté, metteur en scène et  de Marie-Hélène Copeau, et donc la petite-fille du grand créateur que fut Jacques Copeau. Bon sang ne saurait mentir&#8230;.Nous l&rsquo;avions connue en 67 et elle révolutionna le théâtre pour enfants avec sa compagnie la Pomme verte quand elle créa <em>L&rsquo;Arbre sorcier</em> (voir plus loin). Je me souviens avoir consacré à son travail deux pages des <em>Chroniques de l&rsquo;art vivant</em> et nous avions alors beaucoup parlé du théâtre contemporain.<br />
Elle m&rsquo;avait raconté avec passion avoir vu en 1943 ( elle avait quatorze ans&#8230;) la création du <em>Soulier de Satin </em> mise en scène de Jean-Louis Barrault à la Comédie-Française. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Catherine Dasté commença par étudier le théâtre à l&rsquo;Old Vic Theater à Londres où elle rencontre Graeme Alwright, comédien et chanteur (1926-2020) avec qui elle se marie en 1951. Ils auront trois fils: Christophe (1955), Jacques (1958-2024) et Nicolas. En 59, elle rejoint avec son mari, la Comédie de Saint-Étienne, pour un projet de pièce  imaginée par des enfants&#8230; Elle s&rsquo;installe ensuite à Dieulefit ( Drôme) où elle travaille sur des textes avec des adolescents de l&rsquo;école secondaire de la Roseraie. D&rsquo;où naîtra une pièce<i> </i><i id="mwRQ">Les Musiques magiques.<br />
</i>Puis en 1967, Ariane Mnouchkine lui confiera ses acteurs le matin pour monter un spectacle pour enfants.  Et ce sera, chef-d&rsquo;œuvre absolu, <i id="mwSQ">L&rsquo;Arbre sorcier, Jérôme et la tortue</i>, une pièce superbement mise en scène avec de jeunes et bons comédiens très investis dont Georges Bonnaud, à une époque où le théâtre pour enfants était mal monté, mal joué,  et méprisé, autant par la critique que&#8230; par le ministère de la Culture.</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Catherine Dasté montera <i id="mwSg">Glomoel et les pommes de terre, </i>etc. à partir de textes écrits par des enfants. Elle fonde en 69 alors la compagnie La Pomme verte qu&rsquo;elle dirigera de 1969 à 1980. Coup de tonnerre dans le petit monde théâtral parisien: le théâtre pour enfants était vraiment né et ses spectacles  deviendront un modèle exemplaire pour de nombreux créateurs en France et à l&rsquo;étranger.</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Puis elle dirigera le Théâtre des Quartiers d&rsquo;Ivry de 85 à 92 et, avec le soutien de Françoise Dolto,  crée le premier Centre Dramatique National pour l&rsquo;enfance et la jeunesse, au théâtre de Sartrouville (Yvelines).  Mais elle mettra aussi en scène des pièces pour adultes<em>: </em></span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><em></em><em>Hamlet, etc.</em> et travaillera avec des écrivains comme Michel Puig, Jacques Jouet&#8230;</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Adieu Catherine et merci pour tout ce que tu auras apporté au théâtre contemporain.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Philippe du Vignal</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000">Les obsèques de Catherine Dasté auront lieu le mardi 11 août, à l&rsquo;église d&rsquo;Orlhaguet (Aveyron).</span></p>
</div>
<div style="text-align: justify">
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<div><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> </span></div>
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		<title>Festival d&#8217;Avignon La Loi du désir de Esteban Hupé et Barnabé Lambert, mise en scène d&#8217;Esteban Hupé</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 13:48:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>

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		<description><![CDATA[La Loi du désir d&#8217;Esteban Hupé et Barnabé Lambert, mise en scène d&#8217;Esteban Hupé  Le spectacle avait reçu le Prix du public 2024 au festival Icart et le Prix du jury,  l&#8217;an passé au festival Écarts.  Ses auteurs explorent les excitations, les troubles sensoriels et psychiques suscités par le désir chez les adolescents. Dans notre société [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><em><strong>La Loi du désir</strong></em> d&rsquo;Esteban Hupé et Barnabé Lambert, mise en scène d&rsquo;Esteban Hupé</span></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> </span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Le spectacle avait reçu le Prix du public 2024 au festival Icart et le Prix du jury,  l&rsquo;an passé au festival Écarts.  Ses auteurs explorent les excitations, les troubles sensoriels et psychiques suscités par le désir chez les adolescents. Dans notre société de consommation soumise aux diktats de la séduction et de la performance, ce passage à l’âge adulte dans le rapport amoureux, est bien souvent une épreuve&#8230; Avec ce seul en scène, ils nous livrent le récit introspectif de Berlan, encore vierge. Le spectacle commence par le cauchemar, du jeune homme de dix-sept ans. Aussitôt, le public est saisi par une atmosphère obscure, sorte de messe noire ( le Prêtre essuie ses muscles avec un torchon au dessus d’une bassine d’eau. A côté de la bassine, un chandelier pour l’instant éteint.)<br />
</span></p>
<div id="attachment_86479" style="width: 128px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/08/images.jpeg" rel="lightbox[86473]"><img class="size-full wp-image-86479" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/08/images.jpeg" width="118" height="140" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><i> -</i>Le Prêtre : &laquo;&nbsp;Alors ? Cette première fois ?&nbsp;&raquo;- Berlan : &laquo;&nbsp;Pas encore mon père, pas encore.&nbsp;&raquo; Le prêtre allume les bougies. Le dépucelage masculin, thème peu courant au théâtre (et aussi en littérature) est ici traité dans un état d’esprit contemporain et une langue expressive, riche de théâtralité. L’interprétation remarquable de Barnabé Lambert (Berlan) nous transmet  toute l’angoisse et le désir de l’adolescent face à « la première fois ».<br />
Berlan se sent anormal. Sa vie d’adulte va-t-elle commencer un jour ? Ici, pas d’amour mais un seul objectif : devenir un homme fort, viril et pour cela, il doit franchir le cap :« Ce soir, je vais devenir un homme. L’homme que je dois être, qu’il faut être. » La pression de l’univers pornographique, la performance sexuelle doivent être surmontées avec succès! Et le culte du plus fort en la matière, quels que soient les moyens pour l’être, dictent les règles à suivre : « Ce soir, faut qu’on soit des loups, faut qu’on soit des putains de loups, en mode full moon, crocs acérés, la rage au bord des lèvres, ahouuuuuuu.»</span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Grâce à une scénographie très sobre et à la mise en évidence de la corporalité, toute en souplesse, la précision des gestes, le tumulte, la honte, et l’envie physique, ressentis par ce jeune sont ici mis en lumière de plein fouet. À tel point qu’un certain malaise s’empare parfois du public. Dans ce solo,  les nombreux personnages hauts en couleur, sont tous interprétés par un seul comédien -merveilleux Barnabé Lambert-  un prêtre culturiste, les participants à une cérémonie d’émasculation, des adolescents excités, un camionneur fou, une travailleuse du sexe, et Kiki, une perruche de Madagascar! Autant de voix, autant de visions, expérimentations, fantasmes, au nom du désir ! </span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Les auteurs, avec perspicacité, mais non sans violence, déconstruisent les normes actuelles et redonnent au désir, sa beauté et sa poésie, son humour aussi : « Inspirés par les mouvements féministes et LGBTQIA+, nous ne cherchons pas à réprimer le désir, mais à l’éclairer sous un nouveau jour. »  Un  thème complexe et tabou&#8230; Esteban Hupé et Barnabé Lambert en font une traversée originale, sensible et audacieuse, forte en émotions, à la fois grave et comique. Une première au théâtre pour ces artistes, réalisée de main de maître ! </span></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Elisabeth Naud </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000"> Spectacle vu au Théâtre de la Reine Blanche à Avignon  (Vaucluse).</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><span style="color: #800000"> Du 19 au 23 août, Festival d’Aurillac (Cantal).<br />
</span> </span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000"><span style="font-family: book antiqua, palatino"> Théâtre de la Reine Blanche, Paris, en 2027</span>.</span></p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Festival d&#8217;Aurillac  dans le cadre de Champ libre, L&#8217;Iliade, d&#8217;après Homère, mise en scène  de la compagnie Bravache (tout public à partir de sept ans)</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/08/09/festival-daurillac-dans-le-cadre-de-champ-libre-liliade-dapres-homere-mise-en-scene-de-la-compagnie-bravache-tout-public-a-partir-de-sept-ans/</link>
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		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 10:12:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Aurillac L&#8217;Iliade, d&#8217;après Homère, mise en scène  de la compagnie Bravache (tout public à partir de sept ans) Champ libre est une opération visant à offrir, à l&#8217;invitation des mairies, des spectacles gratuits dans les villages loin d&#8217;Aurillac. L&#8217;Iliade  a été et depuis longtemps un formidable terrain de jeu pour les metteurs en scène. Ainsi Damien [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong>Festival d&rsquo;Aurillac</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium"><em><strong>L&rsquo;Iliade</strong></em>, d&rsquo;après Homère, mise en scène  de la compagnie Bravache (tout public à partir de sept ans)</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><em> Champ libre </em>est une opération visant à offrir, à l&rsquo;invitation des mairies, des spectacles gratuits dans les villages loin d&rsquo;Aurillac.<em> L&rsquo;Iliade</em>  a été et depuis longtemps un formidable terrain de jeu pour les metteurs en scène. Ainsi Damien Roussineau et Alexis Perret, ensuite Pauline Bayle. Tous deux issus de l&rsquo;Ecole du Théâtre National de Chaillot (voir <em>Le Théâtre du Blog</em>). Pauline Bayle avait aussi réussi un beau doublé avec une remarquable adaptation  de <em>L&rsquo;Odyssée. </em> Quoi de plus actuel que le vieil Homère! Comme en témoigne le gigantesque succès de<em> L&rsquo;Odyssée</em> de Christophe Nolan. La jeune compagnie Bravache s&rsquo;attaque à ce monument avec un premier spectacle, qu&rsquo;elle revendique comme &laquo;&nbsp;approximatif&nbsp;&raquo; :c&rsquo;est à dire en quarante minutes montre en main ou à peu près&#8230; Après tout, pourquoi pas? L&rsquo;exemple vient d&rsquo;Homère lui-même qui avait déjà concentré l&rsquo;intrigue sur une cinquantaine de jours, alors qu&rsquo;il parle d&rsquo;un conflit de dix ans, et l&rsquo;essentiel du récit a lieu sur quelques  journées&#8230; Ici, le minutage est contrôlé par le dieu Hermès, maître du temps, un rôle confié à un spectateur plus tout jeune!<br />
Cela se passe dans une prairie sous les ramures de chênes centenaires au bord du Lot à Saint-Projet de Cassaniouze, un très ancien hameau du Cantal, proche de l&rsquo;abbaye de Conques.* Dont les moines,  venaient dit-on, faire des visites horizontales aux religieuses du couvent dont reste une partie du cloître&#8230;</span></p>
<div id="attachment_86471" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/08/20260807_1925353-e1786270179816.jpg" rel="lightbox[86469]"><img class="size-medium wp-image-86471" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/08/20260807_1925353-300x138.jpg" width="300" height="138" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium">Ici, pas de scène, pas d&rsquo;éclairage artificiel ni véritables costumes&#8230; Juste quelques couronnes et un arc en carton doré, un peu de musique  enregistrée et du faux sang en flacons généreusement arrosé sur les personnages qui se font tuer.  Et quelques bancs et chaises pour deux cent spectateurs&#8230;  Pour raconter cette épopée et en jouer quelques scènes avec  l&rsquo;élégance de la jeunesse et la force du jeu théâtral. Jacques Offenbach, l&rsquo;impertinent avait déjà ouvert la voie. Margot Delabouglise, Ariane Pelluet, Barthélémy Maymat et Cesare Moretti, anciens élèves de l&rsquo;Ecole du TnBA de Bordeaux, resituent vite fait les choses pour ceux qui pourraient s&rsquo;égarer dans les nombreux personnages de cette guerre entre Grecs et Troyens. Elle devait être pliée en trois jours et a duré&#8230; dix ans. Toute ressemblance avec l&rsquo;époque actuelle, etc.</span> <span style="font-size: medium"> Les  jeunes acteurs racontent d&rsquo;abord ce qui s&rsquo;est passé en quelques semaines de la dixième et dernière année de la ville de Troie assiégée par les Grecs. Cela commence par  la dispute entre Achille et Agamemnon qui lui a pris la jeune et belle Briséis, laquelle faisait partie de son butin de guerre. Achille  se retirera de la guerre et demande à sa mère, la déesse Thétis, d&rsquo;obtenir de Zeus que les Grecs perdent, tant qu&rsquo;ils ne se sont pas excusés, ce qu&rsquo;elle fait. Il y a aussi une autre histoire de sexe! Pâris le Troyen a volé Hélène à Ménélas le Grec. Et Achille ira se battre  malgré tout pour venger son ami Patrocle tué par Hector. </span></span></p>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium">Sans Achille, les Grecs reculent, face aux Troyens avec Hector à leur tête. Fou de douleur et de rage, Achille veut se venger d&rsquo;Hector qu&rsquo;il arrive à tuer et dont il traînera le corps derrière son char. A la nuit tombée, le  vieux roi Priam, père d&rsquo;Hector, vient supplier Achille de lui rendre le corps de son fils, ce qu&rsquo;il fera. Et l&rsquo;intelligent Ulysse  imaginera le si fameux cheval de Troie grâce auquel les Grecs finiront par l&rsquo;emporter.</span> <span style="font-size: medium">Mais il y a une réelle unité d&rsquo;action  et l&rsquo;helléniste Paul Mazon remarquait: &laquo;&nbsp;C&rsquo;est l’histoire d’une colère humaine, des conséquences qu’elle a entraînées, de l’apaisement dans lequel elle s’est éteinte. (…) Il n’est pas douteux qu’il y ait là une conception de génie. Colère, amitié, soif de vengeance sont sans doute thèmes courants dans l’épopée mais la combinaison de ces passions successives dans l’âme du même personnage, ainsi que les interventions divines qui en favorisent le développemen</span>t, <span style="font-size: medium">tout cela trahit un plan réfléchi, qui ne peut être dû qu’à un grand poète&nbsp;&raquo;. Et cela peut aussi faire théâtre&#8230;</span></span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Diction exemplaire, bon rythme, images fortes, surtout à la fin, scénario bien ficelé, mise en scène sans aucune prétention, parodie jamais vulgaire: ce spectacle -gratuit-  est sous cette forme brève, osons le mot, du véritable théâtre populaire et a été très applaudi&#8230;Même si, côté dramaturgie, il est  encore parfois brut de décoffrage.  Nous vous rendrons compte de la version longue qui sera jouée au festival d&rsquo;Aurillac et il faudra suivre de près cette jeune compagnie bordelaise.</span></div>
<div style="text-align: justify"></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Philippe du Vignal</span></div>
<div style="text-align: justify"></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium;color: #800000"><span style="font-size: medium;color: #800000"><br />
Spectacle vu le 7 août à Saint-Projet de Cassaniouze (Cantal). Les autres  représentations ont eu lieu à Saint-Martin Cantalès,  Saint-Paul-des-Landes, Pailherols, Les Ternes.</span></span> </span></div>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> <span style="color: #800000">* Célèbre pour son tympan roman aux cent-vingt personnages et plus récemment avec un grand projet; la commande d&rsquo;une centaine de vitraux au peintre aveyronnais Pierre Soulages qui ont été installés dans la cathédrale après plusieurs années de recherches, essais de fabrication &#8230; Une brave dame, sans doute peu au fait de l&rsquo;art contemporain, avait demandé à l&rsquo;hôtelière de Saint-Projet, si elle savait &laquo;&nbsp;quand les vitraux provisoires allaient être remplacés?&nbsp;&raquo; Vous avez dit: merveilleux? </span> </span></p>
<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
</div>
</div>
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		<title>Festival d&#8217;Avignon  Le Pas du monde, création du collectif XY</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/07/31/festival-davignon-le-pas-du-monde-creation-du-collectif-xy/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/07/31/festival-davignon-le-pas-du-monde-creation-du-collectif-xy/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 10:17:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Le Pas du monde, création du collectif XY  Ce spectacle avait été joué l&#8217;an passé à la Villette à Paris. Mais  sauf erreur, c&#8217;est la première fois que le cirque contemporain fait son entrée dans ce site mythique et majestueux qu&#8217;est la Cour d’Honneur du Palais des Papes. Le cirque était venu au festival [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><b>Festival d&rsquo;Avignon</b><i><b><br />
</b></i><b><br />
</b><em><b>Le Pas du monde</b></em>, création du collectif XY</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #333333"> Ce spectacle avait été joué l&rsquo;an passé à la Villette à Paris. Mais  sauf erreur,</span> c&rsquo;est la première fois que le <span style="color: #000000">cirque contemporain fait son entrée dans ce site mythique et majestueux qu&rsquo;est la Cour d’Honneur du Palais des Papes. Le cirque était venu au festival avec <em>Les Clowns,</em> mise en scène d&rsquo;Ariane Mnouchkine pour le Théâtre du Soleil mais c&rsquo;était en 69 il y a cinquante-neuf ans, au cloître Saint-Louis&#8230;.<br />
Les vingt-deux artistes du collectif (à l’origine six&#8230;) nous ont ébloui. Malgré l’immensité du lieu, ils réussissent à nous immerger dans un univers poétique et intime.«Nous utilisions nos corps, dit ce collectif, pour faire plein de choses, mais jamais nos voix. &nbsp;&raquo;<br />
</span></span></p>
<div id="attachment_86425" style="width: 460px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/357749_6a62092ab1252-e1785492378346.jpeg" rel="lightbox[86422]"><img class="size-full wp-image-86425" alt=" © Christophe Raynaud de Lage" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/357749_6a62092ab1252-e1785492378346.jpeg" width="450" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Christophe Raynaud de Lage</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #000000">Et c&rsquo;est u</span>ne riche idée dramaturgique d&rsquo;avoir réuni, pour cette création, chant et acrobatie, avec un exceptionnel trio vocal, Julie Calbette, Cyril Héritier et Virginie Besnoist, accompagnés par la création électro de Jack McWeeny. Une partie entièrement composée et interprétée dans une langue inventée&#8230; Les artistes sont de douze nationalités et il y a ici la vibration d’influences culturelles diverses, représentant pour chaque membre de la compagnie, une charge symbolique différente dans ce lieu historique.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Avec une dimension universelle indéniable : «Ce que j’aime dans la voix, précise Virginie Besnoit: on ne peut pas trop mentir. Elle a cet aspect incarné tel un prolongement du corps.» Une idée de la vérité qu&rsquo;on retrouve dans l’art de l’acrobatie. Pyramides humaines, sauts dans le vide, marches suspendues, tourbillons graciles, relèvent du prodige. Ici, les corps des circassiens, circassiennes, danseurs et danseuses se métamorphosent, sous nos yeux, en paysages mouvants. Et c’est de toute beauté : « À nos yeux, la chorégraphie n’est pas réservée à la danse, dit ce collectif. En respectant l’acrobatie, on peut trouver un terreau commun. »<br />
Tous ces artistes évoluent dans une scénographie sobre qui intensifie la magie des tableaux. En  un peu plus d’une heure, avec des portés acrobatiques très impressionnants, jaillit ici, selon les mots de Wajdi Mouawad, metteur en scène et dramaturge, « la puissance de la fragilité ».</span></p>
<p style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> <span style="color: #000000">Elisabeth Naud </span></span></p>
<p style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> <span style="color: #000000"><span style="color: #b51700">Spectacle vu à la Cour d’Honneur du Palais des Papes, Avignon (Vaucluse). </span></span></span></p>
<p style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #b51700">Les 6 et 7 octobre, Théâtre-Scène nationale du Grand Narbonne (Aude). Les 9 et 10 octobre Le Parvis-Scène nationale de Tarbes (Hautes-Pyrénées).<br />
Les 13 et 14 octobre, Espace Pluriels-Scène conventionnée Danse, Théâtre de Pau (Pyrénées-Atlantiques).<br />
Les 16 et 17 octobre,Théâtre de Gascogne, Mont-de-Marsan (Landes) et les 21 et 23 octobre, festival Circa, Auch (Gers).</span></span></p>
<p style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
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		<title>Festival d&#8217;Avignon Au bout du pays d’Alfred Alexandre, mise en scène  d&#8217;Ewelyne Guillaume</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 16:48:08 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Au bout du pays d’Alfred Alexandre, mise en scène  d&#8217;Ewlyn Guillaume C&#8217;est le troisième volet de la trilogie Les Noctambules présentée par  le Centre dramatique Kokolampoe (Guyane, Martinique): Le Patron, Un Anniversaire qui sont aussi joués dans ce Off 2026. Dans Au bout du pays, un mécanicien naval, seul et cannibale, rivalise en amour avec les deux jeunes cousins [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify">
<div>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong>Festival d&rsquo;Avignon</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong><i>Au bout du pays</i></strong> d’Alfred Alexandre, mise en scène  d&rsquo;Ewlyn Guillaume</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">C&rsquo;est le troisième volet de la trilogie <em>Les Noctambules</em> présentée par  le Centre dramatique Kokolampoe (Guyane, Martinique): <i>Le Patron</i>, <i>Un Anniversaire</i> qui sont aussi joués dans ce Off 2026. Dans <em>Au bout du pays</em>, un mécanicien naval, seul et cannibale, rivalise en amour avec les deux jeunes cousins de son patron. Ils en pincent pour Lily, une Lily absente et qu&rsquo;on ne verra jamais&#8230; mais très fortement présente &laquo;&nbsp;On ne soupçonne pas combien un homme peut-être seul, sans une femme comme Lily dans ses bras. Le soir après la pluie. Pour la chauffer du mauvais temps et se chauffer dans l’existence qu’on tire de sa présence.&nbsp;&raquo;</span></p>
<div id="attachment_86451" style="width: 460px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/outremer-2026-07-13-6a55505e4eb1e813426222-e1785597763287.jpg" rel="lightbox[86118]"><img class="size-full wp-image-86451" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/outremer-2026-07-13-6a55505e4eb1e813426222-e1785597763287.jpg" width="450" height="253" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Sur le plateau de la Chapelle du Verbe Incarné, quelques éléments faits de cordages évoquznt  un univers de port et de bateaux. Serge Abatucci avec une voix puissante, s&rsquo;impose dans ce monologue.&nbsp;&raquo; Le choix cette fois, dit l&rsquo;auteur martiniquais, étant de partir d&rsquo;une des figures du monstre que propose le répertoire caribéen de schèmes narratifs: la figure du Ti-mons. C</span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">e que veut Réginal,  le protagoniste, ce n&rsquo;est pas d&rsquo;abolir toute forme de relation maître et valet mais prendre la place de du maître, et à son tour exercer une emprise sur les corps asservis. Dans la pièce, ce thème du pouvoir prédateur s&rsquo;incarne dans le motif monstrueux de la pulsion cannibale. &laquo;&nbsp;</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Le Monstre, si nous avons bien compris, est  une créature qui dévore son maître, après l&rsquo;avoir nourri. Ici, est aussi traité en filigrane, un thème politique: un ordre social et un pouvoir prédateur imposés, seront finalement, et quoi qu&rsquo;il arrive, renversés par ceux qui en subissent l&rsquo;oppression.</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Cela vaut le coup même si la mise en scène est un peu statique, d&rsquo;aller entendre ce beau récit en langue française venu d&rsquo;aussi loin, parfaitement maîtrisée par Serge Abatucci.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Philippe du Vignal</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000">Jusqu&rsquo;au 23 juillet à 14h20 (jours pairs), Chapelle du Verbe incarné, Avignon ( Vaucluse).</span></p>
</div>
</div>
<div style="text-align: justify">
<div>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> </span></p>
</div>
</div>
<div style="text-align: justify"></div>
<div style="text-align: justify"></div>
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		<title>Festival d&#8217;Avignon  Bunker de Marion Siéfert et Matthieu Bareyre</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 14:25:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Bunker de Marion Siéfert et Matthieu Bareyre Dans une France à + 5° C, un riche industriel, Paul, P.D.G. d’un groupe pétrochimique, s’est fait construire un bunker et s&#8217;est réfugié à l’intérieur avec sa fille Ami et Thomas, son neurochirurgien, un homme glaçant qui manipule cyniquement Paul, son patient. Il y a aussi un coach sportif, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Festival d&rsquo;Avignon</strong></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><i><b>Bunker </b></i>de Marion Siéfert et Matthieu Bareyre</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Dans une France à + 5° C, un riche industriel, Paul, P.D.G. d’un groupe pétrochimique, s’est fait construire un bunker et s&rsquo;est réfugié à l’intérieur avec sa fille Ami et Thomas, son neurochirurgien, un homme glaçant qui manipule cyniquement Paul, son patient. Il y a aussi un coach sportif, psycho-émotionnellement voué corps et âme à ce « puissant&nbsp;&raquo; personnage… A l&rsquo;abri de tout dans ce lieu ultra-sécurisé mais coupés du monde. La mère d’Ami, Zita, et le fils de Paul, avec qui il est fâché, n’ont pas souhaité les rejoindre. </span></p>
<div id="attachment_86408" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/357661_6a5cd105b01fd-e1785340119556.jpeg" rel="lightbox[86405]"><img class="size-medium wp-image-86408" alt="© Christophe Raynaud de Lage" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/357661_6a5cd105b01fd-300x200.jpeg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Christophe Raynaud de Lage</span></p></div>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Dans un  immense espace blanc, nu et froid, encadré de lourdes portes métalliques avec barre anti-panique, extincteurs, bornes, rouleaux de tuyau incendie rouge vif, a lieu un huis-clos d’anticipation. Paul a  une obsession existentielle: la vente de ses barils de pétrole, quitte à anéantir la planète, pour faire fructifier ses milliards à l’image d’Elon Musk ou Jeff Bezos (même coupe de cheveux) et s&rsquo;est fait implanter une puce avec l’espoir d’augmenter ses capacités cérébrales. Il devient ce qu’on appelle « un homme augmenté », ces implants neuronaux lui permettant de se passer de l’interface de l’ordinateur ou du téléphone, et de se connecter directement au système digital, gagnant ainsi en performance.<br />
En voix off- le personnage n’apparaît jamais sur scène-Zita mère et épouse castratrice et épouse, ne cesse de le conseiller. Elle prend la parole parfois avec ironie et comme bon lui semble. Paul, totalement sous emprise, lui voue une affection et confiance sans limite. Casque sur les oreilles ou s’exerçant au tir à l’arc et aux arts martiaux, Ami ne parle pas. Mutique pendant toute la pièce, elle refuse de s’exprimer, face à un père qui incarne tout ce qu’elle rejette et haït : «Avant, je trouvais extraordinaire de pouvoir m’exprimer n’importe quand. Aujourd’hui, je trouve extraordinaire de n’avoir rien à dire. (…) Secrètement, je porte déjà le deuil du monde que je m’apprête à trahir.». Avec  ces quelques mots en voix off, s&rsquo;ouvre le spectacle. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Parole et/ou silence : deux conceptions du monde s’opposent. L’une où « Paul est sans doute ce que le monde capitaliste voit aujourd’hui comme sa plus belle réussite» et l’autre où poésie, musique, danse, arts et les choses de l’esprit perdurent et résistent en silence!<br />
<em>Bunker</em>, c’est aussi l’espace de l’abandon au langage : ce super P.D.G., absolument névrosé, finit par ne plus maîtriser ses discours vides de sens et manipulateurs, et il va perdre son statut de surhomme. En fin de spectacle, arrive dans ce lieu impénétrable, on ne sait par quel moyen, un pauvre type, une loque humaine, blessé et nous allons assister à la déchéance de Paul&#8230;  Cette apparition, tel un coup de théâtre, est un moment poétique et fort du spectacle ( il y en a peu!) qui nous remet face à une réalité concrète du monde, celle extérieure exposée à tous les dangers. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> <span style="color: #000000">Charles-Henri Wolff insupportable à souhait (  Paul), enfermé dans son délire de domination, perd toute maîtrise de lui-même:  sa puce se&rsquo;est déréglée  et à la fin de la pièce, il n’est pas loin de nous faire pitié…<br />
Thomas, le neurochirurgien et curé, tout simplement machiavélique dans sa position scientiste est remarquablement interprété par Lorenzo Lefebvre. Ami, magnifique Janice Bieleu, a la gestuelle et la grâce d’une princesse venue d’ailleurs&#8230;Une performance dans cet espace clos, militaire et sans aucune humanité </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Les interprètes sont remarquables mais ce texte -faible- manque de profondeur  et leurs auteurs ont du mal à dire face notre époque dominée par les nouvelles technologies, les GAFA et le transhumanisme.  Marion Siéfert s’est immergée dans un service de neurochirurgie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, pour mieux saisir ce qui se joue cérébralement chez les personnes atteintes de maladies neurodégénératives. Mais sa volonté socio-politique de dénoncer : « une idéologie, celle de la surveillance de masse, avec une visée totalitaire et militaire », est insuffisante et le texte manque d&rsquo;une solide réflexion philosophique. La tension  du spectacle s’épuise et nous laisse sur notre faim, quant à cette impossibilité de communiquer et d’être au monde. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> <span style="color: #000000">Elisabeth Naud </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> <span style="color: #000000"><span style="color: #b51700">Spectacle vu à La FabricA, Avignon ( Vaucluse)</span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #800000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Du 17 au 28 septembre, T2G de Gennevilliers-Centre Dramatique National dans le cadre du festival d’automne. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #800000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Les 3 et 4 octobre, festival Actoral, Marseille ( Bouches-du-Rhône). Du 8 au 10 octobre au Théâtre de la Cité Internationale dans le cadre du festival d’automne et du festival Transforme. Les 14 et 15 octobre au Théâtre 71 de Malakoff-Scène nationale ( Hauts-de-Seine) dans le cadre du Festival d’Automne. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #800000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Du 3 au 13 novembre, Théâtre National de Strasbourg ( Bas-Rhin). </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #800000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Les 4 et 5 décembre,  Singel, International Arts Center, Anvers ( Belgique). Les 16 et 17 décembre, Points Communs-Nouvelle Scène nationale de Cergy-Pontoise dans le cadre du festival d’automne.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000"> </span></p>
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		</item>
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		<title>Festival d&#8217;Avignon Le Grand Meaulnes, d&#8217;après Alain-Fournier, mise en scène d&#8217;Emmanuel Besnault</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 07:19:23 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon  Le Grand Meaulnes, d&#8217;après Alain-Fournier, mise en scène d&#8217;Emmanuel Besnault Un des romans mythiques du XX ème siècle avec Le Petit Prince d&#8217;Antoine de Saint-Exupéry&#8230; Ecrit à vingt-six ans par son auteur, il parut en feuilleton en 1913. Mais Alain-Fournier mourra l&#8217;année suivante à la Grande Guerre et ne connaîtra jamais son immense succès&#8230;  [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong>Festival d&rsquo;Avignon</strong> </span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> <em><strong>Le Grand Meaulnes</strong>,</em> d&rsquo;après Alain-Fournier, mise en scène d&rsquo;Emmanuel Besnault</p>
<p>Un des romans mythiques du XX ème siècle avec <em>Le Petit Prince</em> d&rsquo;Antoine de Saint-Exupéry&#8230; Ecrit à vingt-six ans par son auteur, il parut en feuilleton en 1913. Mais Alain-Fournier mourra l&rsquo;année suivante à la Grande Guerre et ne connaîtra jamais son immense succès&#8230; </span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Nous avons tous lu avec délices les aventures d&rsquo;Augustin Meaulnes (dix-sept ans) arrivé  en pension dans une école de campagne  à Sainte-Agathe, un petit village du Berry, ensuite à  Paris.</span></p>
<div id="attachment_86396" style="width: 127px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-86.jpeg" rel="lightbox[86391]"><img class="size-full wp-image-86396" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-86.jpeg" width="117" height="140" /></a><p class="wp-caption-text"></span> <span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">François Seurel (quinze ans), fils de l&rsquo;instituteur qui enseigne au cours supérieur et prépare les enfants au certificat d&rsquo;études, et de l&rsquo;institutrice qui s&rsquo;occupe des petits enfants de cette école, deviendra vite le meilleur ami d&rsquo;Augustin Meaulnes qui fascine ses camarades.<br />
Il  racontera à François  être allé à une grande fête de mariage dans un domaine mystérieux et qu&rsquo;il est tombé amoureux d&rsquo;une belle jeune fille, Yvonne de Gallais&#8230;<br />
Frantz, son frère va épouser Valentine Blondeau mais elle le quittera le jour même de ce mariage après la fête.</p>
<p>Augustin Meaulnes, plus tard, cherchera et retrouvera Yvonne. Ils se marieront mais, avec son accord, il s&rsquo;en ira.  Elle aura une petite fille de lui et mourra d&rsquo;une embolie.  Le  vieux père d&rsquo;Yvonne et Frantz, meurt lui aussi, et il fait de François Seurel, le légataire universel des biens de la famille et le tuteur de la petite fille.François s&rsquo;en occupe du mieux possible.Augustin Meaulnes était tombé amoureux de Valentine et aura une liaison avec elle&#8230;<br />
Poésie d&rsquo;une école rurale avec classe unique, onirisme d&rsquo;un monde inaccessible, passage de l&rsquo;enfance  à l&rsquo;âge adulte,  vertige d’une quête amoureuse romantique, nostalgie d&rsquo;un amour à jamais perdu, Alain-Fournier, avec ce roman d&rsquo;apprentissage, coche habilement toutes les cases, même si la deuxième partie s&rsquo;essouffle un peu. <em>Le Grand Meaulnes,</em> édité en de nombreuses langues, a été au programme de l&rsquo;agrégation et souvent adapté: en 67,  au cinéma  par Jean-Gabriel Albicocco, et au théâtre, en 92, par Wladyslaw Znorko,  et plus récemment par Nicolas Laurent (voir<em> Le Théâtre du Blog).<br />
</em><span style="color: #141213">Ce roman qui a bercé, comme beaucoup d&rsquo;entre nous, toute notre adolescence, est ici adapté et joué par Emmanuel Besnault qui joue seul plusieurs des personnages. Aux meilleurs moments, il sait nous emmener avec simplicité et avec une grande  sensibilité dans les aventures d&rsquo;Augustin Meaulnes&#8230;Il incarne à merveille ces personnages et nous transporte dans leur époque mais aussi en leur âme et conscience&#8230; </span></span></p>
</div>
<div dir="ltr" style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Sylvie Jouffroy</span></div>
<div dir="ltr" style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000">Spectacle vu à l&rsquo;Ancien Carmel d&rsquo;Avignon, 5 rue de l&rsquo;Observatoire, Avignon ( Vaucluse). </span></div>
<div dir="ltr" style="text-align: justify"></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Festival d&#8217;Avignon Croire aux fauves, d&#8217;après le roman de Nastassia Martin, sur une idée de Constance Dollé, mise en scène de Sandrine Raynal</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/07/26/festival-davignon-croire-aux-fauves-dapres-le-roman-de-nastassia-martin-sur-une-idee-de-constance-dolle-mise-en-scene-de-sandrine-raynal/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/07/26/festival-davignon-croire-aux-fauves-dapres-le-roman-de-nastassia-martin-sur-une-idee-de-constance-dolle-mise-en-scene-de-sandrine-raynal/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2026 20:14:17 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Croire aux fauves, d&#8217;après le roman de Nastassia Martin, sur une idée de Constance Dollé, mise en scène de Sandrine Raynal En août 2015, l&#8217;anthropologue Nastassia Martin se retrouve face à un ours dans les montagnes de Sibérie. De ce combat vécu comme une implosion, elle a tiré cette histoire. Interprétée ici par Constance Dollé, Camille [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Festival d&rsquo;Avignon</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><em><b>Croire aux fauves</b></em>, d&rsquo;après le roman de Nastassia Martin, sur une idée de Constance Dollé, mise en scène de Sandrine Raynal</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">En août 2015, l&rsquo;anthropologue Nastassia Martin se retrouve face à un ours dans les montagnes de Sibérie. De ce combat vécu comme une implosion, elle a tiré cette histoire. </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Interprétée ici par Constance Dollé, Camille Grandville et Miglen Mirtchev, des comédiens exceptionnels et mise en scène avec une simplicité de moyens que beaucoup de créateurs devraient prendre en exemple&#8230;</span></p>
<div id="attachment_86377" style="width: 115px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-85.jpeg" rel="lightbox[86374]"><img class="size-full wp-image-86377" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-85.jpeg" width="105" height="140" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Avant de nous raconter cette histoire, Constance Dollé nous invite à couper nos portables, à couper toute interférence et à nous rendre disponibles à l’écoute: &laquo;&nbsp;Le silence est en voie d’extinction”. (Ce festival nous l’a prouvé mainte fois!) « Je veux, dit-elle, croire aux fauves, à leur silence et leur retenue.&nbsp;&raquo;<br />
L’anthropologue  qu&rsquo;elle interprète avec vérité est transformée, après avoir attaquée par un ours. Comme une actrice, elle ressent « la possibilité de voir surgir en moi, un autre. » (&#8230;) &laquo;&nbsp;On peut devenir un ours comme on devient Médée ou Hedda Gabler.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Elle convoque en voix off,  Simone Signoret évoquant dans un entretien ce que peut être le sentiment de dédoublement pour une actrice. De cette expérience traumatisante, l’agression d’un ours -qui l&rsquo;a laissé malgré tout vivante- elle tire un changement profond de son être.</span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Pourtant, la société policée avec ses codes sociaux veut la remettre dans le droit chemin. En vaine : elle a maintenant en elle de l’ADN animal et veut retourner la-bas, au contact de cette vie sauvage et violente. Ce qu’elle fera&#8230;.&nbsp;&raquo;Il y a métamorphose, il y a quelque chose en moi de différent, je veux être au contact de ce qui me dépasse. … Une bête, voilà ce que je suis devenue.&nbsp;&raquo; Tout est dit, et bien dit.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Jean Couturier</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le spectacle a été joué jusqu’au 25 juillet à la Scala-Provence, Avignon ( Vaucluse).</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">nce.</span></p>
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		<title>Festival d&#8217;Avignon 1,2,3 Poquelin d’après Molière, adaptation et mise en scène du collectif tg STAN</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jul 2026 16:36:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon 1,2,3 Poquelin d’après Molière, adaptation et mise en scène du collectif tg STAN Ce collectif belge a posé ses tréteaux à la Carrière de Boulbon, lieu exceptionnel de beauté minérale&#8230;  Il nous invite ici à un parcours jouissif et décalé de l’œuvre de Molière. La trilogie, commencée en 2003 avec Poquelin I et continuée avec Poquelin [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><b>Festival d&rsquo;Avignon</b></span></p>
<p><span style="font-size: medium"><strong><em>1,2,3 Poquelin</em></strong> d’après Molière, adaptation et mise en scène du collectif tg STAN</span></p>
<div id="attachment_86368" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/357440_6a54f7941fe48-e1785083480185.jpeg" rel="lightbox[86366]"><img class="size-medium wp-image-86368" alt="© Christophe Raynaud de Lage" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/357440_6a54f7941fe48-300x200.jpeg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Christophe Raynaud de Lage</span></p></div>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #000000"><span style="color: #000000">Ce collectif belge a posé ses tréteaux à la Carrière de Boulbon, lieu exceptionnel de beauté minérale&#8230;  Il nous invite ici à un parcours jouissif et décalé de l’œuvre de Molière. La trilogie, commencée en 2003 avec </span><span style="color: #000000"><i>Poquelin I</i></span><span style="color: #000000"> et continuée avec </span><span style="color: #000000"><i>Poquelin II </i></span><span style="color: #000000">en 2017, s’est clôturée avec </span><span style="color: #000000"><i>Poquelin 1</i></span><span style="color: #000000">,2,3,  aux Nuits de Fourvières à Lyon, puis à l’Odéon et ici&#8230;<br />
Cocktail pimenté, augmenté de quelques trésors peu connus, le troisième volet de cette adaptation comprend à nouveau plusieurs textes ou extraits: du</span><span style="color: #000000"><i> Mariage forcé, </i>de<i> L’Avare, </i>du<i> Médecin malgré lui </i>et du<i> Malade imaginaire. </i></span><span style="color: #000000">Et il y a, juste avant l’entracte, une pièce écrite à partir de fragments de comédies et autres pièces de l’auteur. C&rsquo;est une sorte de patchwork moliéresque hilarant et d’une théâtralité novatrice. La troupe semble nous inviter au ballet donné en l’honneur et en présence de Jean-Baptiste Poquelin ! </span></span></span></p>
<div id="attachment_86370" style="width: 460px" class="wp-caption alignright"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/357433_6a54eb0e65e6a-e1785083645275.jpeg" rel="lightbox[86366]"><img class="size-full wp-image-86370" alt="© Christophe Raynaud de Lage" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/357433_6a54eb0e65e6a-e1785083645275.jpeg" width="450" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">© Christophe Raynaud de Lage</span></p></div>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #000000">Même en plein air, le rideau rouge est bien l</span><span style="color: #000000">à, </span><span style="color: #000000">en fond de sc</span><span style="color: #000000">è</span><span style="color: #000000">ne, avec deux grands lustres en métal doré,</span><span style="color: #000000"> style vaguement Louis XIV. Il y a aussi un</span><span style="color: #000000"> canapé affaissé, les fauteuils rafistolés et des ustensiles en tout genre.<br />
Et les coups de bâton sont donnés avec des frites de piscine! Tout cela laisse présager une rencontre peu traditionnelle avec le monstre du théâtre du XVII ème siècle.<br />
Quant à l</span><span style="color: #000000">’</span><span style="color: #000000">espace de jeu, il fait aussi penser </span><span style="color: #000000">à </span><span style="color: #000000">un ring</span><span style="color: #000000">  et nous avons assisté à </span><span style="color: #000000">un v</span><span style="color: #000000">é</span><span style="color: #000000">ritable marathon</span><span style="color: #000000"> </span><span style="color: #000000">de quatre heure trente, d</span><span style="color: #000000">’</span><span style="color: #000000">une force dramatique et à la fois, sensuelle, comique et féroce. </span><span style="color: #000000">Le tg Stan avec cette mise en sc</span><span style="color: #000000">è</span><span style="color: #000000">ne excentrique, intensifie et actualise le théâtre classique aux trois unités: temps, lieu et action .<br />
Les costumes composites d’</span><span style="color: #000000">Inge B</span><span style="color: #000000">ü</span><span style="color: #000000">scher et An d</span><span style="color: #000000">’Huys</span><span style="color: #000000">, sont en tissu usé aux couleurs bigarré</span><span style="color: #000000">es. </span><span style="color: #000000"> Les chaussures argent, tenues de sport, T-shirts, robes sexy ou féériques&#8230; renforcent avec une complicité esthétique, le jeu à la fois précis, inventif et déjanté de </span><span style="color: #000000">Robbie Cleiren, Jolente De Keersmaeker, Damiaan De Schrijver, Els Dottermans, Tine Embrechts, Bert Haelvoet, Willy Thomas et Stijn Van Opstal. Tous</span><span style="color: #000000"> s’emparent avec un plaisir évident de Molière.<br />
Leur accent flamand est un atout de drôlerie supplémentaire, même si ce n&rsquo;est pas évident pour eux, de saisir cette langue théâtrale en prose ou en vers. «On dit des choses et on ne comprend pas ce qu</span><span style="color: #000000">’</span><span style="color: #000000">on dit!&nbsp;&raquo;: t</span><span style="color: #000000">rouvaille formidable, cette intervention inattendue et cocasse du souffleur (</span><span style="color: #000000">Damiaan De Schrijver) sur la scène,</span><span style="color: #000000"> est un moment merveilleux !<br />
Il y a, ici, une grande liberté dans l’interprétation et un échange très communicatif avec le public, en regard de cette désopilante galerie de portraits. Et l</span><span style="color: #000000">’</span><span style="color: #000000">esprit, l</span><span style="color: #000000">’œ</span><span style="color: #000000">il</span><span style="color: #000000"> et la parole dramatique</span><span style="color: #000000"> aiguis</span><span style="color: #000000">és de Molière sur les travers de la condition humaine,  ses l</span><span style="color: #000000">â</span><span style="color: #000000">chet</span><span style="color: #000000">é</span><span style="color: #000000">s</span><span style="color: #000000">, </span><span style="color: #000000">l’</span><span style="color: #000000">hypocrisie des r</span><span style="color: #000000">è</span><span style="color: #000000">gles et convenances sociales, sont à la fête ! Devant cette originalité pertinente et cette folie joyeuse, les spectateurs, surpris, émus, rient comme s&rsquo;</span><span style="color: #000000">ils découvraient pour la première fois, le théâtre de Molière.</span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> <span style="color: #000000"><span style="color: #000000">Elisabeth Naud </span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> <span style="color: #000000"><span style="color: #b41700">Spectacle vu le 22 juillet à la Carrière de Boulbon (Bouches-du-Rhône).</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #ee220c"><span style="color: #b41700">Théâtres en Dracénie, Draguignan, le 4 octobre. Comédie de Caen-Centre Dramatique National (Calvados), du 8 au 10 octobre. Théâtre de la Cité-Centre Dramatique National de Toulouse Occitanie, avec le Théâtre Garonne (Haute-Garonne) du 14 au 17 octobre.</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #ee220c"><span style="color: #b41700">Le Quartz-Scène nationale de Brest (Finistère), du 4 au 6 novembre. Le Manège-Scène nationale transfrontalière, Maubeuge ( Nord) le 13 novembre </span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #ee220c"><span style="color: #b41700">Théâtre du Rond-Point, Paris ( VIII ème), du 3 au 6 décembre.</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify" align="JUSTIFY"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le  Silence de Claire Lagrange, texte et mise en scène de de Céline Delbecq</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jul 2026 08:42:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Le  Silence de Claire Lagrange, texte et mise en scène de Céline Delbecq (à partir de quinze ans) Cela se passe dans une clinique psychiatrique près d&#8217;une grande forêt&#8230; Depuis une crise de démence au tribunal où elle plaidait, l&#8217;avocate Claire Lagrange y a été internés et a sombré dans  un profond mutisme. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong>Festival d&rsquo;Avignon</strong><em><strong></strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium"><em><strong>Le  Silence de Claire Lagrange</strong></em>, texte et mise en scène de Céline Delbecq (à partir de quinze ans)</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Cela se passe dans une clinique psychiatrique près d&rsquo;une grande forêt&#8230; Depuis une crise de démence au tribunal où elle plaidait, l&rsquo;avocate Claire Lagrange y a été internés et a sombré dans  un profond mutisme. Mais elle peint des gouaches.  Il y a là,  aussi hospitalisés,  Jean un homme qui écrit à un pupitre et Sylvia, sa femme, assise sur un canapé.<br />
La directrice de cette clinique, suroccupée qui essaye de jongler avec les chiffres et les plans de travail et la mère de Claire parlent d&rsquo;elle et de sa maladie. Cette mère désemparée ne comprend pas ce qui a pu arriver à sa fille: guérira-t-elle et  retrouvera-t-elle la parole ? </span></p>
<div id="attachment_86358" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/delbecq_silence_2_c8835a2fc01583140f24a293baaf16f3-e1785053178811.jpg" rel="lightbox[86357]"><img class="size-medium wp-image-86358" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/delbecq_silence_2_c8835a2fc01583140f24a293baaf16f3-e0246-300x204.jpg" width="300" height="204" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Céline Delbecq, artiste belge, presque tout le temps assise au dos public, devant une photo de Claire Lagrange. Elle joue la  narratrice,  les nombreux autres personnages et dit aussi les didascalies.<br />
</span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Isabelle Darras (en alternance avec Louison De Leu), elle, manipule  des Playmobils dans un petit décor qu&rsquo;une caméra filme et  les images sont simultanément transmises sur grand écran en fond de scène.  Un procédé usé mais bon&#8230; </span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Thème intéressant, réalisation honnête mais le scénario, comme les dialogues assez incompréhensibles, nous ont laissé sur notre faim et nous n&rsquo;avons pas compris pourquoi Céline Delbecq avait mis en scène ces Playmobil.<br />
On connait, créées  en 74 par les fabricants allemands de jouets Hans Beck et Horst Brandstätter en 74, ces figurines en plastique à la tête deux fois plus grosse que nature et aux membres articulés de 7,5 <abbr id="mwMQ" title="centimètre">cm</abbr> de hauteur. ( Plus de 2,3 milliards de figurines ont été fabriquées et environ 3.000 personnages créés!) Mais déjà laids, ils le sont encore plus quand on les voit ici à l&rsquo;écran.<br />
Résultat garanti: ils cassent la vie même des personnages que Céline Delbecq veut représenter et très vite, nous avons décroché. Une mienne amie s&rsquo;est une peu endormie devant ce spectacle où l&rsquo;animation de ces fausses marionnettes ne peut fonctionner. Et l&rsquo;ensemble reste sec, sans poésie, sans  humour. A la sortie,</span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> public, lui, semblait très partagé, entre admiration pour certains, et ennui pour les autres&#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Philippe du Vignal </span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><span style="color: #800000">Spectacle joué du 4 au 25 juillet, au Théâtre des Doms, 1 bis rue des escaliers Sainte-Anne, Avignon (Vaucluse)</span>.</span></p>
<div style="text-align: justify">
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Festival d&#8217;Avignon L’Evangile de la nature, d’après le De Natura rerum de Lucrèce, traduction de Marie Ndiaye et Christophe Perton</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/07/25/festival-davignon-levangile-de-la-nature-dapres-le-de-natura-rerum-de-lucrece-traduction-de-marie-ndiaye-et-christophe-perton/</link>
		<comments>http://theatredublog.unblog.fr/2026/07/25/festival-davignon-levangile-de-la-nature-dapres-le-de-natura-rerum-de-lucrece-traduction-de-marie-ndiaye-et-christophe-perton/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 06:53:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[seul en scène]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon L’Evangile de la nature, d’après le De Natura rerum de Lucrèce, traduction de Marie NDiaye et Christophe Perton Seul sur un plateau tournant, un homme environné d’un panorama changeant de ciel, nuages, eau, particules volantes, et quelquefois de montagnes blanches. Seul, vraiment ? Il est là au centre de son être et de la nature qui [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong>Festival d&rsquo;Avignon</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><em><strong>L’Evangile de la nature</strong></em>, d’après le <i>De Natura</i><em> rerum</em> de Lucrèce, traduction de Marie NDiaye et Christophe Perton</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Seul sur un plateau tournant, un homme environné d’un panorama changeant de ciel, nuages, eau, particules volantes, et quelquefois de montagnes blanches. Seul, vraiment ? Il est là au centre de son être et de la nature qui ne font qu’un. Simple et radical : quel qu’il soit,  ici, Stanislas Nordey dans sa peau de comédien.<br />
</span></p>
<div id="attachment_86344" style="width: 172px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-84.jpeg" rel="lightbox[86126]"><img class="size-full wp-image-86344" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-84.jpeg" width="162" height="108" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Il nous transmet quelque chose d’énorme : oui, on peut vivre sans peur des Dieux et de la mort. Les Dieux ? Laissons-les tranquilles dans leurs maisons de sérénité, oublions ces épouvantails inconsistants. Mais célébrons celle qui n’est pas une idole mais une force vive : Vénus, la déesse du Désir universel, génitrice de tous les êtres vivants.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Aux autres Dieux, on ne demandera aucune réponse : les hommes ont mieux, avec la Science, révélée par Epicure. Un homme « un Grec », précise le poème -le poète latin dit ainsi sa gratitude envers la Grèce, source de la philosophie- vient remettre l’être humain sur ses pieds. On ne vous racontera pas toute cette adaptation fidèle, juste un peu resserrée mais on entend sa parfaite actualité. Non que les auteurs, au sens latin de responsables, aient « tiré» le texte pour le coller à aujourd’hui, mais par la force de Lucrèce lui-même, qui s’attache uniquement à l’essentiel : l’être, la vie, à travers une observation aigüe de l’Homme. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Nous savons ce qu’est une pandémie et la reconnaissons ici dans la description de la peste d’Athènes ; nous savons ce qu&rsquo;est une guerre. Nous savons l’héroïsme et le génie des premiers hommes qui ont inventé ce qui est devenu notre monde. Et aussi, et surtout que nous sommes faits pour les joies simples d’un pique-nique au bord d’un ruisseau. Calmons-nous sur les vanités du luxe ; laissons les dieux où ils sont, sans se servir de leur nom pour aiguiser les haines, respirons au sein de la nature.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Et le scandale de la mort, comment y répondre ? Nous sommes faits, dit le poète, d’atomes assemblés au fil du hasard qui construit et sélectionne les espèces. Les particules de notre âme, plus légères, s’envolent les premières. Ensuite, le corps se défait : pas de châtiments infernaux, mais la dispersion, la juste répartition des atomes,  là où la terre et la vie en ont besoin: au hasard. N’oublions pas: tant que nous sommes vivants, nous ne savons rien de notre mort et une fois morts, cela va de soi, nous ne sommes plus là pour ressentir quoi que ce soit. Logique imparable, non dénuée d’humour.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> On peut revenir à l’infini sur ce poème fondateur d’un matérialisme aussi serein que ses adversaires ne le sont pas : voir le sort de Giordano Bruno en son temps. <i>De Natura rerum, </i>après quelques siècles de persécutions et censure<i>, </i>aura nourri Montaigne, Pascal, Molière sans doute, et nous arrive dans toute sa force.<br />
Stanislas Nordey nous le donne avec un élan constant, engagé et calme, campé en équilibre parfois fragile et toujours repris sur ce qui suggère le cercle de la terre, entouré d&rsquo;images de l’infini -mises en scène et scénographiées par Christophe Perton, avec les vidéos de Baptiste Klein. <em>L’Evangile de la nature </em>: ce que nous annonce Lucrèce, c’est vrai et c&rsquo;est une bonne nouvelle, pour toujours.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Christine Friedel</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;color: #800000;font-size: medium">Théâtre des Halles, rue du Roi René ,Avignon:T.: 04 32 76 24 51.</span></p>
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		<title>Festival d&#8217;Avignon  Che dolore terribile è l’amore d’après Impossibles adieux de Han Kang, spectacle de Daria Deflorian</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 06:19:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Che dolore terribile è l’amore d’après Impossibles adieux de Han Kang, spectacle de Daria Deflorian On pourrait paraphraser Svetlana Alexievitch et dire que «la guerre n’a pas un visage de femme ». Mais la guerre a un visage de femme, celui d’Antigone qui professe « l’amour et non la haine » et qui enterre son frère [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Festival d&rsquo;Avignon</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><i><b>Che dolore terribile è l’amore</b></i> d’après <i>Impossibles adieux</i> de Han Kang, spectacle de Daria Deflorian</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">On pourrait paraphraser Svetlana Alexievitch et dire que «la guerre n’a pas un visage de femme ». Mais la guerre a un visage de femme, celui d’Antigone qui professe « l’amour et non la haine » et qui enterre son frère « traître à la patrie ».<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify">
<div id="attachment_86331" style="width: 103px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-24.jpeg" rel="lightbox[86327]"><img class="size-full wp-image-86331" alt="© Christophe Raynaud de Lage" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-24.jpeg" width="93" height="140" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Christophe Raynaud de Lage</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Dans le pur espace du cloître des Carmes, trois femmes  fouillent dans les ruines –un jeu de mikado géant fait de poutres noircies par le feu (dont on se demande de quel bois, elles sont faites, pour être maniées si facilement! Mais c’est une autre histoire…). Les ruines : là où les hommes détruisent, les femmes ont vocation à chercher la vie, obstinément.<br />
Gyeongha reçoit un appel de son amie Inseon qui s’est blessée en travaillant le bois. Transférée à l’hôpital sur le continent, elle a dû laisser son oiseau en cage sur l’île de Jeju ; il ne doit pas mourir et il faut le sauver&#8230; Un messager secret qui tire le fil de l’histoire tragique de la Corée. On n’en parlait pas et il a même été interdit d’en parler : il fallait effacer de la mémoire, les dizaines de révoltés massacrés à Jeju, au moment de la séparation dans l’horreur, des deux </span><span style="font-family: book antiqua, palatino;color: #000000;font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino">Corées.</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;color: #000000;font-size: medium">La guerre froide entre la zone d’influence soviétique  et celle, sous influence de l’O.N.U. (dominée par les Etats-Unis) s’est mise à brûler ici sur l’île de Jeju, en Corée du sud. Toute personne soupçonnée de porter le « gène du communisme » était fusillée. Il a fallu deux générations, celle de la survivante, et celle des filles (Anna Coppola, Daria Deflorian et Monica Piseddu), pour avoir le droit, le pouvoir de parler des morts, dire à haute voix ses souvenirs, rappeler un visage, une silhouette, chercher à qui appartiennent ces os et qui furent ces vivants : des gestes d’amour et de douleur.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> On peut trouver étrange d’entendre en italien, la langue de l’écrivaine coréenne Han Kang, prix Nobel de littérature 2024, confiée à l’artiste Daria Deflorian, associée au Piccolo Teatro de Milan. Ce détour préserve pour le spectateur une étrangeté, que l’adaptation en français pouvait faire oublier. Ceux qui ont assisté dans la Cour d’honneur du Palais des Papes, à la lecture d<i>&lsquo;</i><i>Oiseau </i>(premier chapitre du même roman <i>Impossibles adieux</i>) par Isabelle Huppert et Hyeyeong Leen auront entendu à la fois ce texte dans sa langue d’origine et dans sa traduction en français, se seront approchés de ce pays lointain.<br />
Au fait, si l’on consulte les voyagistes aujourd’hui, l’île de Jeju est considérée comme un site paradisiaque&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Christine Friedel</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #800000">Spectacle vu au Cloître des Carmes, place des Carmes, Avignon ( Vaucluse).</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
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		<title>Quelques réflexions sur le psychodrame de cette année universitaire&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 07:26:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Quelques réflexions sur le psychodrame de cette année universitaire&#8230;  «Tout le groupe d&#8217;étudiants psychologues était présent à cette dernière séance, sauf une co-thérapeute, excusée. Je connais le prénom de chacun de ces jeunes gens, ce qui me renvoie à une certaine proximité,  comme à une certaine complicité. J’éprouve un peu de nostalgie : avec le temps, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><b>Quelques réflexions sur le psychodrame de cette année universitaire&#8230;</b></span></p>
<div id="attachment_86260" style="width: 172px" class="wp-caption alignright"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-17.jpeg" rel="lightbox[86253]"><img class="size-full wp-image-86260" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-17.jpeg" width="162" height="122" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x La Salpétrière</span></p></div>
<p style="text-align: justify"> <span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">«Tout le groupe d&rsquo;étudiants psychologues était présent à cette dernière séance, sauf une co-thérapeute, excusée. Je connais le prénom de chacun de ces jeunes gens, ce qui me renvoie à une certaine proximité,  comme à une certaine complicité. J’éprouve un peu de nostalgie : avec le temps, j’ai appris à mieux connaître chacune et chacun dans sa personnalité et son individualité </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Un groupe très soudé, au contraire de certaines années et cette cohésion a été certainement utile à nos patients: X. , un adolescent, est venu nous dire au revoir et remercier tous les participants. Il attendait avec anxiété les résultats du bac et apprendra dans l’après-midi qu’il avait, à son grand soulagement, été reçu. Les liens qu’il a noué avec le groupe des co-thérapeutes, l’ont beaucoup aidé à se construire cette année. Nous avons présenté au Service, le travail qu’il a réalisé avec nous et l’élaboration des traumatismes qu’il a vécus.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Il y a eu avec ce repas improvisé, de nombreux échanges. Je croyais que l’on parlerait plus des patients, de leur progrès, de leur avenir, voire de leur pathologie. Mais le groupe était plus centré sur ses études, futurs  stages et sur les relations avec leurs enseignants. Je me demande toujours comme eux tous, comment transmettre, « transférer » le savoir et donner à entendre ce que l’expérience a pu nous apprendre au cours de nos années de travail. Le mot «transfert» qui vient sous ma plume, est le puissant moteur du lien qui permet la communication et l&rsquo;échange. Comment établir ce lien qui facilite la transmission, celle dispensée par l’Université, ou celle qui circule entre générations, alors que, parfois, une certaine distance nous sépare? </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le psychodrame que je conduis à  l&rsquo;hôpital de la Salpétrière, a quelque chose de spécifique,  voire même d’exceptionnel et d&rsquo;original: l’écart d’âge séparant le meneur de jeu, de ces étudiants, apporte une identité toute particulière à ce groupe. Je ressens beaucoup d’indulgence pour ces jeunes qui ont l’âge de mes petits-enfants. Il doit exister de leur côté, une position inverse qui colore leurs réactions, comme leur attitude à mon égard. Et nos conceptions peuvent être souvent différentes. Le groupe de cette année était brillant, je n’hésite pas à l’écrire, et chacun dans son originalité propre a apporté sa part d’inventivité dans l’élaboration collective. Il a su offrir l’intelligence de ses réflexions, comme les nouveautés propres à l’expérience de cette nouvelle génération. Un symptôme, un &laquo;&nbsp;indice&nbsp;&raquo; comme dirait Charles Pierce, vient éclairer ce sujet : le groupe a choisi cette année de me tutoyer<i>.</i> Ce n’était pas le cas des précédentes. Effet de l’âge qui commence à se faire sentir et/ou effet d’une volonté de ces étudiants devenus acteurs, souhaitant m’intégrer davantage au sein de leur groupe ? </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le «tu» possède sa violence et introduit une complicité entre les êtres qui est loin d’être évidente. « Parce qu’à prononcer, le « tu» est difficile, pour parodier Louis Aragon et  <em>L</em>’<i>Affiche Rouge, </i>tirée de<i> </i><i id="mwCg">Strophes pour se souvenir</i> (1955)  chantée par Léo Ferré. Soudain, me voici promu à partager avec une fratrie dont tout devrait m’éloigner. Rôle professoral, différence d’âge ou de statut, réserve naturelle: tout s’y opposerait. On est loin aujourd’hui des tutoiements paternalistes autrefois,  ou de ceux des groupes californiens des années soixante-dix, d’Esalen à Big Sur, qui envahissaient l’Europe. «Un professeur, ça se retient. », devrait-on dire en parodiant la formule célèbre d&rsquo;Albert Camus. Pourrais-je faire remarquer qu&rsquo;au théâtre, on se tutoie et que l’on s’embrasse sur scène avec des baisers factices. Mais le psychodrame est loin d’utiliser toutes ces ressources et je ne suis pas à la place de Peter Brook, Patrice Chéreau ou Lev Dodine. Ah! Quelle direction d’acteurs chez Lev Dodine pour Anton Tchekhov, quelles mises en scène pour William Shakespeare chez Patrice Chéreau, quels souvenirs du <em>Mahabharata,</em> mise en scène de Peter Brook aux Bouffes du Nord. </span></p>
<div id="attachment_86258" style="width: 172px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-16.jpeg" rel="lightbox[86253]"><img class="size-full wp-image-86258" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-16.jpeg" width="162" height="120" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: xx-small">©x</span> <span style="font-size: x-small;font-family: book antiqua, palatino"><em>Le Soulier de satin</em>, mise en scène d&rsquo;Antoine Vitez</span></span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Le théâtre offre peut-être les émotions les plus subtiles, les plus surprenantes. Force du texte, chair des acteurs, puissance de l’émotion, chair des mots. Entendre toute une nuit jusqu’au lever du jour, le verbe claudélien du <i>Soulier de satin</i> avec Marina Hands, la fille de Ludmilla Mikaël, qui joue comme elle, le rôle de Prouhèze, trente-neuf ans après la mise en scène d’Antoine Vitez à la Cour d’honneur du Palais des Papes à Avignon. Ce fut l’an dernier sans nul doute, un moment d’exaltation absolu…Je m’emporte, mais le théâtre comme le psychodrame offre la possibilité de conjuguer sur scène, à la fois la force des émotions et la puissance des mots.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Le «tu» employé cette année offrait une proximité inédite mais n’empêchait pas les différences ou oppositions. Celles-ci ont clairement ressurgi  au cours de cette dernière séance d’échanges informels, alors que chacun se sentait libre d’exprimer ses idées,  et au déjeuner impromptu qui clôturait l’année. Ces échanges portaient surtout sur les études, les examens ou stages qui allaient suivre et sur les relations que les étudiants avaient avec leurs professeurs. Vint alors l’incontournable question des abus qu&rsquo;ils pouvaient subir. Abus de pouvoir et de confiance, abus sexuels, harcèlements, sollicitations diverses, etc.<br />
Des noms fusaient&#8230; dont certains me sont familiers.</span> <span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Les plaisanteries vinrent également comme pour exorciser ou mettre à distance, les drames vécus. La question de l’importance de la sanction pour toutes ces exactions fut abordée: peut-on laisser Bertrand Cantat se produire sur une scène et chanter, après un féminicide: le meurtre de Marie Trintignant en  2003? Et que dire, de Patrick Bruel? On cita aussi Roman Polanski, Gérard Miller…On attendait Woody Allen&#8230; Je suis alors intervenu, tout d’abord pour m’étonner qu&rsquo;encore aujourd’hui, des étudiants fassent l’objet des sollicitations -équivoques ou explicites- de leurs professeurs. Après tous ces scandales, après Me Too, est-il possible que cela continue ? Ma candeur, non feinte, eut très vite sa réponse. On m’affirma que, oui, certains enseignants poursuivaient encore leurs étudiantes ou leurs étudiants, de sollicitations inacceptables&#8230; Les méthodes étaient les mêmes, certains ne se gênaient pas, etc. On apprend sur le terrain et tous ces témoignages interrogent&#8230; Ce qui se passe à l’Université, n’est pas toujours connu ou reconnu.<br />
Je remercie mes étudiants, co-thérapeutes pour ce psychodrame, d&rsquo;avoir parlé de leur vécu et de me confier leurs soucis. Voilà, sans doute, un des avantages de ce &laquo;&nbsp;tu&nbsp;&raquo;, si difficile à manier,  et d’une certaine proximité partagée. Il n’empêche… Je suis sensible au fossé qui nous sépare et à la différence entre générations. Comme on peut l’attendre, nos points de divergence réels, ne peuvent être méconnus. Je n’aimerais pas qu’ils soient irréductibles&#8230; </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Je me suis surpris à évoquer les mères et grands-mères de nos étudiants pour leur faire part d’un point de vue partagé par tous ceux, femmes et hommes, qui refusent les outrances du wokisme. Celles de ma génération, leur faisais-je remarquer, pensent généralement comme ceux qui les accompagnent dans la vie. Elles ne les ont pas abandonné, même si elles sont fières du travail accompli, par et pour les femmes, depuis cinquante ans. </span></p>
<p><!-- P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: large">Je dois aussi rappeler que dans notre Service, il y a quelques mois, de jeunes internes, des femmes, avaient voulu interdire la venue de Pascal Bruckner qui venait présenter son live </span></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: large"><i>Je souffre donc je suis </i></span></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: large">au staff du mardi matin. Les positions avancées et non </span></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: large">p.c<i>.</i></span></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: large"> de l’auteur n’étaient pas acceptées. Il a fallu toute l’autorité du chef de Service, David Cohen, pour que Pascal Bruckner puisse venir et se faire entendre. «</span></span></p>
<div id="attachment_86261" style="width: 172px" class="wp-caption alignright"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-18.jpeg" rel="lightbox[86253]"><img class="size-full wp-image-86261" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-18.jpeg" width="162" height="122" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">« Il est interdit d’interdire », un slogan de mai 68. Qu’on me pardonne, mais je déteste la censure et les ukases des partis ! La psychanalyse est une éthique de liberté. Et le célèbre poème de Paul Éluard, <em>Liberté</em> (1942) anime toujours nos cœurs, comme ceux de la génération qui m’a précédé et qui a tant lutté contre le totalitarisme. <em>La Bataille de Gaulle</em>, film d’Antonin Baudry sur le général de Gaulle, un chef-d’œuvre, se termine avec l’énoncé de ce poème : <i>Sur mes cahiers d’écolier, j’écris ton nom</i>&#8230; Connaîtra-t-on jamais le prix de la liberté ? </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Nos étudiants psychologues ne veulent ni être des moutons de Panurge, ni hurler avec les loups. Le phénomène Me Too est considéré comme essentiel aujourd’hui, et la notion de consentement est désormais inscrite dans la définition pénale du viol et des agressions sexuelles en France depuis 2025, grâce en partie, au<em> Consentement,</em> un récit autobiographique de Vanessa Springora paru cinq ans plus tô.t La notion de «devoir conjugal» a fait la risée d&rsquo;un patient qui utilise ce terme en s’en moquant pendant le psychodrame: l’homme, le masculin, est considéré comme un prédateur et tout mouvement de sympathie pour la gent féminine, semble au départ, suspect. L’homme blanc de plus de cinquante ans rase les murs, disent des patients traumatisés par l’âge et la télévision. J’aime citer Sigmund Freud et son <i>Abrégé de psychanalyse</i> et quand une femme me dit que 60% des hommes sont des agresseurs potentiels. «100% », je lui répond en citant <i>L’Abrégé. </i>Le père de la psychanalyse fait ce commentaire au chapitre II de cet ouvrage consacré aux pulsions : «Trop d’agressivité sexuelle fait d’un amoureux, un meurtrier sadique, une absence d’agressivité le rend timide et impuissant. » Et «Un homme, ça s’empêche. » écrit Albert Camus. Sigmund Freud, lui, parle de Surmoi. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">De fait, ma génération est traumatisée, faisais-je remarquer à mes jeunes futurs collègues. D’autres personnes, bien connues de la presse et de la télévision, ne nous pardonnent pas de leur avoir laissé une planète invivable. La suspicion généralisée tourne parfois en ce moment  au règlement de compte et à une guerre entre générations. Cela me semble parfois &laquo;&nbsp;incomblable&nbsp;&raquo; , et me voici face à ces étudiants, tel Socrate face à Calliclès ou Thrasymaque. Comment tenir le fil de ma philosophie? Socrate, accoucheur d’idées et pratiquant le dialogue, l’échange, n’est-il pas l’ancêtre du travail analytique, du psychodrame  Nous avons cette année relu avec un patient  ce dialogue de Platon où Calliclès exalte les pouvoirs de la jouissance sans entrave…<br />
Repasser le bac avec lui, fait partie des joies du psychodrame et se confronter aux plus jeunes,  des joies de notre métier. Merci donc à toutes et à tous, à notre belle équipe de cette année, si ardente et si talentueuse. Oui, il faut se révolter, inventer le monde nouveau. «Ce n’est qu’un début, continuons le combat.» répétait ma génération… Il faut aussi ne pas oublier l’Arche, celle qui réunit les âmes et les corps, et aussi les générations.  Elle s’étend au-dessus de l’océan, réunissant deux mondes, comme Dona Prouhèze et Rodrigue, au milieu des étoiles, sur la scène de leur amour absolu&#8230; en Avignon.</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Jean-François Rabain, pédopsychiatre et psychanalyste</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Festival d&#8217;Avignon  Doléances-la fable de l’écoute, adaptation et mise en scène de Stanislas Roquette</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/07/22/festival-davignon-doleances-la-fable-de-lecoute-adaptation-et-mise-en-scene-de-stanislas-roquette/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 16:21:17 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Doléances &#171;&#160;la fable de l’écoute&#160;&#187;, adaptation et mise en scène de Stanislas Roquette On avait presque oublié&#8230; La France de l’indispensable bagnole -chère et chérie- s’était soulevée contre l’augmentation de la taxe sur les carburants. Occupation des ronds-points, blocage des péages d’autoroutes : les révoltés avaient choisi comme signe de ralliement, un objet obligatoire, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #000000"><b>Festival d&rsquo;Avignon</b><i><b></b></i></span></span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><em><strong>Doléances &laquo;&nbsp;la fable de l’écoute&nbsp;&raquo;</strong></em>,<span style="color: #000000"> adaptation et mise en scène de Stanislas Roquette</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #000000">On avait presque oublié&#8230; La France de l’indispensable bagnole -chère et chérie- s’était soulevée contre l’augmentation de la taxe sur les carburants. Occupation des ronds-points, blocage des péages d’autoroutes : les révoltés avaient choisi comme signe de ralliement, un objet obligatoire, symbole de l’oppression réglementaire : le gilet jaune.<br />
Placez-le sous votre pare-brise et vous êtes des nôtres. Bruit et retentissement : en janvier 2019, le jeune président de la République va « au contact », lance un « grand débat national ». <em>Les Cahiers de doléances</em> (la référence à 1789 vaut bien une majuscule) s’empilent et on compte près de deux millions de contributions! Des vertes et des pas mûres, mais au moment du bilan promis par le sommet de l’Etat, rien., absolument rien&#8230; Notre-Dame de Paris brûle mais le débat s’éteint: il ne s’est rien passé aux carrefours, les cahiers s’empilent aux Archives régionales et Nationales.</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #000000">Arrivent Stanislas Roquette et sa compagnie Artepo. Eux aussi ont entendu ce rien. Ce qui les a motivés, pour commencer, à aller voir aux archives de la Somme, là où ils vivent et travaillent. Ils y trouvent une drôle de France, mécontente, collectivement individualiste, râleuse, fâchée des « questions fermées » du débat officiel, mais pleine d’idées et lançant son «vrai débat», ouvert.<br />
Et de toutes ces doléances et propositions, qu’ont fait les gouvernements ? Rien, ou peu, ou seulement pour la façade-! Silence ou presque. Le théâtre va, et modestement, là où les femmes et hommes politiques sont passés à autre chose et où ils « communiquent » à grands frais.</span></span></p>
<div id="attachment_86307" style="width: 128px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-21.jpeg" rel="lightbox[86304]"><img class="size-full wp-image-86307" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-21.jpeg" width="118" height="140" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Sur ce petit plateau, j<span style="color: #000000">uste un trio: Nedjma Berchiche, Marc Lamigeon et Emmanuelle Ramu avec un écran, une étagère à accessoires. Les prises de parole du Président, très content de «son» débat, alternent avec celles de Gilets jaunes et de contributeurs&#8230; Et ce grand moment raté de démocratie en direct sort enfin de l’oubli. C&rsquo;est beaucoup. La juxtaposition des points de vue: le «vertical » et le second, celui  de « ceux qui ne sont rien », est en elle-même critique, au-delà de la satire. On ne va pas se priver de rire du Président mais il y a une joie plus grande et une inquiètude à se dire : c’est là que ça blesse, que ça manque, que ça ne va pas&#8230;</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><br />
<span style="color: #000000">La compagnie Artepo fait son travail  avec des moyens artisanaux : et si on parlait, sur scène, de ce qui ne va pas ? Si on était la mémoire dont la « communication » nous prive sans cesse ? Et si on jouait les différents rôles politiques pour mieux comprendre le jeu de rôles des Politiques ? Et si le public donnait à ceux qui sont censés les représenter une leçon d’écoute? Ne rêvons pas. <i>Doléances </i></span><span style="color: #000000">vient piquer là où il le faut. Et rendre sans lourdeur, avec fraternité (osons ce principe proclamé et oublié de la République), la parole à ceux qui l’ont tant donnée, avec tant de générosité et d’espoir,  même s&rsquo;ils étaient très pessimistes sur le retour&#8230;</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Christine Friedel</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Jusqu&rsquo;au  23 juillet, à 14 h 30, Le Train bleu, 40 rue Paul Saïn, Avignon ( Vaucluse).</span></p>
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		<title>Festival d&#8217;Avignon Le Roi se meurt d’Eugène Ionesco, mise en scène de Laure Vallès</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 15:28:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Le Roi se meurt d’Eugène Ionesco, mise en scène de Laure Vallès La  pièce a été créée au théâtre de l’Alliance française à Paris en 1962 par Jacques Mauclair qui tenait le rôle du roi Béranger 1er. L&#8217;année suivante, dans un entretien avec le critique Paul-Louis Mignon, l&#8217;auteur parle de ce personnage que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><b>Festival d&rsquo;Avignon</b><i><b></b></i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong><em>Le Roi se meurt</em> </strong>d’Eugène Ionesco, mise en scène de Laure Vallès</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">La  pièce a été créée au théâtre de l’Alliance française à Paris en 1962 par Jacques Mauclair qui tenait le rôle du roi Béranger 1er. L&rsquo;année suivante, dans un entretien avec le critique Paul-Louis Mignon, l&rsquo;auteur parle de ce personnage que l’on retrouve dans plusieurs de ses œuvres: “Béranger est l’homme universel et, comme certains critiques ont dit que dans mes pièces, c’était un petit bourgeois, j’en ai fait un Roi pour les déconcerter. En réalité pour moi, tout homme est une sorte de roi au centre de l’univers, l’univers lui appartient, jusqu’au moment où tout s’écroule. C’est lui-même qui s’effondre et tout disparaît avec lui. Béranger Ier est bigame, nous avons tous deux épouses: c’est la vie et la mort.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify"> <span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Il y a donc ici, la reine Marguerite et la reine Marie. Et aussi, Juliette la femme de ménage. Cela se passe dans la salle du trône fermée par de grandes lanières de vieux draps. Un piédestal où le Garde s’installe, deux chaises pour les Reines et un trône complètent le décor. Des éléments provenant de récup&#8230; L’ensemble en parfaite adéquation avec l’esprit d’effondrement progressif du roi qui ne cesse de vouloir résister à sa future mort. Il souffre d’un mal inconnu et a du mal à croire à cette issue: il s’estime, lui, en bonne santé.<br />
</span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Sa disparition est pourtant estimée inéluctable par le médecin du royaume et le roi va mourir dans l’heure&#8230; le temps de la pièce! Il fait froid dans cette Salle du Trône et le garde explique que c’est à cause d’une fissure dans le mur qu’il a tenté de colmater avec Juliette! Avec elle, Le Garde, le Médecin et les deux Reines forment une sorte de chœur qui essaye de raisonner Béranger Ier.</span></p>
<div id="attachment_86299" style="width: 460px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/img_9502-e1784733564625.jpg" rel="lightbox[86298]"><img class="size-full wp-image-86299" alt="© Théâtre de l'Autre Scène" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/img_9502-e1784733564625.jpg" width="450" height="253" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Théâtre de l&rsquo;Autre Scène</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Catherine Gémon, Valérie Chardon, Carole Guidotti, Pierre Chalaron, Fabio Orlando, Nicolas Barrière-exceptionnels- incarnent parfaitement  mais&#8230; avec un petit truc en plus, les personnages loufoques imaginés par Eugène Ionesco. Laure Valles  sait donner à sa mise en scène un rythme soutenu et quiil est bon d’entendre un vrai texte de théâtre dans un festival  où le In en comporte de moins en moins. Une belle découverte&#8230;<br />
Le Théâtre de l’Autre Scène créé en 89 à l&rsquo;Unité de soins du Centre hospitalier spécialisé en psychiatrie à Montfavet (Vaucluse)&#8230; est constituée ici, d’une metteuse en scène professionnelle, de soignants qui jouent Le Garde, Juliette, la Femme de ménage, et de résidents: le Roi, les Reines et le Médecin. Ici,, la psychothérapie se fait par la création au Théâtre de l’Autre scène mais aussi grâce à des enseignements de peinture, sculpture, détournement d’objets, danse contemporaine&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Depuis quelque vingt ans, plusieurs équipes ont présenté leur création à la Fabrik Théâtre dans le Off. Celle-ci, avec deux pièces en alternance et  avec deux groupes de patients. Chaque année, un projet commence à naître en septembre, pour être ensuite représenté au festival d’Avignon. Merci à Muriel Culmet, infirmière dans cette Unité qui nourrit d’informations le Facebook de la troupe, de nous avoir reçus.  </span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Eugène Ionesco aurait certainement adoré cette initiative. L’année prochaine, il y aura  d&rsquo;autres spectacles&#8230; Ne les ratez pas.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #000000">Jean Couturier</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Fabrik Théâtre, 70 impasse Favet, route de Lyon, Avignon (Vaucluse) jusqu&rsquo;au 24 juillet à 13 h 30,<strong> en alternance</strong> avec <i>Amphitryonne II</i> , jusqu&rsquo;au 25 juillet, aussi à 13 h 30.</span></p>
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		<title>Very Math Trip 2 de Manu Houdart, mise en scène de Thomas Le Douarec</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 09:10:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[jeune public]]></category>
		<category><![CDATA[seul en scène]]></category>

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		<description><![CDATA[Very Math Trip 2 de Manu Houdart, mise en scène de Thomas Le Douarec Cet ex-prof agrégé de maths revient avec la suite de Very Math Trip que nous avions tant aimé (voir Le Théâtre du Blog). Manu Houdart, une fois de plus, va essayer de nous réconcilier avec les maths. Notre douce France, selon le rapport [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify">
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><em><strong>Very Math Trip 2</strong></em> de Manu Houdart, mise en scène de Thomas Le Douarec</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Cet ex-prof agrégé de maths revient avec la suite de <em>Very Math Trip</em> que nous avions tant aimé (voir <em>Le Théâtre du Blog). </em>Manu Houdart, une fois de plus, va essayer de nous réconcilier avec les maths. Notre douce France, selon le rapport PISA 2022, se situe en dernière position des pays européens&#8230;<br />
Reste la grande question, récurrente depuis des décennies : que manque-t-il dans notre scolarité et dans notre éducation,  pour qu&rsquo;enfants, puis ados, nous soyons aussi effrayés par les maths,  et pour certains d&rsquo;entre nous restés tellement nuls ou presque ! Un apprentissage raté au début, donc sans doute une répulsion à cause d&rsquo;une pédagogie défaillante et d&rsquo;un manque de coordination entre maths et vie courante&#8230;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_86294" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/b8d147954b10b9a26a7bab83e67fcaee.jpg" rel="lightbox[86289]"><img class="size-full wp-image-86294" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/b8d147954b10b9a26a7bab83e67fcaee.jpg" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">©x</p></div>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Manu Houdart, lui,  n&rsquo;a aucune prétention de réparer les choses mais  il propose de façon très ludique en quatre-vingt dix minutes sinon de nous montrer les relations complexes et passionnantes entre les maths et les arts  plastiques:  d&rsquo;où sort cette proportion 21cms x 29,7cms de  la feuille;  il explique aussi le  théorème de Pythagore avec une simple corde toute simple ou comment le mathématicien Carl Friedrich Gauss a réussi à additionner très vite les nombres de un à cent, en additionnant le premier et le dernier nombre de la série, le deuxième et l&rsquo;avant-dernier nombre de la série, et ainsi de suite&#8230;<br />
Bien aidé par un assistant qui envoie les images et sons au moment exact, Manu Houdart est un excellent pédagogue, et quand il parle entre autres  de mentalisme, il montre bien qu&rsquo;il n&rsquo;y en a pas plus que de beurre en broche mais que, démonstration à l&rsquo;appui, une application mathématique rigoureuse et une bonne mémoire suffisent! Le public  est médusé&#8230;</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">C&rsquo;est un spectacle à la fois intelligent, passionnant et souvent drôle, dont on a l&rsquo;impression de ressortir, plus intelligent et pour certains, un peu réconcilié avec les maths, même si on n&rsquo; a pas tout compris&#8230; La mise en scène de Thomas Le Douarc ne fait pas toujours dans la légèreté et les images récurrentes de Johnny sont peu estouffadou et on se demande bien entre autres pourquoi il y a des jets de fumigène et pourquoi on a doté Manu Houdart d&rsquo;un micro H. F., alors qu&rsquo;il a une bonne voix et une bonne diction. Mais qu&rsquo;importe, ce <em>Very Math Trip<strong> 2</strong></em> est encore meilleur que le premier opus, et c&rsquo;est une fois de plus, une bonne trouvaille dans le Off cette année. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Philippe du Vignal</span></p>
<p><span style="color: #800000"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Jusqu&rsquo;au 25 juillet, Théâtre Notre-Dame, 13 rue du Collège d&rsquo;Annecy, Avignon ( Vaucluse). T : 04 90 85 06 48. Manu Houdart joue aussi <em>Very Math Trip I</em> au Théâtre des Brunes à 10 h . </span></span><span style="font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-family: book antiqua, palatino">T. : </span></span>04 84 36 00 37.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000"><em>Very Math Trip 2,</em> Théâtre du Lucernaire, Paris (VI ème) , à partir du 21 septembre, les lundis et mardis à 19 h 00.</span></p>
</div>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Jeu de l&#8217;amour et du hasard de Marivaux, mise en scène de Frédéric Cherbœuf</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/07/21/le-jeu-de-lamour-et-du-hasard-de-marivaux-mise-en-scene-de-frederic-cherboeuf-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 10:30:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Jeu de l&#8217;amour et du hasard de Marivaux, mise en scène de Frédéric Cherbœuf Un chef-d&#8217;œuvre absolu (la plus célèbre et la plus jouée des pièces de Marivaux à la Comédie-Française mais aussi, en France comme l&#8217;étranger), fondé sur un scénario  auquel l&#8217;auteur fait semblant de croire et il  invite le public à en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<section>
<div style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><em><strong>Le Jeu de l&rsquo;amour et du hasard</strong> </em>de Marivaux, mise en scène de Frédéric Cherbœuf</p>
<p></span></span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Un chef-d&rsquo;œuvre absolu (la plus célèbre et la plus jouée des pièces de Marivaux à la Comédie-Française mais aussi, en France comme l&rsquo;étranger), fondé sur un scénario  auquel l&rsquo;auteur fait semblant de croire et il  invite le public à en faire autant&#8230; pour son plus grand plaisir! C&rsquo;est sans doute la marque des grandes pièces. Comme l&rsquo;écrivait le grand dramaturge japonais Chikamatsu Monzeamon né en 1653, et mort en 1725: soit cinq ans juste avant la création de cette pièce en 1730: &laquo;&nbsp;L&rsquo;art du théâtre se situe dans un espace qui n&rsquo;est pas la vérité, et un mensonge qui n&rsquo;est pas un mensonge.&nbsp;&raquo; Trois siècles après, <em>Le Jeu de l&rsquo;amour et du hasard</em> reste une pièce à la fois brillante, aux personnages solides, même s&rsquo;il sont embarqués dans une histoire amoureuse rocambolesque, teintée d&rsquo;une certaine amertume&#8230;</span></p>
<div id="attachment_86272" style="width: 172px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-19.jpeg" rel="lightbox[86271]"><img class="size-full wp-image-86272" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-19.jpeg" width="162" height="91" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">M. Orgon, père de Silvia, souhaite qu&rsquo;elle épouse Dorante, fils d&rsquo;un de ses vieux amis. Mais elle refuse ce mariage arrangé et obtient de son père, l&rsquo;autorisation de se déguiser en Lisette, sa femme de chambre. Dorante a eu la même idée&#8230; Silvia est attirée par le valet qui lui fait une cour discrète, alors qu&rsquo;elle déteste Arlequin, faux Dorante. M. Orgon, un père qui se révèle finalement assez pervers, s&rsquo;amuse de la situation et n&rsquo;a pas l&rsquo;intention d&rsquo;arrêter ce petit jeu amoureux, même s&rsquo;il peut faire des dégâts&#8230; Ici, les rapports maître/valet, fille de bourgeois/servante, sont inversés. Marivaux remet en cause l&rsquo;ordre social établi et ses préjugés.<br />
Grand maître des travestissements:<i> </i><i id="mwhg">La Fausse Suivante</i>, <i id="mwiA">Le Triomphe de l&rsquo;amour, L</i><i id="mwig">a Double Inconstance,</i> <i id="mwjA">Le Prince travesti</i>, et des quiproquos, il sait mener une intrigue à la perefction et Lisette finira par avouer au faux Arlequin qui elle est, quand il aura avoué qui il est.  Silvia elle, s&rsquo;aperçoit que le valet est bien Dorante mais elle lui cachera soigneusement qui elle est. Et pour en tester les sentiments, elle attend qu&rsquo;il lui propose de l&rsquo;épouser, alors qu&rsquo;il la croit encore servante&#8230; Bien vu!</span> <span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Vous avez dit compliqué? Oui, mais même si l&rsquo;on peut se perdre dans cette lutte d&rsquo;amour et de classes, la pièce tient  bien la route et il y a des accents déjà presque féministes chez Marivaux, mais bon, chacune et chacun retrouvera sa classe sociale. </span> <span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Silvia et Dorante se marieront de leur côté comme  Arlequin et Lisette. L&rsquo;ordre établi, un temps bousculé, &#8211; il faut bien que la pièce existe -restera en place.<br />
C&rsquo;est la morale, assez amère ,chez Marivaux: tant pis pour ceux qui ont voulu quitter leur classe sociale et qui ont perdu au jeu&#8230;</span> <span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Ce spectacle  qui a déjà été joué est impeccablement  rodé&#8230;On oubliera la scénographie non créditée mais assez laide: redoutable tapis d&rsquo;herbe en plastique, boule à facette, canapés et bar fabriqués avec d&rsquo;anciennes palettes, frigo des année cinquante, guirlande d&rsquo;ampoules&#8230; Et jets de fumigène comme partout&#8230; </span></p>
<div id="attachment_86274" style="width: 172px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-20.jpeg" rel="lightbox[86271]"><img class="size-full wp-image-86274" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-20.jpeg" width="162" height="112" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p id="mwDQ"><span style="font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino">Mais, et c&rsquo;est l&rsquo;essentiel, la direction d&rsquo;acteurs très soignée de Frédéric Cherbœuf est efficace et le texte tout à fait respecté, joué jusqu&rsquo;au bout avec une belle fluidité par Adib Cheikhi, Matthieu Gambier (en alternance avec Marc Schapira), Jérémie Guilain, Céline Laugier, Dennis Mader, Justine Teulié.  Diction et gestuelle impeccables&#8230; Et mention spéciale à l&rsquo;actrice qui joue Silvia, au jeu d&rsquo;une précision exemplaire et tout en nuances.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><br />
Que demande le peuple? Le peuple a chaleureusement applaudi et avec juste raison. </span><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Cette année dans le off, Marivaux n&rsquo;est joué qu&rsquo;ici (Molière quatorze fois!). S&rsquo;il reste des places, cela vaut le coup d&rsquo;aller voir ce <em>Jeu de l&rsquo;amour et du hasard</em> en Avignon, ou sinon en tournée</span>.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Philippe du Vignal</span></p>
<p><span style="font-size: medium"><span style="font-family: book antiqua, palatino;color: #800000">Jusqu&rsquo;au 25 juillet  à 15 h 50 (relâche le 23  juillet), Théâtre de Lucioles  10 Rempart Saint-Lazare, Avignon ( Vaucluse).<br />
</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000">Le 18 septembre,  Espace Culturel avionnais, Avion (Pas-de-Calais).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #ff0000">Le 15 octobre, Théâtre Émile Loubet,  Valence ( Drôme); les 16 et 17 octobre,  Théâtre du Parc : Andrézieux-Bouthéon (</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #ff0000">Le 6 novembre,Salle des Cordeliers, Romans-sur-Isère (Isère). Les 9 et 10 novembre, Théâtre des Miroirs ( (Manche). Le 13 novembre,  EPIC Archipel, Cherbourg (Manche) . Le 14 novembre, Théâtre de la Garenne, La Garenne-Colombes( Hauts-de-Seine). Le 17 novembre, Théâtre Armande Béjart, Asnières (Hauts-de-Seine). Le 25 novembre, Théâtre de Puteaux  ( Hauts-de-Seine). Le 27 novembre,  L&rsquo;Orange Bleue-Espace Culturel d&rsquo;Eaubonne (Val-d&rsquo;Oise). </span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #ff0000">Le 4 décembre,  Grande Scène du Chesnay  (Yvelines) Du  8  au 13 décembre , Anthéa-Antipolis Théâtre d&rsquo;Antibes (Alpes Maritimes).</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #ff0000">Le 12 janvier,  Théâtre de la Licorne, Cannes (Alpes-Maritimes) ; le 14 décembre, salle Émilien Ventre, Rousset  (Bouches-du-Rhône). Le 19 janvier, salle Rabelais, Saint-Maur (Indre) ; le 21 janvier,  Théâtre des Arcades, Buc (Yvelines). le 22 janvier Espace Jacques Tati, Orsay (Essonne) . Le 29 janvier, salle Jean Renoir, Bois-Colombes (Hauts-de-Seine). </span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #ff0000">Le 4 février,  Centre Culturel Athéna, La Ferté-Bernard (Sarthe);  le 9 février, Radiant-Bellevue, Caluire-et-Cuire (Rhône). Le 19 février, La Balise, Saint-Hilaire de Riez (Vendée).  </span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #ff0000">Le 3mars , Théâtre Jean Vilar, Bourgoin-Jallieu ( Rhône); Le 5 mars, Théâtre de Poissy (Yvelines); le 9 mars , La Castélorienne ,Montval-sur-Loir. Le 12 mars, La Cidrerie, Beuzeville, (Calvados); le 16 mars,  Théâtre de Compiègne-Espace Jean Legendre </span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #ff0000">Le 14 avril, Carré du Perche, Mortagne.  </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</section>
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<div>
<div><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></div>
<div></div>
</div>
</section>
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		<title>Festival d&#8217;Avignon: Revue, de Sarah Adjou</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 20:02:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Revue, de Sarah Adjou Ni grand escalier, ni coiffes de plumes, ni strass, mais, à elle toute seule, elle danse la grande revue de cabaret. En même temps, même si ce n’est pas le plateau de l’Opéra Garnier ou du Théâtre de la Ville à Paris, elle nous donne une magnifique pièce de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><b>Festival d&rsquo;Avignon</b><i><b></b></i></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong><em>Revue</em></strong>, de Sarah Adjou</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Ni grand escalier, ni coiffes de plumes, ni strass, mais, à elle toute seule, elle danse la grande revue de cabaret. En même temps, même si ce n’est pas le plateau de l’Opéra Garnier ou du Théâtre de la Ville à Paris, elle nous donne une magnifique pièce de danse contemporaine. Elle a travaillé  avec Akram Khan, La Batsheva…. et a aussi chorégraphié plusieurs ballets. Mais ici, à Avignon, elle est venue seule.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Sarah Adjou danse de tout son corps, elle explore tout, se détend et s’étire comme un animal, se replie, bondit sur place, suivant le rythme de la musique jazzy qu’elle a choisie, se rétracte, se relève&#8230; Un sommeil de quelques secondes, puis sa main se réveille, se déplie, s’avance, comme une bête monstrueuse.</span></p>
<div id="attachment_86265" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/credit-laurent-philippe-2.jpeg" rel="lightbox[86264]"><img class="size-medium wp-image-86265" alt="© Laurent Philippe" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/credit-laurent-philippe-2-300x199.jpeg" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Laurent Philippe</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><br />
Puis le corps reprend les commandes. La danseuse s’accroche à son agrès, cage ouverte faite de tubes métalliques, le renverse. Il lui échappe mais elle s’en saisit pour y reprendre des forces qui ne la quittent jamais…<br />
Elle enfile une vaste jupe noire doublée de volants rouges, et voici les exploits, la brutalité et le sourire provocant du french-cancan.<br />
La même jupe, côté noir, l’empaquette comme une créature des abysses… Onduler au rythme du cabaret, avec une parfaite maîtrise : on dirait que la lumière a baissé, ou est-ce la musique et la danse qui nous le suggèrent ? </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><br />
Le titre: <i>Revue</i>, nous emmène du côté des grands cabarets. Avec sa façon de casser les rythmes, Sarah Adjou, elle nous emmène bien plus loin, qu’un &laquo;&nbsp;genre&nbsp;&raquo;. Elle danse décidément tout. Ou au moins, nous donne l’impression qu’elle danse tout. Pas de grands sauts ni de grandes traversées du plateau: elle n’en n’a pas la place. Mais, sur le moment, on n’y pense même pas, tant elle a d’autres façons d’exprimer l’élan et l’espace. Avec cette <i>Revue</i>, elle nous fait tout simplement cadeau, à nous, les piètres danseurs, de sa joie de danser. Et nous, nous bougerons mieux.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Christine Friedel</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium;color: #ff0000"> Théâtre du Train bleu, à 11 h, 40 rue Paul Saïn, Avignon ( Vaucluse).</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> </span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Cabaret mythique des Mauvais élèves, mise en scène de Shirley et Dino</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 16:31:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Cabaret mythique des Mauvais élèves, mise en scène de Shirley et Dino Nous n&#8217;avons  pu voir ce spectacle créé l&#8217;an passé ; cette fois, Les Mauvais Élèves, une compagnie née il y a déjà quatorze ans ont chois de s&#8217;attaquer à la mythologie grecque… comme Jacques Offenbach l&#8217;avait fait au XIX ème siècle !  Ici,  [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong><em>Cabaret mythique</em> </strong>des Mauvais élèves, mise en scène de Shirley et Dino<br />
</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Nous n&rsquo;avons  pu voir ce spectacle créé l&rsquo;an passé ; cette fois, Les Mauvais Élèves, une compagnie née il y a déjà quatorze ans ont chois de s&rsquo;attaquer à la mythologie grecque… comme Jacques Offenbach l&rsquo;avait fait au XIX ème siècle !  Ici,  dès l&rsquo;entrée dans cette ancienne chapelle, on sait où on en est: tables de maquillage, perruques, travestissements, robes à paillettes, boas, talons vertigineux, fumigènes à gogo, colonnes doriques en tissu, anachronismes à la pelle&#8230;.</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Sous les belles lumières volontairement kitch de Jacques Rouveyrollis, cela fonctionne très bien avec en plus,  merveilleuse cerise sur ce gâteau,  des extraits d&rsquo;écrivains comme Sophocle, Euripide,  Sénèque&#8230; qu&rsquo;on n&rsquo;attendrait pas dans un cabaret! Et des personnages comme Médée, Antigone, Zeus,  Aphrodite tous aussi  déjantés et si peu crédibles, qu&rsquo;ils en imposent encore plus ! Un petit miracle: un texte bien écrit et des interprètes, tous remarquables, d&rsquo;une vraie drôlerie. Mention spéciale  à l&rsquo;actrice qui joue Aphrodite.  Très rodé, ce cabaret avec chansons contemporaines et extraits de textes anciens parfaitement respectés, comme la réplique tout à fait étonnante de la Nourrice dans la <em> Médée</em> de Sénèque qui enchante le public:  </span></p>
<div id="attachment_86249" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/kgstxq06i0-d-1.jpeg" rel="lightbox[86224]"><img class="size-medium wp-image-86249" alt="© " src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/kgstxq06i0-d-1-300x199.jpeg" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">©x</p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Deux acteurs et deux actrices chantent, dansent ou parfois jouent d&rsquo;un  instrument: le tout avec une grande précision et une unité de jeu mais aussi avec fluidité, poésie, second degré totalement assumé,  références à notre actualité, irrespect savoureux. Et la mise en scène est d&rsquo;une redoutable précision. Shirley et Dino ne font pas dans la dentelle mais ont visé très juste pour nous parler de ces Dieux grecs, pas très à l&rsquo;aise avec leurs histoires d&rsquo;amour et de sexe&#8230; qui ressemblent curieusement à celles des pauvres humains. Seules réserves : les costumes ne sont pas très réussis et Shirley et Dino</span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> pu nous épargner ces appels à la salle mais ce spectacle -jamais prétentieux (ce qui est fréquent dans le théâtre contemporain)  est vraiment drôle&#8230;<br />
Loin des grandes machines sans fin et souvent ennuyeuses du In et  à prix élevé. Exemple:  55 € à la carrière de Boulbon+ 9 € pour la navette! Tiens, au fait pourquoi les spectacles du In  sont-ils si peu souvent comiques?  Ce<em> Cabaret mythique,</em> d&rsquo;une grande qualité artistique, y aurait toute sa place&#8230;</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Ici, la messe est dite en quatre-vingt dix minutes et le public en sort ravi.  Pas besoin d&rsquo;être grand expert  pour voir que le  Off  gagne chaque année des parts de marché, en offrant ce genre de spectacle à un prix tout à fait raisonnable. Allez voir ce <em>Cabaret mythique</em> en Avignon -s&rsquo;il reste des places- ou s&rsquo;il passe près de chez vous. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Philippe du Vignal </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000">Le Petit Louvre, 5 rue Félix Gras, Avignon (Vaucluse). T.  04 44 32 76 02 79.  </span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sillages, conception et mise en scène de Léo Ricordel</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 14:25:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Sillages, conception et mise en scène de Léo Ricordel Ces trente-cinq minutes dans le jardin d’un hectare d&#8217;un ancien Carmel sont une pause poétique qui fait du bien: Avignon,  ville-théâtre, est une ruche agitée donc peu propice à la méditation. Sur une musique de Zoé Lammarti jouée par elle en direct, Erika Matagne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Festival d&rsquo;Avignon</strong></span></p>
<p lang="en-US" style="text-align: justify" align="LEFT"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><em><strong>Sillages</strong></em>, conception et mise en scène de Léo Ricordel</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Ces trente-cinq minutes dans le jardin d’un hectare d&rsquo;un ancien Carmel sont une pause poétique qui fait du bien: Avignon,  ville-théâtre, est une ruche agitée donc peu propice à la méditation. Sur une musique de Zoé Lammarti jouée par elle en direct, Erika Matagne et Léo Ricordel créent des figures acrobatiques, sur  une trampoline au milieu du public.</span></p>
<div id="attachment_86240" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/img_9491-e1784557265670.jpg" rel="lightbox[86239]"><img class="size-medium wp-image-86240" alt="© Charlie Meunier" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/img_9491-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Charlie Meunier</span></p></div>
<p lang="en-US" style="text-align: justify" align="LEFT"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">L’improvisation est un des moteurs de cette création. En amont de chaque représentation, l’équipe artistique part à la rencontre des passants et des habitants,  là où ils jouent ce spectacle itinérant  et recueille leurs envies et leurs rêves.<br />
On entend : &laquo;&nbsp;Je rêve d’une île au milieu de la mer. &laquo;&nbsp;  &nbsp;&raquo; Je rêve de pouvoir chanter dans une chorale. &nbsp;&raquo; Je rêve de mes activités du passé. &nbsp;&raquo; Je rêve d’une caravane.&nbsp;&raquo; Sélectionnées, elles nourriront  ensuite un nouveau spectacle dans un nouveau lieu: cela fait l’originalité de cette pièce. Parfois, elles sont moins concrètes: &laquo;&nbsp;Cela serait un chemin lumineux avec beaucoup de couleurs. Ou le relationnel est mis en évidence:&nbsp;&raquo; Ce qui important, c’est l’humain, on peut passer trois semaines à Dunkerque et trouver des gens géniaux  mais trois jours à New York avec quelqu’un d’insupportable”. Ces phrases nourrissent un moment un peu hors du temps et trop rapide&#8230;.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Jean Couturier.</span></p>
<p><span style="color: #800000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Théâtre du Train bleu, 40 rue Paul Saïn, jusqu’au 23 juillet (jours impairs) à 16 h 30. </span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les Figurants de Delphine de Vigan, mise en scène de Valérie Donzelli</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 09:20:43 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[actualites]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Les Figurants de Delphine de Vigan, mise en scène de Valérie Donzelli Pour sa première mise en scène au théâtre, Valérie Donzelli, réalisatrice de films, a choisi cette première pièce de l&#8217;autrice qui a pour thème: les figurants, une catégorie de comédiens à part. Le rideau s’ouvre sur un immense miroir:  un bel [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Festival d&rsquo;Avignon</strong><em><strong></strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><em><strong>Les Figurants</strong> </em>de Delphine de Vigan, mise en scène de Valérie Donzelli</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><span style="font-size: medium">Pour sa première mise en scène au théâtre, Valérie Donzelli, réalisatrice de films, a choisi cette première pièce de l&rsquo;autrice qui a pour thème: les figurants, une catégorie de comédiens à part. Le rideau s’ouvre sur un immense miroir:  un bel effet. Puis; une &laquo;&nbsp;super-assistante&nbsp;&raquo; va nous expliquer que nous sommes les figurants d’un film tourné dans ce théâtre. </span><span style="font-size: medium">Un personnage caricatural: autoritaire et humiliant vis-à-vis d&rsquo;eux. Sur la scène, cinq d&rsquo;entre eux semblent perdus et se cherchent&#8230; Entre les prises de vue, rythmées par les caprices d’une grande actrice que l’on ne verra jamais, ils attendent les directives de la super-assistante&#8230;</span></span></p>
<div id="attachment_86229" style="width: 172px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-122.jpeg" rel="lightbox[86226]"><img class="size-full wp-image-86229" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-122.jpeg" width="162" height="108" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><br />
Là, aussi les personnages sont caricaturaux: une bimbo blonde faisant semblant d’être anglo-saxonne, un acteur qui a eu ses heures de gloire, sortant juste d’une dépression,  une ancienne infirmière dévouée cherchant à donner un sens à sa vie, une comédienne syndicaliste prête à défendre constamment les droits de ses camarades et un figurant professionnel, un peu lourd, cherchant toujours à attirer les regards sur lui, quelque soit le film.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino"><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Le jeu n&rsquo;est pas en cause mais la construction de la pièce et l&rsquo;autrice enfonce des portes ouvertes et des châssis-miroirs (scénographie de Gaëlle Unsandivaras) encombrent inutilement le plateau. Côté son, c&rsquo;est plus séduisant: Valérie Donzelli a choisi de nous faire entendre plusieurs fois de suite l’exceptionnelle musique écrite par Georges Delerue pour <em>La Nuit américaine </em>de François Truffaut (1973) qui avait  été une film réussi sur le thème du milieu professionnel du cinéma.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Seul moment d’émotion: sur le rideau de scène, apparaissent des images en noir et blanc, début XX ème siècle, tournées aux Studios de la Victorine à Nice&#8230;Nous découvrons alors ceux qui semblent avoir été les premiers figurants, irrésistiblement attirés  par la caméra.  Réaliser un focus sur cette catégorie d’artistes indispensables mais souvent oubliés, était une belle idée mais la réalisation est trop basique&#8230; Dommage!</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Jean Couturier</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #800000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">La Scala-Provence, 3 rue Pourquery de Boisserin, jusqu’au 25 juillet à 19 h. T. : 04 65 00 00 90.</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>The Last Hamlet, conception et mise en scène de Ben Duke, avec Hannah Shepherd, Miguel Altunaga et lui-même (en anglais surtitré en français)</title>
		<link>http://theatredublog.unblog.fr/2026/07/19/the-last-hamlet-conception-et-mise-en-scene-de-ben-duke-avec-hannah-shepherd-miguel-altunaga-et-lui-meme-en-anglais-surtitre-en-francais/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 07:42:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[The Last Hamlet, conception et mise en scène de Ben Duke, avec Hannah Shepherd, Miguel Altunaga et lui-même (en anglais surtitré en français) Après Haribo Kimchi, deuxième et grand coup de cœur dans le In. Quel bonheur de voir les spectateurs enfin heureux à la sortie du magnifique Cloître des Célestins. On ne vient pas au [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="color: #000000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><i><b>The Last Hamlet</b></i>, conception et mise en scène de Ben Duke, avec Hannah Shepherd, Miguel Altunaga et lui-même (en anglais surtitré en français)</span></p>
<p lang="en-US" style="text-align: justify" align="LEFT"><span style="color: #000000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Après <em>Haribo Kimchi,</em> deuxième et grand coup de cœur dans le In. Quel bonheur de voir les spectateurs enfin heureux à la sortie du magnifique Cloître des Célestins. On ne vient pas au théâtre pour souffrir mais pour réfléchir et avoir quand même du plaisir, vivre un moment unique qui s&rsquo;inscrira dans notre mémoire. &laquo;&nbsp;J’ignore, dit le chorégraphe, metteur en scène et ici acteur,  si, à travers cet <em>Hamlet,</em> je fais une critique du théâtre. Je suis sûr qu’il doit convaincre son public. Parce que c’est ce que je ressens aujourd’hui : le théâtre a de la valeur, en particulier au Royaume-Uni ou en France, où la Culture est attaquée de toute part, où l’on nous fait sentir qu’en temps de guerre, nous sommes bien peu de chose. Alors, oui, comme acteur, Hamlet est menacé, et en œuvrant pour sa survie, il défend le théâtre .». (&#8230;) &laquo;&nbsp;En voulant monter  <i>The Last Hamlet</i>,  je suis sans doute provocateur. C’est un acte d’hybris, n’est-ce pas? Je sais pertinemment que ce projet est impossible&#8230;Mais j’aime les tâches impossibles. Je sais que cela ne va pas se passer comme prévu, que cela va même mal se passer mais qu&rsquo;ainsi, je trouverai une forme de liberté. Je n’y arriverai pas mais je vais tenter le coup, essayer de le faire. »<br />
</span></p>
<div id="attachment_86217" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/img_9449-e1784446745238.jpg" rel="lightbox[86215]"><img class="size-medium wp-image-86217" alt="© Christophe Raynaud de Lage" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/img_9449-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Christophe Raynaud de Lage</span></p></div>
<p lang="en-US" style="text-align: justify" align="LEFT"><span style="color: #000000;font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">La créatrice Katie Mitchell s’exprime en voix off, dans l’émission de radio <em>The Cultural Life</em> : &laquo;&nbsp;J’en ai marre des pièces de théâtre sur les hommes dépressifs et misogynes. » Ben Duke, avec ce trait d’humour, nous rappelle que le théâtre est fragile et que la bien-pensance peut à tout moment le censurer.<br />
Autre moyen de censure : l’argent&#8230; Le metteur en scène nous explique qu&rsquo;il va devoir jouer seul et pour des raisons budgétaires, faire interpréter les personnages par des peluches : «Je vais vous demander de m’aider.&nbsp;&raquo;  Et donc parfois, des spectateurs donneront leur voix à ces peluches. Aidé par deux acolytes, Ben Duke nous fait voyager dans une création jubilatoire, intelligente et sensible. Tout est présent ici: émotion, réflexion, beauté du texte.<br />
Au milieu de ce spectacle qu’il faut absolument aller découvrir le public entend parfois, entre des boîtes en carton et des peluches, les phrases de Shakespeare. Impossible d’énumérer chaque moment intense, entre autres:  la présence charismatique du spectre-père d’Hamlet, roi du Danemark (Miguel Altunaga) au magnifique crâne de lion qui a gardé sa crinière. Mais aussi la fausse bonhomie de l’oie en peluche qui incarne, Gertrude, veuve du roi et mère d’Hamlet (parfois jouée par Hannah Shepherd) et le serpent en peluche qui fait vivre, Claudius, l&rsquo;oncle d’Hamlet.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">L’humour décalé est indissociable de cette création: ainsi,  le spectre demande à son fils ce qu&rsquo;il en est  de sa carrière théâtrale et affirme qu&nbsp;&raquo; il doit y avoir des moyens plus faciles de gagner sa vie .» Hamlet est dans le doute. « Je sens, dit Ben Duke,  que mon ancrage dans la réalité est difficile ».</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Quand, , après une longue absence,  Hamlet revoit Ophélia et qu&rsquo;il l&rsquo;interroge sur son passé, la loutre incarnée par Hannah Shepherd lui répond: «Des bites , des bites, des bites .». Au cours de cette folle soirée,  il y a deux moments exceptionnels: Claudius et Gertrude dans un corps à corps animal dansé par Hannah Shepherd et Miguel Altunaga. Et Hamlet, le lionceau a sept ans mais se souvient  et revit  cette danse à trois avec sa mère et son père: de l&rsquo;émotion pure.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Le spectacle sera repris à la rentrée au théâtre de la Ville, courez y!</span></p>
<p>Jean Couturier.</p>
<p><span style="color: #800000">Jusqu’au 24 juillet, Cloître des Célestins, Avignon (Vaucluse).</span></p>
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		<title>Festival d&#8217;Avignon Everithing must go, mise en scène, texte, composition musicale et création sonore de Tim Etchells</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 20:45:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Everithing must go, mise en scène, texte, composition musicale et création sonore de Tim Etchells  « We can make it. Don’t lose heart. » (Nous pouvons le faire. Ne perdez pas espoir. ).  Fin de soirée dans un bistrot sinistre aux tables  et chaises sommaires. Dominés par le clignotement de téléviseurs diffusant catastrophes naturelles et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong><span style="color: #000000">Festival d&rsquo;Avignon</span><em></em></strong></span></p>
<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><em><strong>Everithing must go</strong></em>, <span style="color: #000000">mise en scène, texte, composition musicale et création sonore de Tim Etchells</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> <span style="color: #000000">« We can make it. Don’t lose heart. »</span><span style="color: #000000"> </span><span style="color: #000000">(</span><span style="color: #000000">Nous pouvons le faire. Ne perdez pas espoir. </span><span style="color: #000000">).  </span><span style="color: #1a1a1a">Fin de soirée dans un bistrot sinistre aux tables  et chaises sommaires. Dominés par le clignotement de téléviseurs diffusant catastrophes naturelles et dessins animés kawaï, six hommes et femmes aux tenues clownesques, pauvrettes et pailletées, jouent les derniers jours de l’humanité. Ils remplissent des caisses, de bouteilles vides puis  vident ces caisses, les déplacent, les remplissent,  les vident à nouveau. Empiler des centaines de gobelets en plastique sur un plateau, les faire tomber au sol, d’un coup de coude ou d’un coup de pied. Encore. Encore. Musique. Echanger les rôles, les perruques, de façon aléatoire : quelque chose va se jouer ? Une pièce ? Mais elle se joue déjà, avec une énergie impitoyable. </span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> <span style="color: #1a1a1a">Les mots sont-ils des paroles ? Le sort des voix a été confié à une I.A. et les comédiens ont improvisé sur ces voix. On veut bien mais le léger décalage entre corps et voix ne crée pas grand-chose&#8230; Mais faisons confiance au travail de plateau : avec ces données, les acteurs -tous épatants- ont improvisé. Le résultat? Une puissante et constante énergie à ce terminus du monde qui n’en est peut-être même pas la fin : « Fini, c’est fini, ça va peut-être finir » dirait Samuel Beckett, s’il venait faire un tour ici.</span></span></p>
<div id="attachment_86210" style="width: 172px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-113.jpeg" rel="lightbox[86204]"><img class="size-full wp-image-86210" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/images-113.jpeg" width="162" height="108" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #1a1a1a">Le catastrophisme du spectacle fonctionne bien mais le dialogue avec le public, beaucoup moins&#8230; Nous avons du mal avec l’art répétitif (à l’exception autrefois des œuvres du compositeur Phil Glass) et attendons la fin pour applaudir. Ici, la machine du cabaret  même sollicitée -échange direct et spontané- ne fonctionne pas. Quelques rangs se sont vidés mais à la fin, des spectateurs ont applaudi fortement. Nous avons regretté d’avoir manqué, au festival d’Avignon 2012, </span><span style="color: #1a1a1a"><i>The coming Storm </i></span><span style="color: #1a1a1a">et </span><span style="color: #1a1a1a"><i>Tomorrow’s Parties </i></span><span style="color: #1a1a1a">du même Tim Etchells, avec le collectif Forced Entertainment et  </span><span style="color: #1a1a1a"><i>L’Addition</i></span><span style="color: #1a1a1a"> (2023). </span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #1a1a1a">Cela nous aurait donné, sans qu’on ait réellement besoin d’un mode d’emploi, -le titre de la pièce est assez clair- une piste à suivre pour mieux apprécier l’objet. Arts plastiques, art en plastique (on a bien le droit de jouer avec les mots) en voyant les centaines de gobelets qu’un léger vent (bienvenu !) fait rouler sur le plateau. Art léger mais à ne pas prendre trop au sérieux, même si le thème, lui,  n’est pas à prendre à la légère. Léo Ferré chantait déjà<i> </i></span><span style="color: #1a1a1a"><i>Temps du plastique</i></span><span style="color: #1a1a1a"> en 1956…</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #1a1a1a">Parmi les formules répétées et martelées par les interprètes: </span><em><span style="color: #000000">«</span></em><span style="color: #000000"> We can make it. Don’t lose heart. »</span><span style="color: #000000"> (</span><span style="color: #000000">Nous pouvons le faire. Ne perdez pas espoir.</span><span style="color: #000000">  Si on répète les dernières syllabes prononcées, cela donne : L</span><span style="color: #000000">ose heart. </span><span style="color: #000000">Vous voilà prévenus. Ce spectacle répétitif, foisonnant, drôle mais trop long, symptomatique des désastres rampants de l’époque mais à la mode actuelle (théâtre-performance-arts visuels)  ne vous donnera pas une réponse sur l’état du monde. Ni sur la force, la place, les bienfaits et méfaits de l’hyper-technologie. Il ne peut offrir&#8230; juste ce qu’il a: un outil pour le regard&#8230;</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> <span style="color: #000000">Christine Friedel</span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><span style="color: #000000"><span style="color: #800000">Les 20, 21 et 22 juillet à 22 h, cour du lycée Saint-Joseph, rue des Lices, Avignon ( Vaucluse).</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> </span></p>
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		<title>Juste la nuit d&#8217;après La Nuit juste avant les forêts, mise en scène de Sébastien Truchet</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 17:32:03 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[seul en scène]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon Juste la nuit de Bernard-Marie Koltès, d&#8217;après La Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès, mise en scène de Sébastien Truchet ( tout public à partir de douze ans) Ecrite pour l&#8217;acteur Yves Ferry en 77, donc il y a déjà quarante ans, c&#8217;est la première pièce reconnue par cet auteur, hélas mort si [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"><strong>Festival d&rsquo;Avignon<em></em></strong></span></p>
<p><span style="font-size: medium"><em><strong>Juste la nuit </strong></em>de Bernard-Marie Koltès, d&rsquo;après <em>La Nuit juste avant les forêts </em>de Bernard-Marie Koltès, mise en scène de Sébastien Truchet ( tout public à partir de douze ans)</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Ecrite pour l&rsquo;acteur Yves Ferry en 77, donc il y a déjà quarante ans, c&rsquo;est la première pièce reconnue par cet auteur, hélas mort si jeune du sida et qui aurait aujourd&rsquo;hui soixante-dix huit ans.  Elle a été créée la même année sous sa direction au Théâtre de l&rsquo;Oulle. C&rsquo;était encore dans les premiers temps du off&#8230;  Souvent mise en scène d&rsquo;abord par Moni Grégo, puis entre autres  en 2011 par Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang, ensuite par Catherine Marnas, il y a sept ans, et en 2021 par Mathieu Cruciani&#8230;<br />
</span></p>
<div id="attachment_86201" style="width: 460px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/juste-la-nuit_photo1_credit-valerie-labadie-e1784397750281.jpg" rel="lightbox[86193]"><img class="size-full wp-image-86201" alt=" ©  Valérie Labadie" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/juste-la-nuit_photo1_credit-valerie-labadie-e1784397750281.jpg" width="450" height="249" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">© Valérie Labadie</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">En une seule et longue phrase, ce monologue dont le premier mot -révélateur- est : &laquo;&nbsp;Tu&nbsp;&raquo; &lsquo;est une sorte d&rsquo;appel en urgence à un  inconnu, sans aucun doute étranger et anonyme, tard dans une grande ville. Pas de véritable intrigue.</span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"> Sous la pluie, il demande une chambre pour la nuit. Mais sans succès et, à la fin l&rsquo;homme se trouvera toujours sous la pluie.<br />
Entre temps, il aura beaucoup parlé d&rsquo;une rencontre avec des racistes, d&rsquo;une nuit d’amour avec la &nbsp;&raquo; mama&nbsp;&raquo;, d&rsquo;une prostituée suicidée, d&rsquo;une agression dans le métro&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify">
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Bref, le quotidien nocturne d&rsquo;une société où sont racontés en filigrane ce qu&rsquo;ont pu être des moments de la vie de Bernard-Marie Koltès. Avec cette obsession qui fut la sienne: la rencontre avec l&rsquo;autre et l&rsquo;amour vécu pour le meilleur, ou pour le pire&#8230;</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Un texte devenu un classique du théâtre contemporain et d&rsquo;une écriture exceptionnelle&#8230;  &laquo;&nbsp;Je ne sais pas son vrai nom, celui qu’elle m’a dit n’était pas le sien, alors je ne dirai pas non plus comment elle était faite, personne ne saura jamais qui a couché avec qui, toute une nuit, sur un pont, en plein milieu d’une ville, des traces y sont encore, là-bas, dans la pierre : tu te promènes n’importe où, un soir par hasard, tu vois une fille penchée juste au-dessus de l’eau, tu t’approches par hasard, elle se retourne, te dit : moi mon nom c’est mama, ne me dis pas le tien, ne me dis pas le tien, tu ne lui dis pas ton nom, tu lui dis : où on va ? elle te dit : où tu voudrais aller ? on reste ici, non ?, alors tu restes ici, jusqu’au petit matin qu’elle s’en aille, toute la nuit je demande : qui tu es ? où tu habites ? qu’est-ce que tu fais ? où tu travailles ? quand est-ce qu’on se revoit? &laquo;&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Ici et maintenant, cela donne quoi?  D&rsquo;abord, une retrouvaille avec un texte imposant. Même s&rsquo;il a subi des modifications&#8230; On aimerait tout de même bien savoir ce qui signifie ce curieux intitulé: <em>Juste la nuit</em> de Bernard-Marie Koltès, d&rsquo;après <em>La Nuit juste avant les forêts </em>de Bernard-Marie Koltès. A la fois pour dire qu&rsquo;il est bien de lui, malgré tout? En tout cas, les ayant-droits de l&rsquo;auteur ne sont vraiment pas très regardants&#8230;</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Dans ce petit lieu vraiment pas fabuleux où, au quatrième rang de dures banquettes, on ne voit pas le bord de scène, Léa Dumont, une jeune comédienne au visage rayonnant et très expressif, arrive à s&rsquo;emparer de ce monologue difficile pendant une heure. Chapeau. Sur le plateau nu, juste un gros sac à dos contenant quelques accessoires..N</span><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">ous ne sommes peut-être pas tombés sur le bon soir mais la direction de Sébastien Truchet n&rsquo;était pas au rendez-vous et il y avait des moments bien dits, et d&rsquo;autres, avec un manque regrettable de diction.<br />
Plutôt embêtant et à revoir de toute urgence! La langue de cette longue phrase au rythme étincelant exige justement une précision d&rsquo;orfèvre!  Et que dire de cette  idée de mise en scène &laquo;&nbsp;participative&nbsp;&raquo; où, au feu vert piétons qui s&rsquo;allume, les projecteurs s&rsquo;éteignent et six spectateurs à qui on a remis une lampe-torche, sont priés d&rsquo;éclairer l&rsquo;actrice. Tous aux abris !</span><br />
<span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino"> Le spectacle qui avait été joué au Studio Hébertot à Paris, doit poursuivre sa route au Théâtre du Chariot à l&rsquo;automne prochain. D&rsquo;ici là,  il faudrait que Sébastien Truchet revoit sa mise en scène&#8230; Léa Dumont mérite vraiment beaucoup mieux.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino">Philippe du Vignal</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: medium;font-family: book antiqua, palatino;color: #800000">Jusqu&rsquo;au 25 juillet ( relâche le 22 ) à  20 h 05, salle Bayaf, 10 rue de la Carreterie, Avignon ( Vaucluse).</span></p>
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		<title>Au plus près de ces voix, texte de Chahla Chafiq, mise en scène de Gilles David (sociétaire de la Comédie-Française).</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 10:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[philippeduvignal]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Festival d’Avignon Au plus près de ces voix, texte de Chahla Chafiq, mise en scène de Gilles David (sociétaire de la Comédie-Française) Difficultés de réservation, prix élevé des places, hermétisme et longueur épuisante de certains spectacles&#8230; Le public cette année a tendance à se détourner du In, au profit du Off, souvent riche de nombreuses [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><strong>Festival d’Avignon</strong></span></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify" align="LEFT"><span style="color: #000000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium"><i><b>Au plus pr</b></i><i><b>è</b></i><i><b>s de ces voix</b></i>, texte de Chahla Chafiq, mise en scène de Gilles David (sociétaire de la Comédie-Française)</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Difficultés de réservation, prix élevé des places, hermétisme et longueur épuisante de certains spectacles&#8230; Le public cette année a tendance à se détourner du In, au profit du Off, souvent riche de nombreuses et très intéressantes propositions  qu&rsquo;il savoure sans modération. comme celle-ci.</span><br />
<span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Depuis que sa femme est morte, un professeur d’Histoire mène une vie solitaire et calme. Il évite  de se mêler à la politique de l’Iran et  n&rsquo;avait déjà pas participé à la révolution de 1979 qui avait  renversé le Chah et reste en marge des protestations contre le nouveau régime. Mais cette fois, la révolte des femmes sortant sans voile et défiant l’ordre dominant, va l&rsquo;interroger!</span></p>
<div id="attachment_86189" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/img_9440.jpg" rel="lightbox[86178]"><img class="size-medium wp-image-86189" alt="©x" src="http://theatredublog.unblog.fr/files/2026/07/img_9440-300x256.jpg" width="300" height="256" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="font-size: xx-small;font-family: book antiqua, palatino">©x</span></p></div>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Des images de la répression sanglante en Iran sont projetées sur le mur de pierre en fond de  scène.  L&rsquo;ancien professeur va alors relire la poétesse Tahereh Qorrat ol Ein, première femme à avoir osé enlever son voile devant une assemblée d’hommes vers 1850. “Ce qui m’intéresse dans ce texte, dit Gilles David,  est sa portée politique mais aussi la précision de sa morale. Il met en crise une intelligence qui s’est habituée à regarder sans agir, à comprendre sans répondre et à nommer la violence,  sans accepter d’être atteinte et ce professeur, ni lâche ni monstrueux, nous concerne tous.”</span><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">L&rsquo;Iranienne Chahla Chafiq, après avoir participé à la révolution de 79,  a été contrainte à l’exil. Salmi Elahi, actrice et chanteuse, interprète avec justesse la poétesse rebelle et Jean-Paul Sermadiras est un retraité de l’enseignement inactif, convaincant. Cette pièce d’une heure nous plonge efficacement dans une actualité  brûlante.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Jean Couturier</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="color: #800000;font-family: book antiqua, palatino;font-size: medium">Théâtre de la Porte Saint-Michel jusqu’au 25 juillet. Relâche le 22. T. : 09 80 43 01 79 ou 07 69 39 87 43.</span></p>
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