Le Iench d’Eva Doumbia

Le Iench d’Eva Doumbia

A onze ans, Drissa, Français d’origine malienne, emménage dans un pavillon de province avec ses parents, sa sœur jumelle et son petit frère. Il aimerait que sa famille soit conforme aux images des publicités. Qu’il soit un jeune «normal»  mangeant du rôti le dimanche et sachant nager, qui ait le permis à dix-huit ans, le bac, un boulot l’été et qui va en boîte et a un chien, le iench. Mais parviendra-t-il à atteindre cette banalité et à échapper au rôle que la société assigne à un enfant de couleur ? L’auteure a un regard juste sur l’existence des minorités en mal d’intégration avec, en arrière-plan, la réalité des violences policières qui allument les feux de la révolte.

 Eva-Doumbia-okAuteure franco-ivoirienne et malienne, Eva Doumbia se forme à la mise en scène à l’Unité Nomade, après des études de lettres modernes et théâtrales. Elle crée à Marseille sa compagnie La Part du Pauvre, puis le festival Afropea à Elbœuf où elle vit maintenant. Elle met en scène ses propres textes et entre autres, ceux de Maryse Condé, Léonora Miano, Edward Bond, Alfred de Musset… Dans le prologue de cette pièce, Ramata, la sœur jumelle de Drissa mort violemment à dix-huit ans et héros malgré lui, parle avec Seydouba, le petit frère. L’univers du supermarché semble un des repères de cette petite ville régionale: «Dans la lumière éclatante des néons, soudain sa silhouette est là. Ombre rouge qui illumine les allées aseptisées du magasin. Les muscles des frangins bougent comme une danse… Seydouba et moi courons derrière l’ombre rouge… La capuche rouge de Drissa étale son sang sur la surface du magasin. Caddies et clients sanguinolents dans la lumière des néons blancs. »

 La sœur se penche sur leur passé familial récent…Un père travailleur et peu loquace, une mère au service de son mari à la maison, alors qu’elle est aussi employée à l’extérieur. Drissa, le jeune protagoniste disparu tragiquement et frère jumeau de Ramata, s’intègre mal dans cette vie normande : «Les voisins qui rechignent d’être des nôtres, notre négritude effaçant leur récent embourgeoisement. Je n’arrive pas à dormir dans ma nouvelle chambre. » L’adolescent aimerait qu’un chien complète le clan familial mais refus  de son père. «Cette nuit-là, je rêve ma blondeur chienne avec la détermination de mes onze ans. Une image noire en miroir de la télévision où quatre blonds sourient au travers de l’écran… »

 Le père dit ne faire que travailler, manger et regarder la télévision : « Depuis longtemps j’ai cessé de creuser les fondations d’une maison là-bas où je ne vivrai plus. Sur le sol rouge et sec que j’ai laissé pour suivre ce quelque chose qui n’existe pas. J’ai suivi ce quelque chose qui nous exile. Ce quelque chose que nous poursuivons quand nous prenons le bateau ou l’avion. Qui n’existe pas, cette chose que nous ne nommons pas. » Tu as construit ta maison ici, lui dit Maryama, sa femme, tes enfants sont ici, ils rient ici aux blagues d’ici, ils mangent à la cantine ici, jouent au ballon d’ici, tes enfants ne sacrifient pas le sang des animaux ni le lundi ni le vendredi ni aucun autre jour. Ils ne font pas la prière, ils écoutent la musique d’ici, ils ne comprennent pas : »njarabi mife » (je t’aime mon amour) de  la chanteuse malienne Oumou Sangaré. »

 Drissa dont les parents sont maliens, a pour amis Mandela, né en Haïti, fils adoptif d’enseignants blancs  qui ont divorcé et Karim, né en France mais qui a des grands-parents marocains. Mandela habitait Marseille avant de venir vivre avec sa mère en Normandie : il regrette ses copains de collège et le soleil chaud du Sud : « Je suis arrivé ici à la fin de l’été. La pluie grise s’est installée en moi… »Karim lui aussi avoue son désenchantement: « La mer n’est pas loin, mais on ne la voit pas. On ne la sent même pas. Ce qu’on respire ici, ce sont les usines, le béton. Et les champs, J’ai lu un jour le mot «rurbain». Zone rurbaine. Ici c’est une zone rurbaine. La chimie se mêle au fumier dont on engraisse la terre… Nos corps rurbains se meuvent dans le gris d’un air mutant. » 

 Le dialogue de Karim avec son père a aussi été difficile, voire impossible : il lui conseillait de ne pas épouser une fille qui soit allée à l’école. Mais Karim suggère à ce père intrusif qu’il n’épousera pas forcément une «blédarde». De plus, les filles souffrent d’être filles de leur père, avant d’être femmes de leur mari. Pour Karim, comme pour Drissa et Mandela: « Nous sommes le cliché des garçons noirs et arabes qui se battent à la sortie d’une boîte. Et la suite, on la connaît… » Il sent en France l’humiliation, même si n’existent pas des panneaux de ségrégation : «Le panneau est en nous, dans  nos cœurs et nos cerveaux. Ces panneaux, nous les avons appris, sans savoir que nous les apprenions. »

 Le chœur de la cité énumère, en alternance, la longue liste de jeunes gens de couleur, le plus souvent décédés sous les coups de la police, des années 2005 jusqu’en 2016 : « Les flics déboulent toutes sirènes hurlantes et les enfants ne comprennent pas. Ils courent, leurs cœurs affolés devant les chiens dressés à déchiqueter les corps fuyards. Les enfants n’ont pas appris pourquoi au fond de leur mémoire siège un nègre courant. Qui sera le prochain ? » Drissa, en un long monologue final, révèle qu’il aimerait mourir au pied des arbres immémoriaux du Mali : chênes, baobabs ou fromagers millénaires avec leurs troncs comparables à des épaules paternelles qui n’auraient pas su étreindre. Le jeune homme se couche sur l’humus avec le iench : «Ce pays est un corps malade. Il me demande à moi de me fondre en lui et me refuse la fonte à la fois… J’ai vu le corps malade de ce pays qui se rêve d’égalité tout en me refusant la fusion… Il ne pourrait pas nous fondre, ceux dont il a fait des hommes d’en bas… Ce pays comme une personne qui ment au monde… Vous me donnez des noms qu’ici je ne répéterai pas. Vos hurlements déchirent le calme de la forêt où la violence animale épouse indéfiniment la tranquillité végétale. Vos insultes précéderont les coups de vos poings sur ma peau. Ce sera ici ma fin. La prescience de rejoindre tant de coups abattus dans le silence. »

 Après cette mort injuste, la colère et la rage des jeunes gens s’accroissent et Ramata, la sœur fidèle, promet qu’elle ne se taira pas, illuminée d’une violence rouge : « Ils caillassent, brûlent , réduisent en poussière les enseignes, détritus, voitures, vitres, fenêtres, les P.M.I., Pôle Emploi, Sécu, C.A.F., Centres sociaux… » Vandalisme et destruction: les jeunes s’attaquent à leurs propres habitations, renversent les voitures installent des barricades pour une guérilla urbaine. Eva Doumbia, attentive à la parole radicale des jeunes gens de tous horizons, possède un verbe poétique, inventif et puissant qui suscite grandement l’intérêt du lecteur.

 Véronique Hotte

 La création de cette pièce dans la mise en scène de l’auteure  aura lieu au Centre Dramatique Normandie-Rouen à Rouen, du 6 au 10 octobre.
Tournée en France.

Editions Actes Sud-Papiers, 12,50 €. Disponible aussi en livre numérique.

 


Place, texte et mise en scène de Tamara Al Saadi

© Pascal Gely

© Pascal Gely

 

Place, texte et mise en scène de Tamara Al Saadi

 Tiraillée entre une famille exilée et figée dans ses souvenirs de “là-bas“, et  son désir à elle de “s’intégrer“ dans un nouveau pays mais écartelée entre son Irak natal, en guerre et la France où ses parents se sont réfugiés quand elle avait quatre ans, Yasmine retrace un parcours accidenté pour accéder à sa véritable identité. Une petite fille la guide dans ce retour aux sources : «Votre moi est en désaccord avec votre vous : vous vivez sous le joug d’une forme d’auto-séquestration », diagnostique la gamine clairvoyante.  Pour traduire ce déchirement, deux Yasmine cohabitent, aux physiques contrastés  (Mayya Sandbar et Marie Tirmont). Selon les circonstances, c’est la jeune arabe ou la Française qui prend le pas sur l’autre. Leur coexistence non pacifique rend tangibles les tensions qui traversent l’héroïne lors de situations absurdes, tragiques et parfois cocasses…

 «Je me souviens de mon enfance comme d’un cri »,  confient Yasmine et, tour à tour, les membres de sa famille. La mère se rappelle un passé heureux mais entend toujours les bombes ; elle n’est que douleurs et gémissements. «On est en embargo depuis qu’on est gamin», constate le frère aîné… Le père, mutique tout au long de la pièce, ouvrira enfin la bouche pour évoquer son propre père qui lui disait : «On avance toujours seul ! » « Ils errent dans un là-bas à eux », résume Yasmine.

Alix Boillot a imaginé une scénographie avec de simples chaises pour composer, au fil du spectacle, un espace chaotique. Dans ce paysage désolé, peu à peu envahi par le sable qui pleut sur le plateau – comme les bombes sur Bagdad-, la jeune fille raconte son histoire. Les situations se superposent et s’entrechoquent alors que tous les personnages sont présents, en permanence. On glisse d’une scène dans la cour de l’école à une confrontation familiale, un rendez-vous amoureux, et aux adieux de la sœur aînée qui ne peut pas s’intégrer…

Ces événements, issus de la mémoire de Yasmine, appellent des codes de jeu variés: des camarades de l’adolescence sont des caricatures cauchemardesques alors que les scènes à la Préfecture de police, plus vraies que nature, rendent compte de l’absurdité administrative. Les comédiens, tous excellents, épousent avec subtilité les qualités de l’écriture, vive, sans pathos, avec de belles échappées poétiques. Roland Timsit réussit à imposer la présence-absence pesante du père. Françoise Thuriès est une mère hystérique et Yasmina Nadifi, (la sœur) nous fait rire dans le rôle d’une employée de bureau revêche.

 Tamara Al Saadi puise largement dans sa biographie : « Place est née de la nécessité de parler d’une impasse, de ce sentiment  qu’éprouvent parfois les “étrangers“  à n’être jamais au bon endroit, de la bonne façon. Une quête permanente de légitimité  aux yeux des autres et les dégâts qu’engendre l’assimilation“.  »  La jeune femme, à sa sortie de l’École du jeu, avait écrit et monté Chrysalide, Pièce d ́identité et J’espère qu’on sera mieux demain. Ce spectacle, Prix du Jury et Prix des Lycéens au Festival Impatience 2018, confirme qu’elle a vraiment trouvé sa place : celle d’autrice et metteuse en scène. Après ces débuts prometteurs, elle prépare une création ambitieuse : il sera question de la décolonisation du corps de la femme orientale. À suivre.

 Mireille Davidovici

Le spectacle a été joué du 23 au 28 novembre au Cent-Quatre , 5 rue Curial, Paris (XIX ème) T.01 53 35 50 00.

 Du 3 au 6 décembre, La Manufacture, Nancy (Meurthe-et-Moselle) et le 13 décembre, ECAM, Kremlin-Bicêtre (Hauts-de-Seine).
Du 7 au 10 janvier, Comédie de Saint-Etienne (Loire); du 21 au 23 janvier, Comédie de Reims (Marne); 28 janvier, Vivat, Armentières (Nord); 31 janvier, Théâtre de Chelles (Seine-et-Marne).
Le 10 mars, POC! Alfortville (Hauts-de-Seine) et le 13 mars, Chateauvallon-Liberté, Toulon (Var).
Le 14 mai, Dôme de Gascogne du CIRC, CIRCA, Auch (Gers).

La pièce est publiée aux éditions Koinè, 104 rue Victor Hugo, Bagnolet (Seine-Saint-Denis).  T. : 06 12 55 85 03

 Le festival Impatience aura lieu du 6 au 18 décembre:

Au Cent Quatre, Paris (XIX ème), au Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France, aux Plateaux Sauvages, Paris ( XX ème) et au Jeune Théâtre National, Paris (IV ème).

 

 

Tigrane, texte et mise en scène de Jalie Barcilon

Tigrane, texte et mise en scène de Jalie Barcilon

© Pauline Le Goff

© Pauline Le Goff

Tigrane Faradi a disparu à dix-sept ans, probablement tombé d’une falaise normande. On a retrouvé son skate et ses bombes de peinture, un livre sur Caravage et un livre sur Basquiat, un dico de français, en même temps qu’un carnet de croquis. L’itinéraire était trop difficile pour ce jeune «issu de la diversité» destiné à passer un C.A.P. d’ouvrier et que les lycées s’échangeaient avec renvois successifs… jusqu’au jour où il rencontre une professeure à l’écoute et  qui l’aide.

De sa famille, aucun appui : la mère de Tigrane d’origine italienne a quitté le domicile, et s’en est peut-être retournée dans son pays abandonnant son fils à la protection aléatoire d’un père amer, sans activité. Il refuse tout projet imaginé par son fils par dépit et jalousie, ne souhaitant pas alimenter son émancipation…Tigrane a découvert l’Art, sous les auspices de l’enseignante éclairée qui détecte chez l’élève des dons réels de dessinateur et qui l’engage à suivre ce parcours : il réussit à rendre compte d’une réalité ancrée dans le monde  avec ce medium. Mais c’était oublier les obstacles que dressent sur ce chemin d’apprentissage, sa famille qui rejette toute possibilité d’expression de soi et la société qui n’associe pas d’emblée la pratique de l’art à une personne sans ressources ; chacun à sa place, la misère ne peut en aucun cas enfreindre le cadre…

 Mise en scène par son autrice vive et efficace, rythmée de mouvements de révolte de Tigrane qu’incarne avec fougue Soulaymane Rkiba. Face au public, il révèle ses désirs et frustrations, agacements, petites contrariétés et  rêves impossibles. Eric Leconte (le père) joue à merveille les adultes désengagés et égoïstes. Et Sandrine Nicolas, la professeur  ne manque ni d’élan, ni de foi en l’art et en la culture, généreuse dans son soutien à l’apprenti-artiste.

La bande-son de Sophie Berger fait résonner pop, rap et classique, le cri des mouettes et le souffle d’un vent marin rageur. La scénographe Laura Reboul a imaginé un morceau de digue qui peut faire verser dans la mer le garçon qui s’essaie aux figures libératrices, esthétiques et sportives du skate. Derrière Tigrane, au lointain, une voile  que la lumière de Jean-Claude Caillard anime en lui donnant les possibilités vivantes du théâtre d’ombres.

 L’artiste en herbe résiste et fournit des efforts à sa mesure, ce qui ne lui suffira  pas à l’accomplir son projet personnel, quand bien même le songe libérateur advient, au-delà de la mort : on le voit parler à sa professeure et rejoindre sa mère. Malgré quelques clichés sociaux sur l’enseignement, une pièce à la belle vision émancipatrice.

Véronique Hotte

Le Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, Paris (VI ème), jusqu’au 8 décembre. T. : 01 42 22 66 87.

Le texte de la pièce est édité aux éditions de l’Harmattan.

J’appelle mes frères, de Jonas Hassen Khemiri, mise en scène de Noémie Rosenblatt

©Simon Gosselin

©Simon Gosselin

 

J’appelle mes frères, de Jonas Hassen Khemiri, traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy, mise en scène de Noémie Rosenblatt

 

« J’appelle mes frères et je dis : il vient de se passer un truc complètement fou. Vous avez entendu ? Un homme. Une voiture. Deux explosions. En plein centre. J’appelle mes frères et je dis : Non personne n’a été arrêté. Personne n’est suspecté. Pas encore. » Contraire à toutes les règles de commencer une critique par l’accroche du spectacle. Mais, comme c’est la meilleure formulation pour en donner une idée, on la garde…

Jonas Hassen Khémiri, d’abord romancier (Un Oeil rouge, Montecore), est passé à la scène avec Invasion !, un immense succès en Suède, et créé en France en 2008 par Michel Didym (voir Le Théâtre du Blog). La question ? Toujours la même : qui suis-je, avec mes cheveux noirs dans ce pays de blonds, quel est mon pays, et ma nationalité ? La question de l’identité, rebattue, vidée de son sens et bourrée d’idéologies suspecte, prend ici une autre réalité, brute, au carrefour du théâtre de l’intime, et du politique.

 Amor, étudiant suédois “issu de l’immigration“, habite une ville traumatisée par un attentat (qui n’a fait aucune victime, apparemment). Et, au fur et à mesure de ses déambulations, il se sent suivi, harcelé, soupçonné par la police. Les jeux même avec celle qu’il aime et qui ne lui rend pas la pareille, quoi qu’il en pense, tournent à la persécution. Ses devoirs envers ses «frères», de sang ou non, l’accablent de culpabilité : acheter une mèche de perceuse devient un calvaire, comme reconnaître que le «frère» vendeur n’a rien à faire de cette parenté. Amor vit une journée de cauchemar, se sent coupable de tout, et pourquoi pas de l’attentat, jusqu’à ce que…

 La mise en scène sert avec une grande précision, l’humour et la radicalité de la pièce. Autour de Slimane Yesfah (Amor), Priscilla Bescond, Kenza Lagnaoui et Maxime Le Gall (artiste associé lui aussi à la Comédie de Béthune), et un chœur de onze amateurs. Le travail avec eux, commencé à Béthune, se renouvelle dans chaque ville de représentation. Et il est essentiel au spectacle, ces amateurs  représentent, ensemble et individualisés, cette ville fantasmée, effrayante, qui hante Amor. Noémie Rosenblatt a travaillé précisément sur l’électricité qui passe entre les corps, sur la perception d’un espace qui peut être neutre ou très hostile. Et, si mon prochain passe trop près de moi, il n’est plus un prochain, mais devient une dangereuse force d’intrusion…

 Un auteur fort, une pièce où nous affrontons nos angoisses, celles des banlieues intégrées qui vivent avec, au moins une double identité. Ici, la direction d’acteurs est serrée et généreuse, et la scénographie à la fois minimale et riche (Angéline Croissant). Que demande le peuple ? Noémie Rosenblatt, après le Conservatoire national, s’est formée à la mise en scène comme assistante d’Eric Lacascade, et de Cécile Backès, et s’est associée avec trois autres jeunes compagnies dans une société de production, Le Bureau des filles : partager l’administration et la diffusion des spectacles permet de mieux les travailler. Simple bon sens artisanal, essentiel en ce temps où il faut réinventer les conditions de la création artistique. On dit bravo à ces jeunes femmes, pieds sur terre et imaginatives, et on se dit qu’on reverra vite Noémie Rosenblatt qui a déjà convaincu pas mal d’institutions. En attendant, allez à la Manufacture.

 Christine Friedel

 La Manufacture, 2 rue des Ecoles, Avignon (mais à la Patinoire ATTENTION: navette une demi heure avant 15h55, jusqu’au 26 juillet. T. : 04 90 85 12 71.

Le Théâtre de J.H. Khemiri est publié aux éditions Théâtrales.

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